Cameroun : Marafa écrit au Président Paul Biya au sujet de l’accident d’Eséka

L’ex-collaborateur du chef de l’Etat camerounais vient de publier une nouvelle lettre dans laquelle, il exprime son inquiétude autour de la commission d’enquête mise sur pied pour faire la lumière sur la catastrophe ferroviaire.

Monsieur le Président de la République,
C’est au cœur de l’une des périodes les plus tragiques et les plus sombres de l’histoire récente de notre pays que je m’adresse à vous. Les images insoutenables de l’accident ferroviaire survenu le 21 octobre au matin à Eséka, sur la ligne Yaoundé-Douala desservie par Camrail, ont profondément bouleversé tous les Camerounais. Elles continueront longtemps de les hanter.
Ces 79 morts, innocents privés de leur destin et arrachés à leurs proches – mais n’y a-t-il pas eu davantage de victimes qu’on ne veut bien nous le dire ? –, ces centaines de blessés qui tentent aujourd’hui de s’accrocher à la vie dans les conditions sanitaires les plus précaires, sont d’autant plus insupportables à nos compatriotes que ce drame aurait pu être évité. Si l’émotion de la nation est aujourd’hui si forte, c’est parce qu’elle mêle la douleur et la colère.
Lorsque ce tragique événement s’est produit, Monsieur le Président, vous ne vous trouviez pas au Cameroun. C’est donc plus de 48 heures après les faits que vous vous êtes enfin exprimé, à votre arrivée à l’aéroport de Yaoundé. Vous ne vous êtes depuis toujours pas rendu sur les lieux de l’accident.
Dans de telles circonstances, qu’on peut sans crainte qualifier de drame national, le chef de l’Etat ne se doit-il pas d’endosser la douleur de la nation, d’adresser à ses compatriotes des paroles de compassion et d’apaisement, de se recueillir au nom du peuple tout entier sur les lieux de la catastrophe ? C’est ce que les Camerounais attendent de vous. Faites donc ce geste simple, Monsieur le Président, pour répondre à leurs souhaits. Allez enfin à Eséka. La dignité, l’émotion de tout un pays l’exigent.
Les Camerounais attendent aussi de vous la vérité. Par décret du 25 octobre, vous avez créé une commission d’enquête sur les circonstances de l’accident. Mais vous avez décidé qu’y siégeraient uniquement des membres de votre gouvernement.
Comment, dès lors, cette commission pourrait-elle faire preuve de l’impartialité et de l’indépendance requises en de telles circonstances ? Comment vos ministres pourraient-ils établir en toute transparence les possibles responsabilités de l’Etat ? Comment pourraient-ils même établir les responsabilités probables du concessionnaire, la société Camrail [filiale du groupe français Bolloré], à laquelle l’Etat est lié par des intérêts communs ? Et cela en seulement 30 jours, soit le délai dérisoire qui lui a été accordé pour mener ses investigations ?
Les Camerounais ne s’y trompent pas, Monsieur le Président : ils savent bien que de cette commission d’enquête ne pourra pas sortir la vérité pleine et entière sur l’accident d’Eséka. Or cette vérité, ils veulent la connaître. Ils veulent savoir selon quels mécanismes un enchaînement de déficiences et de dysfonctionnements multiples a pu conduire à cette horreur.
Vous leur devez donc d’assurer l’indépendance de cette commission d’enquête en l’élargissant à des membres de la société civile, ingénieurs de haut rang, scientifiques éminents, juristes, anciens officiers supérieurs, anciens ministres, médecins.
Seuls des enquêteurs aux intérêts non alignés seront à même de livrer des conclusions crédibles. Notre pays n’en manque pas. Donnez-leur l’occasion de faire preuve de leurs compétences et de leur expérience. Donnez ainsi aux Camerounais la possibilité de connaître toute la vérité sur ce drame. Alors, seulement, ils pourront commencer à faire leur deuil.
Sachez enfin, Monsieur le Président, que les Camerounais ont bien conscience que le funeste événement d’Eséka n’est pas un pur accident. Le hasard, ou plutôt la malchance, a bien sûr joué son rôle. Mais elle s’est engouffrée dans une série de brèches complaisamment ouvertes par l’incurie de votre administration.
C’est parce que la route reliant les deux principales villes de notre pays s’est brutalement trouvée coupée, en raison d’un entretien insuffisant, qu’on a dans la précipitation entassée des voyageurs dans un train, au mépris des règles de sécurité les plus élémentaires.
C’est parce que l’hôpital d’Eséka manquait cruellement de médicaments et de lits que les blessés ont dû être acheminés, dans les conditions les plus éprouvantes et les plus critiques pour leur survie, vers les hôpitaux de Douala et Yaoundé.
Si les infrastructures routières et ferroviaires de notre pays n’étaient pas aussi vétustes et défaillantes, Monsieur le Président, ce drame aurait pu être évité. Si nos infrastructures de santé n’étaient pas aussi précaires, les blessés auraient pu être pris en charge plus efficacement et plus dignement.
Parmi les leçons que nous enseigne, au prix de telles souffrances, ce terrible accident, figure donc en premier lieu l’urgence à engager un programme massif d’investissement dans les infrastructures de notre pays.
Lorsque j’étais secrétaire général à la Présidence, et avant cela ministre de l’administration territoriale, j’ai sans relâche tenté de vous en convaincre. En vain : vous n’avez engagé dans ce domaine qu’une série de plans d’urgence qui furent autant de cautères sur une jambe de bois.
Le drame d’Eséka, dont le souvenir ne devra jamais s’éteindre, interdit désormais aux responsables de ce pays de tergiverser davantage. L’heure est venue pour le Cameroun de se transformer enfin en un Etat aux infrastructures modernes et à l’administration efficace et responsable. L’heure est venue pour que les dirigeants se mettent vraiment à l’écoute du peuple camerounais, et au service du Cameroun. Le drame d’Eséka a déclenché une onde de choc chez nos concitoyens. Ceux qui restent sourds à cette déflagration ont perdu tout contact avec le peuple.

