Emmanuel Macron parraine un accord en Libye

Le premier ministre Sarraj et le maréchal Haftar ont « agréé » sans le signer un texte évoquant un « cessez-le-feu » et la tenue d’élections au printemps 2018. Pour la première fois, les deux grands rivaux, qui se disputent le contrôle de la Libye et qui s’étaient déjà rencontrés, sans résultat, début mai, à Abou Dhabi (Emirats arabes unis), se sont engagés, mardi 25 juillet à La Celle-Saint-Cloud (Yvelines), sur une déclaration commune en dix points évoquant notamment « un cessez-le-feu » et la tenue d’élections législatives et présidentielle en 2018.

Tiers payant généralisé : L’impact du gouvernement Macron

DESCRIPTION :

Le gouvernement d’Emmanuel Macron a annoncé vouloir « évaluer » le dispositif du tiers payant généralisé, initiative mise en place au quinquennat précédent.

CONTENU :

Durant un entretien avec Le Parisien, le nouveau premier ministre Edouard Philippe a affirmé la volonté du gouvernement de réévaluer le dispositif de Tiers Payant généralisé instauré sous le quinquennat de François Hollande. Selon lui, cette réforme va dans le sens d’une « dématérialisation de ce que représente le coût de la santé ».

Principe et bénéficiaires du tiers payant

Le Tiers Payant est un dispositif qui permet à un assuré d’être dispensé de l’avance de ses frais de santé lors d’un passage en pharmacie ou chez un professionnel de santé (Médecin, pédiatre, …). Le professionnel de santé est alors directement payé par l’organisme d’Assurance Maladie rattaché au régime de l’assuré.

Avant cette éventuelle généralisation, il était déjà possible de profiter du Tiers Payant sous certaines conditions :

  • Être bénéficiaire de :
    • La Couverture Médicale Universelle Complémentaire (CMUC)
    • L’Aide à la Complémentaire Santé (ACS)
    • L’Aide Médicale aux Etrangers (AME)
  • Être victime d’un accident de travail ou d’une maladie professionnelle
  • Être hospitalisé dans un établissement conventionné par l’Assurance Maladie
  • Être mineur et consulter dans un but de contraception.

Le principe de la généralisation annoncée par le gouvernement de François Hollande repose sur l’application de ce Tiers Payant à l’ensemble des assurés sociaux sur la partie qui est normalement remboursée par la Sécurité Sociale. En clair, au 1er Décembre 2017, une consultation avec un médecin généraliste ne pourrait coûter que 6,90€ maximum (la part remboursée par votre mutuelle).

Comment avoir accès au Tiers Payant ?

Pour bénéficier de cet avantage, il faudra dans un premier temps vérifier que le généraliste ou le spécialiste en question a fait le choix de pratiquer le Tiers Payant. Si c’est le cas, il vous suffira simplement de vous munir de votre carte vitale et de la présenter à la fin de la consultation.

Attention toutefois à ne pas oublier de mettre votre carte à jour, car certains changements de situation et notamment la grossesse donnent lieu à de nouveaux droits. Pour mettre votre carte vitale à jour, vous devez vous rendre dans un établissement de la Sécurité Sociale, ou en pharmacie car la plupart d’entre elles sont équipées d’une borne dédiée.

Un dispositif remis en question par le nouveau gouvernement

Comme l’a indiqué le candidat du parti En Marche ! lors de sa campagne présidentielle, son intention était de rendre cette possibilité « généralisable » et non « généralisée ». Concrètement, il s’agirait de le rendre facultatif. En effet, la loi de 2016 ne prévoit pas de sanction pour un médecin qui refuserait d’appliquer cette mesure, ce serait donc au bon vouloir de chacun. La question reste donc en suspend et il faudra attendre le prochain communiqué officiel pour être fixés sur le sujet.

Source : bonne-assurance.com

Affaire Comey: Trump n’est pas au bout de ses peines

Donald Trump passe le weekend dans l’un de ses clubs de golf au New Jersey, après une autre semaine qui ne lui pas été favorable. Il voulait promouvoir son plan pour moderniser les infrastructures, mais les Américains étaient plus intéressés par l’audition de James Comey, l’ancien directeur du FBI, que 20 millions d’entre eux ont suivie. Trump va, cette semaine, se concentrer sur l’emploi et l’enseignement professionnel. Mais aura-t-il plus de succès—?

Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

Donald Trump s’estime blanchi par l’audition de James Comey, car il a dit ce qu’il voulait lui entendre dire : il ne fait pas l’objet d’une enquête sur l’affaire russe. Il veut donc « retourner gouverner ce grand pays ».

