Cameroun : Imbolo Imbue remporte le Faulkner Fistion Award 2017

La Camerounaise a décroché ce prix pour son premier roman intitulé « Behold the Dreamers », une ouvre littéraire qui raconte les misères d’un immigré désespéré.

L’annonce a été faite le 04 avril 2017 par la présidente de la Fondation PEN / Faulkner, Susan Richards Shreve. Le PEN a une valeur de 15.000 dollars. C’est un prix de fiction très prestigieux.  « Behold the Dreamers » relate l’histoire de Jende Jonga, un digne fils du Cameroun qui espère installer sa famille en permanence aux Etats-Unis. Dans les pages d’ouverture, un dirigeant de Lehman Brothers à New York embauche Jende comme chauffeur. Leur relation permet au roman de tracer les trajectoires de deux familles différentes. Des familles aux extrémités opposées de l’échelle économique de l’Amérique lorsque la Grande Récession frappe. L’histoire de Jende est inspirée à certains égards de la vie de Mbue. Après une enfance d’extrême pauvreté au Cameroun, les parents l’ont parrainée pour s’installer aux Etats-Unis en 1998. Imbolo Mbue est allée au collège et à l’école supérieure. Elle s’est finalement installée à New York et  est devenue une citoyenne américaine en 2014. Son roman a été vendu à Random House pour au moins 1 million de dollars. La romancière connaît à la fois l’optimisme sans limites de l’immigré et l’attitude conflictuelle de l’Amérique vis-à-vis des étrangers. « Behold the Dreamers » montre comment le chemin pour obtenir la nationalité américaine est long et douloureux. « L’histoire que je raconte a été influencée par les gens qui essaient de devenir citoyens américains », a déclaré Mbue. « Tous les immigrants rêvent pratiquement de devenir américain. »  L’objectif est de montrer la douleur de l’immigration illégale pour les personnes qui le vivent. « Les gens entendent 9 millions d’immigrants illégaux! Et ils ne pensent pas aux histoires derrière ces chiffres, ces gens et les luttes de vivre sans papier au Pays de l’Oncle Sam…, »  conclut Imbolo Mbue.

Lucien Embom

 

 

 

 

 

Chinua Achebe : L’un des pères de la littérature africaine

Dénonciateur de la corruption dans son pays, l’écrivain nigérian, Chinua Achebe, est mort à l’âge de 82 ans. Il était l’un des pères de la littérature africaine, auteur du roman-culte Le monde s’effondre (1958), une critique du colonialisme blanc.

« En sa compagnie, les murs de la prison tombaient », a commenté Nelson Mandela au sujet de l’écrivain nigérian, dénonciateur de la corruption dans son pays

Selon les médias nigérians, il est mort aux Etats-Unis dans un hôpital de Boston. Il avait longtemps été professeur à la Brown University. « En sa compagnie, les murs de la prison tombaient », a commenté à son sujet Nelson Mandela, cité par la Fondation Mandela. L’écrivaine sud-africaine et Prix Nobel de littérature, Nadine Gordimer s’est déclaré « choquée » par sa mort et a salué « un ami proche » et un « humaniste ».

Son nom a été cité pour le Nobel de littérature mais c’est un autre Nigérian, Wole Soyinka, qui devint en 1986 le premier africain à le recevoir. Le monde s’effondre, vendu à 10 millions d’exemplaires dans une cinquantaine de pays, était imprégnée de la culture Igbo, son groupe ethnique, sur fond de colonisation, ses thèmes de prédilection. Il avait aussi écrit des romans comme Les termitières de la savane, Le malaise, La flèche de Dieu et Le démagogue.

« UN CLASSIQUE DE SON VIVANT »

En 2002, il avait reçu le prestigieux Prix de la paix des libraires allemands. Pour le jury, « il était devenu un classique de son vivant, une des voix les plus fortes et les plus subtiles de l’Afrique dans la littérature du XXe siècle, un moraliste et un grand narrateur. Il passe pour le fondateur de la tradition littéraire de l’Afrique de l’ouest avec une œuvre très imprégnée par la tradition orale de son peuple ». Il avait également été recompensé en 2007 par le Man Booker International Prize, émanation du Booker Prize, le grand prix littéraire britannique. La sud-africaine Nadine Gordimer, Nobel 1991, l’avait alors qualifié de « père de la littérature africaine moderne ».