Yaoundé, le 27 octobre 2016
Marafa Hamidou Yaya,

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Manuel Valls met sa tournée ouest-africaine au service de ses ambitions

Alors qu’il termine sa tournée en Afrique, Manuel Valls affiche sa sérénité et se présente de plus en plus comme un responsable politique à la stature présidentielle.

Avec notre envoyée spéciale à Abidjan,  Valérie Gas

Manuel Valls ne s’attendait pas à un tel accueil en arrivant à cette station de pompage, près d’Abidjan. De la musique, et une séance de purification. « Puisse cette eau qui jaillira des vannes de cette station vous apportez la bénédiction qui verra la réalisation de toutes vos aspirations les plus profondes. »

Alors, quand son homologue ivoirien, Daniel Kablan Duncan, l’appelle « Valls l’Africain », il jubile : « J’aime l’Afrique ! On a besoin de l’Afrique. » Et à l’issue de leur rencontre, c’est Alassane Ouattara lui-même qui poursuit les compliments : « Le Premier ministre Manuel Valls est un ami. Un ami à nous et également un ami de la Côte d’Ivoire. »

Le plein de vitamines en Afrique

« Je suis conscient du privilège qui est le mien, répond le chef du gouvernement français, non seulement d’être accueilli, pouvoir m’entretenir avec vous, qui avez fait tant pour la Côte d’Ivoire, pour sa réconciliation, pour la paix et pour son développement. Etre votre ami est évidemment un magnifique privilège. »

Après son étape ivoirienne, Manuel Valls a le moral au beau fixe : « Je repartirai demain en France avec cette force que donne l’Afrique, et dans l’Afrique, cette force que donne la Côte d’Ivoire ! »

Manuel Valls est plus fort au moment où François Hollande est au plus bas. En Afrique de l’Ouest, il a encore franchi une étape dans sa présidentialisation. Ce voyage, avec trois séquences à Lomé, Accra et Abidjan, lui a donné l’occasion de présenter sa vision de l’Afrique qu’il considère comme le « continent de l’avenir », donc de sortir des petits jeux politiciens du « bac à sable » pour s’intéresser aux grands enjeux de demain, une posture tout à fait présidentielle.

