Cameroun – Santé: Les conducteurs de moto taxis sont les plus exposés au VIH/SIDA

C’est ce que révèle une étude bio comportementale et transversale dont les résultats ont été présentés hier mardi 29 novembre 2016 à Yaoundé

Une étude bio comportementale et transversale a été réalisée sur un échantillon de 1 410 conducteurs de motos taxis choisis dans 4 villes du pays, notamment Yaoundé, Douala, Kribi et Bertoua. Selon les résultats de l’étude, la prévalence globale de l’infection par le VIH est estimée à 2,6%, contre 4,3% au plan national, avec cependant des disparités entre les villes. «On retrouve par exemple des taux de 3,4% à Douala et 4,6% à Bertoua», révèle Le Quotidien de l’Economie, dans sa publication de ce Mercredi 30 novembre 2016.

Cette enquête a été menée dans le cadre du programme Movhicam intitulé «Risque et prévention du VIH chez les conducteurs de motos taxis au Cameroun: Une étude bio comportementale et transversale». L’intérêt a été porté sur les motos taximen parce qu’ils sont considérés comme une population passerelle (constituée de personnes engagées dans les relations avec différentes couches sociales). «Les résultats prouvent qu’ils sont très exposés et vulnérables face aux risques de transmission des infections sexuellement transmissibles (IST), notamment le SIDA. Et de par leur statut, ils constituent des vecteurs privilégiés de cette pandémie», révèle le journal.

Yves Manga, président de Moto Action Cameroun, qui a mené ladite étude, est d’avis que les motos taximen sont devenus un moyen de transport incontournable dans de nombreuses villes et zones enclavées d’Afrique sub-saharienne. Pour cette raison, l’étude avait pour objectif de mettre à disposition des données portant sur cette population émergente qui présente des caractéristiques particulières. Ils se fondent aisément dans toutes les couches sociales. Mais, «ils se livrent à la consommation de l’alcool et de la drogue, notamment le Tramol, fréquentent des endroits chauds et lieux de débauche pour se faire payer en nature. Conséquences, 35,1% ont des relations sexuelles avec des prostituées,  36,3% avec des clientes et 33% avec des partenaires occasionnelles», précise un panéliste.

Selon Philipe Larieu, conseillé à l’Ambassade de France au Cameroun, les résultats de l’étude serviront à définir des stratégies et des politiques de sensibilisation et de préventions des IST et du VIH SIDA chez les conducteurs de motos taxis.

Source: www.cameroon-info.net

Crise en Syrie : la coalition anti-EI reconnaît un bombardement par erreur

La coalition internationale contre le groupe Etat islamique a reconnu avoir mené par erreur un bombardement sur des forces liées au régime syrien le 17 septembre près de Deir Ezzor, dans l’est de la Syrie.

Selon le Pentagone, des « erreurs » et des « facteurs humains » ont conduit la coalition à confondre des forces « alignées avec le régime syrien » avec des jihadistes, et à mener ce bombardement qui avait fait environ 90 morts selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

La coalition internationale menée par les Etats-Unis ne combat pas les forces du régime de Bachar al-Assad et frappe uniquement les jihadistes, principalement ceux du groupe Etat islamique, et occasionnellement les forces d’Al-Qaïda.

Les frappes du 17 septembre ont été menées par des avions américains, australiens, danois et britanniques, a indiqué dans une conférence de presse téléphonique le général américain Richard Coe en charge de l’enquête.

Le régime syrien avait à l’époque accusé la coalition d’avoir mené une frappe « intentionnelle », et son allié russe avait saisi l’ONU.

L’administration américaine avait exprimé ses « regrets » après le bombardement, mais n’avait pas formellement reconnu sa responsabilité.

Selon l’enquête du général Coe, l’enchaînement de circonstances qui a mené à la méprise a commencé avec la mauvaise identification d’un véhicule, attribué au groupe Etat islamique.

Toutes les analyses postérieures se sont poursuivies sur cette base erronée, a expliqué le général, qui a souligné que les forces bombardées ne portaient ni uniformes, ni insignes permettant de les identifier.

