La rencontre «ratée» entre Sassou-Nguesso et Trump crée des remous

Le président congolais Denis Sassou-Nguesso est de retour à Brazzaville. De sources concordantes, il semblerait donc que la rencontre avec le nouveau président américain, annoncée lundi 26 décembre dans un communiqué officiel puis démentie par l’entourage de Donald Trump, n’ait pas eu lieu. A Brazzaville, cet épisode suscite en tout cas de nombreuses questions et pas mal de critiques.

Mercredi soir encore, le ministre congolais des Affaires étrangères invitait à la patience. « Le temps de la diplomatie n’est pas celui des médias », expliquait Jean-Claude Gackosso depuis la Floride où il se trouvait en compagnie du président congolais.

Chacun s’interrogeait alors sur un hypothétique face à face avec Donald Trump. Depuis, aucune information officielle n’a filtré, et c’est en toute discrétion que Denis Sassou-Nguesso a regagné Brazzaville. De sources concordantes, la rencontre annoncée n’aurait donc finalement pas eu lieu.

Comment expliquer un tel « raté » ? s’interroge une source gouvernementale. Les suppositions vont bon train à Brazzaville, et les critiques aussi.

L’opposition monte au créneau

Sans attendre une possible explication, Paul-Marie Mpouélé, désormais à la tête du Parti des républicains, parle d’une « honte nationale », dénonce un « tourisme présidentiel » et demande que la totalité des frais liés à ce voyage soit reversée dans les caisses de l’Etat.

Même tonalité dans l’entourage de l’ex-candidat à la présidentielle, Guy-Brice Parfait Kolelas : « C’est un fiasco », s’insurge Vivien Manangou son porte-parole, qui qualifie l’affaire de « Trump gate ».

Vendredi, ils étaient peu nombreux au sein de la majorité à vouloir évoquer publiquement le sujet. Sur son compte Twitter, cependant, le ministre des Zones économiques spéciales, Alain Akouala, estime que « les responsabilités doivent être assumées ».

Source: www.flipboard.com

LES PRIMES DINGUES DE GERVINHO

C’est un fait, la Chine est en train de faire tourner la tête des joueurs de foot à coups de millions.

Ces derniers jours, des joueurs majeurs comme Carlos Tevez ou Oscar ont cédé aux sirènes chinoises. Le Shanghai SIPG serait actuellement en train de faire le forcing pour Axel Witsel et des clubs auraient même proposé 100 millions d’euros par an à Cristiano Ronaldo… Les Chinois feraient même les yeux doux à Pepe et essaieraient d’acheter l’un des arbitres les plus connus, Mark Clattenburg. Bref, une folie totale.

D’autant qu’aux salaires faramineux peuvent s’ajouter des primes tout aussi succulentes. La preuve avec le contrat de Gervinho. L’Ivoirien, passé par Lille, Arsenal ou la Roma, a rejoint le Hebei China Fortune au printemps 2016 et n’a jamais caché l’importance de l’aspect financier dans son choix. Il y touche environ 190 000 euros par semaine.

Le reste, les primes, il le raconte dans des propos rapportés par The Sun : « Je gagne environ 150 000 euros à chaque fois que je marque. (…) Et en plus, je prends 58 000 euros supplémentaires à chaque fois que je joue un match. En Europe, c’est inconcevable, même au Real Madrid. »

Pour le moment, Gervinho en est à 18 apparitions pour 3 buts. À vos calculettes.

Source: www.sofoot.com

RDC: pouvoir et opposition sont « pratiquement arrivés

La majorité et l’opposition sont « pratiquement arrivés à conclure un accord » de sortie de la crise provoquée en RDC par le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, après quinze jours des discussions, a annoncé vendredi à Kinshasa l’épiscopat congolais, médiateur de ces négociations.

Les deux camps sont « pratiquement arrivés à conclure un accord. Les différents délégués viennent de s’accorder pratiquement sur les différends points de divergence qui ont fait l’objet des présentes assisses », a déclaré Mgr Marcel Utembi, président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) lors d’une brève cérémonie solennelle.