Achebe est né dans les années 30, cinquième d’une famille de six enfants, à Ogidi, dans le sud-est du Nigeria. L’atmosphère est alors dominée par les missionnaires chrétiens et le colonialisme britannique. Son père, instituteur anglican, sillonne la région avec sa mère pour prier et enseigner. Chinua Achebe est étudiant à l’université d’Ibadan, dans le sud-ouest du pays, puis collabore à la NBC (Nigerian Broadcasting Corporation) dans les années 50, avant l’indépendance de 1960.

« L’HISTOIRE DE LA CHASSE GLORIFIERA TOUJOURS LE CHASSEUR »

En 1967, les habitants du sud-est du Nigeria font sécession après des massacres du peuple Igbo et forment la nation du Biafra : Achebe la soutient. Une guerre civile de 1967 à 1970 suit, qui fera plus d’un million de morts. L’écrivain, qui a enseigné par la suite dans son pays, en Grande-Bretagne et aux États-Unis, a écrit en 2012 son Histoire personnelle du Biafra.

« Des auteurs comme l’Américain Ernest Hemingway ont représenté la population noire africaine comme des sauvages et sont ainsi à l’origine d’un immonde blasphème, disait Achebe. C’est pourquoi j’ai décidé de tenter d’écrire des livres où les personnages étaient des Africains comme je les connais ». Il citait souvent ce proverbe : « Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, l’histoire de la chasse glorifiera toujours le chasseur ».

Paralysé des membres inférieurs après un accident de voiture en 1990, Achebe était aussi très respecté au Nigeria pour ses prises de position contre la corruption et la mauvaise gouvernance d’un pays richissime en pétrole. Il avait écrit à ce sujet le pamphlet Le problème avec le Nigeria (1984). En 2011, il avait refusé d’être décoré par les autorités du Nigeria, estimant que son pays se portait trop mal. C’était la seconde fois qu’il refusait d’être fait « Commandant de la République Fédérale », l’une des plus hautes distinctions de ce pays, le plus peuplé d’Afrique avec quelque 160 millions d’habitants dont la plupart vit avec moins de 2 dollars par jour.

lemonde.fr

Cameroun : Onze restaurants sélectionnés pour le Concours Good France 2017

L’opération a été lancée le 07 mars 2017 à Paris, lors d’une conférence de presse du Ministre des Affaires Etrangères et du Développement et du chef Alain Ducasse.

A cette occasion, la liste de tous les restaurants participants à travers le monde a été dévoilée, dont onze restaurants camerounais. Cette nouvelle édition rassemblera sur les cinq continents, plus de 2000 restaurants, 71 écoles de cuisine et 150 ambassades de France, le soir du 21 mars 2017, qui proposeront des repas associant tous les styles de restauration, de la haute cuisine au bistrot de qualité.

Le menu Goût de/ Good France se compose d’un apéritif « enrichi », d’une entrée, d’un ou plusieurs plats, de fromages et d’un dessert, accompagnés de vins et de champagnes français, si possible. En 2017, l’opération Goût de/ Good France est placée sous le signe de la formation aux métiers de la restauration, de l’hôtellerie et du tourisme, « pour donner envie à la jeunesse du monde entier de perpétuer l’art de cuisiner », a insisté Jean-Marc Ayrault lors de la conférence de presse.

Au Cameroun, plusieurs écoles de restauration et hôtellerie seront associées à l’opération. Orchestré par le Ministère des Affaires Etrangères et du Développement international et le chef Alain Ducasse, l’évènement s’inspire d’Auguste Escoffier qui initiait en 1912 « les Dîners d’Epicure » : le même menu, le même jour, dans plusieurs villes du monde et pour le plus grand nombre de convives.

Dîner d’exception sur les 5 continents, le 21 mars célèbre la vitalité de la cuisine, la convivialité et le partage autour d’un dîner à « la française » revisité avec les produits du terroir du Cameroun. Avec le langage commun de la cuisine, toutes les cultures sont appelées à dialoguer.