« Nous n’avons pas été à la hauteur des exigences qui sont les nôtres » en matière de définitions de cibles, a déclaré dans un communiqué le chef des forces aériennes de la coalition, le général Jeff Harrigian.

Mais pour autant, le Pentagone n’a pas identifié de fautes précises chez les analystes et chefs militaires impliqués.

« Pour moi, c’était des gens qui faisaient de leur mieux pour faire un bon travail », a affirmé le général Richard Coe.

La coalition a stoppé ses frappes quand elle a été prévenue par les Russes qu’elle bombardait des forces liées au régime, via la ligne de communication mise en place pour éviter les incidents entre avions russes et appareils de la coalition en Syrie.

Avec ses moyens de renseignement, essentiellement aériens, le Pentagone a dénombré de manière certaine 15 victimes, mais il reconnait que le bilan était certainement supérieur.

Source: www.news-republic.com

Pérou : la tentative de brûler vifs des voleurs de bétail tourne au vinaigre

Le 30 novembre, des habitants du petit village péruvien de Colotta, situé dans la province de Huari, ont voulu se faire justice eux-mêmes contre un groupe de voleurs de bétail placé en garde à vue dans un poste de police.

Excédés, les paysans ont tenté de prendre d’assaut le commissariat pour brûler vif un groupe de malfaiteurs responsable du vol de neuf bœufs, ce qui a provoqué des affrontements avec la police.

Après plusieurs heures de tensions, la police a réussi à reprendre le contrôle en faisant usage de gaz lacrymogène.

Source:www. news-republic.com

Douala: le bébé volé a été retrouvé

La maman et son nouveau-né sont depuis hier à l’hôpital militaire pour des soins complémentaires.

Le nouveau-né de sexe féminin volé samedi 26 novembre 2016 en matinée au Centre médical d’arrondissement (CMA) de Soboum, dans l’arrondissement de Douala III, a été retrouvé hier 29 novembre dans un domicile au quartier Song-Mahop, face « Madison square », toujours dans le même arrondissement. Rosy E, la maman et le nourrisson, jusqu’au moment où nous mettions sous presse, étaient internés à l’hôpital militaire de Douala pour des soins complémentaires. Sous l’œil attentionné du père, Blaise Innocent.
A leur arrivée dans cette formation sanitaire hier avant-midi, les premiers soins ont été administrés à l’enfant et, un bilan a été fait. La maman, après avoir vu sa tension monter, a, elle aussi été examinée et des médicaments lui ont été prescrits. Un psychologue a été commis également pour la prise en charge des parents et même de la présumée voleuse, dont l’identité n’a pas été révélée. D’après les informations obtenues auprès du commissaire du 8e arrondissement, tout est parti d’une information donnée par un tiers. Une stratégie est alors mise sur pied pour s’assurer qu’il s’agit bien du bébé volé.
Grâce aux indications de l’informateur, le commissaire et ses éléments descendent sur les lieux et trouvent la suspecte, sa maman, le bébé et d’autres membres de la famille. Immédiatement, la police procède à son interpellation. La femme et le nouveau-né sont conduits à l’hôpital, question de procéder aux vérifications d’usage. La photo du bébé à sa naissance confirme les soupçons des fonctionnaires de police. Un point derrière l’oreille de l’enfant, que la génitrice encore  internée au CMA de Soboum avait remarqué à la naissance, est une autre preuve.
Entre-temps, l’information circule et le centre médical devient noir de monde en quelques minutes. Les populations veulent lyncher la présumée voleuse. Pour la faire sortir en toute sécurité, les forces de maintien de l’ordre ont dû user d’un stratagème, l’habillant comme une infirmière.
La jeune fille et sa maman sont gardées  dans les services  de  la police judiciaire du Littoral, où une enquête a été ouverte. Il est question de découvrir les mobiles qui l’ont poussée à poser cet acte. Rosy et Blaise Innocent remercient le seigneur pour ce dénouement heureux. Pour rappel, c’est vendredi 25 novembre 2016 que le nourrisson a poussé son premier cri.

