LSNC

Les futurs élèves de l’EMIA sont connus

Voici la quintessence d’un communiqué de Joseph Beti Assomo, ministre de la défense :

« Le ministre délégué à la présidence chargé de la défense, informe le candidats au concours d’admission de 300 élèves officiers à l’école militaire interarmées,  Emia de Yaoundé, session 2017, que les listes des candidats admis aux épreuves écrites dudit concours, peuvent être consultées au tableau d’affichage à l’entrée du ministère de la défense » ; informe-t-il, avant d’ajouter que «Les visites médicales approfondies débuteront après demain jeudi 20 juillet 2017 à l’hôpital militaire de région numéro 1 à Yaoundé suivant le planning établi par le directeur de la santé militaire ».

Il ajoute en outre que les candidats admis aux épreuves écrites devront se présenter jeudi prochain à 7 h au plus tard munis de leur carte nationale d’identité, de l’original de l’acte de naissance, ainsi que de celui de l’original du diplôme académique, et d’une somme de 25 mille FCFA représentant les frais de visite.

Florian Kuipou

CAN 2019 AU CAMEROUN: Bidoung Mkpatt confond les oiseaux de mauvais augure

Ce 18 juillet, le Minsep a tenu un important point de presse pour remettre les pendules à l’heure à propos de l’organisation par notre pays de cette compétition. Convaincant, il l’a été.

Le lieu choisi pour abriter cette rencontre avec les gens de médias est déjà tout un symbole : le stade Omnisports de Yaoundé, dans un cadre moderne et fonctionnel qui n’existait pas il n’y a pas si longtemps. C’est qu’au Cameroun, les choses avancent, n’en déplaise à ceux qui veulent tout (faire) voir en noir. L’objet de cette rencontre ? Il s’agissait pour ce membre du gouvernement de faire le point sur l’état des préparatifs  de la CAN 2019 au Cameroun, sur lesquels certains glosent en des termes pas du tout flatteurs pour notre pays. Or le ministre Bidoung Mkpatt aura été clair : il est légitime, pour lui, que les Camerounais s’approprient cet événement et se préoccupent de son organisation. Mais en tenant compte de données factuelles qui sont vérifiables, sans verser dans la calomnie et la désinformation.

Dans son propos liminaire, il commença par la rubrique portant sur les enjeux et le contexte de cet événement que nous nous apprêtions à accueillir. Développant son propos, il posa le socle à partir duquel toute la dynamique aura été enclenchée : la vision du président de la République, qui mieux que quiconque sait combien le sport est important pour notre pays. Aussi constitue-t-il une préoccupation majeure  du gouvernement, cette activité contribuant à l’épanouissement de notre jeunesse et à faire du Cameroun un pays qui gagne.  Aussi le chef de l’Etat n’a-t-il jamais cessé, martela-t-il, de « citer les sportifs camerounais lors de leurs exploits, comme modèles de foi, d’abnégation, de détermination, de solidarité et d’homogénéité ». L’attribution de l’organisation de cette compétition au Cameroun étant une concrète manifestation de la vitalité diplomatique de notre pays, il nous revient donc à chacun, en ce qui le concerne, de mettre tout en œuvre pour en faire un succès éclatant. A la dimension de la tenue il y a quelque mois seulement de la CAN féminine, qui aura montré aux yeux de la communauté internationale le savoir-faire national en la matière.

Respect de la feuille de route

L’on ne peut que poursuivre sur la même lancée, avec l’ambition de mieux faire encore. Rappelons que pour cette organisation, dixit le ministre Bidoung Mkpatt, notre pays aura reçu les félicitations de la CAF, et une distinction à Cannes (France)  qui aura primé, lors de la 11ème édition des Heavent Awards en avril 2017, l’excellence de l’organisation événementielle tant à la cérémonie d’ouverture que de clôture de cet événement.  L’on peut donc s’attendre à ce que la barre soit mise encore plus haut pendant la CAN 2019, surtout avec la détermination du président Paul Biya qui, en recevant nos valeureuses Lionnes Indomptables  le 08 décembre dernier après leur CAN, avait pris des engagements fermes pour assurer à la compétition à venir un plein succès.