Il n’est toutefois pas encore au bout de ses peines. S’il est trop tôt pour l’accuser d’obstruction à la justice, une série d’enquêtes se poursuivent dont la plus rigoureuse menée par le procureur spécial, Robert Mueller.

Trump s’est dit prêt à répondre à ses questions sous serment pour rejeter les accusations de Comey. La commission du renseignement de la Chambre lui a demandé de son côté de remettre d’ici le 23 juin les enregistrements de ses conversations avec l’ex-patron du FBI, s’ils existent. Trump reste mystérieux à leur sujet.

Jeff Sessions auditionné

La commission judiciaire du Sénat envisage de son côté de demander à Comey de venir déposer devant elle, ce qu’il a refusé dans le passé. Mais il pourrait y être obligé s’il reçoit une assignation à comparaître du Congrès.

Mardi, l’attention se portera sur l’audition du ministre de la Justice, Jeff Sessions, qui a accepté de témoigner devant la commission du renseignement du Sénat qui l’interrogera sur ses contacts avec l’ambassadeur de Russie.

Source : www.rfi.fr

France : Qui est Emmanuel Macron? Itinéraire d’un parcours atypique

Découvrez le nouveau président français côté cour et côté jardin, lui dont le mémoire de Maîtrise en philosophie portait sur Machiavel….

Emmanuel Jean-Michel Frédéric Macron est le fils de Jean-Michel Macron, né en 1950, médecin, professeur de neurologie au CHU d’Amiens et responsable d’enseignement à la faculté de médecine de cette même ville, et de Françoise Noguès, médecin et conseillère de la sécurité sociale Leur premier enfant est mort-né. Ils ont ensuite eu trois enfants : Emmanuel, Laurent (né en 1979, radiologue, marié à Sabine Aimot, née en 1980) et Estelle (née en 1982, néphrologue, mariée à Carl Franjou). Après leur divorce en 2010, Jean-Michel Macron épouse Hélène Joly, psychiatre au CHS-Pinel Dury.

Emmanuel Macron est baptisé à l’âge de douze ans seulement, un « choix personnel » au moment de son entrée au collège jésuite de La Providence d’Amiens. Pour Emmanuel Macron, le catholicisme lui apporte une « discipline de l’esprit » et une « volonté d’ouverture au monde », en développant chez lui une pensée nourrie de spiritualité.

Formation

De la sixième à la première, il effectue sa scolarité dans un établissement privé catholique d’Amiens fondé par la congrégation des jésuites. Il est lauréat du concours général de français en 1994. Il termine ses études secondaires à Paris au lycée Henri-IV, où il obtient le bac S avec la mention très bien.

Admis en hypokhâgne et khâgne au lycée Henri-IV, il échoue à deux reprises à l’écrit du concours d’entrée de l’École normale supérieure. Il obtient par la suite une maîtrise de philosophie sur Machiavel puis un DEA à l’université Paris-Nanterre. De 1999 à 2001, il assiste le philosophe Paul Ricœur et travaille sur l’appareil critique de son livre La Mémoire, l’histoire, l’oubli. Il devient de ce fait membre du comité de rédaction de la revue Esprit.

En parallèle il est étudiant de l’Institut d’études politiques de Paris, dont il ressort diplômé en 2001. Il étudie à l’ENA à Strasbourg de 2002 à 2004 dans la promotion Léopold Sédar Senghor où il finit 5ème, pour laquelle le classement final est annulé par le Conseil d’État à la suite d’un recours pour excès de pouvoir (Emmanuel Macron fait partie des 75 requérants ayant saisi le Conseil d’État), sans que cela ait d’influence sur l’affectation d’Emmanuel Macron à l’Inspection des finances ni sur les autres élèves de la promotion. Pendant sa scolarité à l’ENA, il effectue un stage en ambassade au Nigeria ainsi qu’un autre à la préfecture de l’Oise.

CARRIERE PROFESSIONNELLE

Inspecteur des finances

En 2004, à l’issue de ses études à l’ENA, il intègre le corps de l’Inspection générale des finances (IGF). En 2006, Laurence Parisot lui propose le poste de directeur général du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) qu’elle préside mais Emmanuel Macron décline.

En août 2007, il est nommé rapporteur adjoint de la Commission pour la libération de la croissance française (« Commission Attali »). En mars 2010, il est nommé par décret membre de cette commission. Le 30 juin 2008, Emmanuel Macron est co-rapporteur de la commission sur les professions du droit. En 2016, il démissionne de l’inspection des finances. En tant qu’énarque, il devait dix ans de services à l’État ; n’en ayant effectué que six (ses deux ans comme ministre n’étant pas comptés), il doit s’acquitter de la somme de 54 000 euros.

