Business : le Top 10 des pays où investir en Afrique en 2018

Dans ce classement effectué par Rand Merchant Bank (RMB), l’Egypte, considérée comme la destination des investissements les  plus attrayants de l’Afrique mène la danse, alors que le Cameroun n’y figure pas.

La septième édition du « Où investir en Afrique » de Rand Merchant Bank (RMB) a mis en évidence le Top 10 des pays qui ont compris la nécessité de s’adapter au ralentissement prolongé des prix des matières premières et à la faiblesse de la croissance de la production. Un classement effectué sur la base des sources de revenus en dollars en Afrique, permettant de mesurer les principaux générateurs de revenus et d’identifier les opportunités d’investissement. Dans ce numéro, l’Indice d’attractivité des investissements du RMB, qui équilibre l’activité économique et la relative facilité des affaires, illustre comment les niveaux d’activité économique modérés ont atténué plusieurs scores sur l’indice par rapport à l’année dernière.

Aisni donc, le changement le plus notable qui a été enregistré est la chute de l’Afrique du Sud qui perd son fauteuil de leader pour la première fois depuis la création du rapport. Le pays de Nelson Mandela cède sa place à l’Egypte, aujourd’hui considérée comme la destination des investissements les plus attrayants de l’Afrique. L’Egypte a en effet progressé grâce à son score supérieur d’activités économiques et les taux de croissance lents en Afrique du Sud, qui se sont nettement détériorés au cours des sept dernières années. L’Etat arc-en-ciel, deuxième dans ce classement, est également confronté à des préoccupations croissantes sur les questions de solidité institutionnelle et de gouvernance, bien que ses marchés des devises, des actions et des capitaux restent encore en bonne position.

Si le Maroc conserve la troisième position pour la troisième année consécutive après avoir bénéficié d’un environnement opérationnel grandement amélioré depuis le Printemps arabe qui a débuté en 2010, l’Ethiopie, pays marqué par l’instabilité sociopolitique, a déplacé le Ghana à la quatrième place, avec une croissance économique rapide, devançant le Kenya jusque-là considéré comme la plus grande économie en Afrique de l’Est. Mais la chute du Ghana à la cinquième position est principalement due aux perceptions de l’aggravation de la corruption et de la faiblesse de la liberté économique.

Le Cameron non-classé

Quant au Kenya, il se maintient dans le top 10 au sixième rang. Les investisseurs sont toujours attirés par la structure économique diversifiée du pays, ses politiques favorables au marché et la croissance soutenue de ses dépenses de consommation. Une série de réformes favorables aux entreprises visant à éradiquer la corruption et une croissance économique soutenue ont permis à la Tanzanie de grimper de deux places pour s’installer au septième rang. Quant au Rwanda, le pays est rentré dans ce Top 10 après avoir passé deux ans à la périphérie, boostée par l’une des économies les plus réformées au monde, les taux de croissance réels élevés et sa tentative continuelle de diversifier son économie.

Au numéro neuf, la Tunisie a fait de grands progrès dans la promotion de la transition politique, tandis que l’amélioration du climat des affaires a été réalisée par des réformes structurelles, une sécurité accrue et la stabilité sociale. La Côte d’Ivoire qui perd deux places, referme le classement en prenant la dixième place. Bien que sa notation de l’environnement des affaires soit encore relativement faible, son gouvernement a fait des progrès importants en invitant des investisseurs dans le pays.

Samuel Ze Mendo

Monnaie : la Cedeao veut faire disparaitre le Franc CFA d’ici 2020

Les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) a annoncé, la création de leur monnaie en 2020. C’était à l’issue du 52e Sommet des chefs d’Etats et de gouvernements de cette zone.

La « Cedeao ». C’est ainsi que les Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) comptent appeler la monnaie qu’ils ambitionnent de créer et de mettre en circulation d’ici 2020. « 2020 doit être la création de la monnaie de la Cedeao » assure Roch Kaboré. C’est à cette date que le président du Burkina Faso et ses paires, réunis en décembre dernier à Abuja dans le cadre de la 52e session du Sommet des chefs d’Etat de la Cedeao prévoient de faire disparaitre le Franc CFA, une monnaie commune utilisée par 15 pays francophones d’Afrique de l’ouest et du centre avec en moyenne 155 millions d’habitants. « La conception de la monnaie Cedeao se fera de manière progressive de sorte que tous les pays qui pourront répondre aux critères de convergences puissent commencer à battre cette monnaie en attendant que les autres pays se conforment et intègrent le processus », a-t-il laissé entendre.