Lucien Embom

LISTE DES RESTAURANTS AU CAMEROUN

– Au plaisir du goût, Route des chutes de la Lobé, Kribi. +237 656 230 020
Cosy Pool, Route 1866, Yaoundé. +237 698 909 948
Hôtel Mérina, Avenue El Hadj Ahmadou Ahidjo, Yaoundé. + 237 699 89 02 21
La Terrasse, Camp sic hippodrome, Yaoundé. +237 677 708 740
– 
Le C’, Rue Tokoto, Douala. +237 696 82 79 72
Le Pachy, Boulevard du 20 Mai, Yaoundé. +237 676 963 620
Le Wouri, 35 Avenue des Cocotiers, Douala. +237 233 435 000
Munch Jazz, Rue Eloundem, Bastos, Yaoundé. +237 699 804 825
Le Club Municipal, Hôtel de Ville, Yaoundé. +237 699 461 763
Starland, 62 Rue Pasteur Lottin Same, Douala. +237 660 571 942
Zingana, Bafoussam. +237 233 445 052

 

 

 

 

 

 

Cameroun : Life Point en compétition au FESPACO 2017

 Ce film camerounais fait partie de la sélection, des productions « longs métrages de fiction » au Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO) prévu du 25 février au 04 mars 2017.

Life Point a été tourné dans la région du Sud-Ouest  plus précisément à Buea. Cette œuvre cinématographique a pour acteurs Gérard Essomba, Valery Nchifor, Ayulk Tambi, Elyn Basil Fesse, Shelly Akenji, Nging Tatiana, Martha Effange et Nkanya Nkwai. Le film de Brice Achille dure 90 minutes appartient à la catégorie comédie dramatique et au genre fiction. Agé de 75 ans, un universitaire à la retraite est hanté par l’envie de se suicider. Ce dernier fait la rencontre d’une jeune réfugiée centrafricaine.

Life Point est sorti en 2016 sous la production d’Achille Brice et Bassek Ba Kobhio.  A la direction de la photo, on a Yibain Emile Aimé Chah. Life Point a pour réalisateur, Achille Brice. 20 longs métrages sont en compétition pour l’Etalon d’or de Yennenga pour le compte de la 25 eme édition du FESPACO. La sélection propose  A mile in my shoes de Saïd Khallaf (Maroc), Aisha  de Chande Omar (Tanzanie), A la recherche du pouvoir perdu de Mohammed Ahed Bensouda (Maroc), Félicité d’Alain Formose Gomis (Sénégal), Fre de Kinfe Banbu (Ethiopie), Frontières de Appolline Woye Traoré (Burkina Faso), Innocent malgré tout de Kouamé Jean De Dieu Konan/ Kouamé Mathurin Samuel Codjovi (Côte d’Ivoire), L’interprète d’Olivier Meliche Koné (Côte d’Ivoire), L’orage africain – Un continent sous influence de Sylvestre Amoussou (Bénin), La forêt du Niolo d’Adama Roamba (Burkina Faso), Le gang des Antillais de Jean Claude Barny (Guadeloupe), Le puits de Lotfi Bouchouchi (Algérie), Les Tourments de Sidali Fettar (Algérie), Life point de Brice Achille (Cameroun), Lilia, une fille tunisienne de Mohamed Zran (Tunisie), Praising the Lord plus one de Kwaw Paintsil Ansah (Ghana), The lucky specials de Rea Rangaka (Afrique du Sud), Thom de Tahirou Tasséré Ouédraogo (Burkina Faso), Wulu de Daouda Coulibaly (Mali) et Zin’naariya ! de Rahmatou Keïta (Niger).

Le Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou est une Institution qui a gagné ses lettres de noblesse dans la douleur, la ténacité et l’adversité. Créé le 1er février 1969 porté par des férus du cinéma, cette initiative qui se voulait une ponctuelle aventure a pris forme, s’est donnée un fond et est à présent un véritable label déposé du cinéma africain. Avec son institutionnalisation en 1972, le FESPACO est devenu par la volonté d’une nation africaine, le Burkina Faso, la référence africaine du cinéma africain et de sa diaspora.

 

Lucien Embom

 

 

 

Cameroun : Rentrée culturelle au Laboratoire de Théâtre de Yaoundé

L’espace artistique dirigée par l’administrateur Abdoulaye veut rompre avec les insuffisances qui ont plombé son fonctionnement l’année dernière.

