diradmin

EXCLUSIF: Beh Mengue veut prendre la poudre d’escampette

Des instructions données pour l’empêcher de se débiner.

L’ancien DG de l’ART sait que ses jours de liberté sont désormais comptés, mais il voudrait ne point avoir à affronter les enquêteurs et les juges. Sans doute conscient du fait qu’il ne pourrait se blanchir des graves soupçons de détournements qui pèsent sur lui. Limogé le 08 juin dernier, ce n’est certainement pas pour aller couler des jours tranquilles dans son bled de Djoum. La cavale lui semblant la seule porte de sortie pour échapper aux conséquences de son irresponsabilité.

Mais les services de sécurité ont l’œil sur lui, et même les autorités administratives sont mises à contribution pour l’empêcher de se faire la belle. C’est dans cette optique que suivant des informations de première main parvenues à notre connaissance, le préfet de la Vallée-du-Ntem a, ce 31 juillet, adressé un message porté à ses subordonnés que sont les sous-préfets des arrondissements de Kyé-Ossi, Ma’anet Olamze qui ont la particularité d’être frontaliers avec des pays voisins. Leur relayant des directives reçues par le commandant de compagnie de gendarmerie d’Ambam, il leur rappelle l’interdiction de sortie du territoire national de l’ex grand Manitou de la (dé)régulation des télécoms. Or d’après ce chef de terre tel qu’il l’écrit avec le style lapidaire de circonstance, des « renseignements  dignes de foi font état que (le) nommé Beh Mengue Jean Louis » envisage « sortir par frontières respectives Gabon et Guinée équatoriale, particulièrement Kye-Ossi ou Olamze ». Aussi demande-t-il de « renforcer (les) dispositifs (de) sécurité » pour l’empêcher de filer à… l’anglaise, alors qu’il est camerounais.

Leopold T. Yamdjeu

VACANCES SANS SIDA: Affaire de gros sous autour d’un folklore

Censée être lancée ce vendredi, cette opération de Synergie africaines cache mal d’autres enjeux. 

Il y a quelques années, Chantal Biya déclarait solennellement à Yaoundé, lors d’une assemblée générale des Synergies africaines contre le Sida et les souffrances, mouvement qu’elle a porté sur les fonts baptismaux : « Nous devons faire la guerre contre le Sida et non autour du Sida ».  Le lien était clair qu’elle faisait alors allusion à l’ex-présidente du Gabon de regrettée mémoire, Edith Lucy Bongo, qui avait pris le parti de créer une dynamique ayant les mêmes buts. Des observateurs avaient en la circonstance analysé cette autre initiative sous le prisme d’une certaine rivalité existant entre les deux Premières dames qui se disputeraient le leadership en Afrique centrale. Résultat des courses, l’épouse de Paul Biya l’avait remporté haut la main, « sa » structure s’étant imposée non seulement sur le continent, mais à l’échelon mondial. L’actuelle Première dame du Gabon l’a bien compris, qui dès son entrée au palais de la Rénovation à Libreville se sera empressée d’adhérer à Synergies africaines, mettant ainsi fin à une concurrence rampante qui n’avait pas sa raison d’être. 

En effet, son implication personnelle dans l’atteinte des objectifs de cette ONG a depuis longtemps porté ses fruits, si bien que le bien nommé Centre de référence Chantal Biya qui s’occupe de recherche pour mettre au point un traitement à la portée de tous, à défaut d’un vaccin, fait depuis référence en la matière. 

Mais il y a tellement de moyens financiers mis à contribution dans cette affaire que ce pactole suscite maintes convoitises ; et puisque détourner de l’argent est devenu un sport national au Cameroun, nombreux sont ceux qui depuis guignent  les liquidités disponibles. Et ont jeté leur dévolu sur la cagnotte libérée pour l’Opération Vacances sans Sida, voulue par Chantal Biya et implémentée sue le terrain par le secrétariat général de Synergies africaines à Yaoundé. Si bien que la répartition des fonds alloués (pairs éducateurs, groupes de jeunes…) ferait perdre du temps au lancement d’une campagne appelée à se dérouler pendant toute la durée des vacances. 

