Cameroun : Rentrée culturelle au Laboratoire de Théâtre de Yaoundé

L’espace artistique dirigée par l’administrateur Abdoulaye veut rompre avec les insuffisances qui ont plombé son fonctionnement l’année dernière.

Pour le staff du Laboratoire du Théâtre de Yaoundé (OTHNI), 2017 devrait être une année de rattrapage en dépit des difficultés de trésorerie. Les réformes engagées depuis de longues années ont fait d’OTHNI, un cadre de travail très prisé par les artistes camerounais. Dans le cadre de la rentrée culturelle, Donny El Wood s’est produit gratuitement ce 08 février 2017 au Laboratoire de Théâtre de Yaoundé. « Il se pose un problème d’accessibilité aux produits que nous proposons au public. C’est pour cette raison fondamentale que nous avons invité Donny à prester. Nous pensons que son passage chez nous, va considérablement augmenter le taux de fréquentation du Laboratoire de Théâtre de Yaoundé…, »

lance l’administrateur Abdoulaye.

A en croire Martin Ambara (metteur en scène), OTHNI est né pour aider les talents camerounais et étrangers à s’exprimer. Cette expression dépend tout simplement des dons naturels des acteurs. L’originalité est primordiale au Laboratoire de Théâtre de Yaoundé. Tout est mis à contribution pour sortir du cliché occidental de l’homme de théâtre. En 2010, la compagnie « Les Ménestrels », pour élargir son projet artistique afin de l’insérer dans un processus de développement social durable, a trouvé nécessaire d’avoir un lieu d’ancrage.

C’est ainsi que le Laboratoire de Théâtre de Yaoundé a vu le jour. OHTNI se veut un lieu de rencontre entre le comédien et le spectateur, le danseur et le spectateur, le musicien et le spectateur etc. C’est également l’endroit où on fabrique l’esthétique et une façon de jouer. Le Laboratoire de Théâtre de Yaoundé offre un espace d’échange répondant plus ou moins aux normes d’un théâtre-laboratoire. Les expériences fusionnent parfaitement afin de permettre aux professionnels des arts vivants de se professionnaliser. OHTNI joue un rôle majeur dans la détection des talents. Le Laboratoire de Théâtre voudrait que l’artiste vive effectivement de son art. En dehors de l’encadrement, le Laboratoire de Théâtre de Yaoundé vend les merveilles de la gastronomie camerounaise.

Lucien Embom

contact@lasymbiose-news.com

 

 

 

 

 

 

Cameroun : L’IAO prône le bilinguisme

L’établissement dirigé par Michel Patrick Boh, s’est parfaitement illustrée le 03 février 2017 lors de la clôture de la semaine nationale du bilinguisme.

Lancé le 30 janvier sur le triangle national sous haute instruction du chef de l’Etat Paul Biya, l’Institut Agricole d’Obala (IAO) n’était pas en reste. Son objectif était d’amener les jeunes apprenants à mesurer l’intérêt du bilinguisme au Cameroun. Pour cela, la semaine réservée à  la célébration et à l’exaltation de ce concept a permis à l’IAO de sensibiliser les jeunes à travers, une séance d’anecdotes racontés par les enseignants afin de mieux les édifier sur l’importance de la pratique de l’anglais et du français.

Après une semaine d’intenses activités au sein de l’IAO, la parade s’est achevée le 03 février 2017 par des sketchs, des playbacks, des chants patriotiques etc. Tout ceci par le biais des enseignants des départements anglais et français. Il était question d’encourager les élèves à s’exprimer en ces deux langues. Michel Boh n’a pas manqué de donner ses impressions sur cette nouvelle donne. « Nous pensons qu’à partir de cette initiative, le Chef de l’Etat va amener les uns et les autres à prendre conscience de la situation, à travailler et à œuvrer pour que toutes les parties du Cameroun quel que soit la tournure linguistique soient prises en considération. J’estime que le Président Paul Biya a fait un pas vers la résolution des problèmes de nos frères de Bamenda et Buea, » a-t-il lancé.

Selon monsieur Boh, s’arrimer à ce nouveau concept ne sera pas facile pour les apprenants mais il faut plutôt s’investir à fond. Il a livré quelques précisions. « Tout dépend de la manière de s’y prendre. Il n’est pas évident pour quelqu’un qui se trouve dans un milieu francophone d’apprendre de manière rapide l’anglais vice-versa. Je crois qu’il faut mettre des stratégies en place pour amener les jeunes à mieux s’approprier ces langues, » a-t-il précisé.

L’Institut Agricole d’Obala est une institution préoccupée par les problèmes de la jeunesse. Elle entend réduire le taux de chômage au Cameroun. Au vu de cette situation, plusieurs stratégies ont été mises en place en prélude à la 51ème Edition de la Fête de la Jeunesse qui se prépare. Mr Boh déroule le calendrier des activités. La  semaine culturelle a été lancée ce 06 février 2017 à travers des journées portes ouvertes au cours desquelles, les jeunes montreront leur habilité à produire des jus, à fabriquer d’autres produits à base de la farine de manioc.

Au-delà  des festivités culturelles et du défilé, les enseignants amènent les jeunes à valoriser ce qu’ils ont appris dans les domaines de l’élevage, l’aviculture, la pisciculture et dans le domaine végétal. « Pour nous à l’IAO, la fête de la jeunesse est un instant très particulier  car c’est en ce moment que nous mettons en exergue les activités des jeunes sorti de formation, » ajoute Mr Boh. Le succès reste au bout de l’effort car une jeunesse qui cherche la facilité ne réussit pas. Alors, les jeunes doivent se mettre au travail  et à partir de là, ils récolteront de bons fruits dans les jours à venir.