« Aujourd’hui, le compromis politique est là, la signature » de l’accord « est prévue dans la matinée de demain » samedi, a ajouté Mgr Utembi, archevêque de Kisangani, grande ville du nord-est de la RDC.

La crise politique qui mine la RDC est provoquée par le maintien à la tête de la République démocratique du Congo du président Kabila dont le mandat a expiré le 20 décembre dans un climat de violences meurtrières.

Âgé de 45 ans, M. Kabila est au pouvoir depuis 2001. La Constitution lui interdit de se représenter. La présidentielle qui aurait dû avoir lieu cette année a été reporté sine die.

Jeudi, la Cenco avait exprimé son intention de mettre un terme le lendemain aux négociations qui avaient été suspendues la veille de Noël, la première date-butoir fixée, sans accord.

Commencées le 8 décembre à l’initiative des évêques, une ultime session de négociations s’est déroulée à Kinshasa sous l’égide de la Cenco.

Selon le président de la conférence épiscopale, l’accord trouvé prévoit le maintien au pouvoir de M. Kabila jusqu’à l’élection d’un successeur élu lors d’un scrutin devant être organisé « fin 2017 » en même temps que les législatives nationales et provinciales.

En contre-partie, l’accord prévoit également la nomination d’un nouveau Premier ministre issu du « Rassemblement », une coalition qui regroupe la majeure partie de l’opposition constituée autour de la figure d’Étienne Tshisekedi, opposant historique en RDC.

« Les différentes parties prenantes ont convenu de la gestion consensuelle de l’État », a aouté le prélat.

« Une commission des hauts magistrats a été instituée pour examiner les différents dossiers » liés aux questions de décrispation politique: libération des prisonniers politiques et retour des exilés, a-t-il dit.

État-continent de plus de 70 millions d’habitants, la RDC n’a jamais connu de transition pacifique du pouvoir depuis son indépendance de la Belgique en 1960.

Source: www.slateafrique.com

Nouvel An sous haute sécurité en France

Près de 100.000 policiers, gendarmes et militaires seront mobilisés pour la soirée et la nuit du 31 décembre et de nouveaux dispositifs de protection, comme des blocs de béton, seront mis en place en réaction aux attentats de Nice et Berlin.

« La fête de la Saint-Sylvestre a toujours été un moment de forte mobilisation avec les conduites en état d’ivresse, les bagarres, les feux d’artifice ou encore les voitures brûlées. Maintenant, on prend aussi en compte les nouvelles menaces terroristes », explique une source policière.

Durant le week-end, 36.000 gendarmes et 52.600 policiers, dont 4.000 CRS, seront mobilisés en France, auxquels s’ajouteront 7.000 fonctionnaires de la préfecture de police de Paris et les 7.000 soldats de l’opération Sentinelle. A Noël, 91.000 policiers et gendarmes étaient sur le pont.

« Le fait que nous soyons en vacances scolaires a permis de réorienter les effectifs qui étaient mobilisés sur les écoles sur les gares, sur les aéroports, sur tous les lieux qui accueillent aussi des touristes », a expliqué vendredi le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux, lors d’une déplacement à Paris avec son collègue de la Défense Jean-Yves Le Drian.

Dispositifs mobilisés pour assurer la sécurité lors des festivités du Nouvel An en France et à Paris.
Dispositifs mobilisés pour assurer la sécurité lors des festivités du Nouvel An en France et à Paris.

Même si la menace est « toujours forte », a estimé le ministre de l’Intérieur, « il faut bien entendu visiter notre pays, venir y faire la fête »: « la sécurité de nos concitoyens comme des touristes est parfaitement assurée ».

Un mois et demi après les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis (130 morts), le réveillon 2015 avait été minimal dans la capitale. Celui de 2016 s’annonce plus festif. Pour le spectacle pyrotechnique sur les Champs-Elysées à 23H30, entre 400.000 et 600.000 personnes sont attendues.

Quelque 1.700 fonctionnaires seront mobilisés pour les festivités des Champs-Elysées et des alentours, a détaillé vendredi le préfet de police Michel Cadot devant la presse. Les lieux seront également sécurisés par 1,7 km de barrières, 24 plots lourds, cinq chicanes et des véhicules des forces de l’ordre.