Source: www.cameroon-tribune.cm

Route Soa-Esse-Awae : Nganou Njoumessi siffle la fin des querelles

Le ministre des travaux public a arrêté le tracé définitif de la route dont le bitumage a été ordonné par le Président de la République et qui est depuis plusieurs mois au centre de nombreuses controverses entre l’élite politique du département de la Mefou et Afamba.

Une route et deux tracés. C’est le scénario auquel les populations de Soa, d’Esse et d’Awaé qui attendent impatiemment le début des travaux du don du Chef de l’Etat, sont soumises depuis des mois. A l’origine, une divergence sur le point zéro du projet. Pour certain, ce dernier se situerait à Nkolfoulou, tandis que pour d’autres, il devrait respecter le point initial qui est, Soa au lieu dit fin goudron. Une divergence de vue qui a provoqué des coups de gueules dans le département.

L’on se souvient qu’une réunion pour lever l’équivoque a été convoquée le 09 octobre 2016. Laurentine Mbede qui voyait de l’incongruité et de la manipulation en ces querelles n’avait pas atteint l’objectif de concilier les différentes parties. Le 06 novembre, alors que le RDPC célébrait le 34ème anniversaire de l’accession de Paul Biya à la magistrature suprême, l’ancien ministre Joseph Mbede s’était prononcé sur le sujet en pointant un doigt accusateur sur les spécialistes de la récupération politicienne. « Lorsque les sénateurs du centre sont descendus sur le terrain pour faire la reconnaissance du tracé de la route en présence du délégué régional des travaux publics, il était question que la route passe par Nkolfoulou. L’impression qu’on a, c’est que certaines personnes, sûres de ce qu’elles croient être leur toute puissance actuel et leur entregent, se prennent pour les Zorro… Elles méprises et narguent tout le monde » avaient-il laissé entendre. L’huile avait donc été jetée sur le feu.

Approchée pour donner son avis sur la question, le délégué départemental d’alors avait fait savoir que « ce problème est un problème politique et seul le ministre est habileté à le résoudre ». Elle ne pensait certainement pas si bien le dire. Nganou Njoumessi, au cours d’une réunion de crise tenue dans son département ministériel lundi dernier qui avait la question dudit tracé comme seul point à l’ordre du jour, a tranché. « Le tracé de route qui débute à Nkolfoulou tel que souhaité par une faction n’est pas le bon tracé. Le bon tracé est celui qui débute au lieu dit fin goudron. Cet itinéraire a été arrêté en 2012 et il n’est pas question de le changer aujourd’hui ». Voilà qui est clair et qui calmera certainement les velléités égocentriques qui veulent prendre le déçu sur un projet commun.

André Baudouin Edimo

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Jeux de hasard : Pseudo rédemption économique des jeunes Camerounais

Rongés par le chômage, les jeunes trouvent dans les jeux de hasard un exutoire qui leur permet de gagner un peu d’argent tout en « échappant » à l’oisiveté.

Dire que le chômage est la chose la mieux partagée des jeunes Camerounais est une lapalissade. C’est même leur plus gros employeur. Pour échapper à ce bourreau des temps modernes, les jeunes trouvent des exutoires aussi divers que variés. Le commerce informel, les petits métiers de rue (cordonnerie, laverie…), les plongées alcooliques, tout y est. Depuis plus de deux décennies, l’entreprise du jeu s’est ajoutée dans le lot des métiers de la débrouillardise. Une incursion qui de l’avis du sociologue Armand Leka Essomba trouve ses origines dans le cycle de précarité ouvert au Cameroun depuis le début des années 80. Pour lui, les jeux de hasard se développent parce que « les voies de l’enrichissement normal semblent fermés ou pas du tout évidentes»