Banquier d’affaires

En septembre 2008, il se met en disponibilité de la fonction publique et devient banquier d’affaires chez Rothschild & Cie. Recruté par François Henrot sur recommandation de Jacques Attali et de Serge Weinberg, il indique que l’échec de son militantisme local, et l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, l’ont poussé vers cette activité. En 2010, Emmanuel Macron offre son aide bénévole à la « Société des rédacteurs du Monde » (SRM), dans le contexte de la revente du journal Le Monde.

Fin 2010, il est promu associé au sein de la banque. Il bat ainsi le record de précocité de Grégoire Chertok mais cette nomination apparaît pour certains observateurs comme un « mystère ». François Henrot dira de lui qu’« il aurait été, s’il était resté dans le métier, un des meilleurs en France, sans doute même en Europe ». L’expression « Mozart de la finance », parfois utilisée, est cependant critiquée par certains observateurs.

Entre décembre 2010, date de sa nomination comme associé-gérant, et mai 2012, celle de son arrivée à l’Élysée, Emmanuel Macron indique avoir gagné 2 millions d’euros brut. Selon ses déclarations de revenus et de patrimoine faites à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, il a gagné plus de 2 800 000 euros bruts entre 2009 et 2013.

PARCOURS POLITIQUE

Débuts militants

Il commence à militer au Mouvement des citoyens (MDC) pendant près de deux ans, mais son adhésion à ce parti n’est pas établie. Alors à Sciences Po, il effectue un stage au cabinet de Georges Sarre, maire du 11e arrondissement de Paris et proche de Jean-Pierre Chevènement. Il vote pour ce dernier au premier tour de l’élection présidentielle de 2002. Il explique : « Autant la deuxième gauche m’a inspiré sur le social, autant je considère que son rapport à l’État reste très complexé. Je me suis toujours interrogé sur le rôle de l’État, et c’est pour cette raison que je me tourne, plus jeune, vers Jean-Pierre Chevènement ». À la suite du 21 avril 2002, il considère que l’échec de Lionel Jospin et du Parti socialiste (PS) s’explique notamment par l’incapacité de la gauche à tenir un discours de fermeté sur les questions de sécurité. Membre du PS à partir de l’âge de 24 ans, il y est actif, c’est-à-dire à jour de sa cotisation, de 2006 à 2009. Il collabore également avec la fondation Jean-Jaurès à partir de 2006.

Il rencontre François Hollande en 2006, par l’intermédiaire de Jean-Pierre Jouyet, et s’engage à ses côtés à partir de 2010. Lors de l’élection présidentielle de 2007, il fait partie du groupe les Gracques, composé d’anciens patrons et de hauts fonctionnaires, qui appelle à une alliance entre Ségolène Royal et François Bayrou. Il essaie ensuite d’obtenir du PS une investiture aux élections législatives qui suivent en Picardie. Cependant, les socialistes de Picardie refusant de le choisir, il n’est pas candidat. Cet échec, associé à la victoire de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2007, l’encourage à donner un nouveau tournant à sa carrière. En 2007, alors qu’il est soutenu par une grande partie des commerçants du Touquet-Paris-Plage, il renonce à se présenter aux élections municipales, refusant de s’encarter à l’UMP. Il indique avoir « décliné une offre au cabinet Woerth en 2007 » car « cela n’était pas conforme à [ses] opinions ». En 2010, il décline la proposition, portée par Antoine Gosset-Grainville et validée par le palais de l’Élysée, de devenir le directeur de cabinet adjoint du Premier ministre, François Fillon.

Il soutient François Hollande lors de la primaire présidentielle socialiste de 2011 et ce avant l’affaire du Sofitel, alors que Dominique Strauss-Kahn était en tête des sondages. De juillet à décembre 2011, il anime un cénacle d’experts et d’économistes, le groupe de la Rotonde, composé des économistes Philippe Aghion, Gilbert Cette et Élie Cohen, qui fait un rapport tous les 15 jours au candidat. Ce groupe prône « un véritable choc de compétitivité », idée que Michel Sapin, chargé du projet présidentiel, ne retient pas.