Il n’est donc pas très sérieux qu’elle ne commence que ce 04 août, alors que les enfants ont cessé l’école depuis plus d’un mois. S’il s’agit de les conscientiser sur les méfaits de ce virus, où et quand ont-ils dit qu’en juin et juillet, ils ne sont point sexuellement actifs ? Les organisateurs n’ont plus, en ces temps où les parents et leurs progénitures ont déjà, la tête dans la prochaine rentrée scolaire,  que la ressource de rebaptiser cela : Fin de vacances sans Sida…    Ce serait plus cohérent pour une opération qui en est déjà à sa 15ème édition.

Léopold T. Yamdjeu

Musiques et danses patrimoniales: ouverture de bal ce mercredi

Le lancement officiel de ce festival dédié à l’expression du multiculturalisme  aura lieu ce jour à Yaoundé en présence du Premier ministre, chef du gouvernement.

Un cap de franchi pour ces artistes de localités reculées. Ils vont pouvoir partager leur inventivité avec le reste de la population à l’occasion du Festival des musiques et danses patrimoniales (Fesmudap) du 2 au 7 août. Cette première édition, tenue à l’initiative du ministère des Arts et de la Culture, tire chorégraphes, instrumentistes et autres danseurs du terroir de l’anonymat et les propulse sur le devant de la scène. Les organisateurs estiment à plus de 200 le nombre de groupes traditionnels locaux et de pays comme le Nigeria et la Centrafrique, prêts à participer à ce festival lié à la promotion du multiculturalisme et du vivre-ensemble. Hier, les stands étaient montés à l’esplanade du Musée national à Yaoundé, quartier général des festivités. C’est là que cet après-midi à partir de 13h, le Premier ministre, chef du gouvernement, lancera officiellement les célébrations du Fesmudap. C’est également sur ce site que vont converger les participants, conduits par les délégués régionaux et départementaux des Arts et de la Culture.

Les représentants de la région de l’Est sont arrivés au Musée national hier. Dans une maison construite en terre battue et ornée de feuilles de raphia, un groupe de danseurs Baka s’affaire aux derniers rangements, entre coups de balai et tissage. Tout près, on croise Eugène Binon Binon, fabricant d’instruments de musique traditionnels installé à Bertoua, chef-lieu de l’Est. Il est préoccupé par l’emplacement de ces créations. « Je vais exposer ce balafon chromatique. Ce n’est pas un balafon ordinaire, comme ce que l’on voit dans les églises ou dans les clubs de mendjang. Il est fait pour s’insérer dans des grands orchestres car il répond aux normes de la musique moderne », explique-t-il. Son expo comprend quatre spécimens de balafon, mais aussi des castagnettes et un tam-tam miniature en bambou de Chine.

Pendant cinq jours, des groupes comme le « Rhumsiki Choir », que Eugène Binon Binon va accompagner au balafon, vont animer différents plateaux, dévoilant ainsi un pan de la richesse patrimoniale qu’ils ont le devoir de préserver et de valoriser. Le public pourra ainsi découvrir des spectacles de danses et de musiques insoupçonnées du Cameroun profond. Un moment d’échange renforcé par des ateliers d’initiation, des conférences-débats et une exposition d’instruments, de costumes et de biens artisanaux au village du festival. Professionnels du domaine et promoteurs culturels et évènementiels vont réfléchir sur le thème principal : « Musiques et danses patrimoniales : vecteurs du multiculturalisme et de l’intégration nationale ». Un Fesmudap plein de surprise

Source: www.cameroon-tribune.cm

AFFAIRE CHANTAL ROGER TUILE / MEKULU MVONDO AKAME: Le coup de pied dans la fourmilière

En publiant ce 24 juillet les salaires mirobolants de 27 Dg de sociétés d’Etat ou d’économie mixte, le promoteur  de La Tribune de l’Est Economie s’est attiré les foudres de celui de la Cnps. Au point de subir des menaces qui ne devraient point nous laisser indifférents. 

Deux jours après cette sortie de La Tribune de l’Est Economie, Noël Alain Olivier Mekulu Mvondo Akame a adressé au journaliste une « mise en garde », dont le ton comminatoire est assez révélateur du courroux qui animait le Dg de la Cnps. Sa lettre qui se voulait ultimatum menaçant même d’une action au pénal,  s’il n’obtenait entière satisfaction de ses desiderata.  Qui se sent morveux se mouche, pourrait-on dire. Car pourquoi n’a-t-on enregistré que la réaction de celui qui se présente comme étant le neveu du chef de l’Etat ? Le mutisme des 26 autres, qui n’ont point eu la même promptitude pour essayer d’infirmer les chiffres avancés sur eux, ne fait que davantage braquer les projecteurs sur M. Mekulu Mvondo Akame, dont les frasques sont depuis connues. Qu’il s’agisse de sa gestion patrimoniale de la structure qui lui a été confiée par « son oncle », ou de ses incartades extraconjugales ayant brisé au moins un foyer. Celui d’une de ses principales collaboratrices à la Cnps, qui depuis y fait la pluie et le beau temps du fait de sa proximité et ses relations particulières avec le grand manitou de la boîte. Lui qu’on nous présente comme étant un Témoin de Jéhovah, ces travers n’étant pas de ceux que tolèrent les règles de cette Eglise…

