Gabon : Jean Ping à nouveau interdit de quitter le pays

Alors qu’il doit se rendre à Paris dimanche matin, la justice gabonaise vient de sommer le leader de l’opposition gabonaise, chef de file de la Coalition pour une Nouvelle République qui se présente comme le « Président élu » du Gabon, à renoncer à quitter le territoire national.

Dans plusieurs courriers officiels tous datés de ce vendredi 12 janvier, le premier juge d’instruction auprès du tribunal de Première instance de Libreville, Marie Christine Lebama, interdit Jean Ping de quitter le Gabon. Celle-ci évoque une convocation de l’opposant le 17 janvier sur l’affaire qui oppose le ministère public gabonais à Pascal Oyougou, un soutien du leader de l’opposition gabonaise incarcéré en septembre 2017 pour atteinte à la sûreté de l’Etat après un rassemblement interdit au début du même mois.

C’est cette convocation dans le cabinet du juge d’instruction qui vaut à Jean Ping, cette interdiction de sortir du territoire national « jusqu’à nouvel ordre », peut-on lire dans un second courrier adressé en urgence ce vendredi à la direction de la police des airs et des frontières. Alors que Jean Ping doit se rendre à Paris ce dimanche. Une situation qui pourrait mettre le feu aux poudres dans le pays qui n’est toujours pas sortie de la crise politique née de la réélection toujours controversée d’Ali Bongo à la présidentielle d’août 2016.

SZM

Angola : l’Etat va libéraliser sa monnaie au cours de ce trimestre

Asphyxié par la chute des prix du pétrole depuis mi-2014, l’Angola prévoit de faire flotter librement sa monnaie, le « Kwanza », dans une fourchette cible avant la fin de ce trimestre, a annoncé mercredi le gouverneur de la banque centrale, José de Lima Massano.

L’Angola va libéraliser sa propre monnaie, le « Kwanza » d’ici la fin de ce premier trimestre de l’année 2018. Toutefois, la Banque centrale du pays s’engage à intervenir avec des « mesures correctives » si cette monnaie dévisse hors de la fourchette cible. Arrimé actuellement au dollar au cours de 166 pour un billet vert, le kwanza se négociait mercredi à plus de 400 par dollar sur le marché noir, indique l’Agence Ecofin. Selon l’autorité de régulation monétaire, la possibilité de sa dépréciation brusque est imminente pour de multiples raisons, dont la pénurie de dollars qui ébranle investisseurs et importateurs. « Nous avons un taux de change qui ne reflète pas la vérité », a-t-il avoué.

De 20 milliards $ au début de 2017, les réserves de change ont fondu de façon continue passant de 15,4 milliards en octobre à 14,2 milliards en novembre, révèle Bloomberg. La pénurie de dollars a obligé des centaines d’entreprises à se démener pour payer les travailleurs et fournisseurs étrangers, ce qui a incité nombre d’entre eux à quitter le pays, deuxième producteur de pétrole du continent africain.

SZM

Guinée : Obiang dénonce une « guerre » en préparation contre lui

Le président de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, a appelé à la « vigilance », car une « guerre » serait en préparation contre son régime.

La Guinée Equatoriale a échappé à une « déstabilisation ». La tentative manquée par près de 38 assaillants tchadiens, centrafricains, camerounais et équato-guinéens, lourdement armés a poussé le chef de l’Etat équato-guinéen à sortir du silence. « On est en train d’organiser une guerre car ils disent que j’ai passé beaucoup de temps au pouvoir », a déclaré à l’AFP, Téodoro Obiang Nguema en appelant ses compatriotes à la « vigilance » pour éviter que ce « on » ne renverse son régime. Vendredi, Malabo avait parlé d’une « tentative d’invasion et de déstabilisation ». La Guinée Equatoriale a fermé sa frontière avec le Cameroun et le Gabon, notamment au poste-frontière de Kye Ossi, où ont eu lieu les arrestations.

« La frontière entre la Guinée équatoriale et le Cameroun de Kye Ossi est toujours fermée, et même la frontière avec le Gabon », a indiqué dimanche à l’AFP par téléphone Gustavo, un habitant d’Ebibeyin, ville équato-guinéenne proche des frontières avec le Cameroun et le Gabon. Des sources locales contactées par l’AFP, ont en outre indiqué que des renforts de l’armée équato-guinéenne ont été envoyés à la frontière avec le Cameroun. « Je veux une transition heureuse, je ne veux pas la guerre », a affirmé Obiang, 75 ans, dont 38 au pouvoir, qui s’exprimait lors de la cérémonie des « vœux de bien-être » adressés au président par le public, les militants du parti au pouvoir, les institutions législatives et le pouvoir judiciaire.