Secrétaire général adjoint de la présidence de la République (2012-2014)

Le 15 mai 2012, ayant réintégré la fonction publique, Emmanuel Macron devient secrétaire général adjoint de l’Élysée en tandem avec Nicolas Revel. Il seconde le nouveau secrétaire général, Pierre-René Lemas. Nicolas Prissette relève que « dès les premières semaines du quinquennat, le secrétaire général adjoint de 34 ans retient l’attention du microcosme : jeune, sémillant, atypique, pas très à gauche… Les journaux lui consacrent des articles. On s’intéresse davantage à ce personnage qu’au secrétaire général Pierre-René Lemas, qui occupe pourtant le poste clé parmi tous les autres, au cœur du pouvoir ».

Dès l’été 2012, « l’ancienne cellule économique [de l’Élysée], dont Macron est désormais le plus haut gradé, concocte un plan choc : le passage temporaire aux 37 heures, jusqu’à la fin 2014, avec un bilan prévu pour voir si les Français peuvent repasser aux 35 heures, et la concentration des hausses d’impôts sur les plus hauts revenus. Le secrétaire général adjoint plaide dans le même temps pour un maintien de la défiscalisation des heures supplémentaires ». Ces propositions sont déclinées par François Hollande. Il confie avoir songé à quitter son poste « à l’automne 2013 […] car notre réforme des retraites n’était pas à la hauteur de ce qu’on devait faire. »

Intermède (été 2014)

Le 10 juin 2014, l’Élysée annonce qu’il quitte le cabinet de François Hollande et que Laurence Boone reprend les dossiers économiques et financiers. Son titre et rang protocolaire de secrétaire général adjoint de l’Élysée n’est en revanche pas conféré à celle-ci, qui ne reprend que le titre de chef du pôle économie et finance. Les observateurs expliquent son départ par ses déceptions de ne pas entrer dans le premier gouvernement de Manuel Valls et de ne pas obtenir gain de cause sur l’approfondissement des réformes engagées par le gouvernement, ou encore par l’arrivée comme secrétaire général de Jean-Pierre Jouyet, « beaucoup plus au fait des questions économiques et financières, mais aussi des questions européennes, que ne l’était son prédécesseur Pierre-René Lemas ». Alors qu’il espérait récupérer le poste de secrétaire général, il est également déçu de la décision de François Hollande de nommer ce dernier à la tête de la Caisse des dépôts et consignations.

Jouyet indique qu’Emmanuel Macron quitte le cabinet de la présidence « pour mener des projets personnels dans les domaines de l’enseignement et de la recherche ». Il cherche, selon les sources, à créer une société de conseil financier, « une sorte de TOEFL multidisciplinaire pour évaluer les élèves » ou « un fonds d’investissement pour financer des projets innovants, notamment dans le domaine de l’éducation ». Il décroche un poste universitaire à l’université de Berlin au début de l’été 2014 et obtient, avec l’aide d’Alain Minc, le titre de Senior Research fellow (en) en économie politique à la London School of Economics pour y devenir maître de conférences en policy-mix européen ; il a également cherché, par l’intermédiaire de Philippe Aghion, à décrocher un poste à l’université Harvard.

Une candidature lui est proposée dans sa ville natale d’Amiens lors des élections municipales de 2014 mais il refuse l’offre. Alors que Manuel Valls propose à François Hollande, à l’issue de ces élections, de lui confier le ministère du Budget dans son premier gouvernement, le président de la République écarte cette idée en raison de cette absence de mandat électoral.

Le 26 août 2014, il est nommé ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique dans le gouvernement Valls II en remplacement d’Arnaud Montebourg, dont il conserve la moitié du cabinet. Alors inconnu du grand public, il devient le plus jeune ministre de l’Économie depuis Valéry Giscard d’Estaing dans le premier gouvernement de Georges Pompidou en 1962.

En janvier 2016, il dépose à l’Élysée et à Matignon un projet de loi, dit « Macron 2 » ou « nouvelles opportunités économiques » (NOÉ), qui est annulé par un arbitrage de l’exécutif. Manuel Valls s’oppose tout particulièrement à ce qu’il présente ce nouveau projet de loi, dont le contenu est confié à d’autres ministères. En février 2016, il est rétrogradé dans l’ordre protocolaire du gouvernement à l’occasion du remaniement réduit de février 2016. Le 6 avril 2016, à Amiens, il fonde le mouvement politique « En marche ! », qu’il veut « transpartisan » et qu’il définit comme étant à la fois de droite et de gauche. Avec cette initiative, il assume pour la première fois son ambition de se présenter à une élection présidentielle. Le 30 août 2016, il démissionne de sa fonction de ministre de l’Économie pour se consacrer à son mouvement politique, « En marche ! ». François Hollande déclare alors qu’Emmanuel Macron l’a « trahi avec méthode ». Jusqu’ici, certains médias avaient spéculé sur le fait qu’Emmanuel Macron pouvait agir au bénéfice des intérêts électoraux à venir de François Hollande. Peu avant sa démission, Emmanuel Macron avait confié en privé : « Je ne serai jamais le rabatteur de Hollande ». Quelques jours plus tard, Emmanuel Macron déplore le fait que le gouvernement ait « fait beaucoup de choses à moitié », contrairement à ce qu’il préconisait. D’après un sondage de l’Ifop, 84 % des Français approuvent alors le choix d’Emmanuel Macron de quitter ses fonctions ministérielles.