Pour le staff du Laboratoire du Théâtre de Yaoundé (OTHNI), 2017 devrait être une année de rattrapage en dépit des difficultés de trésorerie. Les réformes engagées depuis de longues années ont fait d’OTHNI, un cadre de travail très prisé par les artistes camerounais. Dans le cadre de la rentrée culturelle, Donny El Wood s’est produit gratuitement ce 08 février 2017 au Laboratoire de Théâtre de Yaoundé. « Il se pose un problème d’accessibilité aux produits que nous proposons au public. C’est pour cette raison fondamentale que nous avons invité Donny à prester. Nous pensons que son passage chez nous, va considérablement augmenter le taux de fréquentation du Laboratoire de Théâtre de Yaoundé…, »

lance l’administrateur Abdoulaye.

A en croire Martin Ambara (metteur en scène), OTHNI est né pour aider les talents camerounais et étrangers à s’exprimer. Cette expression dépend tout simplement des dons naturels des acteurs. L’originalité est primordiale au Laboratoire de Théâtre de Yaoundé. Tout est mis à contribution pour sortir du cliché occidental de l’homme de théâtre. En 2010, la compagnie « Les Ménestrels », pour élargir son projet artistique afin de l’insérer dans un processus de développement social durable, a trouvé nécessaire d’avoir un lieu d’ancrage.

C’est ainsi que le Laboratoire de Théâtre de Yaoundé a vu le jour. OHTNI se veut un lieu de rencontre entre le comédien et le spectateur, le danseur et le spectateur, le musicien et le spectateur etc. C’est également l’endroit où on fabrique l’esthétique et une façon de jouer. Le Laboratoire de Théâtre de Yaoundé offre un espace d’échange répondant plus ou moins aux normes d’un théâtre-laboratoire. Les expériences fusionnent parfaitement afin de permettre aux professionnels des arts vivants de se professionnaliser. OHTNI joue un rôle majeur dans la détection des talents. Le Laboratoire de Théâtre voudrait que l’artiste vive effectivement de son art. En dehors de l’encadrement, le Laboratoire de Théâtre de Yaoundé vend les merveilles de la gastronomie camerounaise.

Lucien Embom

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Cameroun : L’IAO prône le bilinguisme

L’établissement dirigé par Michel Patrick Boh, s’est parfaitement illustrée le 03 février 2017 lors de la clôture de la semaine nationale du bilinguisme.

Lancé le 30 janvier sur le triangle national sous haute instruction du chef de l’Etat Paul Biya, l’Institut Agricole d’Obala (IAO) n’était pas en reste. Son objectif était d’amener les jeunes apprenants à mesurer l’intérêt du bilinguisme au Cameroun. Pour cela, la semaine réservée à  la célébration et à l’exaltation de ce concept a permis à l’IAO de sensibiliser les jeunes à travers, une séance d’anecdotes racontés par les enseignants afin de mieux les édifier sur l’importance de la pratique de l’anglais et du français.

Après une semaine d’intenses activités au sein de l’IAO, la parade s’est achevée le 03 février 2017 par des sketchs, des playbacks, des chants patriotiques etc. Tout ceci par le biais des enseignants des départements anglais et français. Il était question d’encourager les élèves à s’exprimer en ces deux langues. Michel Boh n’a pas manqué de donner ses impressions sur cette nouvelle donne. « Nous pensons qu’à partir de cette initiative, le Chef de l’Etat va amener les uns et les autres à prendre conscience de la situation, à travailler et à œuvrer pour que toutes les parties du Cameroun quel que soit la tournure linguistique soient prises en considération. J’estime que le Président Paul Biya a fait un pas vers la résolution des problèmes de nos frères de Bamenda et Buea, » a-t-il lancé.

Selon monsieur Boh, s’arrimer à ce nouveau concept ne sera pas facile pour les apprenants mais il faut plutôt s’investir à fond. Il a livré quelques précisions. « Tout dépend de la manière de s’y prendre. Il n’est pas évident pour quelqu’un qui se trouve dans un milieu francophone d’apprendre de manière rapide l’anglais vice-versa. Je crois qu’il faut mettre des stratégies en place pour amener les jeunes à mieux s’approprier ces langues, » a-t-il précisé.

L’Institut Agricole d’Obala est une institution préoccupée par les problèmes de la jeunesse. Elle entend réduire le taux de chômage au Cameroun. Au vu de cette situation, plusieurs stratégies ont été mises en place en prélude à la 51ème Edition de la Fête de la Jeunesse qui se prépare. Mr Boh déroule le calendrier des activités. La  semaine culturelle a été lancée ce 06 février 2017 à travers des journées portes ouvertes au cours desquelles, les jeunes montreront leur habilité à produire des jus, à fabriquer d’autres produits à base de la farine de manioc.