Un marché florissant

Pendant longtemps, le Pari mutuel urbain camerounais (PMUC) a eu le monopole du marché des jeux. Aujourd’hui, le spécialiste des courses hippiques partage le marché avec la Royale des jeux du Cameroun, Roisbet, Supergoal spécialisés dans les paris sportifs et le loto. Une cohabitation pacifique ce d’autant plus que l’objectif est le même : vendre aux jeunes le rêve d’une sortie de misère, et chacun trouve son compte. Henri, commissionnaire au PMUC depuis 16 ans ne trouve pas de problème dans ce partage du marché. « Mes clients se recrutent plus parmi les personnes âgés. Je ne ressens donc pas les effets de la concurrence des autres entreprises de jeu » nous lance t-il. Anicet, son jeune voisin de la Royale des jeux du Cameroun plus connu sous le nom de Parifoot ou Premier Games, interrogé par un parieur sur la présence de Roisbet en rit plutôt. « Ceux qui veulent jouer chez lui vont jouer, mais moi j’aurais toujours mes clients ». Une affirmation qui sous-entend que les entreprises de jeu peuvent se multiplier, la moisson sera toujours abondante.

Parieurs tous azimuts

On peut affirmer sans risque de se tromper que le Cameroun est un grand terreau des jeux de hasard. Le secteur est tellement rentable que l’Etat en tire d’importants dividendes. Conscients de cela, les députés de la nation s’en sont mêlés l’année dernière. Une loi sur la régulation des jeux a été adoptée. Si la présence massive des entreprises de jeu se justifie par la précarité qui toucherait la majorité des parieurs, comment comprendre que le secteur soit rentable pour les investisseurs ? C’est qu’en fait, tout le monde est au départ de la course à l’enrichissement facile au Cameroun. Journalistes, fonctionnaires, militaires, directeurs généraux, enseignants… les parieurs se recrutent dans tous les corps de métiers et toutes les couches sociales : des millions sont en jeu.

La ruine des parieurs, la terre promise des agents

Là où l’argent passe, les consciences trépassent. Au PMUC, avec 400 frs, l’on peut gagner des centaines de millions : un parieur en a fait l’expérience en septembre dernier en remportant 280 millions. Au parifoot, parier 300 frs et remporter jusqu’à 20 millions, de même qu’au loto où la cagnotte augmente tous les jours jusqu’à ce qu’elle soit décrochée. Et les témoignages flatteurs ne manquent pas. Henri, notre commissionnaire du PMUC nous en fait un : « j’ai déjà fait plusieurs gagnants dit-il. Le plus gros a remporté plus de 24 millions. Je ne compte ceux qui gagnent 4 ou 5 millions ». A côté de lui, Abou, un jeune Malien résidant au Cameroun est connu pour ses gains réguliers. « Je gagne chaque fois. Il m’est déjà arrivé de gagner tous les jours pendant une semaine. Je n’ai jamais passé un mois sans gagner quelque chose » confie t-il. Suffisant pour exciter les autres parieurs. Seulement, il convient de reconnaitre que le métier est couvert par le voile de l’incertitude. Si certains arrivent à gagner régulièrement, d’autre par contre n’ont pas cette chance. Ferdinand rencontrez à Mvog-Ada nous a fait une confidence « j’envie ceux qui gagnent. Il est très difficile pour moi de gagner et quand c’est le cas, c’est des petits montants ». A la mobile Kondengui, Toulou, un autre jeune fait ce témoignage « j’ai vu que je perdais tous les jours le petit argent que j’ai, sans jamais gagner. J’ai préféré arrêté ». Pour relativiser cette incertitude, les parieurs font observer que « qui ne risque rien n’a rien ». Certains conseillent même de jouer gros pour multiplier ses chances de gain. Abou le Malien avoue qu’il joue « au minimum 2400 frs Cfa par jour », soit sept tickets de 300 francs chacun. Au PMUC, les paris dépendent des jours. Le vendredi, jour de banko où des dizaines de millions sont en jeu, il arrive selon Henri que « les gens parient jusqu’à 5000 francs Cfa ». Et généralement, les parieurs ne font pas le bilan de ce qu’ils perdent, ils préfèrent parler de ce qu’ils gagnent.