En mars 2016, Emmanuel Macron exprime son souhait que François Hollande se présente à l’élection présidentielle de 2017 en le présentant comme « le candidat légitime ». Avec la formation du mouvement politique En marche ! en avril 2016, il assume pour la première fois son ambition de se présenter à une élection présidentielle. Publié en novembre 2016, son premier ouvrage, intitulé Révolution, est tiré à 200 000 exemplaires et figure parmi les meilleures ventes de livres en France (plus de 69 000 à la fin de l’année, soit la 6e position parmi les livres de personnalités politiques).

Rejetant les appels de Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, et de Manuel Valls, il refuse de participer à la primaire de la gauche de 2017, disant ne pas vouloir « s’enfermer dans des querelles de clans ». Jean-Christophe Cambadélis menace les membres du parti qui soutiendraient Emmanuel Macron de sanctions, voire d’exclusions. Le Monde souligne que « jamais aventure personnelle comme la sienne n’a été couronnée de succès sous la Ve République. Jean Lecanuet, Alain Poher ou Michel Rocard s’y sont essayés avant lui, tous ont échoué à conquérir l’Élysée ». La suite est connue.

SON EPOUSE

Ancien profes­seur de français, notam­ment dans un établis­se­ment reli­gieux de Paris, Brigitte Macron est avant tout connue pour être l’épouse d’Em­ma­nuel Macron. Brigitte Macron voit le jour le 13 avril 1953 à Amiens. Fille d’un couple de choco­la­tiers, elle est la petite dernière de la fratrie. Après des études litté­raires à Lille et Stras­bourg, elle devient profes­seur de français dans sa ville natale.

En octobre 2007, Brigitte épouse Emma­nuel Macron, de vingt-quatre ans son cadet. Son mari est alors Inspec­teur géné­ral des Finances. Le mariage a lieu au Touquet, en présence notam­ment de l’ancien Premier ministre Michel Rocard. Le couple s’est rencon­tré treize ans plus tôt, alors que Brigitte Trogneux était profes­seur de français au Lycée La Provi­dence d’Amiens. Elle animait paral­lè­le­ment le club de théâtre auquel parti­ci­pait Emma­nuel Macron. Le benja­min du gouver­ne­ment et ancien banquier d’af­faires chez Roth­schild & Cie tombe alors sous le charme de l’en­sei­gnante.

En août 2014, Emma­nuel Macron est nommé ministre de l’écono­mie. Dès l’été suivant, Brigitte Macron décide de mettre un terme à sa carrière d’ensei­gnante. Brigitte Macron est mère de trois enfants : Sébas­tien, Laurence et Tiphaine, nés de son union avec André Louis Auzière, épousé en juin 1974.

Présidentielle 2017 : les instituts de sondage redorent leur blason

Après leur échec à prédire le Brexit et l’élection de Donald Trump, les instituts de sondage ont annoncé des résultats fiables à l’occasion du scrutin français.

Les sondeurs, vivement critiqués ces derniers mois après la victoire du Brexit, le 23 juin 2016, et celle de Donald Trump, le 8 novembre, ont cette fois vu juste : les résultats du premier tour de l’élection présidentielle, dimanche 23 avril au soir, sont dans la ligne des tendances constatées dans leurs ultimes enquêtes.

Les derniers sondages publiés vendredi, qui n’avaient plus beaucoup bougé depuis une semaine, donnaient Emmanuel Macron entre 23 % et 24 %, Marine Le Pen entre 22 % et 23 %, François Fillon entre 19 % et 21 %, Jean-Luc Mélenchon entre 18 % et 19,5 %, ce qui correspond à la fourchette des estimations données dimanche soir.