Au-delà  des festivités culturelles et du défilé, les enseignants amènent les jeunes à valoriser ce qu’ils ont appris dans les domaines de l’élevage, l’aviculture, la pisciculture et dans le domaine végétal. « Pour nous à l’IAO, la fête de la jeunesse est un instant très particulier  car c’est en ce moment que nous mettons en exergue les activités des jeunes sorti de formation, » ajoute Mr Boh. Le succès reste au bout de l’effort car une jeunesse qui cherche la facilité ne réussit pas. Alors, les jeunes doivent se mettre au travail  et à partir de là, ils récolteront de bons fruits dans les jours à venir.

Suzanne Maa

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Cameroun : Le théâtre refait surface dans la communauté

Olivier Ngah, romancier dramaturge, âgée d’une trentaine d’années environ,  expose son savoir-faire pour apporter une plus value à la jeunesse sur le vécu quotidien.

Auteur de plusieurs œuvres parmi lesquelles «  Quelle partie de moi veux-tu ? », « Le règne du fouet », « Une vie de parieur », « Aux portes de l’Occident », « l’Europe me sauvera », Olivier Ngah  ne cesse de soulever les maux qui minent le monde. Il traite du phénomène migratoire, un fléau qui décime la jeunesse africaine. Le jeune écrivain camerounais s’adresse aux jeunes qui se lancent dans les aventures sans crainte de braver les difficultés.

Promenant sa plume de part et d’autres, Olivier Ngah se penche sur les problèmes de la société en général. « Je m’intéresse à tout phénomène social à cause de mon parcours académique.  J’ai fait sociologie à l’université.  Notre jeunesse vit beaucoup misères à présent, je ne peux m’empêcher de le décrire à travers le théâtrale et le roman. »

Olivier Ngah précise son choix. «  A ce jour, mon ouvrage que j’estime capital est celui qui porte sur les phénomènes migratoires. J’ai écris cet ouvrage en raison l’instabilité qui gangrène le monde. Les populations sont obligées de quitter leur pays car ceux-ci estiment que le bonheur se trouve à l’extérieur, spécifiquement en Occident. » L’ouvrage capital d’Olivier s’appelle « Aux portes de l’Occident ». Ce bouquin totalise cent cinquante sept (157) pages divisé. Aux portes du monde est divisé en actes et scènes animés par plusieurs personnages.

De nos jours, l’entrée en Occident n’est pas du chocolat. « Mais les jeunes sont prêts à faire n’importe quoi pour y arriver. Ils utilisent parfois des méthodes frauduleuses. Les jeunes Africains affrontent le désert du Sahara et la Méditerranée qui engloutit chaque jour bon nombre de personnes, » souligne monsieur Ngah.

Après  ses premières œuvres parues aux Editions Harmattan Cameroun, le jeune romancier a trouvé plus important de se confier à la nouvelle maison d’édition Wordon Cameroun. Ceci dans l’optique de se constituer un répertoire riche afin que ses œuvres soient diffusées au-delà des frontières nationales. Son éditeur Jean Baptiste Bilounga Nomo  déclare : « Olivier Ngah c‘est la détermination. Ecrire pour Olivier c’est vivre. Alors je serais toujours à ses côtés car sa plume m’a beaucoup marquée. »

Lors d’un entretien avec les hommes de médias, Olivier Ngah a promis de réaliser en 2017 un téléfilm en s’appuyant sur son ouvrage intitulé : « Un crayon pour la route ». Cette œuvre littéraire plaide la cause de la fille qui reste encore victime de plusieurs injustices. « Je m’insurge contre cette façon de traiter le sexe dit faible. Le garçon ne devrait plus avoir plus de facilités que la fille. Ce téléfilm pourra aider la fille camerounaise en particulier et la fille en général à occuper sa place dans la société. Au bout du compte, on aura la femme puissante et indépendante qu’on célèbre chaque 08 mars dans notre pays, » ajoute-t-il.

En somme, l’auteur romancier dramaturge prescrit à la jeunesse camerounaise de se prendre en charge et ne jamais baisser les bras même face aux difficultés.

Suzanne Maa

contact@lasymbiose-news.com

Cameroun : De nouveaux équipements pour l’Orchestre National

Ce matériel offert par le Ministère des Arts et de la Culture (MINAC) a été remis le 16 janvier 2017 au cours d’une soirée récréative organisée à Yaoundé.