« Je ne suis pas au pouvoir parce que je veux y être. Quand vous voulez, vous pouvez me dire : président, tu as déjà travaillé beaucoup. Et je m’en irai », a ajouté le président Obiang, dont les propos ont été diffusés à la télévision d’Etat.

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Guinée Equatoriale : une tentative de déstabilisation mise en échec par la police camerounaise

Selon la diplomatie équato-guinéenne, 38 assaillants tchadiens, centrafricains, camerounais et équato-guinéens, lourdement armés, ont été arrêtés par la police camerounaise à la frontière de Kye-Ossi, rapporte l’AFP.

Ces hommes équipés de « lance-roquettes, de fusils et beaucoup de munitions » sont accusés de « tentative d’invasion et de déstabilisation ». Toujours selon l’AFP, une enquête a été ouverte au Cameroun par la sécurité militaire et la police locale à Ebolowa.

Ce n’est pas la première fois que le pouvoir de Teodoro Obiang Nguema est menacé. La dernière tentative de coup d’Etat a eu lieu en 2004. Elle avait été menée par Simon Mann, un ancien officier sud-africain, soutenu par Mark Thatcher, le fils de l’ancienne première ministre du Royaume Uni.

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Nigéria : la Suisse restitue des fonds détournés par Sani Abacha

Au pouvoir de 1993 à 1998, l’ancien dictateur est accusé d’avoir détourné quelques 5 milliards de dollars des coffres de son pays. De l’argent déposé dans diverses banques en Europe et aux Etats-Unis. Le Nigeria et la Suisse ont signé une lettre d’intention l’année dernière. Et un accord a été finalisé en ce mois de 4 décembre.

Vingt ans après son règne, la Suisse va enfin restituer l’argent détourné par le dictateur Sani Abacha : 321 millions de dollars déposés sur des comptes en Europe et aux Etats-Unis par le général et sa famille. De l’argent qui avait été bloqué par la Suisse dans le cadre d’une procédure pénale contre Abba Abacha, le fils de l’ancien dictateur mort en 1999.

Selon Roberto Balzaretti, un des négociateurs suisses, ce versement sera le dernier. « Il n’y a plus rien en Suisse, affirme-t-il. Il y a eu ces deux processus de restitution : d’abord sur quelques 600 millions de dollars il y a quelques années, et puis maintenant cette tranche que nous appelons dans le langage technique « Abacha 2 ». Avec ces 321 millions qui vont être restitués au Nigeria, il n’y a plus d’argent, voire de patrimoine quelconque de la famille Abacha en Suisse ». L’accord prévoit que la restitution se fasse par échéance sous le contrôle de la Banque mondiale et que les fonds soient utilisés pour des programmes de lutte contre la pauvreté.

« Hypocrisie »

Une bonne nouvelle pour Yemi Adamolekun, de l’organisation nigériane de lutte contre la corruption Enough is Enough (EIE), mais qui s’inquiète tout de même de l’utilisation de ces fonds. « Le programme de lutte contre la corruption initié par le gouvernement a beaucoup été critiqué pour son manque de clarté, notamment sur l’utilisation de ses fonds recouvrés. Ils sont listés dans notre budget comme étant des revenus. Mais de nombreuses organisations ont demandé à ce que ses revenus soient traités séparément et alloués à des secteurs spécifiques », rappelle-t-elle. « Il s’agit d’argent qui a été volé, mais cet argent n’a pas été gardé sous un oreiller – bien qu’on ait appris que d’importantes sommes en liquide aient été retrouvées à son domicile. Ces grosses sommes d’argent ont été déposées dans des institutions financières dans des pays occidentaux, souligne-t-elle. Donc, il y a une certaine hypocrisie de la part de ces pays à reconnaître qu’il s’agit d’argent volé, tout en acceptant que cet argent soit entreposé dans leurs institutions financières parce qu’au fond cet argent fait vivre leurs banques ».

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Yémen: l’ancien président Ali Abdallah Saleh a été tué à Sanaa

Les rebelles houthis, au Yémen, affirment que l’ancien président Ali Abdallah Saleh aurait été tué lors de combats dans la capitale, Sanaa. Une information confirmée quelques heures plus tard par une dirigeante du parti de l’ex-chef de l’Etat. Les Houthis étaient entrés en conflit avec l’ancien dirigeant yéménite, qui avait tendu la main à l’Arabie saoudite la semaine dernière.