Ils avaient également constaté une hausse régulière du taux de participation, passé en dix jours de 65 % à 75 % pour finalement s’établir autour de 78 %

« Indécision inédite »

« Ces derniers jours, [les sondeurs] ont bien senti la remontée tardive du niveau de participation et ont placé Emmanuel Macron en tête et Marine Le Pen en seconde position », souligne Anne Jadot, maître de conférences en science politique à l’université de Lorraine.

Ceci alors « qu’ils étaient confrontés à une indécision inédite et très forte des électeurs », puisqu’un Français sur trois environ disait, ces derniers jours, n’avoir pas encore décidé pour qui il allait voter ou pouvoir encore changer d’avis.

Cette instabilité compliquait le travail des instituts de sondage, déjà sous surveillance après l’incapacité de leurs homologues anglo-saxons à anticiper l’élection de Donald Trump et le vote pour le Brexit au Royaume-Uni. Les sondeurs français n’échappaient pas eux-mêmes aux critiques après avoir sous-estimé le vote en faveur de François Fillon lors de la primaire de la droite à l’automne 2016.

Source: www.lemonde.fr

Donald Trump : « Mon travail ne consiste pas à représenter le monde, mon travail consiste à représenter les Etats-Unis »

Face au Congrès, celui qui recueille pour l’instant le plus faible soutien pour un président en début de mandat dans l’histoire récente des Etats-Unis soigne son ton présidentiel sans renier son cap.

A l’occasion de son premier discours face aux élus ce 28 février, Donald Trump a rompu avec le « carnage » américain, les accusations contre les « médias bidon », les décharges assassines publiées sur Twitter. En bref, les congressistes américains n’ont pas eu droit à la rhétorique des discours de campagne ou des cinq premières semaines du républicain à la Maison Blanche. Donald Trump a plutôt sacrifié son ton martial sans pour autant renoncer aux principaux thèmes qui l’ont porté à la présidence, ni à sa promesse de « donner la priorité aux Américains », après des décennies gâchées selon lui à investir à l’extérieur des frontières des Etats-Unis.

De l’avis de Gilles Paris, correspondant du journal Le Monde à Washington, Donald Trump pour la première fois depuis son investiture, a présenté « une image plus présidentielle en parvenant à ne pas trop s’écarter de son discours, comme il en a souvent pris la liberté par le passé ». Sans trop s’attarder sur la « pagaille » que lui aurait léguée Barack Obama, il a fait le choix de tracer un cap optimiste vers l’avenir des Etats-Unis. « Un nouveau chapitre de la grandeur américaine est en train de s’ouvrir. Nous assistons à la renaissance de l’esprit américain » a-t-il voulu croire. Plus surprenant encore, le président américain a fait un appel aux consensus en tendant la main aux démocrates. « Telle est notre vision. Telle est notre mission. Mais nous ne pourront la remplir qu’ensemble » a-t-il assuré.

Donald Trump est cependant resté inflexible quand aux principaux thèmes de sa campagne. En effet, le locataire du bureau ovale de la Maison Blanche n’a pas hésité à afficher sa fermeté en matière d’immigration. « En appliquant enfin nos lois sur l’immigration, nous augmenterons les salaires, aiderons les chômeurs, économiserons des milliards de dollars et renforcerons la sécurité de nos communes » a-t-il déclaré. Il a toutefois introduit une réforme en parlant d’immigration « au mérite », un système inspiré des exemples canadien et australien. De même, sur la question fiscale, D. Trump a affiché la même volonté de tenir ses promesses de campagne. « Nous devons relancer le moteur de l’économie américaine, faciliter l’activité de nos entreprises aux Etats-Unis et rendre les choses beaucoup plus difficiles à celles qui devraient s’en aller » a-t-précisé. Sa volonté d’abandonner l’extension de la protection sociale héritée de son successeur. Il promet plutôt un système à la fois moins cher, plus efficace et plus souple.

Le président à tout de même laissé l’opinion internationale dubitatif quand à son « omission » d’un sujet capital qui préoccupe pourtant le monde entier. Pas une seule fois par exemple, il n’a évoqué la lutte contre le réchauffement climatique et ses défis. Une attitude qui confirme sa volonté de remettre en cause l’engagement de son pays quand à la mise en application des résolutions de la conférence de Paris. Cette mue du président américain était-elle circonstancielle ou alors elle s’inscrira dans la durée.

André Baudouin Edimo

ONU : Les petits arrangements diplomatiques qui bénéficient à la France

Depuis 1997, la France dirige le département des opérations de maintien de la paix de l’Organisation des Nations unies (ONU).