Les équipements offerts à l’Orchestre National vont lui permettre d’améliorer considérablement ses prestations scéniques. La cérémonie de remise s’est déroulée le 16 janvier 2017 au Centre Culturel Camerounais à Yaoundé. L’événement a enregistré la présence du Ministre des Arts et de la Culture (MINAC), le Professeur Narcisse Mouelle Kombi. Plusieurs autres responsables des milieux artistico-culturels ont assisté à la soirée culturelle.

Le don du MINAC épouse parfaitement la politique de restructuration initiée au profit de l’Ensemble National. Joseph Eloundou Atangana n’a pas manqué de le relever dans son intervention. De l’avis du Ministre Mouelle Kombi, la culture est un pont qui permet aux peuples de communier. Selon le MINAC, la clairvoyance, la tolérance et la paix sont les fruits de la culture. L’Orchestre National a été fondé pour préserver les richesses musicales du Cameroun. Il propose un ensemble d’activités impliquant de nombreux acteurs culturels.

L’Orchestre National du Cameroun est une vitrine musicale d’une importance capitale. Cet ensemble musical organise des concerts, conduit des animations, forme des artistes musiciens et favorise le rayonnement du pays. L’Orchestre National est encadré par le Ministère des Arts et de la Culture. Tous les rythmes musicaux du Cameroun sont mis en valeur au sein de l’Orchestre National. Le bikutsi, l’assiko, le bendskin, le mangambe et le makossa sont copieusement servis par les membres de l’Orchestre National.

Il y a quelques années, l’Orchestre National du Cameroun a connu des moments très difficiles. Nombre de gens se sont prononcés en faveur de sa dissolution. Cet ensemble musical de référence a fait la fierté du Cameroun pendant de longues années. Les musiciens de l’Orchestre National étaient régulièrement encadrés par l’Etat. Ils étaient payés en fonction de leurs qualifications. L’octroi du nouveau matériel va certainement redonner espoir.

Lucien Embom

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Gabon : Un patrimoine culturel riche

Depuis les années 1960, le peuple gabonais s’est forgé une culture propre qui n’est ni la culture traditionnelle des différentes ethnies, encore moins la culture occidentale moderne.

La langue officielle au Gabon est le français. Les populations parlent de nombreux dialectes dont le fang, le myene et le bandjabi. 1.383.000 habitants vivent sur  une superficie 267.667 km 2.  Le pays compte des animistes, des musulmans, des protestants et des catholiques. La monnaie utilisée est le Franc CFA. Le Gabon est une république avec devise union, travail et justice. Comme dans d’autres pays africains, la culture gabonaise est un mélange de diversités et traits communs faisant cohabiter les croyances et les pratiques diverses. Elle s’exprime à travers les langues parlées par le peuple gabonais. Le Fang et le Mpongwè restent les plus pratiquées. Selon l’Organisation des Nations Unies (ONU), le Gabon est le pays affichant l’indice de développement humain le plus élevé en Afrique Subsaharienne.

En trois générations, les choses ont bien changé car plusieurs démarches ont permis à la troisième génération de mieux maîtriser le français que la langue maternelle. Tout ceci contribue à donner au français parlé dans le pays d’Ali Bongo, un caractère comme il peut y en avoir dans d’autres pays francophones.  Parlant toujours de culture, les masques traditionnels jouent un rôle important dans la culture gabonaise comme partout ailleurs. Chaque ethnie symbolise ses masques et les significations varient. Pour la plupart des traditions, ceux-ci sont utilisés lors des cérémonies comme les mariages, les deuils, les naissances etc. En outre, les plus connus sur les marchés artisanaux sont les masques  téké, obamba, kota, Punu et Fang. O n les retrouve dans les grands musées en Europe, en Amérique et en Asie.

Cinéma

C’est en 1970 que la cinématographie a fait éruption au Gabon à travers les courts métrages. Néanmoins, grâce aux talents admirables qu’ont démontrés les cinéastes gabonais, plusieurs parmi eux ont été primés au Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision Ouagadougou(FESPACO). Il s’agit de Philippe Mory, le réalisateur du tout premier long métrage gabonais sorti en 1971 avec pour titre «  Les tamtams se sont tus », de Jean Pierre Dong, Imumga Ivanga pour son film « Dolè » et Henry Joseph Koumba Bibidi pour les « Couilles de l’éléphant ».