De leur côté, les commissionnaires du PMUC et les agents de kiosque des autres entreprises trouvent leur compte. Depuis 16 ans, Henri trouve son compte dans cette activité qui lui permet « de payer le loyer, de nourrir les enfants, de les envoyer à l’école » bref, de satisfaire ses besoins élémentaires. Qu’il s’agisse de Ferdinand ou Anicet que nous avons rencontré, tous vivent de ce commerce du rêve et de l’espoir depuis plusieurs années. Payer par commission, ils trouvent des revenus parallèles en vendant les listes des matchs à 50 francs Cfa ou encore en acceptant la motivation que leur offrent les parieurs lorsqu’ils sont satisfaits de leurs gains.

Des règles juridiques foulées au pied

Si l’activité des jeux de hasard prospère au Cameroun, sa régulation par les autorités dans sa phase pratique connait quelques difficultés. Selon les données du Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, plusieurs de ces entreprises foulent au pied la réglementation. Parmi les multiples entreprises visibles dans les deux grandes métropoles du Cameroun, seuls 06 casinos (02 à Yaoundé et 04 à Douala) disposent d’une autorisation ; 07 sociétés de paris sportifs et de loterie de même que 04 salles de jeux de plus de 15 machines sont dans la légalité. Les autres abusent de la tolérance administrative. De plus ; l’interdiction de faire jouer les mineurs n’est pas observée, l’emplacement des salles de jeu est très souvent inapproprié. La loi de régulation adoptée par l’Assemblée Nationale en 2015 a encore du mal à être appliquée.

In fine, les jeux de hasard apparaissent comme une pseudo rédemption dans laquelle la majorité perd ses économies avec l’espoir d’en gagner davantage, tandis qu’une minorité constituée des employés desdites entreprise, trouve son pain quotidien en enregistrant ces paris, l’activité elle, va grandissante. La société quand à elle, ne sait plus exactement dans quelle bord se situer. Car comme le remarque le sociologue à ce propos, « on ne construit pas une société avec le jeu ».

Une enquête menée par André Baudouin Edimo  

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CAN « CAMEROUN 2016 » : Réactions des sélectionneurs après le match Cameroun – Ghana !

Le Cameroun s’est qualifié ce mardi 29 Novembre pour la finale de la Coupe d’Afrique des Nations organisée sur ses terres en dominant le Ghana 1-0. En conférence de presse d’après match, ce sont deux entraineurs aux sentiments opposés qui se sont présentés face aux médias.

EnowNgachu (sélectionneur du Cameroun) : J’ai déjà perdu deux finales, j’espère gagner cette fois-ci. Je suis fier. Nous avions pour objectif de remporter cinq matches. Nous en sommes à quatre. Il n’en manque plus qu’un. En 2014, nous étions déjà en finale et ce serait logique que nous remportions le trophée cette année. Les scores de nos rencontres sont toujours étriqués et les rencontres très disputées et cela s’est encore vérifié aujourd’hui. Nous avons été satisfaits du travail de nos milieux de terrain. Nous jouons également en fonction de l’adversaire et c’est ce qui guide les changements qui sont effectués. J’ai déjà perdu deux finales. J’espère gagner cette fois-ci. Si je me fie aux statistiques, le Nigeria n’a jamais joué la finale lorsque la compétition se joue en Afrique centrale. Mais nous sommes prêts à affronter l’Afrique du Sud ou le Nigeria, sans la moindre distinction. Nous savons gérer la pression. Aujourd’hui cela a été un test concluant. Nous allons continuer à travailler pour que nos joueuses gèrent cette situation au mieux. Aujourd’hui, la différence s’est faite au niveau de l’impact physique, du mental et de l’envie de gagner.