La chaîne de télévision Al-Massira a annoncé la nouvelle de la mort de l’ex-président Ali Abdallah Saleh lors de combats dans la capitale Sanaa, en ces termes : « Le ministère de l’Intérieur (contrôlé par les rebelles) annonce la fin de la milice de la trahison et la mort de son chef (Ali Abdallah Saleh) et d’un certain nombre de ses éléments criminels. ».

Des photos ainsi que des vidéos circulent sur les réseaux sociaux. Elles auraient été prises juste avant l’annonce des Houthis. L’ancien président, apparemment sans vie, y apparaît avec une profond entaille à l’arrière de la tête, la chemise ensanglantée.

«Tombé en martyr »

Une dirigeante du parti de l’ex-président Saleh, le Congrès populaire général (CPG) a confirmé la nouvelle quelques heures plus tard à l’AFP. « Il est tombé en martyr en défendant la République », a déclaré cette membre d’une instance du parti, attribuant son meurtre aux Houthis.

Ali Abdallah Saleh et d’autres hauts responsables du parti ont essuyé des tirs nourris de rebelles Houthis alors qu’ils quittaient la capitale yéménite pour des zones tenues par des forces pro-Saleh.

Des miliciens Houthis ont bloqué un convoi de quatre véhicules à environ 40 km au sud de Sanaa et ont tué par balle Ali Abdallah Saleh, ainsi que le secrétaire général du CPG, Arif al-Zouka, et son adjoint Yasir al-Awadi. Les rebelles affirment avoir tiré une roquette pour immobiliser son véhicule blindé. Il l’aurait ensuite abattu.

Tensions entre Saleh et les Houthis

Ces derniers jours les Houthis étaient en conflit ouvert avec l’ancien chef de l’Etat, Ali Abdallah Saleh. Accusé d’avoir repris contact avec Riyad, Saleh s’était en effet dit prêt à ouvrir une nouvelle page avec les Saoudiens, ses ennemis jusque-là. Autrement dit l’ancien président était prêt à lâcher les Houthis pour s’entendre avec le voisin saoudien. Riyad, dès ce matin, a bombardé sans répit la capitale pour venir en aide à son allié de la dernière heure, mais apparemment trop tard.

La chaîne de télévision des Houthis, Al-Massira, corroborée par des témoins, affirme que les miliciens chiites s’étaient rendus maîtres dans la capitale de la résidence du neveu de Saleh, Tarek, un général qui est l’un des principaux soutiens de l’ancien président. Des habitants affirment également que les Houthis avaient fait sauter la maison de l’ex-président Saleh dans le centre de la capitale. Il semblerait à présent que les miliciens chiites progressent vers le village natal de l’ex-président, près de Sanaa, où celui-ci possède un palais fortifié.

Les Houthis et l’ancien président Ali Abdallah Saleh s’étaient alliés en 2015 pour faire face à l’intervention militaire d’une coalition conduite par l’Arabie saoudite pour rétablir au pouvoir le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi.

Source: www.rfi.fr

Afrique du Sud : Peter Frederiksen, le collectionneur de clitoris, reconnu coupable

De macabres trouvailles

Le Danois Peter Frederiksen a été reconnu coupable de plusieurs dizaines de crimes. Jugé en Afrique du Sud, les policiers avaient découvert 21 sacs contenant des morceaux d’organes génitaux féminins dans son congélateur. Ils avaient également retrouvé des outils chirurgicaux, des produits anesthésiants et plusieurs journaux intimes, certains datant de 2004, dans lesquels étaient décrites les mutilations génitales infligées aux victimes.

Le principal témoin exécuté

Parmi ses victimes se trouvait sa propre épouse. Celle-ci avait elle-même prévenu les autorités après avoir été droguée et torturée par son mari. Anna Matseliso Molise, à l’époque âgée de 28 ans, devait d’ailleurs être le témoin-clé de l’affaire. Toutefois, elle avait été abattue par balle en octobre 2015, alors que son époux était derrière les barreaux.

Appel à témoins

La police avait alors lancé plusieurs appels à témoins pour que d’autres femmes mutilées se manifestent. Mais, ces appels n’avaient rien donné pendant des mois. Puis, au cours du mois d’octobre 2015, deux femmes s’étaient finalement présentées.

L’accusé plaide non coupable

Âgé d’une soixantaine d’années, Peter Frederiksen a plaidé non-coupable. Il a prétendu que tout ce qui se trouvait dans sa maison appartenait à sa femme. Poursuivi pour agression, possession, production et distribution d’images pédopornographique, bigamie et complot d’assassinat envers sa femme, il fait face à une peine d’emprisonnement de 25 ans. Il connaîtra sa sentence au cours des prochains jours.