Ainsi donc, cette décision actée par les chefs d’Etats et de gouvernements membres de la Cedeao africains vient relancer le débat sur l’impact du Franc CFA sur l’économie des Etats qui l’ont en partage. Si l’Afrique de l’ouest est d’ores et déjà résolue à se séparer de cette monnaie liée à l’euro, reste attendue, la réaction des Etats membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) dont fait partie le Cameroun.

SZM  

Performance : les 10 pays les plus riches d’Afrique, selon la BAD

La Banque africaine de déplacement vient de rendre public son classements des Etats les plus riches du continent, sur la base notamment de leur Produit intérieur brut (PIB).

Dans ce classement des 10 pays les plus riches d’Afrique, la Banque africaine de développement place le Nigéria à la première position. Parce qu’en matière de PIB, le pays devance de loin tous les autres Etats du continent. Aidé par une forte production pétrolière et le redressement des cours mondiaux des matières premières, le PIB aux prix courants du Nigeria qui  représente plus de 72 % de l’ensemble des économies de l’Afrique de l’Ouest, devrait atteindre 581 milliards $ cette année contre 519 milliards $, en 2016.

Derrière le Nigéria pointe l’Afrique du Sud qui est sortie de récession au second trimestre. La richesse créée au cours de cette année civile par les résidents sud-africains, pourrait passer la barre des 276 milliards $. Reléguée au troisième rang par la nation arc-en-ciel, l’Egypte dont l’économie est encore convalescente, marque la présence du premier pays nord-africain dans ce classement, grâce à un volume d’activité qui pourrait avoisiner les 264 milliards $. L’Algérie qui  pourrait totaliser 170 milliards $, complète le quatuor de tête, suivie de l’économie soudanaise qui pèsera au bout de cette année à 124 milliards $. Cette dernière surclasse ainsi le Maroc qui, malgré le dynamisme de son économie marquée par un début accentué de diversification, se retrouve à la sixième place. Porté par une croissance de 4 % au moins, le Pib du Royaume chérifien devrait franchir la barre des 121 milliards $ au terme de cette année. Le Maroc doublerait ainsi la taille de son économie en 12 ans, selon les chiffres consultés par l’Agence Ecofin.

Avec 104 milliards $, l’Angola restera le septième pays le plus riche en Afrique en 2017, devant l’Ethiopie, locomotive de la croissance africaine avec 93 milliards $ contre 84 milliards en 2016. Un bond qui confirme les prévisions des institutions internationales. Le pays qui, en 12 ans, a presque sextuplé son PIB, devrait enregistrer cette année la plus forte croissance à l’échelle mondiale. Enfin, le Kenya (77 milliards $) et la Tanzanie (52 milliards), tous de la sous-région la plus dynamique d’Afrique (l’Est), en termes de Pib, complètent le top 10. Aucune trace donc du Cameroun.

SZM

Les routiers ouest africains soulagés par la réduction des tracasseries

Le président de la confédération des syndicats des conducteurs routiers de l’Afrique de l’Ouest (CSCRAO), Koné Vaffi a salué, mercredi, la réduction des barrages et des tracasseries routières dans l’espace CEDEAO estimant qu’il est temps de formaliser le métier de conducteur professionnel.

‘’Aujourd’hui, nous recevons aisément des conducteurs étrangers, grâce à la politique d’intégration de notre confédération. Le chauffeur est le poumon de l’intégration dans la CEDEAO. Il est donc important de se mettre ensemble puisque les préoccupations sont énormes donc il faut se réunir pour les résoudre. Aujourd’hui les barrages ont diminué, les tracasseries routières ont été réduites, et nous saluons ceci’’, s’est réjoui Koné Vaffi.

S’exprimant lors du 2ème congrès ordinaire de la confédération des syndicats des conducteurs routiers de l’Afrique de l’Ouest, M. Koné a déploré le fait que la signature du document qui doit sortir le métier de chauffeur de l’informel dans chaque pays de la CEDEAO tarde à être signé par les transporteurs.

Babacar Carlos Mbaye représentant résident de la CEDEAO en Côte d’Ivoire a pour sa part indiqué que les 21 et 22 septembre prochains les délégués des pays membres se réuniront à Accra pour élaborer et adopter les modalités opérationnelles du mécanisme aux niveaux national et régional.