L’envol qu’a pris le cinéma gabonais a permis à plusieurs autres pays de se lancer dans la même voie. Il s’agit du Togo, du Burkina-Faso, du Nigéria, de la Côte d’ivoire etc. La difficulté rencontrée dans le domaine des tournages de films au Gabon est le manque d’infrastructures et l’absence du public. Face à cette situation, le Centre National du Cinéma Gabonais(CENACI) devenu Institut Gabonais de l’Image et du Son(IGIS) en 2010 s’efforce de soutenir la production et la réalisation des films.

Musique

Elle puise ses racines dans la musique traditionnelle qui est de nos jours un mélange de sonorités modernes. Au Gabon, c’est un art qui se déroule à travers des danses typiques les plus pratiquées. L’on peut citer entre autres l’Ingwala des Nzebi, l’Eko des Fang, l’Ikokou et le Mbouanda des Punu ainsi que les danses Mpongwè et Tekè.

Par ailleurs dans le domaine de la musique urbaine, Marie Joséphine Nkama dit Patience Dabany fait la joie du peuple gabonais à travers ses merveilleux singles depuis les années 1996 avec « Votez Ali Bongo », «  L’amour d’une mère » sorti en 2008, « On vous connaît » produit en 2011, « Tais-toi quand tu parles » etc. Le rappeur Lord Ekomy Ndong n’est pas en reste avec son album « L’Afrikain ».  Depuis 1991 jusqu’à ce jour, le militant panafricain revendique clairement à travers ses compositions et écritures,  les cultures et traditions africaines (le Mvett).  Pierre Akendengué met en valeur la musique traditionnelle grâce à sa guitare.

D’autres figures musicales gabonaises font la fierté des mélomanes à savoir Angèle Assélé, Hilarion Nguema, Oliver Ngoma, Pierre Claver Zeng, Nicole Amogho, Jrio, Shozenza, Steeve Chasa Ondo, Manoucka Kelly Loubaba, Ali Bongo etc.  En définitive, la musique gabonaise bat son plein non seulement dans le monde en général mais aussi sur le continent africain en particulier et ceci prouve combien de fois les africains considèrent l’Afrique comme la mère de l’humanité.

pierre claver akendengue
pierre claver akendengue

Suzanne Maa

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COTE D’IVOIRE : EBONY-2016 / SOIREE DE DISTINCTION DES JOURNALISTES

Les meilleurs journalistes ivoiriens de l’année ont été distingués ce samedi lors d’une soirée distinctive donnée en leur honneur…

            C’est par une belle soirée donnée en leur honneur que l’ensemble de la famille de la presse et des médias de la Côte d’Ivoire s’est retrouvée dans le splendide hôtel Président de Yamoussoukro (capitale politique du pays) pour célébrer les meilleurs plumes et les meilleurs voix du monde du journalisme ivoirien à travers son prix dénommé : Soirée des EBONY, la 18ème du genre. Prix du nom d’un émérite journaliste ivoirien aujourd’hui disparu.

Une soirée distinctive spéciale car elle marque les vingt cinq (25) années d’existence de l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI). Placée sous le parrainage du Ministre d’Etat, Ministre de l’intérieur et de la sécurité Hamed Bakayoko, lui-même ancien journaliste et magnat des médias et la présence effective de la Ministre de la communication Affoussiata Bamba-Lamine. Cette soirée à enregistrée la présence des confrères du continent de la confédération panafricaine réunissant les cinquante et un (51) états d’Afrique, notamment les présidents de l’union des journalistes du Burkina Faso; du Cameroun ; du Ghana ; du Zimbabwe ; de l’Angola ; de l’Ouganda et du Sénégal.

Le prix Ebony radio fut attribué à Bolou Bénédicte Paule de Radio Yopougon. Le prix Ebony télé a été enlevé par. Michel Digré de la télévision nationale première chaine. Le prix presse écrite et presse en ligne est revenu à Herman Bleoué du quotidien d’opposition Notre Voie. L’Ebony des Ebony ou le super prix Ebony pour cette 18ème soirée distinctive a été glané par une dame, Bolou Bénédicte Paule de Radio Yopougon (radio communale de la banlieue nord d’Abidjan). 12 prix spéciaux sectoriels ont été également attribués. /.

RAÏS BARALA

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