En deuxième point, le MINJEC s’appesantit sur  le cahier de charges de la CAF relativement à cet événement, dont le premier volet concerne les infrastructures. Il apprit ainsi à l’assistance qu’à propos des celles concernant la pratique proprement dite du sport, l’instance faîtière du football africain requiert que soient disponibles par site un terrain de compétition et cinq autres réservés à l’entrainement. Quatre poules sont prévues pour Cameroun 2019 : Yaoundé, Douala-Buéa-Limbé, Garoua et Bafoussam. Il s’agira donc d’avoir prêts pas moins de 32 stades, et l’on peut d’ores et déjà relever que les 11 stades qui viennent de servir pour la CAN féminine sont opérationnels et ne demandent qu’à servir. Les 21 autres étant en construction (7) ou en réhabilitation (14).

Débordant sur ses prérogatives propres, le ministre Bidoung Mkpatt fit une incursion dans celui de certains de ses collègues du gouvernement, pour parler d’autres infrastructures et de certains points relatifs à cette organisation, toujours dans le cadre du cahier de charges imposé par la CAF. Il parla ainsi des aéroports, routes, communications et télécommunications, fournitures en eau et électricité, couverture sanitaire… toutes choses qui, à l’en croire, sont en bonne voie d’amélioration pour coller avec le prestige de l’événement attendu. Il nous faudrait  donc savoir raison garder, et nous apprêter tous à faire vivre au monde entier une compétition de haute facture.


ETAT DES LIEUX

SITE DE YAOUNDE

Le stade d’Olembe (60 000 places) ainsi que ses deux annexes sont en cours de construction. L’entreprise italienne chargée ce ces réalisations est à pied d’œuvre, et jure qu’elle respectera les délais, comme l’a du reste réaffirmé Mme l’ambassadeur d’Italie et le responsable de l’entreprise adjudicataire lors d’un point de presse tenu la veille même de celle du MINJEC. Des préfabriqués seront acheminés par voie maritime, le premier navire étant attendu à Kribi le 02 septembre 2017. Déjà l’on peut voir que les terrassements du stade principal et de l’annexe A sont achevés, le béton de propreté de la tribune Ouest est coulé, les travaux de fondations étant prévus pour démarrer au début du mois prochain.

Le stade Omnisports de Mfandena tout comme ses deux annexes sont fonctionnels, ainsi que le stade Militaire.

 

SITE DE DOUALA-LIMBE-BUEA

Douala : La construction d’un stade de 50 000 places à Japoma est prévue, ainsi que ses deux terrains annexes. A réhabiliter le stade Omnisports de Bépanda ainsi que son annexe pour les entrainements, le stade Mbappe Leppe d’Akwa, ainsi que celui du camp Sic Bonamoussadi pour les entrainements.

Limbé : l’Omnisports stadium (20 000 places) ainsi que son terrain annexe est disponible. Le stade de la CDC  et le Centenary stadium sont eux aussi prêts.

Buea : comme stades et terrains déjà réhabilités, l’on peut citer le stade Omnisports de Molyko tout comme le Municipal stadium pour les entrainements.

 

SITE DE GAROUA

Sont à réhabiliter le stade Omnisports de Roumde Adjia pour la compétition, et pour les entrainements : le stade de Poumpoumré, celui de la gendarmerie, du CENAJES, et le stade annexe de Roumdé Adjia. Le centre de Coton Sports étant à rénover.

 

SITE DE BAFOUSSAM

Est déjà opérationnel le stade Omnisports (20 000 places) pour la compétition. A propos des infrastructures à construire ou réhabiliter, notons : le stade annexe au stade Omnisports, celui de Tocket, le stade Municipal, le stade Municipal Fotso Victor ainsi que le stade MTN de Mbouda, tous ceux-ci pour les entrainements.

  Léopold T. YAMDJEU

Célestin Monga a rencontré Paul Biya à Etoudi

Lundi 17 juillet 2017. Historique poignée de mains entre le dissident bien connu et le chef de l’Etat, lors d’une audience accordée au palais de l’Unité par Paul Biya au président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), le Dr Akinwumi Adesina, en visite de travail au Cameroun sur invitation des pouvoirs publics. Notre compatriote Monga, âgé de 57 ans, qui  en est vice-président et demeure économiste en chef de cette institution panafricaine, faisait partie de la suite de cet économiste nigérian.