Des véhicules contrôlés par des gendarmes le 30 décembre 2016 à Martainville-Epreville en Normandie
Des véhicules contrôlés par des gendarmes le 30 décembre 2016 à Martainville-Epreville en Normandie

Un préfiltrage sera effectué dès 20H00 pour le public par des agents privés de la mairie de Paris. Le marché de Noël sera fermé à 18H00 et l’arc de Triomphe dès 16H00. Des policiers circuleront parmi la foule et dans les cafés.

« Rester vigilant »

« Des blocs de béton et des barrières seront installés sur les gros rassemblements » en France, prévient-on à la Direction générale de la police nationale (DGPN), soulignant que « les policiers municipaux sont aussi mobilisés ».

Installation de barrage autour de la porte de Brandebourg le 29 décembre 2016 à Berlin
Installation de barrage autour de la porte de Brandebourg le 29 décembre 2016 à Berlin

De nouvelles mesures prises après l’attentat jihadiste du 19 décembre à Berlin, où 12 personnes ont été tuées sur un marché de Noël par un camion-bélier lancé sur la foule. Un mode opératoire similaire à celui de l’attentat de Nice qui avait fait 86 morts le 14 juillet sur la promenade des Anglais, juste après le feu d’artifice — le dispositif de sécurité déployé dans la ville méditerranéenne pour la fête nationale avait alors été au coeur d’une vive polémique.

A Nice, 150 policiers seront mobilisés samedi soir avec l’appui des policiers d’élite du Raid, selon une source policière confirmant des informations du Figaro. A Strasbourg, ils seront 350 policiers et 200 militaires; à Toulouse, 200 policiers.

Le ministère de l’Intérieur activera le 31 décembre le Centre opérationnel police. « Mais on espère qu’il ne sera pas nécessaire. Il gère ce qui est inhabituel, les gros évènements comme les attentats, pas le tout-venant », explique une source policière.

Un couple sur les Champs Elysées le 31 décembre 2002 à Paris
Un couple sur les Champs Elysées le 31 décembre 2002 à Paris

Au total, sur l’agglomération parisienne, ce sont 10.300 policiers, gendarmes, militaires, pompiers et personnels de la ville et associatifs qui seront sur le pont le 31 décembre dont 4.100 policiers de la préfecture, 1.400 policiers et gendarmes des forces mobiles, 1.700 militaires de l’opération Sentinelle, 2.500 pompiers, 240 agents de sécurité privée et de la ville, les policiers municipaux et plus de 350 membres d’associations de secours aux personnes.

Le préfet de police de Paris demande de « rester vigilant et attentif » et « en cas de comportement suspect, d’appeler le 17 ou le 112 ». « Il n’y a pas eu d’alerte spécifique sur Paris et la région parisienne ces derniers jours », tempère-t-il toutefois.

Crédits photos : © AFP/Archives FLORIAN DAVID

 Source: www.24matins.fr

Cameroun – Rétrospective: Ces évènements qui ont marqué le Cameroun en 2016

Entre la catastrophe ferroviaire d’Eséka, la guerre contre Boko Haram ou la CAN féminine, l’année qui s’achève aura été riche en évènements.

Inoubliable ! L’année 2016 qui s’achève laisse des empreintes indélébiles chez les Camerounais, tant ils auront vécu des évènements marquants. Le plus retentissant reste sans aucun doute la catastrophe ferroviaire d’Eséka.

Accident de train

Le 21 octobre,  le train 152 de la CAMRAIL (Cameroon Railways), transportant plus de 1 000 passagers, déraillait à l’entrée de la gare d’Eséka à une centaine de kilomètres de Yaoundé. L’accident a fait officiellement 76 morts et 599 blessés. Un bilan que certains estiment moindre par rapport à la réalité des faits.

Au passage du reporter de Cameroon-Info.Net à Eséka une semaine après le drame, la ville restait traumatisée par cette catastrophe ferroviaire, la plus importante de l’histoire du pays. Thomas d’Aquin Ibok, un riverain déclarait: «J’ai vu des images choquantes, des corps déchiquetés, éparpillés partout. Si je mangeais la viande, j’aurais perdu l’appétit». Un émoi partagé bien au-delà des frontières nationales. L’enquête commandée par le Chef de l’État n’a pas encore livré ses conclusions.