YussifBasigi (sélectionneur du Ghana) : « Le Cameroun a mieux joué et mérite sa victoire »

« Je voudrais d’abord féliciter le Cameroun. La dernière fois c’est lui qui était dans ma posture. Cette fois-ci il a gagné. J’ai dit que nos rencontres étaient difficiles. Mais le Cameroun a mieux joué et mérite sa victoire. Ce que nous avons vu témoigne de ce que le football féminin gagne du terrain. Je voudrais féliciter le public. Je ne suis pas sûr qu’au Gabon en janvier prochain, nous verrons un public aussi important pour la CAN masculine. Chaque équipe a un style de jeu et nous connaissons bien celui du Cameroun. Il nous fallait marquer le milieu de terrain avant de se projeter vers l’attaque. Vous avez sûrement remarqué que nous n’avions pas d’avant-centre à proprement parler. J’ai promis de remporter le match. Je n’ai pas pu et cela a permis à nombre d’entre vous d’avoir le sourire. Je sais que beaucoup parmi vous ont passé une nuit blanche. »

Jean Morand Mbarga

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CAN « CAMEROUN 2016 » : Le Nigeria rejoint le Cameroun en finale !

La sélection nationale du Nigeria s’est imposée devant celle d’Afrique et Sud 1-0 et sera opposée au Cameroun en finale le samedi 03 Décembre prochain.

C’était l’autre affiche des demi-finales qui mettait aux prises les Super Falcon du Nigeria, sept fois champions d’Afrique, aux BanyanaBanyana d’Afrique du Sud en quête de leur première couronne continentale. Mission apparemment facile à accomplir sur le papier pour les Nigérianes, vu l’artillerie que présente le groupe de Florence Omagbemi. Les choses vont pourtant se compliquer pour le septuple champion d’Afrique avec les Sud-africaines qui répondent présentes sur tous les plans. Les pouliches de Desiree Ellis sont d’ailleurs passées plus d’une fois à côté de l’ouverture du score la faute à la maladresse des attaquantes. Il a fallu attendre le retour de la deuxième période pour voir UgochiDesireOparanozie ouvrir le score sur un coup de canon après un coup franc bien positionné à l’entrée de la surface ne laissant aucune chance à la gardienne sud-africaine.La réaction des camarades de Janine Van Wyk ne donnera plus rien. Comme en 2014 en Namibie, le Cameroun retrouvera le Nigeria en finale de la coupe d’Afrique des nations de football féminin. Ce sera ce samedi 03 Décembre 2016 dans la cuvette de Mfandena à Yaoundé. Le Nigeria voudra ajouter une 8e couronne à son palmarès tandis que le Cameroun est à la quête de sa toute première.

Jean Morand Mbarga

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CAN « CAMEROUN 2016 » : Le Cameroun tient sa finale !

Les Lionnes Indomptables du Cameroun joueront la finale de la 10e édition de la Coupe d’Afrique des Nations féminine de football ce samedi 03 Décembre 2016.

C’est un rêve qui se réalise pour les pouliches de Carl EnowNgachu. Pour affronter le Ghana, le « sorcier noir » a surpris plus d’un dans le choix de son 11 entrant. On pouvait noter deux modifications avec l’entrée de Ngani Agathe au milieu de terrain aux côtés de RaissaFeudjio au détriment de Yango Grâce. Double buteuse contre le Zimbabwe, Henriette Michelle Akaba étaitpréférée à Madeleine Michelle Ngono Mani. Après une rencontre âprement disputée, les camarades de Manie Christine ont su tirer leur épingle du jeu. Les deux équipes qui se vouaient un respect mutuel vont commencer la rencontre par quelques minutes d’observation. Petit à petit, Gabrielle AboudiOnguéné et NjoyaAjara montraient le chemin à leurs camarades. Elles multipliaient des centres en direction d’une Gaëlle Deborah Enganamouitqui avait la lourde charge de porter l’attaque camerounaise toute seule mais visiblement pas libérée de cette pression du but qui l’obsède depuis le début de la compétition. La sociétaire de Rosengarden Suède qualifiée pour les 8e de finale de la Ligue des Champions européenne n’a pas encore trouvé son niveau du mondial canadien. AboudiOnguéné quant à elle, championne de Russie avec Rossiyanka est sur tous les coups. Elle touchera le montant droit des buts gardés par Ama Nana qui va heurter sa tête sur le même montant. Les deux équipes iront à la pause sur un score nul et vierge. Dès le retour, les Lionnes mettent le pied sur l’accélérateur. Yango Grâce prend la place de Michelle Akaba ce qui permet au métronome FeudjioRaissa de jouer avancée. La nouvelle tactique va donner des fruits avec à la baguette « OG7 ». Sur un corner bien exécuté, la meilleure joueuse du championnat de Suède (Deuxième division) va voir la gardienne repousser sa tentative ; bien suivie par Feudjio qui du pointu trouve le chemin des filets et envoie le Cameroun en finale à la 70e minute. 1-0, les pouliches de YUSSIF BASIGI sont à genou et ne se relèveront plus. La paire d’attaque Addo- Samira qui avait déjà scoré par 5 fois dans cette compétition laisse les buts d’Annette Flore Ngo Ndom toujours inviolés. Christine Manie et ses camarades tiennent donc leur finale et attendent encore leur adversaire du 03 Décembre prochain.

