Les routiers ouest africains soulagés par la réduction des tracasseries

Le président de la confédération des syndicats des conducteurs routiers de l’Afrique de l’Ouest (CSCRAO), Koné Vaffi a salué, mercredi, la réduction des barrages et des tracasseries routières dans l’espace CEDEAO estimant qu’il est temps de formaliser le métier de conducteur professionnel.

‘’Aujourd’hui, nous recevons aisément des conducteurs étrangers, grâce à la politique d’intégration de notre confédération. Le chauffeur est le poumon de l’intégration dans la CEDEAO. Il est donc important de se mettre ensemble puisque les préoccupations sont énormes donc il faut se réunir pour les résoudre. Aujourd’hui les barrages ont diminué, les tracasseries routières ont été réduites, et nous saluons ceci’’, s’est réjoui Koné Vaffi.

S’exprimant lors du 2ème congrès ordinaire de la confédération des syndicats des conducteurs routiers de l’Afrique de l’Ouest, M. Koné a déploré le fait que la signature du document qui doit sortir le métier de chauffeur de l’informel dans chaque pays de la CEDEAO tarde à être signé par les transporteurs.

Babacar Carlos Mbaye représentant résident de la CEDEAO en Côte d’Ivoire a pour sa part indiqué que les 21 et 22 septembre prochains les délégués des pays membres se réuniront à Accra pour élaborer et adopter les modalités opérationnelles du mécanisme aux niveaux national et régional.

‘’Dans chaque pays membre concerné, un comité national de pilotage du mécanisme de suivi de la libre circulation des véhicules de transport, des personnes et des biens sera créé’’.
Koné Vaffi a été plébiscité à nouveau à la tête de cette organisation de la confédération des syndicats des conducteurs routiers de l’Afrique de l’Ouest (CSCRAO).

Source: news.abidjan.net

La Côte d’Ivoire mise sur les TIC pour améliorer l’agriculture

Présente en France à l’occasion du 54ème Salon International de l’agriculture de Paris (SIA) 2017, l’ANADER (Agence nationale d’appui au développement rural) a présenté sa stratégie innovante relative à l’utilisation des Technologie de l’information et de la communication (Tic) dans l’agriculture ivoirienne.   

Le secteur agricole ivoirien représente 22% du produit intérieur brut, plus de la moitié des recettes d’exportation du pays et emploie les deux tiers de la population. Conscient de l’importance de ce secteur dans son économie, le gouvernement ivoirien en élaborant son Programme national d’investissement agricole s’est fixé pour objectif d’améliorer sa productivité. Pour y arriver, il mise sur les Technologies de l’information et de la communication (Tic).

Selon le journal Fraternité Matin ; les investisseurs, les bailleurs de Fonds et le public ont été éclairés sur la stratégie de mise en œuvre de cette ambition. C’était à l’occasion d’un panel organisé par l’ANADER sur le thème « les Tic dans l’agriculture, enjeux et perspectives pour le développement durable des filières ». A l’occasion, Sahifo Gbo, le conseiller technique à la direction d’appui aux filières de production végétales et animales à l’ANADER, a exposé sur l’initiative d’intégration des Tic dans le conseil agricole inscrite dans le projet « e-extension » que l’agence expérimente depuis 2013.

Le système utilisé, a-t-il révélé, est un centre d’appel relié à un laboratoire, que peuvent joindre à tout moment les agriculteurs pour poser des questions techniques. Il repose sur quatre instruments principaux, le serveur vocal à réponse interactive, le laboratoire électronique, le centre d’appel et le réseau d’experts. Tout producteur disposant d’un téléphone cellulaire peut ainsi appeler le serveur vocal à un numéro d’accès et écouter les réponses à ses préoccupations. Les agriculteurs posent leurs questions et « des techniciens peuvent leur donner une réponse immédiatement. Le centre dispose aussi d’une base de données avec des informations sur diverses problématiques, à laquelle peuvent se référer les opérateurs pour répondre au plus vite » a déclaré le directeur général de l’ANADER, le Dr Sidiki Cissé. Ce système devrait avoir un impact à la fois sur les performances du conseil agricole et sur les filières agricoles. A ce jour, le centre E-extension de l’ANADER reçoit chaque jour  plus de 200 appels d’agriculteurs de tout le pays.

Sur l’ANADER, l’impact devrait se traduire par l’amélioration de la performance globale de celle-ci, grâce au développement de sa capacité à toucher un plus grand nombre d’acteurs ruraux en temps réel et à moindre coût. Sur les filières agricoles, le système est censé contribuer à l’amélioration de la productivité agricole, au renforcement de l’accès des agriculteurs aux marchés, et à la promotion des technologies propres pour une agriculture durable au bénéfice des filières agricoles, a fait savoir le conférencier.

André Baudouin Edimo

Gabon Pays riche en ressources naturelles

Venant du nom portugais « Gabao » qui signifie « Caban », le Gabon est un pays forestier ou la faune et la flore sont encore conservées et protégées.

Les importantes ressources forestières et un pétrole abondant ont permis au Gabon, d’être parmi les pays les plus prospères du continent africain. Les ressources naturelles du Gabon restent très remarquables.  La biodiversité gabonaise est la plus élevée de la planète.