Dans sa parution suscitée, La Tribune de l’Est Economie nous apprend que le Dg de la Cnps a un salaire mensuel de 11 000 000 de F CFA, montant qu’au demeurant ce journal a réévalué à la… hausse, le portant à 23 475 000 de F CFA dans son édition du 31 juillet. Les émoluments de M. Mekulu Mvondo Akame pouvant être ainsi établis : 3 750 000 F de salaire brut, 200 000 F pour l’eau, 400 000 F pour l’électricité, 400 000 F pour téléphone/internet/Câble Tv, 900 000 F comme dotation en carburant, 1 125 000 F d’indemnité de logement et, excusez du peu, 16 700 000 F de frais de souveraineté ! Soit donc 23 475 000 F CFA, auxquels il convient d’ajouter d’autres avantages et libéralités non comptabilisées ici, car n’étant nécessairement pas mensuelles :  3 500 000 F pour l’assurance-santé, environ 3 000 000 F pour la gestion du domicile, 7 200 000 F pour l’hôtel particulier, 40 000 000 de F pour les frais d’ameublement et d’équipement  du domicile du Dg, 2 véhicules de 100 000 000 de F,  une prime d’installation de 8 millions…

Or tel que prévu par les textes, nous renseigne La Tribune de l’Est Economie avec des documents en fac-similé à l’appui, M. Mekulu Mvondo Akame aurait dû toucher un salaire mensuel de  500 000 F CFA (salaire de base 325 000 F, indemnité de responsabilité 100 000 F, indemnité de représentation 75 000 F). Ceci suivant le décret N°77-292 du 04 août 1977 fixant la rémunération et les avantages en nature des dirigeants des sociétés d’économie mixte et des établissements publics. Pour tout avantage, il y est stipulé (article 8) qu’à ce traitement s’ajoute une prime de rendement qui ne doit être accordée qu’à ceux d’entre eux « qui réalisent des bénéfices ou dont la situation financière s’améliore nettement », le montant de cette prime ne pouvant « excéder trois fois le montant du salaire mensuel ». Ainsi qu’une éventuelle gratification allouée par le Conseil d’administration.

En dénonçant une telle gabegie dans la gestion des fonds publics, dans un pays où la paupérisation est galopante, M. Tuile a fait preuve de professionnalisme et patriotisme, cette prise de conscience à laquelle on est appelés devant contribuer à mettre fin à au pillage aussi éhonté des ressources nationales, au seul bénéfice d’une clique de gens se prenant pour des super Camerounais. Aussi apportons-nous tout notre confraternel et amical soutien à M. Tuile dans ce bras-de-fer auquel veut le contraindre le tout puissant Dg de la Cnps, qui au lieu de plastronner et rouler ainsi des mécaniques, devrait s’amender et demander pardon au peuple camerounais, tout en essayant de réparer autant que faire se peut les conséquences de ses turpitudes.

Léopold T. Yamdjeu

KENYA: Attaque de la maison du vice-président

La résidence du N°2 du William Ruto a été attaquée par au moins un homme armé samedi 29 juillet dans le comté d’Uasin Gishu, dans la vallée du Rift. L’incident intervient dans un climat de tensions au Kenya, à quelques jours des élections générales. Un individu armé d’une machette aurait attaqué et blessé un officier posté devant l’une des entrées de la maison de William Ruto vers midi samedi dernier.

L’assaillant serait ensuite parvenu à entrer dans l’enceinte de la maison. D’autres sources sécuritaires ont cependant indiqué qu’il s’agissait de plusieurs hommes armés, et que le policier en faction devant le portail avait été blessé par balle. Des journalistes locaux rapportent en tout cas avoir entendu des coups de feu dans la propriété vers 14 h 30, alors que des renforts de la police étaient arrivés sur les lieux. William Ruto et sa famille étaient absents.

