EDITO: La nécessaire clarification.

Ces derniers temps nos colonnes, tant sur notre site (lasymbiose-news.com) qu’en version imprimée comme celle que vous lisez, ont publié des informations et analyses sur le ministre de la Communication, ainsi que le Directeur général de la CNPS. Ce serait un euphémisme que d’affirmer qu’ils n’y avaient pas la part belle, puisque sur leur gestion, leurs orientations et ambitions, il faut scruter leurs bilans à la loupe pour espérer trouver quelque chose de bon.
Aussi vrai que nous nous devons de magnifier ce qui est bien, en le donnant en exemple, nous ne saurions manquer d’attirer l’attention de la nation sur certaines dérives auxquelles on devrait mettre fin au plus vite, le Cameroun ne pouvant que s’en porter mieux. Notre dénonciation se voulant patriotique, loin d’une quelconque intention inavouée de nous acharner sur qui que ce soit. Quel que soit le ministre ou le DG, si les éléments en notre possession peuvent contribuer à éclairer l’opinion publique sur des dérives incompatibles avec leurs fonctions, ceci afin que celui qui les a nommés en tire les conséquences, nous n’hésiterons pas à les porter à la connaissance de nos lecteurs.
Dans le cercle des intimes de M. Tchiroma, nous fûmes accusés d’être à la solde d’un autre membre du gouvernement, dont l’apport avait été magnifié dans la première parution qui clouait au pilori M. Tchiroma. Le parallèle étant ainsi par eux abusivement fait entre ce coup de chapeau et leur coup de bâton. Ce qui est grotesque, car ce n’est guère par une quelconque quête de lucre que nous nous sommes engagés dans cette voie de contribuer à l’essor national à travers la communication. Non. Mais notre ambition, qui se veut noble, est de nous opposer à la gabegie, au gaspillage des ressources d’une nation aspirant légitimement au développement, et qui dans cette voie est handicapée par ses certains de ses fils qui se servent au lieu de la servir.
Alors que la réduction du train de vie de l’Etat revient dans les instructions présidentielles comme une antienne, aussi est-il impérieux que ceux qui se sont depuis fourvoyés reviennent à l’orthodoxie, en gérant autrement. C’est-à-dire bien.
Un Mekulu Mvondo Akame en tant que tel, ne m’intéresse point. Et de concert avec l’équipe de La Symbiose je ferais de même, s’il s’était agi de quelqu’un d’autre. L’objectif étant d’amener le sommet à prendre toute disposition utile pour que de tels errements s’arrêtent, et n’arrivent plus. En nous les
margoulins de toute espèce trouveront toujours des sentinelles toujours promptes à donner l’alerte, quelle que soit la position du mis en cause, de sa fortune. Ceci devait être reprécisé, afin que nul n’en ignore !

Par Léopold T. YAMDJEU

Chantal Biya et la République

A juste titre, la presse et l’opinion publique ont épilogué sur la tenue arborée par la Première dame au Boulevard du 20 Mai, lors de la récente fête de l’Unité. Car cela ne saurait, assurent certains, être une simple faute de goût, ce choix délibéré ne pouvant qu’être porteur d’un message sans équivoque en direction de la Nation. Aussi le défi à relever était d’une unique équation : démonter les ressorts secrets de cet acte, pour en mesurer toute la portée. Et la véritable signification.