Jean Morand Mbarga

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Issa Hayatou : « 33 Fédérations ont déjà déposé ma candidature »

Le président de la Confédération africaine de football était l’invité des « Grands rendez-vous de Mutations », une émission conçue par le quotidien privé Mutations à l’occasion de son 20ème anniversaire.

Quatre contre un, c’est le format adopté par l’émission conçue par le quotidien que dirige Xavier Messe. Le week-end dernier, l’invité prestige de l’émission enregistré au Hilton hôtel de Yaoundé n’était autre que Issa Hayatou le président de la Caf.

Face à Georges Alain Boyomo de Mutations, Bouba Ngomna de Canal 2 International, Martin Camille Mimb de Radio sport info et Polycarpe Essomba d’Afrik 2, le président de la Caf n’a pas fait mystère de son parcours à la tête de l’instance faitière du football africain. Après avoir salué l’organisation « réussie » jusqu’ici de la Can féminine par le Cameroun, l’invité du jour s’est appesantie sur la marche de la Caf.

Voulant lui tirer les vers du nez, Polycarpe Essomba à poser le problème de la longévité et du bilan du Camerounais à la tête de la Caf. L’intéressé à simplement fait comprendre que le problème n’était pas le temps mis, mais les réalisations faites. Il ne peut pas juger lui-même son propre travail, mais la confiance à lui accordée par les fédérations nationales est liée à ses performances dans la gestion du football africain. L’Afrique à cinq représentants à la coupe du monde, les comptes financiers de la Caf aujourd’hui se chiffre en des centaines de millions de dollars, le développement des infrastructures sportives est sur la bonne voie, autant que le football féminin. Ces seuls exemples suffisent à faire de lui le président aimé qu’il est.

Sur une éventuelle succession à lui-même et sa capacité à innover posées par Georges Alain Boyomo, Issa Hayatou a dit qu’il ne sait pas s’il sera candidat à sa propre succession. Toutefois, « 33 fédérations nationales de football ont déjà déposé une candidature en ma faveur. Je ne sais pas si je vais accepter de me présenter » a-t-il répondu. Sur la question de déplacer la coupe d’Afrique des nations de football au mois de juin tel que souhaité par les clubs européens, le président de la Caf s’est voulu claire et ferme « cela fait déjà 15 ans que les clubs européens veulent que la Coupe d’Afrique se joue en juin. Ils n’ont pas réussi. Ils réussiront après moi ». La raison évoquée, « les fortes tornades » de la période indiquée en Afrique.

Pour sortir de cet entretien, Martin Camille Minb l’a interrogé sur la possibilité pour l’Afrique d’avoir plus de représentants à la coupe du monde. Ceci en référence à l’ambition de l’actuel président de la Fifa de faire participer 48 équipes à cette compétition. Sans donner la réponse nécessairement attendu, le président de la Caf a laissé entendre que « d’ici le mois de janvier, vous saurez si l’Afrique aura ou non plus de représentants à la coupe du monde ».

André Baudouin Edimo

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