Le 14 février 2017, le Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a nommé le français Jean-Pierre Lacroix à la tête du département des opérations de maintien de la paix (DOMP) de l’ONU. Il succède à Hervé Ladsous qui en 2011, avait remplacé Alain Le Roy, lui-même successeur du Français Jean-Marie Guéhenno. Ce dernier avait été nommé en 2000 en remplacement de son compatriote Bernard Miyet.  Pour la cinquième fois consécutive depuis 20 ans, c’est un français qui dirigera le bras armé de l’ONU dès le mois d’avril prochain, date de sa prise de fonction. Jean-Pierre Lacroix devra gérer 100 000 militaires, policiers et observateurs militaires déployés par le DOMP sur 16 opérations de maintien de la paix ; 20 000 civils qui permettent le fonctionnement du DOMP, et un budget dont le montant en 2016 s’élevait à 8 milliards de dollars. Selon plusieurs analystes des questions internationales, la présence récurrente de la France à ce poste prestigieux se justifie par de petits arrangements diplomatiques dans les couloirs de l’ONU

Selon Delphine Placidi-Frot, le choix de la France est d’abord favorisé par l’histoire. « Pendant des années, des Français étaient en charge des affaires économiques et sociales au sein de l’ONU. Mais avec la fin de la guerre froide, les missions de maintien de la paix ont gagné en importance », explique la politiste. Son argumentaire se base sur le fait que sous la mandature de Boutros Boutros-Ghali, les Nations unies changent de visage. En 1992, il renforce les casques bleus et crée le poste de secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix. Les Français jouent alors les bons élèves : ils envoient près de 6 000 de leurs soldats servir dans les opérations onusiennes, majoritairement en Yougoslavie. Ils deviennent le premier pourvoyeur de personnel militaire de l’ONU : en 1992, plus d’un casque bleu sur dix est français. Au lendemain de son mandat en 1996, les Etats-Unis opposent leur veto au renouvellement de son mandat et soutiennent le candidat ghanéen Kofi Annan qui était alors secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix. Après des tractations difficiles, le Ghanéen prend la tête de l’ONU en 1997 et en récompense du soutien de Paris, il choisit le Français Bernard Miney pour le remplacer à la direction des opérations de maintien de paix.

En plus, les rapports historiques que la France entretien avec l’Afrique ne sont pas négligeable. En effet, la France a des intérêts économiques dans plusieurs pays africains lorsque ceux-ci ne sont pas ses anciennes colonies. Et 9 opérations de maintien de la paix sur 16 se déroulent en Afrique. Pour cette raison, Thierry Tardy pense qu’il sera difficile d’enlever ce poste à la France.

Le deuxième élément en faveur de la France selon Thierry Tardy, analyste sénior à l’Institut européen des études de sécurité (EUISS), est d’ordre politique. « Les Français ont toujours été les plus impliqués, politiquement parlant, dans le déroulé des missions. Ils s’investissent pour définir leur mandat, suivent le déroulé des opérations, et participent aux débats qui les entourent » explique t-il. De plus, le paternalisme de la France aidant, celle-ci a l’argument opérationnel qui joue en sa faveur. En effet, en marge des opérations onusiennes, « la France mène plusieurs opérations avec l’aval du Conseil de sécurité, en parallèle des missions des casques bleus » souligne Thierry Tardy. C’est le cas des opérations Sangaris en Centrafrique et Barkhane au Mali.

Malgré tous ses arguments, la légitimité de la France à ce poste est de plus en plus remise en cause. En effet, lors des opérations ci-dessus citées, l’image de la France à été écorchée sur le plan diplomatique avec les scandales d’abus sexuels dans lesquels des soldats français ont été présentés comme responsables. En plus, la part des casques bleus français intervenant dans le cadre des opérations de maintien de la paix diminue considérablement au fil des années. Selon Radio France International, la France est passée de 12% de soldats dans le contingent lors de la guerre de Yougoslavie en 1992, à 0,87% en 2016. La France est classée 32ème pays pourvoyeur de troupes et 5ème fournisseur de moyens financiers pour le maintien de la paix. Au regard de ces faits, il reste à savoir si la France laissera la main des opérations de maintien de la paix au terme du mandat de Jean-Pierre Lacroix qui doit durer un an officiellement.

André Baudouin Edimo

Amnesty international fustige le comportement de la France et des Etats-Unis face aux refugiés

Dans son rapport annuel 2016, l’ONG dénonce une rhétorique « toxique » qui « diabolise » certains groupes sociaux, les refugiés en l’occurrence.