Des cadres d’UBA au TCS pour détournement de 573 millions de FCFA

Le 13 juillet 2017, deux agents en service à l’Union Bank of Cameroon (UBA) sont tour à tour passés dans le box des témoins du Tribunal Criminel Spécial (TCS) pour expliquer le mécanisme ayant conduit à la captation par deux entreprises « prestataires » de service au ministère de la Justice, de la somme de 573 millions FCFA destinés à la réalisation de 11 marchés publics. Les huit personnes qui sont accusées de  détournement et complicité de détournement dans cette affaire sont toutes détenues à la prison centrale de Yaoundé depuis 2015. Toutes clament leur non-culpabilité. Parme les personnes mises en cause : Njussah Pembora Annie, gestionnaire de compte, Tachoum Ngami Serge,  le chef des opérations, et le principal  accusé, Onongo Laurent Benjamin. Prochaine audience le 31 juillet prochain, pour réquisitions intermédiaires du ministère public.

Florian Kuipou

RABAT/CAF Brillante participation des Camerounais

Sur invitation de l’instance faîtière du football continental, certains de nos compatriotes ont fait le déplacement de la capitale marocaine pour prendre part à un symposium. En dehors de la présence effective de joueurs emblématiques comme Joseph Antoine Bell ou encore le goléador  Samuel Eto’o, était attendus les représentants de la Fécafoot. Le président de cette structure Tombi à Roko Sidiki a bien foulé le sol de Rabat, flanqué de son secrétaire général Blaise Moussa qui, pour sa part, aura eu à siéger dans la commission de la réforme de la CAN.

Des confidences recueillies auprès de lui font savoir que des propositions constructives valant pour l’avenir ont été mises par les uns et les autres. Celles-ci devront préalablement être validées et adoptées par le Comité Exécutif de la CAF, pour ensuite l’être  par son Assemblée Générale, ceci dans les mois à venir. « Ici (à Rabat, NDLR) nous n’avons enregistré aucun débat, eu écho d’aucune mention négative sur notre pays le Cameroun et la CAN 2019 que nous nous apprêtons à organiser. Ici on est gentlemen responsables, conscients des enjeux et des potentialités des uns et des autres. Ici, on sait qu’il n’y a pas encore un quelconque rapport dépréciatif sur le Cameroun, en attendant la visite d’inspection de la CAF, qui fera la première évaluation prévue fin août – septembre. La rumeur, la sous-information, la désinformation et les allégations prétentieuses et inconsistantes ne gouvernent nulle part. Autant s’informer à bonne source. Aussi ne peut-on que s’interroger sur cette auto-flagellation dans laquelle se délectent certains des nôtres ! » s’est-il écrié à juste titre avant de s’exclamer non sans commisération : «  Ooooh, chers compatriotes, pourquoi cette auto-flagellation? Pourquoi, tirer contre son pays ? ».

Et le secrétaire général de la Fécafoot de poursuivre : « Ici, la déclaration de monsieur le ministre des Sports a fait bon effet, en ce sens qu’elle aura éclairé suffisamment tous ceux qui s’y intéressent, au point d’abattre le mur fragile de l’ignorance. Pour rappel, une condition d’organisation d’une CAN majeure est d’avoir organisé une mineure, pour faire déjà au moins la moitié du chemin. Or le Cameroun a réussi sa CAN féminine, avec 3 stades déjà aux normes. In fine, sur les minima de 4 stades d’un minimum de 20 000 places dont un au moins de 40 000 (pour les matchs d’ouverture et la finale), nous avons déjà 3 (Yaoundé omnisports, Limbé et Bafoussam). La réfection de Douala Bépanda se fera en moins de 5 mois, idem pour Garoua. Bien mieux Olembé et Japoma seront la cerise sur le gâteau. D’où nous serons à 7 stades de compétition, donc largement au-dessus de la norme minimale de 4 stades. On joue donc à être misérables, inutilement. Raison pour laquelle l’on ne peut que regretter la mauvaise publicité faite contre notre pays, inutilement, par certains de ses propres fils ! Pardonnons à ceux qui nous vilipendent inutilement ».