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Source:www.newsrepublic.com

Le Burundi n’est officiellement plus membre de la Cour pénale internationale

C’est désormais officiel, le Burundi est devenu ce vendredi 27 octobre le premier pays du monde à quitter la Cour pénale internationale. Une décision prise il y a une année alors que le pays était sur la sellette à propos de probables crimes contre l’humanité commis dans le pays depuis le début de la grave crise politique qu’il traverse depuis plus de deux ans.

C’est le jour J. Celui que le pouvoir burundais et tous ses militants attendaient avec impatience depuis une année, c’est-à-dire depuis que le gouvernement a écrit au secrétaire général de l’ONU pour lui notifier sa décision de se retirer du Statut de Rome de la CPI.

Le responsable de la communication présidentielle, Willy Nyamitwe, qualifie l’événement d’« historique », il parle d’une « grande victoire pour le Burundi » qui vient de prouver que c’est réellement un Etat souverain, mais aussi parce qu’il devient le premier pays d’Afrique et du monde à oser franchir le pas.

Amnesty International vient de réagir. L’ONG dénonce une « cynique » tentative du gouvernement pour échapper à la justice, pour les graves violations commises depuis le début de la crise dans ce pays, fin avril 2015 : exécutions extra-judiciaires, tortures, disparitions forcées.

« Ils n’avaient d’autres choix que de quitter la CPI pour tente d’échapper à d’éventuelles poursuites », commente Me Lambert Niragira, à la tête de la Coalition burundaise pour la CPI.

Des poursuites pénales peuvent encore être lancées

L’un des porte-parole de la CPI assure que cette Cour respecte la souveraineté des Etats et qu’ils ont le droit d’adhérer ou de se retirer s’ils le veulent. Mais Fadi el Abdallah met en garde : ce retrait n’affecte pas du tout la compétence de la CPI à enquêter sur les crimes commis alors que le pays était encore partie à ce Statut, selon son article 127.

Et comme le bureau du procureur avait ouvert un examen préliminaire sur la situation au Burundi depuis avril 2016, le porte-parole de la CPI dit clairement qu’il appartient à la procureure Fatou Bensouda de décider, au moment voulu, si elle ouvre ou non une enquête à propos des violences prétendument commises au Burundi.

Le responsable de la communication au Burundi a réagi. « Elle n’a pas le droit de s’immiscer dans les affaires intérieures du Burundi. Le Burundi a fermé ses portes, à dit non, à tous ceux qui veulent venir déstabiliser ses institutions et déstabiliser le peuple burundais », a souligné Willy Nyamitwe.

Le gouvernement prévoit de grandes manifestations ce samedi matin pour fêter cette décision.

Source: www.rfi.fr

Maroc: Saisie record de 2,5 tonnes de cocaïne brute, 10 suspects interpellés.

La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a annoncé lundi la saisie record d’environ 2,5 tonnes de cocaïne  brute, a-t-on appris.

Une dizaine de personnes soupçonnées d’appartenir à un réseau international de trafic de drogue lundi ont été arrêtées et 2,588 tonnes de cocaïne saisies dans plusieurs sites.

La DGSN a précisé dans son communiqué, que les » investigations et les enquêtes menées ont permis la saisie de la quantité record de 2,588 tonnes de cocaïne, dont une partie dissimulée dans un véhicule immatriculé à l’étranger et une autre dans une ferme située sur la route côtière entre Temara et Skhirat. »

Une centaine de kg de haschisch, des comprimés psychotropes et de l’argent liquide, euros et dirhams marocains estimé à 400.000 euros ont été également découverts.

Selon la même source ,les suspects ont été placées en garde à vue par les enquêteurs afin de déterminer leurs liens avec d’autres réseaux de trafic de drogue à l’ international.

Source : www.koaci.com

Le coup d’envoi de France 2019 EN DIRECT sur FIFA.com

Ce 19 septembre aura lieu la prochaine étape vers la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, France 2019 avec la présentation à Paris, de l’Emblème et du slogan officiels du tournoi qui se déroulera dans deux ans.

Le Président de la FIFA Gianni Infantino, le Président de la Fédération Française de Football (FFF) Noël Le Graët, et la Ministre des Sports Laura Flessel y assisteront.

Les fans de football du monde entier auront la chance de suivre EN DIRECT cet événement qui sera retransmis en streaming sur FIFA.com à partir de 11h00 (CET).

Source: www.fifa.com