Douala coupée de Yaoundé 

Cet accident ferroviaire n’aurait peut-être pas fait autant de victimes si l’axe Yaoundé-Douala ne s’était pas coupé en deux. Dans la nuit du 20 au 21 octobre 2016, la buse métallique sur la rivière Manyaï au niveau de Matomb s’effondrait, empêchant du même coup la circulation sur la nationale n°3 présentée comme l’axe le plus sollicité d’Afrique centrale.

Un incident qui avait alors contraint les voyageurs à destination de Douala ce matin du 21 octobre, à se rendre massivement à la Gare-voyageurs de Yaoundé pour emprunter ce qui deviendra le train de la mort.  À ce jour, le Ministère des Travaux publics a engagé les travaux pour la réhabilitation de ce pont. Une déviation sur l’axe a été créée.

À la chasse de Boko Haram, 

2016 a été marquée par l’entrée en service de la Force Multinationale Mixte (FMM) et la création de la 4e région militaire basée à l’Extrême-Nord. Un renforcement de mesures sécuritaires qui a permis d’engranger des succès probants dans la guerre asymétrique contre Boko Haram.  La preuve, le 19 décembre, l’armée camerounaise a effectué une incursion en territoire nigérian pour aller déloger les terroristes dans l’une de leurs bases à Goshe, ce village situé au Nord-Est du Nigeria à une vingtaine de kilomètres de la localité camerounaise d’Achigachia.
Pourtant, les djihadistes n’ont pas cessé de frapper. À travers notamment les attentats-suicides, ils ont réussi à faire des centaines de victimes tant chez les civils et du côté des hommes en tenue.

Grippe aviaire 

En 2016 également, le Cameroun a été frappé par l’épidémie de grippe aviaire. Le virus H5N1 a été officiellement déclaré le 3 juin. Moins de 10 jours plus tard, l’épizootie qui touchait principalement les Départements du Mfoundi dans le Centre, de la Mifi et du Koung-Khi à l’Ouest, a causé la mort de 12 000 poulets dans la seule Région de l’Ouest. Les pertes s’évaluaient à 58 milliards de FCFA. Malgré le retour progressif à la normale, la crise a considérablement affecté et décidé l’aviculture à l’Ouest.

Code pénal controversé 

Sur le plan judiciaire, les 12 derniers mois ont été marqués par l’adoption au mois de juin par le Parlement du nouveau Code pénal. Certains articles de loi promulguée le 12 juillet par Paul Biya ont soulevé la polémique.

D’abord l’Article 322 portant sur la filouterie de loyer qui prévoit «un emprisonnement de six mois à trois ans et d’une amende de 100.00 à 300.000 francs pour tout prenant d’un bail qui, débiteur de deux mois de loyers, n’a ni payé lesdits loyers, ni libérer l’immeuble concerné un mois après la sommation».

Ensuite, l’article 361 dudit texte portant sur l’adultère. Dans ses alinéas 1 et 2, le texte prévoit «un emprisonnement de deux à six mois ou d’une amende de 25 000 à 100 000 francs, la femme mariée ou le mari qui a des rapports sexuels avec une personne autre que son époux/épouse».

Enfin et plus important, la disposition relative au traitement des membres du Gouvernement. Cet Article 127 indiquait initialement que: «est puni d’un amendement de un (01) à cinq (5) ans le magistrat ou l’Officier de police judiciaire qui, en violation des lois sur les immunités, poursuit, arrête, ou juge un membre du Gouvernement ou du Parlement».

Après des débats très houleux et des contestations des avocats, le texte a été amendé au Sénat pour devenir: «Est puni d’un emprisonnement de un (01) à cinq (5) ans le magistrat ou l’officier de police judiciaire qui poursuit, arrête ou juge quiconque, en violation des lois sur les immunités». 