Car Chantal Biya, jusqu’ici, n’a pas brillé pour son militantisme au sein du Rdpc, dont elle est  la Présidente d’honneur pour la branche féminine. En effet, de par ses multiples activités caritatives dont la portée, la notoriété et les fruits ont depuis longtemps dépassé le triangle national, Chantal Biya est devenue une icône planétaire, stature du reste sanctionnée par sa qualité d’Ambassadrice de bonne volonté de l’Unesco.  Présidente fondatrice des Synergies africaines contre le Sida et les souffrances, de la Fondation portant son nom, étant à la source de la création du Centre international de référence Chantal Biya, du Cercle  des Amis du Cameroun, le réseau Ecoles des Champions, pour ne citer que ceux-là, cet engagement l’a élevée à la dimension et du continent et du monde, ce qui devrait faire la fierté de tout Camerounais. Sur le plan interne, en dehors de ses apparitions pour soutenir son présidentiel époux, ou ranimer la ferveur chez certains camarades du parti, elle n’aura jusqu’ici joué aucun rôle si ce n’est celui d’inauguratrice de chrysanthèmes. N’ayant du reste aucun poste électif contrairement à son conjoint, qui est depuis sa création plébiscité à la présidence nationale de son parti. Pourtant, elle vient de montrer solennellement sous quel prisme elle veut désormais le seconder dans ses activités politiques, l’aider au mieux à conquérir des victoires futures, par la mobilisation des militants et sympathisants d’une formation politique qui, tel que défini par la constitution, « concourt à l’expression du suffrage universel ». Or, si cela est son droit le plus absolu d’être engagée en politique, il ne faudrait point, ont relevé maints observateurs, qu’il y ait mélange de genre, tant les couleurs d’un parti particulier si près du chef suprême des Armées, sur qui est focalisé l’attention en dehors de celles accordée aux défilants, n’est pas vraiment signe d’unité. Avec la foultitude des conseillers et autres ordonnances qui l’entourent, l’on comprend que cela ne saurait être juste un impair à mettre sur le compte de l’enthousiasme en ce jour festif. Mais malgré tous les avis contraires qui ne peuvent lui avoir été tus, pour porter cette tenue en de telles circonstances, elle aura pris sa décision, sans doute de concert avec son époux, pour venir à la parade du 20 Mai parée des emblèmes du Rdpc. L’on aurait encore pu l’accepter, estiment certains, si au passage de son parti elle était descendue défiler à la tête de leurs troupes avant de revenir s’asseoir à la tribune d’honneur. Cela, nous dit-on, aurait permis de tolérer les motifs et inscriptions de sa tenue vestimentaire en ce jour de rassemblement, occasion qui magnifie davantage le vivre-ensemble des Camerounais que les postures partisanes. D’où la principale conclusion qui doit être tirée de ce message. Point de faux suspense, le chef de l’Etat sera candidat à sa propre succession, et déjà la machine est mise en branle pour être le rouleau compresseur qui matera tout sur son passage. Et on veut à Etoudi que cela soit su.

Par Léopold T. YAMDJEU

L’inopportun combat

Une récente décision de justice continue à faire couler beaucoup d’encre, de salive… et même de sueur. Celle de la condamnation à une lourde peine de prison du correspondant en langue haoussa de RFI au Cameroun, Ahmed Abba. A l’évidence, il s’agit là d’un cas fort emblématique, en ce sens qu’il intervient alors que notre pays traverse non certaines turbulences, mais bien des turbulences certaines liées à notre vivre-ensemble, la nation du reste s’apprêtant à célébrer le 45ème anniversaire de son unité. Bien plus, ce couperet  du Tribunal militaire de Yaoundé a été assené à un homme de médias quelques jours seulement avant la commémoration de la Journée internationale de la liberté de la Presse, observée le 03 mai chaque année.

La symbolique de ce procès qui aura défrayé la chronique se trouve d’abord dans la nature même de l’affaire, qui dans les annales judiciaires aura constitué une grande première, puisque ce jugement d’un journaliste soupçonné de collusion avec un groupe terroriste et risquant sa tête n’a point de précédent depuis que nous sommes en butte contre Boko Haram. Aussi se serait-on attendu à ce que, faisant preuve de réserve, les journalistes rendant compte de cet épineux et délicat dossier soient plus circonspects dans leurs commentaires. En effet, il n’aurait guère été surprenant qu’on les entende davantage défendre leur confrère, d’abord par esprit corporatiste. Mais c’est à un tout autre son de cloche qu’on assiste depuis, l’infortuné étant cloué au pilori par des gens exerçant pourtant la même profession que lui. L’on est d’autant plus réfractaire à une telle levée de boucliers que d’après les recoupements par nous effectués, la démarche de ces hommes de la plume et du micro est motivée par des billets de banque reçus du ministre de la Communication, pour soi-disant laver l’honneur du Cameroun… Rétablissons  d’emblée une vérité : nous ne saurions être en reste lorsqu’il s’agit de défendre l’image de notre pays car, patriotes dans l’âme, nous ne saurions rester insensibles au fait que la notoriété du berceau de nos ancêtres soit écornée. Mais qu’un tel chauvinisme soit dicté par la réception de prébendes pour noircir un confrère, nous nous y refusons.