Suzanne Maa

contact@lasymbiose-news.com

Cameroun : Le théâtre refait surface dans la communauté

Olivier Ngah, romancier dramaturge, âgée d’une trentaine d’années environ,  expose son savoir-faire pour apporter une plus value à la jeunesse sur le vécu quotidien.

Auteur de plusieurs œuvres parmi lesquelles «  Quelle partie de moi veux-tu ? », « Le règne du fouet », « Une vie de parieur », « Aux portes de l’Occident », « l’Europe me sauvera », Olivier Ngah  ne cesse de soulever les maux qui minent le monde. Il traite du phénomène migratoire, un fléau qui décime la jeunesse africaine. Le jeune écrivain camerounais s’adresse aux jeunes qui se lancent dans les aventures sans crainte de braver les difficultés.

Promenant sa plume de part et d’autres, Olivier Ngah se penche sur les problèmes de la société en général. « Je m’intéresse à tout phénomène social à cause de mon parcours académique.  J’ai fait sociologie à l’université.  Notre jeunesse vit beaucoup misères à présent, je ne peux m’empêcher de le décrire à travers le théâtrale et le roman. »

Olivier Ngah précise son choix. «  A ce jour, mon ouvrage que j’estime capital est celui qui porte sur les phénomènes migratoires. J’ai écris cet ouvrage en raison l’instabilité qui gangrène le monde. Les populations sont obligées de quitter leur pays car ceux-ci estiment que le bonheur se trouve à l’extérieur, spécifiquement en Occident. » L’ouvrage capital d’Olivier s’appelle « Aux portes de l’Occident ». Ce bouquin totalise cent cinquante sept (157) pages divisé. Aux portes du monde est divisé en actes et scènes animés par plusieurs personnages.

De nos jours, l’entrée en Occident n’est pas du chocolat. « Mais les jeunes sont prêts à faire n’importe quoi pour y arriver. Ils utilisent parfois des méthodes frauduleuses. Les jeunes Africains affrontent le désert du Sahara et la Méditerranée qui engloutit chaque jour bon nombre de personnes, » souligne monsieur Ngah.

Après  ses premières œuvres parues aux Editions Harmattan Cameroun, le jeune romancier a trouvé plus important de se confier à la nouvelle maison d’édition Wordon Cameroun. Ceci dans l’optique de se constituer un répertoire riche afin que ses œuvres soient diffusées au-delà des frontières nationales. Son éditeur Jean Baptiste Bilounga Nomo  déclare : « Olivier Ngah c‘est la détermination. Ecrire pour Olivier c’est vivre. Alors je serais toujours à ses côtés car sa plume m’a beaucoup marquée. »

Lors d’un entretien avec les hommes de médias, Olivier Ngah a promis de réaliser en 2017 un téléfilm en s’appuyant sur son ouvrage intitulé : « Un crayon pour la route ». Cette œuvre littéraire plaide la cause de la fille qui reste encore victime de plusieurs injustices. « Je m’insurge contre cette façon de traiter le sexe dit faible. Le garçon ne devrait plus avoir plus de facilités que la fille. Ce téléfilm pourra aider la fille camerounaise en particulier et la fille en général à occuper sa place dans la société. Au bout du compte, on aura la femme puissante et indépendante qu’on célèbre chaque 08 mars dans notre pays, » ajoute-t-il.

En somme, l’auteur romancier dramaturge prescrit à la jeunesse camerounaise de se prendre en charge et ne jamais baisser les bras même face aux difficultés.

Suzanne Maa

contact@lasymbiose-news.com

Cameroun : De nouveaux équipements pour l’Orchestre National

Ce matériel offert par le Ministère des Arts et de la Culture (MINAC) a été remis le 16 janvier 2017 au cours d’une soirée récréative organisée à Yaoundé.

Les équipements offerts à l’Orchestre National vont lui permettre d’améliorer considérablement ses prestations scéniques. La cérémonie de remise s’est déroulée le 16 janvier 2017 au Centre Culturel Camerounais à Yaoundé. L’événement a enregistré la présence du Ministre des Arts et de la Culture (MINAC), le Professeur Narcisse Mouelle Kombi. Plusieurs autres responsables des milieux artistico-culturels ont assisté à la soirée culturelle.

Le don du MINAC épouse parfaitement la politique de restructuration initiée au profit de l’Ensemble National. Joseph Eloundou Atangana n’a pas manqué de le relever dans son intervention. De l’avis du Ministre Mouelle Kombi, la culture est un pont qui permet aux peuples de communier. Selon le MINAC, la clairvoyance, la tolérance et la paix sont les fruits de la culture. L’Orchestre National a été fondé pour préserver les richesses musicales du Cameroun. Il propose un ensemble d’activités impliquant de nombreux acteurs culturels.

L’Orchestre National du Cameroun est une vitrine musicale d’une importance capitale. Cet ensemble musical organise des concerts, conduit des animations, forme des artistes musiciens et favorise le rayonnement du pays. L’Orchestre National est encadré par le Ministère des Arts et de la Culture. Tous les rythmes musicaux du Cameroun sont mis en valeur au sein de l’Orchestre National. Le bikutsi, l’assiko, le bendskin, le mangambe et le makossa sont copieusement servis par les membres de l’Orchestre National.

Il y a quelques années, l’Orchestre National du Cameroun a connu des moments très difficiles. Nombre de gens se sont prononcés en faveur de sa dissolution. Cet ensemble musical de référence a fait la fierté du Cameroun pendant de longues années. Les musiciens de l’Orchestre National étaient régulièrement encadrés par l’Etat. Ils étaient payés en fonction de leurs qualifications. L’octroi du nouveau matériel va certainement redonner espoir.

Lucien Embom

contact@lasymbiose-news.com