PROCES DES LEADERS ANGLOPHONES: Les premiers témoins entendus

Le procès de 27 militants anglophones se poursuit devant le tribunal de Yaoundé. Ils sont accusés d’hostilité contre la patrie, de rébellion ou coactions d’actes terroristes. Ils avaient été interpellés en décembre et janvier derniers. Après six mois de procès, les débats sont enfin entrés dans le vif du sujet ce jeudi.

L’audience d’une durée marathon a été émaillée de quelques incidents entre le banc du ministère public et celui des avocats de la défense. Les débats houleux ayant fait ressortir la difficulté à conduire un procès serein avec encore des procédures pénales diversement interprétées entre l’accusation dont les parties prenantes sont essentiellement francophones et les avocats de la défense eux majoritairement anglophones. Reprise de débat le 31 août 2017.

Etat du cameroun / Amnesty international: L’ONG répond au Gouvernement

Epinglée pour être suppôt de Boko Haram, l’organisation réagit par la voix de son Directeur du bureau Afrique Centrale et de l’Ouest.

Alioune Tine : «Je m’attendais à une réaction dans laquelle le gouvernement camerounais tenterait de réfuter les résultats de la recherche menée par Amnesty International sur la base de contre-arguments sérieux et de preuves solides et concrètes. Malheureusement cela n’a pas été le cas. J’ajoute qu’Amnesty International a plusieurs fois donné l’occasion au gouvernement de répondre à ses allégations. Mais les autorités n’ont jamais réagi. Donc j’aurai davantage été satisfait si le gouvernement avait effectivement et en temps réel réagi à nos interpellations pourtant envoyées bien avant la parution de ce rapport, et qu’il essaie aujourd’hui de récuser en bloc sans argument. Il est important que l’opinion publique camerounaise comprenne que c’est au mois d’avril, soit trois mois avant la publication du rapport, que nous avions écrit aux autorités pour leur présenter un résumé de nos constatations et solliciter une réaction de leur part. Mais nous n’avons jamais reçu de réponse.

Ensuite, du 20 au 26 mai 2017, j’ai moi-même conduit une délégation d’Amnesty International à Yaoundé pour recueillir le sentiment des pouvoirs publics concernant les conclusions de nos recherches qui, je le répète, n’étaient pas encore publiées. Mais aucun membre du gouvernement n’a accepté de nous rencontrer malgré les multiples demandes d’audience envoyées avant notre déplacement. Pire, les autorités ont interdit une conférence de presse prévue par Amnesty International à Yaoundé le 24 mai dernier, au cours de laquelle nous avions l’intention de présenter des lettres et des pétitions adressées par plus de 310 000 signataires du monde entier, demandant au président Paul Biya de libérer trois étudiants condamnés à 10 ans de prison, uniquement pour avoir échangé une plaisanterie sur Boko Haram par SMS. Tout au long de notre travail de recherche, nous avons demandé à rencontrer le président de la République, le ministre de la Défense, le ministre de la Justice, le ministre de la Communication, le ministre des Relations extérieures et des membres des forces de sécurité. Seul le ministre de la Communication et le secrétaire général du ministère de la Défense ont accepté de nous recevoir, en février 2017. Confronté à une description détaillée des pratiques de torture en question, le représentant du ministère de la Défense a affirmé qu’elles ne relevaient pas de la torture, mais simplement d’une «exploitation approfondie».

Un autre train de Camrail accidenté

 Il transportait des hydrocarbures, et a déraillé près d’Edéa.

Le train qui était composé de quatorze wagons-citernes, a déraillé dans l’après-midi du 26 juillet. Il circulait entre Douala et Yaoundé, transportant de l’essence et du gasoil. Selon Camrail, « cinq wagons-citernes, transportant du gasoil, se sont couchés sur le côté, et l’un d’eux a fuité ». L’incident aurait fait un blessé, un vigile qui accompagnait le convoi.

Cet incident vient s’ajouter aux précédents des derniers mois mettant en cause Camrail. Comme la catastrophe d’Eseka, survenue le 21 octobre 2016, qui avait entraîné la mort de 79 personnes et fait plus de 600 blessés. Dans la nuit du 8 au 9 mars 2017, trois personnes avaient été fauchées par un train affecté aux travaux de renouvellement de la voie ferrée à Yaoundé. Deux d’entre elles étaient mortes sur le coup, la troisième était décédée à l’hôpital.