→ Relire l’interview RFI-France 24 : Manuel Valls sur RFI: «La démocratie s’installe progressivement» en Afrique

Un jeu d’équilibriste

La question est de savoir si Manuel Valls vise 2017 ou s’il pose des jalons pour 2022. La réponse dépend de la décision de François Hollande de se représenter ou pas. Et c’est en acceptant cette situation que Manuel Valls est loyal auprès du président de la République.

Et cette loyauté, Manuel Valls a estimé en Afrique qu’elle ne pouvait être remise en cause par personne. Une fin de non recevoir aux tentatives de recadrage de François Hollande. Le Premier ministre joue une partition difficile, entre loyauté institutionnelle et ambition personnelle, car nul doute qu’il profite de cette séquence politique pour essayer de s’imposer comme le recours incontournable à gauche. Et ce déplacement en Afrique, où il a affiché sa sérénité et sa distance, est censé l’y aider.

Source: www.rfi.fr

Canoé : Richard Ngolle termine champion !

Pas très connu du public camerounais, Le Canoë est une discipline qui se pratique dans de l’eau avec de petits bateaux, et qui nécessite des muscles, pour dominer les eaux et les adversaires. Richard Ngolle, champion de l’édition de cette année, récompensé par le Chef de l’Etat soutient qu’après avoir représenté le pays plus d’une fois à l’étranger, c’est à juste titre que le trophée lui revient : « C’est la récompense de plusieurs années de travail, nous étions au nombre de 100. Plusieurs ont désisté parce que la discipline est dangereuse, il a donc fallu avoir du courage, je suis fier de moi et des efforts accomplis. ».

Jean Morand Mbarga

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CDC : Franck Boya élu homme du match !

Le double buteur de la finale de la coupe du Cameroun, Franck Boya a été désigné meilleur joueur du match avec 55 points devant Nelson Noukeu (25 points). L’international A, international A’ formé par Nkufor Academy a permis aux siens de soulever le précieux trophée sur deux coups de tête. Le milieu de terrain d’Apejes de Mfou a reçu son prix ce lundi des mains du président de la fédération camerounaise de football, Tombi A Roko Sidiki.

Jean Morand Mbarga

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CDC : De bonne augure pour la CAN !

Le trophée de la 57e édition de la coupe du Cameroun est revenu à la jeune formation d’Apejes de Mfou vainqueur de Bamboutos de Mbouda 2-0. En marge de cet événement, c’était aussi la cérémonie de clôture des activités de la saison sportive 2016 et de remise solennelle des trophées aux clubs vainqueurs de coupes. L’occasion de prouver à la Confédération Africaine de Football (CAF) et aux esprits sceptiques que le pays de Gaelle Deborah Enganamouit est fin prêt pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations « CAMEROUN 2016 » qui débute le 19 Octobre prochain. Oumarou Sogba, coach d’Apejes de Mfou est revenu sur ce qui leur a permis de vaincre une nouvelle fois les Mangwa boys : « On savait que sa devait se passer comme ça. Je vous ai prévenu que nous allions gagner. Contre Coton, ce n’était pas du football. C’est la force de la jeunesse, vous avez vu, Bamboutos a fléchi physiquement. On a vraiment pris l’emprise sur le match et les stratégies, on les a prévu, on savait que Boya, il a un bon jeu de tête et qu’il va venir couper au premier, on a travaillé ça, heureusement c’est passé, tant mieux pour nous. Le plus difficile reste à venir, représenter le Cameroun à la compétition continentale.» en face, l’expérimenté capitaine de « Btos » Serge Ngayaou qui disputait au passage sa 5e finale de coupe du Cameroun accuse la mauvaise entame de match des siens: « je ne comprends pas ce qui s’est passé dans le groupe, les gars n’ont pas joué à leur meilleur niveau. Nous avons débuté la rencontre péniblement et la frustration dans le jeu a suivi. Nous avons été méconnaissables. C’est avec beaucoup de regrets, nous aurions pu faire beaucoup mieux, mais Apejes a gagné. Nous allons continuer juste de travailler. » Le mérite revient néanmoins au public de Mbouda qui a largement participé à la fête ce dimanche.

Jean Morand Mbarga

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USA : Hilary Clinton et Donald Trump en coude à coude dans les sondages

La campagne pour la présidence américaine en cette année 2016 est riche en rebondissements. Alors que l’on croyait Trump complètement affaibli, de nouvelles révélations sur sa rivale relancent le débat.