‘’Dans chaque pays membre concerné, un comité national de pilotage du mécanisme de suivi de la libre circulation des véhicules de transport, des personnes et des biens sera créé’’.
Koné Vaffi a été plébiscité à nouveau à la tête de cette organisation de la confédération des syndicats des conducteurs routiers de l’Afrique de l’Ouest (CSCRAO).

Source: news.abidjan.net

La Côte d’Ivoire mise sur les TIC pour améliorer l’agriculture

Présente en France à l’occasion du 54ème Salon International de l’agriculture de Paris (SIA) 2017, l’ANADER (Agence nationale d’appui au développement rural) a présenté sa stratégie innovante relative à l’utilisation des Technologie de l’information et de la communication (Tic) dans l’agriculture ivoirienne.   

Le secteur agricole ivoirien représente 22% du produit intérieur brut, plus de la moitié des recettes d’exportation du pays et emploie les deux tiers de la population. Conscient de l’importance de ce secteur dans son économie, le gouvernement ivoirien en élaborant son Programme national d’investissement agricole s’est fixé pour objectif d’améliorer sa productivité. Pour y arriver, il mise sur les Technologies de l’information et de la communication (Tic).

Selon le journal Fraternité Matin ; les investisseurs, les bailleurs de Fonds et le public ont été éclairés sur la stratégie de mise en œuvre de cette ambition. C’était à l’occasion d’un panel organisé par l’ANADER sur le thème « les Tic dans l’agriculture, enjeux et perspectives pour le développement durable des filières ». A l’occasion, Sahifo Gbo, le conseiller technique à la direction d’appui aux filières de production végétales et animales à l’ANADER, a exposé sur l’initiative d’intégration des Tic dans le conseil agricole inscrite dans le projet « e-extension » que l’agence expérimente depuis 2013.

Le système utilisé, a-t-il révélé, est un centre d’appel relié à un laboratoire, que peuvent joindre à tout moment les agriculteurs pour poser des questions techniques. Il repose sur quatre instruments principaux, le serveur vocal à réponse interactive, le laboratoire électronique, le centre d’appel et le réseau d’experts. Tout producteur disposant d’un téléphone cellulaire peut ainsi appeler le serveur vocal à un numéro d’accès et écouter les réponses à ses préoccupations. Les agriculteurs posent leurs questions et « des techniciens peuvent leur donner une réponse immédiatement. Le centre dispose aussi d’une base de données avec des informations sur diverses problématiques, à laquelle peuvent se référer les opérateurs pour répondre au plus vite » a déclaré le directeur général de l’ANADER, le Dr Sidiki Cissé. Ce système devrait avoir un impact à la fois sur les performances du conseil agricole et sur les filières agricoles. A ce jour, le centre E-extension de l’ANADER reçoit chaque jour  plus de 200 appels d’agriculteurs de tout le pays.

Sur l’ANADER, l’impact devrait se traduire par l’amélioration de la performance globale de celle-ci, grâce au développement de sa capacité à toucher un plus grand nombre d’acteurs ruraux en temps réel et à moindre coût. Sur les filières agricoles, le système est censé contribuer à l’amélioration de la productivité agricole, au renforcement de l’accès des agriculteurs aux marchés, et à la promotion des technologies propres pour une agriculture durable au bénéfice des filières agricoles, a fait savoir le conférencier.

André Baudouin Edimo

Gabon Pays riche en ressources naturelles

Venant du nom portugais « Gabao » qui signifie « Caban », le Gabon est un pays forestier ou la faune et la flore sont encore conservées et protégées.

Les importantes ressources forestières et un pétrole abondant ont permis au Gabon, d’être parmi les pays les plus prospères du continent africain. Les ressources naturelles du Gabon restent très remarquables.  La biodiversité gabonaise est la plus élevée de la planète.

Le pays d’Omar Bongo dispose à lui seul de 14 parcs couvrant 11% du territoire, soit 25.400 km2. Ces parcs regorgent de nombreuses espèces d’animaux, notamment la plus grande population au monde de tortues luths, 30.000 éléphants et 15.000 gorilles de la forêt tropicale. Les parcs gabonais constituent des points de contact et d’observation directe de ce vivier.

Chaque année, les parcs nationaux dévoilent aux scientifiques des trésors naturels exceptionnels. On peut citer entre autres le parc d’Akanda, dans la péninsule de Libreville où l’on  trouve  une grande concentration d’oiseaux migrateurs de provenances diverses, le parc de Loango sur la côte de l’Océan Atlantique avec sa réserve d’éléphants de forêt, de buffles,  d’hippopotames et des oiseaux rares tels que le guêpier gris-rose.