Puisqu’il n’est jamais trop tard pour bien faire, nous ne pouvons qu’espérer que ceux-là reviendront de leur erreur et prendront le train en marche, pour que tous ensemble nous réussissions ce pari qui engage la nation tout entière.

Léopold T. Yamdjeu

SURCHARGE DANS LES TAXIS: Un échec de Mebe Ngo’o

Le Mintrans n’a point réussi, sans doute pour des raisons politiques, à mettre fin à ce phénomène qui n’a que trop duré.

Un des scénarii classiques est le suivant : le  passager lambda est pris en surcharge à l’avant, les trois autres occupants du véhicule et le chauffeur étant de connivence. Toutes les vitres sont levées, et les personnes présentes à bord transpirent à grosses gouttes sous l’effet de la chaleur. C’est alors que de sa boîte à gants le conducteur sort un levier, le tends au dernier passager en lui demandant de relever sa vitre. Quand celui-ci s’exécute, pendant ses rudes efforts pour faire jouer un engrenage que les autres savent grippé, il est prestement fouillé, des poches intérieures et externes de sa veste, sa chemise, celles du pantalon, le sac à main des dames… Le taximan dévoyé, au badge illisible, l’encourage alors à persévérer, se mettant au besoin à lui raconter une histoire farfelue sur un précédent passager qui  aurait détraqué le système permettant de lever ou baisser cette vitre. Tout cela pour occuper l’esprit de la victime en train de se faire dépouiller. Une fois le coup accompli, incontinent le chauffeur se gare et dit au concerné : Vous allez à tel endroit ! Ah, je crois que nous allons plutôt passer par tel axe. Excusez-moi, prenez un autre taxi. C’est quand la victime descend, parfois contente de s’être vu raccourcir le trajet, qu’elle se rend compte du vol, alors que les autres fondent dans la circulation et disparaissent.

Même quand il ne s’agit pas de pickpocket, l’inconfort de la position du passager lui fait parfois se vider les poches du pantalon, du kaba, de la jupe. Objets divers, papiers, documents, argent, pièces officielles, sont parfois irrémédiablement perdus. Sans parler des courbatures, des crampes.

De l’exception à la règle

Tout est parti de la grève des taximen du 28 février 2008, qui créa des désagréments et pertes économiques telles que, pour la première fois dans la capitale,  il y eut de la part de civils un mouvement insurrectionnel de jeunes qui s’en prirent aux institutions, aux symboles de l’Etat. Dans ce qu’on appela alors les émeutes de la faim. Une fois l’ordre ramené après quelques jours de flottement, et qu’une solution dut d’urgence être trouvée au problème initial ayant fait paralyser les villes (celui de la circulation des véhicules jaunes), les taximen mirent fin à leur cessation d’activités. Et en attendant que des concessions leur soient concédées par les pouvoirs publics  sur le prix du carburant, qui venait d’être augmenté et avait provoqué leur ire, les autorités commencèrent à tolérer qu’ils aient à bord un maximum non pas de quatre, mais cinq passagers. La place supplémentaire qu’on leur accordait ainsi devant leur permettre de combler le gap que créait, dans leurs comptes, l’augmentation imposée à la pompe. Pour des raisons de préservation de la paix sociale, les usagers furent donc les dindons de la farce. Mais une fois les prix du carburant revenus à la baisse, rien ne changea plus dans le nombre de passagers transportés en une seule fois, la brièveté relative des déplacements leur faisant avaler la pilule.

Lorsqu’il entra en fonctions courant octobre 2015 comme ministre en charge des Transports, Edgard Alain Mebe Ngo’o  prit la pleine mesure de cette incartade vis-à-vis de la réglementation en vigueur, pour ce qui est de la capacité humaine des véhicules de tourisme faisant le transport à titre onéreux dans nos périmètres urbains. Il voulut donc ramener les choses à l’endroit. Résolu à mener sa nouvelle mission au mieux des intérêts de l’Etat tel qu’il l’affirmait, pour mériter de cette autre charge reçue et de la haute confiance conservée auprès du Prince, M. Mebe Ngo’o fut conscient des problèmes que causaient ces surcharges « tiers-mondisant » davantage nos villes, elles qui inscrivaient dans les esprits la possibilité pour l’Etat de s’accommoder d’entorses aux textes, en certaines circonstances. Ce qui était grave.