La publication le 07 octobre 2016 d’une vidéo, dans laquelle le candidat républicain pour la présidence américaine, tenait des propos outranciers sur les femmes a provoqué un tollé général qui a divisé même les Républicains. Au lendemain de cette publication, l’on croyait la partie définitivement pliée, tant les sondages étaient largement en faveur de la candidate démocrate. C’était sans compter avec le FBI qui avait l’intention de relancer l’enquête sur les emails privés de l’ex-première dame. Un mauvais coup politique qui est tombé le 28 octobre 2016.

Même si l’ancienne secrétaire d’Etat relativise et reste confiante, il reste que la déclaration du FBI selon laquelle il y aurait du nouveau dans cette affaire des emails envoyés depuis une messagerie privée et donc moins sécurisée, porte un coup dur à sa campagne. Et comme lors des précédents rebondissements, l’électorat américain qui se trouve être plus versatile qu’il ne parait, la gravité de la déclaration se mesure au niveau des sondages où les deux candidats sont en coude à coude.

En effet, la relance officielle de l’affaire des emails d’Hillary Clinton a permis à son adversaire de reprendre du poil de la bête. L’indication du niveau de prise en compte de cette affaire est donnée par les sondages effectués après ce nouveau coup de théâtre que Trump utilise désormais pour contre-attaquer. Le sondage de ABC News/Washington post indique que depuis dimanche, Hillary Clinton est crédité de 46% d’intention de vote, tandis que 45% des sondés sont en faveur du candidat républicain. Un écart d’un point favorisé par la prise en compte des deux autres candidats, le libertarien Gary Johnson et l’écologiste Jill Stein. Sans eux, l’écart serait de trois points selon le journal l’Express.

Mais comme l’élection se joue Etat par Etat, il faudra attendre le passage des deux candidats dans tous les Etats pour apprécier leur popularité. Pour l’instant, c’est le coude à coude dans l’Etat de Floride où Hillary a tenu un meeting ce dimanche 30 octobre 2016. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Hillary Clinton a une fois de plus le suspens au bout du nez, elle qui partait déjà favorite.

André Baudouin Edimo

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Ceta: l’UE et le Canada signent l’accord de libre-échange, le plus dur commence

Avec quelques jours de retard et bien des péripéties, le traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, le Ceta, a finalement été signé ce dimanche 30 octobre à Bruxelles, en présence du Premier ministre canadien.

Retardé par de vifs désaccords internes en Belgique, l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne a finalement été signé à la mi-journée à Bruxelles, ce dimanche 30 octobre.

Arrivé peu après midi au siège du Conseil de l’UE, le Premier ministre canadien a été accueilli par un : « Quelle patience ! », de la part du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. « Les choses difficiles sont difficiles, mais on a pu réussir », lui a répondu Justin Trudeau.

Le Premier ministre canadien attendait depuis plusieurs jours que les Européens règlent leurs bisbilles afin que l’accord puisse être signé. A ses yeux, cette entente « fera croître la classe moyenne et renforcera l’économie » canadienne. Après presque deux semaines d’incertitudes, le Canada semble donc croire à une prochaine mise en oeuvre de cet accord, rapporte notre correspondante à Montréal, Pascale Guéricolas.

Mais il reste encore quelques points d’incertitude, notamment en ce qui concerne d’éventuels conflits entre des multinationales et des Etats.

Et il faudra attendre que les 28 Etats européens, ainsi que le Parlement de Strasbourg, ratifient l’entente avant de reprendre les discussions sur les mécanismes d’arbitrage. Le Parlement canadien doit aussi se prononcer sur l’accord, tout comme les Parlements des provinces car l’entente modifie certaines législations en matière de marché public.

Phase de ratification

Ainsi la signature de ce dimanche marque le lancement d’une longue phase de ratification du Ceta.

Et ce texte n’étant pas tenu pour prioritaire, c’est au hasard des disponibilités du calendrier parlementaire de chaque pays que ce processus s’accomplira, ce qui devrait prendre environ deux années, estime notre bureau de Bruxelles. Mais 98% de l’accord entreront en vigueur prochainement de façon anticipée.