En 2016, trois nouvelles espèces d’invertébrés intègrent le top 10 à savoir un isopode qui construit ses propres abris de boue, un scarabée nommé « ours fictif » et un primate « hominidé » jamais découvert sur le continent africain. Par ailleurs, dans certaines zones, l’on trouve aussi des espèces rares comme le pangolin et le picatharte. Le Gabon est l’une des réserves de faune les plus variées et les plus importantes d’Afrique. Au plan national, la forêt couvre 85% du territoire depuis 1970.

En vue de valoriser et de préserver le patrimoine vivant, la Présidence Gabonaise a fait réaliser un site web multimédia avec l’aide de plusieurs partenaires internationaux. L’objectif du site Gabon by Designed est de permettre aux internautes, de réaliser  une visite géo touristique interactive en 3D des parcs nationaux au Gabon.

Qualifié comme premier pays africain riche en biodiversité, le Gabon présente un paysage très satisfaisant grâce à sa biodiversité riche en ressources naturelles. Parler de la biodiversité au Gabon, c’est faire référence à son potentiel  en termes de diversité des espèces animales et végétales. Ces richesses offrent des opportunités extraordinaires d’investissements.  En somme, le Gabon dispose de nombreux atouts pour devenir un des leaders mondiaux de la biodiversité. C’est le deuxième pays en termes de pourcentage de son territoire alloué à la conservation.

 Suzanne Maa

contact@lasymbiose-news.com

Gabon: Une économie reconnue dans le monde

Grâce à ses ressources minières, la richesse pétrolière de la République gabonaise lui permet d’être classé parmi les pays les plus prospères de l’Afrique Subsaharienne.

Depuis les années 1970, l’économie du Gabon repose sur l’exploitation du bois avant de céder une place au pétrole avec environ 50% de PIB et aux minerais (uranium, manganèse). Cette richesse se définit à travers d’importantes préoccupations en matière de gouvernance, de répartition des revenus et de santé humaine. Grace au pétrole et à la faible population, le pouvoir d’achat moyen gabonais est très sensiblement supérieur à celui des pays d’Afrique Subsaharienne.

Néanmoins, l’inégalité dans la répartition des richesses fait qu’un tiers de la population est considérée comme atteinte par la pauvreté. En 2014, la dette extérieure gabonaise s’élève à 3,8 milliards de dollars américains ce qui représente 22,5% de PIB. Pour cela, le Gabon a obtenu un accord du Club de Paris sur les conditions d’un remboursement anticipé et n’est plus sous programme FMI depuis 2010.

Au rang mondial, le Gabon a été classé 37ème pays producteur de pétrole en 2012 avec une production de 242.000 barils par jour. La présence de gisements pétrolifères a été signalée en 1920 grâce aux prospections de la Compagnie Générale Géophysique. Les premiers puits de pétrole sont entrés en exploitation en 1957 sur le champ on shore d’Ozouri près de Port-Gentil Libreville.

Pour ce qui concerne le gaz qui est aussi un produit pétrolier, le principal producteur au Gabon est Perenco. Cette entreprise exploite cinq gisements et permet de contribuer à la rentabilisation des gisements de pétrole liquide. La réserve globale du Gabon est estimée à plus de 403 millions de BOE (Barrel of Oil Equivalent) et la production est de plus de 70 millions de m3.

Industries minières

Le Gabon possède un sous-sol très riche en métaux précieux et en diamant qui tendent avec le temps à se regrouper dans les unités géologiques particulières. L’on recense plus de 900 gites et gisements. Parmi les minerais, on peut citer  le fer, l’uranium, la télébenne et le manganèse. Dans le cadre de son plan « Gabon industriel », le pays se développe autour de l’industrie extractive, une industrie de transformation visant à créer la valeur ajoutée plutôt qu’exporter la ressource brute.

La première usine de transformation du manganèse a été inaugurée à Moanda, opérée par COMILOG (Compagnie minière de l’Ogooué). A ce jour, les Chinois sont entrés sur le marché du manganèse gabonais. En définitive, l’on note que la plupart des gisements sont situés dans des zones difficiles d’accès où il n’y a pas de route, de voie ferrée ou de fleuve pour y accéder. Cela suppose un niveau d’investissement en infrastructure nécessitant l’intervention de l’État, qui mobilise pour cela ses moyens au travers du SDNI (schéma directeur national d’infrastructure).

Suzanne Maa

contact@lasymbiose-news.com