Une CAN réussie 

Il n’y a pas eu que du mauvais cette année. Il y a aussi eu du bon, du très bon même. «Le Cameroun est allé au-delà des attentes.  L’organisation a été excellente. Nous espérons que ce que le Cameroun a fait servira d’exemple aux autres», a commenté Issa Hayatou. Le Président de la CAF (Confédération Africaine de Football) se réjouissait ainsi de l’organisation par notre pays de la 10e édition de la CAN féminine du 19 novembre au 3 décembre.

Si les Lionnes indomptables ont terminé 2es, battues en finale par les Supers Falcons du Nigeria, le Cameroun a enthousiasmé tout le continent à travers son organisation. Cerise sur le gâteau, les Lionnes à travers leurs prestations ont attiré de nombreuses foules dans les stades. Le couple présidentiel ne s’est donc pas trompé en recevant les joueuses et leurs encadreurs le 8 décembre au Palais d’Etoudi.

Troubles à Bamenda 

Au moment même où le Cameroun célébrait ses héroïnes, la ville de Bamenda s’embrasait. Déclenchées par des revendications corporatistes des avocats, des enseignants et des étudiants des Régions anglophones, les manifestations se transformaient en scènes de guerre civile entre le 7 et le 10 décembre. Le bilan humain fait état de deux à quatre morts et de plusieurs blessés.

Alors que le feu était mis au drapeau du Cameroun, un autre drapeau (Southern Cameroon National Council) était hissé devant l’hôpital régional de Bamenda. Ces évènements ont entraîné plusieurs interpellations. Le Gouvernement a mis en place des comités ad hoc chargés les revendications.

Source:www.cameroon-info.net

Nigeria: Le riz saisi à Lagos était du riz «contaminé» et pas en plastique

Le riz saisi par la douane nigériane serait contaminé et pas en plastique, selon les informations données par l’Agence nationale pour l’alimentation et les médicaments (Nafdac).

Contrairement à ce qu’avait rapporté des douaniers la semaine dernière , la centaine de sacs de « riz en plastique » saisie dans Lagos, avant les fêtes, était en fait du riz de contrebande contaminé et impropre à la consommation.

« Des analyses ont permis d’établir que le riz incriminé n’est pas en plastique, mais « contaminé par des micro-organismes » et « impropre à la consommation humaine » , ont déclaré dans un communiqué les douanes et l’Agence nationale pour l’administration et le contrôle des aliments et des médicaments (NAFDAC) .

La semaine dernière , le gouvernement nigérian a démenti des informations selon lesquelles une quantité de riz en plastique a été importée dans le pays.

202 sacs de 25 kilos de riz en plastique destiné à être vendu à l’approche des fêtes de fin d’année à Lagos  avaient été saisis par la douane.

Source: www.koaci.com

Sanctions américaines contre la Russie: l’ultime pied de nez de Poutine à Obama

Moscou a réagi aux sanctions américaines – l’expulsion de 35 agents des services de renseignement russes et la fermeture de deux sites utilisés par ces services à New York et dans l’Etat du Maryland. La Russie nie toute implication dans l’affaire des courriels piratés, qui auraient favorisé l’accession de Donald Trump à la Maison Blanche. Le Kremlin a fait preuve de finesse ce vendredi 30 décembre 2016, laissant sa diplomatie proposé des sanctions similaires, avant que Vladimir Poutine ne se montre finalement magnanime.

Avec notre correspondant à Moscou, Etienne Bouche

En réponse aux sanctions décidées par Washington, qui accuse Moscou d’ingérence dans l’élection présidentielle américaine de novembre 2016, les Russes, qui promettaient des représailles, viennent de faire un drôle de coup aux Américains, se partageant les rôles pour surprendre leur monde.

Dans un premier temps, le chef de la diplomatie a proposé, dans une intervention télévisée, des mesures laissées à l’appréciation du président Poutine. A savoir « déclarer persona non grata 31 diplomates de l’ambassade des Etats-Unis à Moscou et quatre diplomates du consulat général américain à Saint-Pétersbourg ».

« La réciprocité est la règle de la diplomatie dans les relations internationales », rappelait au passage Sergueï Lavrov, proposant aussi d’interdire aux diplomates américains l’utilisation d’une datcha, une résidence secondaire dans la banlieue de Moscou, et d’un bâtiment servant de dépôt dans la capitale.