L’analyse montre l’inopportunité de ce combat déclenché sous les auspices du porte-parole du Gouvernement, qui avec des deniers publics instrumentalise ainsi la presse pour une bataille perdue d’avance. RFI est une radio connue de par le monde, dont l’influence n’est plus à démontrer. Lui déclarer donc la guerre sur un terrain qu’elle maîtrise pourrait se révéler des plus préjudiciables, et avoir à la fin tout le contraire de l’effet escompté. Car au lieu de présenter plutôt les contours et le contenu du procès en question, pour y relever le respect scrupuleux des droits de la défense, la stratégie adoptée par les mercenaires du Mincom est de celles qui volent bas, puisque ce n’est qu’à coups d’injures grossières que ceux-ci s’adressent aux Français. Or ce qu’ils se refusent à voir, c’est qu’ils auraient dû refuser d’être ainsi caporalisés pour une mission foireuse, une cause difficilement défendable. Croient-ils bien faire, en se remplissant les poches de cette manière et payer le prix fort au détriment de leur crédibilité ? N’auraient-ils pu défendre notre pays sans se livrer à des invectives contre les autres ?

Le Mincom aurait dû laisser les uns et les autres faire honnêtement leur travail, sans y interférer. Oui nous le redisons, ce n’est pas sous le fallacieux prétexte de défendre l’image du Cameroun  que l’on doit ainsi stigmatiser, calomnier un média qu’on n’a pas réussi à stipendier. Rappelons-nous à dessein qu’il y a à peine deux ans, RFI qui aujourd’hui est traitée de tous les noms d’oiseau avait solennellement refusé de prendre l’aide en espèces sonnantes et trébuchantes que voulait lui remettre le Mincom, sans qu’elle ait rien demandé en ce sens. Pour divers observateurs, il s’agissait là d’une grossière tentative d’acheter la conscience de ce média, qui en retour d’ascenseur  serait appelé à caresser nos autorités dans le sens du poil, quelles que soient leurs turpitudes. Et le refus de cette radio de mordre à l’hameçon lui vaut cette rancune que certains dans notre pays, ne sont pas prêts d’oublier. Avoir l’esprit cocardier, c’est bien, à la condition qu’on sache raison garder.

Par Léopold T. YAMDJEU

Cameroun : Des raisons d’espérer

 Lors d’une interview demeurée célèbre, d’autant plus que rares sont les circonstances ou le chef de  l’Etat se prête a ce genre d’exercice, Paul Biya déclara qu’il voulait que l histoire retienne de  lui l’image de l’homme qui aura apporté la démocratie et la prospérité à son pays. Vœux pieux, à mettre dans le registre des incantations politiciennes ou l’on est plus prompt à promettre la lune que laisser voir le soleil ? Assurément non. Car le président de la république, conscient des défis et ayant pris la pleine mesure de la tâche qui lui incombe, des devoirs qui sont siens, des aspirations qu’il suscite, des espérances qu’il ouvre a conceptualisé sa vision sous le prisme d’un vocable porteur de rupture avec la passé en une catharsis, et empreint de dynamique tendue vers l’avenir : renouveau

Une fois la partition ainsi écrite,  il restait à la mettre en musique. Et c’est bien là ou des sons discordants ne cessent d’affadir une telle symphonie, les membres de l’orchestre devant accompagner le maitre, jouant sur leur propre tempo. D’où souvent cette cacophonie que l’on entend là ou une mélodieuse harmonie était pourtant prévue.