Deux questions juridiques restent cependant en suspens : d’abord l’arrêt définitif de la Cour constitutionnelle fédérale allemande et d’autre part, l’avis de la Cour de justice de l’Union européenne qui, à la demande de la Belgique, devra se prononcer sur la conformité du Ceta au droit européen.

Les juges du Luxembourg seront sans doute plus rapides que ceux de Karlsruhe, mais une gestation de 18 mois paraît être un minimum. Les risques ici ou là d’une fronde parlementaire anti-Ceta semble limitée puisque la Belgique étant l’exception, tous les autres gouvernements sont certains de leur majorité parlementaire.

Dans les milieux européens on considère plutôt que le Ceta et ses garanties sociales et environnementales constituent le modèle à suivre pour tout nouvel accord commercial européen y compris avec les Etats-Unis.

Source: www.rfi.fr

Coupe du Cameroun : Bamboutos gagne dans les gradins et perd sur le terrain.

Avant le match proprement dit dans l’antre de Mfandena, un autre s’est joué dans les gradins du stade Amadou Ahidjo entre supporters des deux clubs.

L’équipe d’APEJES de Mfou a remporté la finale de la coupe du Cameroun ce dimanche 30 octobre 2016 au stade Omnisport de Yaoundé. Devant le Président de la République et tout le gratin politique et sportif camerounais, le club de Mfou a su séduire le public en faisant parler sa jeunesse et son style de jeu chatoyant, pour enfin s’imposer deux buts à zéro. Pour la sixième fois consécutive, les joueurs du président Léon Aimé Zang sont venus à bout du « flambeau » de l’Ouest. Si la rencontre aura été « décevante pour une finale de coupe du Cameroun, avec une équipe d’APEJES qui n’a véritablement pas étalé le beau jeu qu’on lui connait » selon Michel Kaham, la fête du football aura été rehaussée par l’ambiance dans les gradins.

De mémoire de jeune reporter, rarement une finale de coupe du Cameroun a suscité autant d’ambiance côté supporters. Depuis les matchs retour des demie finales jusqu’à ce jour, les rues de Yaoundé ont été prises d’assaut par les supporters de Bamboutos. Sur tous les poteaux de la ville, un drapeau bleu et rouge a été accroché, faisant soupçonner un changement des couleurs nationales. La ferveur populaire montait au gré des jours qui passaient. C’est à peine si l’on rencontrait un supporter d’APEJES.

Ce jour de finale, au stade, l’ambiance était chaude et merveilleuse. Dès la fin de la fine pluie qui s’est abattue sur la ville, le stade a commencé à faire son plein. Au milieu des milliers de drapeaux bleu et rouge, l’on pouvait apercevoir un bleu-blanc flotté. Mais la domination était nettement perceptible. Bamboutos que l’on dit être parmi les clubs qui mobilisent le plus de supporters au Cameroun a fait une véritable démonstration de force dans les gradins et en dehors. Défilé motorisé, sifflet, tee-shirt aux couleurs des Mangwa boys, tout était mis à contribution pour porter l’équipe de Mbouda à la victoire.

Mais hélas, les joueurs de Bamboutos n’ont pas été à la hauteur pour combler les attentes de ces milliers de fans qui se sont mobilisés pendant des semaines. Au contraire, ils ont donné raison au président d’APEJES qui dans une interview accordée au journal Le Jour, faisait savoir que « le football se joue sur la pelouse et non dans les gradins ». Malgré le soutien dont il a bénéficié en termes de mobilisation, Bamboutos qui a changé onze entraineurs en une saison, a payé le lourd tribu du manque de sérénité dans son administration.

André Baudouin Edimo

contact@lasymbiose-news.com

APEJES DE MFOU, VAINQUEUR DE LA COUPE DU CAMEROUN 2016

La jeune formation de APEJES de Mfou a remporté la première coupe du Cameroun de son histoire. Ce dimanche au Stade Ahmadou Ahidjo, devant le Président Paul Biya, les jeunes ont défait Bamboutos. Le club de Mbouda justement s’était assuré de remplir les gradins du stade Omnisports de Yaoundé devant leurs nombreux supporters et de ce côté, il a aussi gagné.

source: www.camfoot.com