Le pays d’Omar Bongo dispose à lui seul de 14 parcs couvrant 11% du territoire, soit 25.400 km2. Ces parcs regorgent de nombreuses espèces d’animaux, notamment la plus grande population au monde de tortues luths, 30.000 éléphants et 15.000 gorilles de la forêt tropicale. Les parcs gabonais constituent des points de contact et d’observation directe de ce vivier.

Chaque année, les parcs nationaux dévoilent aux scientifiques des trésors naturels exceptionnels. On peut citer entre autres le parc d’Akanda, dans la péninsule de Libreville où l’on  trouve  une grande concentration d’oiseaux migrateurs de provenances diverses, le parc de Loango sur la côte de l’Océan Atlantique avec sa réserve d’éléphants de forêt, de buffles,  d’hippopotames et des oiseaux rares tels que le guêpier gris-rose.

En 2016, trois nouvelles espèces d’invertébrés intègrent le top 10 à savoir un isopode qui construit ses propres abris de boue, un scarabée nommé « ours fictif » et un primate « hominidé » jamais découvert sur le continent africain. Par ailleurs, dans certaines zones, l’on trouve aussi des espèces rares comme le pangolin et le picatharte. Le Gabon est l’une des réserves de faune les plus variées et les plus importantes d’Afrique. Au plan national, la forêt couvre 85% du territoire depuis 1970.

En vue de valoriser et de préserver le patrimoine vivant, la Présidence Gabonaise a fait réaliser un site web multimédia avec l’aide de plusieurs partenaires internationaux. L’objectif du site Gabon by Designed est de permettre aux internautes, de réaliser  une visite géo touristique interactive en 3D des parcs nationaux au Gabon.

Qualifié comme premier pays africain riche en biodiversité, le Gabon présente un paysage très satisfaisant grâce à sa biodiversité riche en ressources naturelles. Parler de la biodiversité au Gabon, c’est faire référence à son potentiel  en termes de diversité des espèces animales et végétales. Ces richesses offrent des opportunités extraordinaires d’investissements.  En somme, le Gabon dispose de nombreux atouts pour devenir un des leaders mondiaux de la biodiversité. C’est le deuxième pays en termes de pourcentage de son territoire alloué à la conservation.

 Suzanne Maa

contact@lasymbiose-news.com

Gabon: Une économie reconnue dans le monde

Grâce à ses ressources minières, la richesse pétrolière de la République gabonaise lui permet d’être classé parmi les pays les plus prospères de l’Afrique Subsaharienne.

Depuis les années 1970, l’économie du Gabon repose sur l’exploitation du bois avant de céder une place au pétrole avec environ 50% de PIB et aux minerais (uranium, manganèse). Cette richesse se définit à travers d’importantes préoccupations en matière de gouvernance, de répartition des revenus et de santé humaine. Grace au pétrole et à la faible population, le pouvoir d’achat moyen gabonais est très sensiblement supérieur à celui des pays d’Afrique Subsaharienne.

Néanmoins, l’inégalité dans la répartition des richesses fait qu’un tiers de la population est considérée comme atteinte par la pauvreté. En 2014, la dette extérieure gabonaise s’élève à 3,8 milliards de dollars américains ce qui représente 22,5% de PIB. Pour cela, le Gabon a obtenu un accord du Club de Paris sur les conditions d’un remboursement anticipé et n’est plus sous programme FMI depuis 2010.

Au rang mondial, le Gabon a été classé 37ème pays producteur de pétrole en 2012 avec une production de 242.000 barils par jour. La présence de gisements pétrolifères a été signalée en 1920 grâce aux prospections de la Compagnie Générale Géophysique. Les premiers puits de pétrole sont entrés en exploitation en 1957 sur le champ on shore d’Ozouri près de Port-Gentil Libreville.

Pour ce qui concerne le gaz qui est aussi un produit pétrolier, le principal producteur au Gabon est Perenco. Cette entreprise exploite cinq gisements et permet de contribuer à la rentabilisation des gisements de pétrole liquide. La réserve globale du Gabon est estimée à plus de 403 millions de BOE (Barrel of Oil Equivalent) et la production est de plus de 70 millions de m3.

Industries minières

Le Gabon possède un sous-sol très riche en métaux précieux et en diamant qui tendent avec le temps à se regrouper dans les unités géologiques particulières. L’on recense plus de 900 gites et gisements. Parmi les minerais, on peut citer  le fer, l’uranium, la télébenne et le manganèse. Dans le cadre de son plan « Gabon industriel », le pays se développe autour de l’industrie extractive, une industrie de transformation visant à créer la valeur ajoutée plutôt qu’exporter la ressource brute.

La première usine de transformation du manganèse a été inaugurée à Moanda, opérée par COMILOG (Compagnie minière de l’Ogooué). A ce jour, les Chinois sont entrés sur le marché du manganèse gabonais. En définitive, l’on note que la plupart des gisements sont situés dans des zones difficiles d’accès où il n’y a pas de route, de voie ferrée ou de fleuve pour y accéder. Cela suppose un niveau d’investissement en infrastructure nécessitant l’intervention de l’État, qui mobilise pour cela ses moyens au travers du SDNI (schéma directeur national d’infrastructure).

Suzanne Maa

contact@lasymbiose-news.com