Mais sa volonté d’instruire ses services et de saisir à la même fin ceux de la gendarmerie et la police en charge des contrôles routiers, sur la note de service qu’il préparait -nous assure une source proche de son cabinet-  aurait été bridée par le veto de la haute hiérarchie. Elle qui insista sur la nécessité  de ne point brusquer les choses. Une telle décision, sur le plan social, pouvant à l’occurrence être  assimilée à de la provocation. Provocation dont pourraient se servir des forces obscures pour faire resurgir le spectre de vieux démons porteurs de divisions et désordres, dans leur quête de déstabilisation du régime. En attendant, c’est l’usager qui en pâtit. Lui qui paye.

     Florian KUIPOU    

INFRASTRUCTURES SPORTIVES: Il n’y a point péril en la demeure !

Des voix alarmistes s’élèvent pour s’inquiéter de l’éventuel retard dans la construction des stades devant abriter la CAN 2019 au Cameroun. Manifestement à tort…

L’on peut sans ambages l’affirmer d’un ton péremptoire : la CAN masculine de football édition 2019 se jouera bel et bien au Cameroun. En reposant cette certitude sur des éléments probants. Où l’on trouve en premier lieu l’engagement personnel du chef de l’Etat lui-même, Paul Biya en ayant fait une de ses préoccupations majeures. Le président de la République, on le sait, étant de ces hommes conséquents qui n’acceptent pas l’échec, surtout quand de tels manquements pourraient rejaillir négativement sur le blason de notre pays, qu’il n’a cesse de redorer. Ensuite compte tenu de l’implication de certains responsables nationaux qui en ont fait une exigence de leurs bilans futurs, à l’instar du ministre de la Jeunesse et des Sports, et de l’exécutif de la Fécafoot dont les manettes sont tenues par des hommes et femmes déterminés à assurer à cet événement un succès retentissant.

Pourtant, depuis quelque temps, certains de nos compatriotes poussent des cris d’orfraie pour s’inquiéter du retard qui serait pris dans le volet réalisation des infrastructures sportives devant accueillir cette compétition. Au point de jouer aux oiseaux de mauvais augure en affirmant déjà, que notre pays ne sera point prêt pour le jour J, et qu’il y a fort à parier que l’organisation de ces joutes sportives tant attendues nous sera retirée ! En dehors des commentaires du quartier, dans lesquels les arguments spécieux se mêlent aux arguties de toutes sortes, même les gens de médias s’y mettent et s’en donnent à cœur joie, avec une délectation laissant croire qu’ils seraient bien heureux de nous voir échouer… on reconnait à la presse le rôle de lanceur d’alertes, pour empêcher que l’on aille dans le mur quand il s’agit d’enjeux importants pour la vie de la nation. Mais de là à crier avec les loups, sans retenue aucune, il y a un fossé, mieux un gouffre que l’on ne devrait pas si allègrement franchir. En une telle occasion l’on attend de nos journalistes en effet, qu’ils vendent l’événement pour un faire un succès à marquer d’une pierre blanche sur l’échiquier continental, qu’ils en accompagnent la préparation et le déroulement, au lieu de jouer aux apprentis sorciers passant leur temps à dessiner le diable au mur.

A l’évidence la sérénité devrait être de mise, à en croire des sources proches du dossier. Le Ministre camerounais de la Jeunesse et des Sports, grand ordonnateur de cette geste, fera du reste une sortie médiatique  demain, en compagnie de celui de la Communication. Il sera ainsi question pour lui d’édifier les uns et les autres sur le véritable état des lieux pouvant être dressé, les réalisations faites et celles à venir. Portant en l’occurrence sur des rubriques comme celle concernant les infrastructures sportives, et autres. Car pour assurer la réussite de l’événement il ne s’agit pas seulement de la construction des stades, mais de tout ce qui concourra au bon déroulement de la CAN masculine que le Cameroun organisera depuis… 1972 ! On peut penser aux infrastructures autres que celles liées à la pratique du sport stricto-sensu, l’amélioration qualitative des communications  téléphoniques, l’hébergement et la restauration, la sécurité, etc.