Vladimir Poutine est ensuite entré en scène, par communiqué. Et, grand prince, il a annoncé que la Russie n’expulsera finalement « personne ». La Russie se réserve « le droit de prendre des mesures de rétorsion », mais pour l’heure, il reste question de « restaurer les relations russo-américaines au vu de ce que sera la politique du président américain élu Donald Trump ».

M. Poutine a parlé dans son texte de « nouvelles mesures inamicales » au sujet des sanctions décrétées par Washington, les qualifiant de « provocatrices » et ne visant qu’à « miner davantage les relations russo-américaines ». « Mais nous n’allons pas tomber au niveau d’une diplomatie irresponsable », a-t-il assuré, « nous n’allons pas créer de problèmes aux diplomates américains ».

De là à imaginer que le président russe souhaitait se moquer de M. Obama, hors jeu en attendant l’entrée en fonction de Donald Trump, il n’y a qu’un pas. « C’est dommage que l’administration du président Barack Obama finisse son travail de cette manière, mais je lui souhaite quand même une bonne année, tout comme aux membres de sa famille », a conclu M. Poutine.

Sergueï Lavrov l’a tout de même rappelé au passage, les accusations des Américains au sujet du piratage informatique prêté aux Russes sont « infondées » aux yeux de ces derniers. Un peu plus tôt, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev avait déploré sur les réseaux sociaux que l’administration Obama finisse son mandat dans « une agonie antirusse » après l’avoir commencé par une relance de la coopération.

Source: www.rfi.fr

Commission nationale anti-corruption: 6 milliards recouvrés en 10 ans

La présentation hier du 6e rapport a été l’occasion de faire le bilan de la décennie de la Conac.

La présentation officielle du 6e Rapport sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun en 2015 hier à Yaoundé par la Commission nationale anti-corruption (CONAC), a coïncidé avec la dixième année de fonctionnement de cette institution. Et parmi les points essentiels de ce bilan dressé par le président de la CONAC, Dieudonné Massi Gams, 441 résolutions prises, principalement en rapport avec les enquêtes économiques, les marchés publics et les investigations diverses. Par ailleurs, figure en priorité le recouvrement des fonds. En effet, en 10 ans, près de six milliards de F ont été recouvrés et versés dans les caisses du Trésor public. Ces fonds sont issus du recouvrement fiscal sur MTNCameroun, Broadband Communication Ltd et des grossistes des industries brassicoles du Littoral, des faux virements de salaire et pensions, de la gestion des fonds PTTE, entre autres. L’on apprend également que 10,2 milliards sont en cours de recouvrement, à la suite des dénonciations et enquêtes de la CONAC. Cette institution ayant découvert, dans le cadre de la construction du Complexe industrialo-portuaire de Kribi, une dépense injustifiée de près de 19,2 milliards de F, créée par des fonctionnaires véreux et mise à la charge du contribuable. Par ailleurs, les sociétés de téléphonie mobile doivent 170, 5 milliards à l’Etat et à l’Agence de régulations des télécommunications, au titre d’impôts et taxes Ces résultats sont complétés par d’importantes actions menées en 2015. Le Rapport sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun, document de 379 pages, structuré en cinq grands titres, illustre ces efforts de la CONAC. « Il est plus volumineux que celui de 2014, et illustre l’augmentation de 19 structures sollicitées pour la contribution et qui ont présenté leurs rapports d’activités », a expliqué le Pr. François Anoukaha, vice-président de la CONAC. Dans le fond, le Rapport 2015 présente le déploiement des institutions de contrôle et de régulation, dont la mission principale est de lutter contre ce fléau et de se prononcer sur les infractions assimilées. Ici, l’on est édifié sur l’apport des Services du Contrôle supérieur de l’Etat, de l’Agence nationale d’investigation financière ou de l’Agence de Régulation des marchés publics. Par ailleurs, le document souligne l’action des juridictions de fond, à l’instar de la Cour suprême et du Tribunal criminel spécial (TCS). On y apprend, par exemple, que le TCS a, au cours de l’année 2015, rendu 46 décisions dans le cadre des détournements des deniers publics (établi ou tentative). Après ces différents procès, le montant dû à l’Etat camerounais à titre de dommages et intérêts est de près de 37 milliards de F. En outre, de 168 dénonciations en 2008, la CONAC en a reçu 3 268 en 2015, dont le plus grand nombre se concentre dans le Centre et concerne les litiges fonciers et les marchés publics.