Pour le premier challenge qu’il s’était donné, à savoir démocratiser  la vie publique, les résultats  sont là, honorables quoique perfectibles, comme pour toute œuvre humaine. L’on ne peut que souhaiter dans ce cadre qu’il y ait trop d’atermoiements pour parachever la mise en place des plus d’effectivité dans la concrétisation de la décentralisation. Avec un plus grand transfert de compétences et des ressources y afférentes aux communes

Long est le chemin

Quant à la prospérité envisagée par le premier  Camerounais, bien que plusieurs indicateurs aient été améliorés, elle reste encore en devenir. Le cap fixé étant, en ces temps, l’atteinte de l’émergence à l’horizon 2035.Mais grand est le risque qu’à force de le répéter, on oublie de le faire. Puisqu’il y a lieu de se demander si nous avons vraiment pris ce chemin. Dans la tête de nombreux compatriotes, tout se passe comme si l’émergence était en gestation quelque part, et qu’à l’aube de 2035 on assistera à sa parturition. Pourtant c’est jalon par jalon, palier après palier que nous y parviendrons, progressivement. 2035 c’est dans 18 ans, et il nous revient d’en baliser le chemin, de fixer des objectifs intermédiaires dont l’atteinte graduelle nous confirmera qu’on est bien sur la bonne voie.

par Léopold YAMDJEU

Cameroun : Des raisons d’espérer

Lors d’une interview demeurée célèbre, d’autant plus que rares sont les circonstances     ou le chef de l’Etat se prête a ce genre d’exercice, Paul Biya déclara qu’il voulait que              l’histoire retienne de  lui l’image de l’homme qui aura apporté la démocratie et la prospérité à son pays. Vœux pieux, à mettre dans le registre des incantations politiciennes ou l’on est plus prompt à promettre la lune que laisser voir le soleil ? Assurément non. Car le président de la république, conscient des défis et ayant pris la pleine mesure de la tâche qui lui incombe, des devoirs qui sont siens, des aspirations qu’il suscite, des espérances qu’il ouvre a conceptualisé sa vision sous le prisme d’un vocable porteur de rupture avec la passé en une catharsis, et empreint de dynamique tendue vers l’avenir : renouveau

 

Une fois la partition ainsi écrite,  il restait à la mettre en musique. Et c’est bien là ou des sons discordants ne cessent d’affadir une telle symphonie, les membres de l’orchestre devant accompagner le maitre, jouant sur leur propre tempo. D’où souvent cette cacophonie que l’on entend là ou une mélodieuse harmonie était pourtant prévue.

Pour le premier challenge qu’il s’était donné, à savoir démocratiser  la vie publique, les résultats  sont là, honorables quoique perfectibles, comme pour toute œuvre humaine. L’on ne peut que souhaiter dans ce cadre qu’il y ait trop d’atermoiements pour parachever la mise en place des plus d’effectivité dans la concrétisation de la décentralisation. Avec un plus grand transfert de compétences et des ressources y afférentes aux communes

Long est le chemin

Quant à la prospérité envisagée par le premier  Camerounais, bien que plusieurs indicateurs aient été améliorés, elle reste encore en devenir. Le cap fixé étant, en ces temps, l’atteinte de l’émergence à l’horizon 2035. Mais grand est le risque qu’à force de le répéter, on oublie de le faire. Puisqu’il y a lieu de se demander si nous avons vraiment pris ce chemin. Dans la tête de nombreux compatriotes, tout se passe comme si l’émergence était en gestation quelque part, et qu’à l’aube de 2035 on assistera à sa parturition. Pourtant c’est jalon par jalon, palier après palier que nous y parviendrons, progressivement. 2035 c’est dans 18 ans, et il nous revient d’en baliser le chemin, de fixer des objectifs intermédiaires dont l’atteinte graduelle nous confirmera qu’on est bien sur la bonne voie.

Par Léopold YAMDJEU