En définitive, l’on peut d’ores et déjà demander aux Camerounais de s’apprêter pour cette compétition qui se jouera bien sur le territoire national, et qui devrait connaitre un succès encore plus éclatant que celui qu’aura connu la dernière Can féminine s’étant tenue en terre camerounaise, et qui nous a valu de nombreuses et sincères félicitations de par le continent, et le monde entier.

Léopold T. YAMDJEU

Maquette du complexe sportif de Douala Japoma

SYMPOSIUM DE LA CAF: L’exécutif de la Fécafoot prendra part aux travaux

MM. Tombi à Roko et Blaise Moussa sont attendus dans la capitale marocaine pour représenter le Cameroun lors de ces importantes assises.

Lors de la dernière réunion du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) tenue à Manama (Bahreïn) le 08 mai dernier, il fut décidé de tenir un symposium portant sur les compétitions de cette instance, dans le but de développer la nouvelle vision du football africain pour la prochaine décennie. Le conclave prévu devant mettre ensemble pour enrichir les débats, différents intervenants de la chaine : administrateurs, joueurs, entraineurs, arbitres, et médias. C’est dans ce cadre que depuis le 06 juin 2017 la Fécafoot a reçu une correspondance l’en informant, suivie la semaine suivante par une invitation en bonne et due forme, adressée à son président ainsi qu’à son secrétaire général. L’objet de ce forum qui se déroulera dans la capitale du royaume chérifien dont le thème est « Football africain – Notre vision », s’articule sur le devenir du football continental. En fait il s’agira, comme le prévoie le programme de la rencontre, de plancher sur les compétitions de la CAN, les spécifications du pays hôte, les rencontres interclubs, le football jeunes, le football et le développement, la communication et les médias, le marketing et la télévision.

Prévu les 18 et 19 juillet au centre international de conférence de Rabat, ledit forum dont les frais sont pris en charge par la Fédération royale marocaine de football a pour ambition d’ouvrir une nouvelle page du football africain, à l’aune des perspectives de ses nouveaux dirigeants. Dans le timing des rencontres on a par conséquent en bonne place un débat de haut niveau, des travaux de groupes (ateliers), leur restitution en plénière, ainsi qu’une présentation finale qui synthétisera les différentes recommandations adoptées.

Ces importantes assises qui marqueront la refondation du football africain verront donc la participation active de notre Fécafoot, ceci avec la présence de deux de nos plénipotentiaires qui n’y vont pas faire de la figuration : le président de la Fécafoot Tombi à Roko Sidiki, et son secrétaire général Blaise Moussa. La CAF n’ayant pas été gênée aux entournures pour leur adresser des invitations afin qu’ils viennent apporter leur expertise et leur expérience jugée fort nécessaire, eux qui sont aux manettes de la fédération dont l’équipe nationale a dernièrement remporté la CAN. Pour l’instance faîtière du football africain, il n’y a donc pas lieu de se perdre en spéculations vaseuses, la cause étant entendue puisque c’est ès qualité que ces deux responsables camerounais sont appelés à faire le déplacement maghrébin. Et force est de subodorer que leur présence y est très attendue, en raison de leur statut d’hôtes de la prochaine CAN, qui sera véritablement la première organisée sous l’ère Ahmad du nom de l’actuel président de la CAF. Les deux hommes sont prêts à y assister, nous assure-t-on, pour répondre au mieux à tous les éclairages pour lesquels ils pourraient être sollicités. Ce pour quoi on ne peut que leur souhaiter : bon vent ! D’autant plus que dès le lendemain de cette rencontre, il est en outre prévu une réunion du Comité exécutif de la CAF (20 juillet) suivie d’une Assemblée générale extraordinaire ce 21 juillet 2017.

   Léopold T. YAMDJEU