Source: www.cameroon-tribune.cm

Côte d’Ivoire: Assemblée nationale, Guillaume Soro dit adieu à la législature de la 2ème République et console ses collègues qui n’ont pas été réélus

Le Président de l’Assemblée nationale a fait ses adieux à la législature de la deuxième République qui s’est achevée solennellement ce mercredi et a à l’occasion consolé ses collègues  qui n’ont pas été retenus par leurs formations politiques et ceux qui n’ont pas pu rempiler pour un second mandat.

«Quant à moi, je dis adieu à cette législature de la deuxième République. Et qui sait l’avenir ! Qui sait ce que la Troisième République nous réserve. Cependant je demeure convaincue d’une chose : bien des fois l’on croise son destin par le chemin que l’on prend pour l’éviter, » a indiqué Guillaume à la fin de la Deuxième Législature de la Deuxième République.

«En tant qu’Elus de la nation, nous ne pouvions pas échapper à la limitation dans le temps de nos mandats respectifs. Nous avons été tenus à l’obligation de nous soumettre au verdict du peuple souverain qui dispose du droit inaliénable de nous évaluer. Le peuple de Côte d’Ivoire a décidé de maintenir certains d’entre nous dans les liens du droit en renouvelant le pacte de confiance qui nous lie. Comme on peut le voir et comme je n’ai cessé de le répéter tout au long de ces cinq années, le suffrage universel marque la limite de notre pouvoir, » a-t-il poursuivi.
Au terme de ces cinq années de travail parlementaire, il est de coutume que soient retracés les grands moments, les actions significatives, les avancées obtenues et la contribution de l’Institution à la consolidation de l’édifice démocratique national.
Estimant que l’heure des adieux a sonné pour d’autres, celle de l’au revoir pour certains, c’est avec un pincement au cœur, Guillaume Soro a livré son message en réaffirmant son soutien aux députés sortants qui n’ont pas été élus.
«La défaite n’entame en rien l’estime, la considération et le respect que j’ai eu et que je continuerai de vous traduire, » a martelé le Président de l’Assemblée nationale.
En faisant le bilan des cinq année qu’il a passé en tant que Président, il a rappelé que le visage de l’Assemblée nationale au démarrage de la présente Législature n’était reluisant.
«Nul en effet n’ignore l’état de délabrement dans lequel se trouvait notre Parlement, au point que certaines langues ironisant, à tout vent, disaient : « la Maison du Peuple est au garage ».
 « La Maison du peuple est un garage », » s’est-il justifié.
Selon lui, aujourd’hui, nombreux sont ceux qui reconnaissent que l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire a retrouvé son prestige au plan national et son rang sur la scène parlementaire internationale.
Le député réélu de Ferké soutient que l’Assemblée est sortie des lourdeurs et des longueurs des procédures anciennes et est installée à bonne place dans la catégorie des Parlements modernes au sud du Sahara.
«La modernisation de notre Institution s’est également faite sur le plan de l’organisation et de l’amélioration des méthodes de travail, » a-t-il ajouté.
Au cours des cinq années de la Législature qui s’achève, Guillaume Soro  a affirmé qu’il mené chaque année, un regard critique sur la situation économique, politique et sociale du moment au cours de ses discours solennels de Sessions.
«Nous avons été, au cours des cinq dernières années, au cœur de la recherche de la réconciliation nationale, nous nous sommes tenus au service de la Nation et nous espérons que la Nation elle-même a perçu notre action, » a-t-il ajouté.
Avec le bicamérisme, le mandat parlementaire est appelé à évoluer avec une Assemblée nationale qui représente les populations et un Sénat garant des intérêts des collectivités territoriales.
Le Président estime enfin que c’est un apprentissage nouveau de la fonction parlementaire qui va s’ouvrir et qui va appeler un nouvel effort de réécriture des textes organisationnels de l’Assemblée délibérative.
Source: www.koaci.com