Selon Amnesty International, la France durant l’année 2016 « n’a pas pris ses responsabilités au niveau international » et ne protège pas suffisamment les droits des refugiés et des migrants présents sur son sol. Au contraire, ces groupes sociaux majoritairement constitués d’étrangers et de musulmans y « sont présentés comme une menace à la sécurité, à l’identité nationale, des voleurs d’emplois et des abuseurs du système de sécurité sociale ». Ce qui a conduit à la restriction des droits fondamentaux, notamment dans le cadre des mesures prises pour lutter contre le terrorisme, en particulier l’état d’urgence décidé après les attentats du 13 novembre 2015 et prolongé depuis lors. Des mesures qui n’ont pas produit les effets escomptés. « Seules 0,3% des mesures liées à l’état d’urgence ont débouché sur une enquête judiciaire pour faits de terrorisme » a affirmé Camille Blanc, président d’Amnesty International France, avant de constaté que « ces assignations à résidence ont entraîné des pertes d’emploi ou la marginalisation de ces personnes ».

Le rapport d’Amnesty International qui dénombre un total de 36 pays ayant « violé le droit international en renvoyant illégalement des réfugiés dans des pays où leurs droits étaient menacés ». Du côté des Etats-Unis, Amnesty International dénonce principalement le discours « haineux » et « diabolisant », basé sur une rhétorique « toxique » qui rend le monde plus dangereux. Au premier rang des responsables de ces discours contre les groupes humains vulnérables, se trouve le président américain Donald Trump. Dans le rapport de 504 pages, il est accusé de tenir des « discours clivant » qui présentent des groupes de populations comme des « boucs émissaires et propagent l’idée selon laquelle certaines personnes sont moins humaines que d’autres ». Des discours de haine et de rejet qui ont un impact direct sur les libertés et les droits humains. « Des gouvernements ont fait voter des lois qui restreignent le droit d’asile, la liberté d’expression, qui légitiment la surveillance de masse ou donnent aux forces de l’ordre des pouvoirs illimités » s’indigne Amnesty. A titre d’illustration, le rapport évoque le décret anti-immigration fermant temporairement les frontières des États-Unis aux réfugiés et aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane et l’accord « illégal et irresponsable » conclu entre l’Union européenne et la Turquie, permettant de renvoyer des demandeurs d’asile dans ce pays.

Amnesty International regrette que les pays les plus puissants du monde préfèrent se replier sur leurs intérêts nationaux au détriment de la coopération et de la solidarité internationales. La majorité des Etats, même s’ils prétendent encore défendre les droits humains font en fait marche arrière et reviennent sur leurs engagements. Ce qui a des conséquences dramatiques tant sur la protection des réfugiés que pour la justice internationale et les droits humains. « Prenez le cas des réfugiés somaliens, dont un nombre important était accueilli aux Etats-Unis, Leur situation est aujourd’hui dans un flou juridique inquiétant » remarque le président d’Amnesty.

Face à ce renoncement des grandes puissances de se battre pour le respect des droits humains et des libertés, l’ONG invite les peuples à se mobiliser et à agir. « 2017 sera une année de résistance », a dit à l’AFP le président d’Amnesty Salil Shetty. « Nos espoirs reposent sur le peuple » a-t-il conclut.  

André Baudouin Edimo

France : Manifestations contre la corruption des hommes politiques

Des centaines de manifestants se sont rassemblés sur la place de la Républiques ce dimanche 19 février contre la corruption des élus.

Selon RFI, c’est environ un millier de personnes qui se sont rassemblés sur la place de la République dans le 11ème arrondissement de Paris. Tout serait parti d’un appel lancé sur les réseaux sociaux par un citoyen indigné par l’attitude peu éthique des hommes politiques français. C’est « un rendez-vous pour réunir des gens autour d’une indignation qui a été initiée par l’affaire Fillon mais qui ne concerne pas seulement M. Fillon. Ça concerne beaucoup de gens dans la classe politique qui manifestement peuvent pervertir des intérêts publics en intérêts privés » explique Vincent Galtier, l’initiateur du mouvement sur les antennes de RFI.

Courroucés par les « privilèges » réservés aux élus et irrités par l’affaire des emplois fictifs qui impliquent François Fillon, les Français réunis dans les mouvements Nuit debout, un rassemblement citoyen né au printemps dernier, se sont joints à Vincent Galtier dans son mouvement anti-corruption. Selon la déclaration de l’appel, « il n’est plus tolérable d’être gouvernés par un corps élu qui a la possibilité de pratiquer l’inverse de ce qu’il défend ». Pendant la marche qui se voulait « pacifique, statique, déclaré, non partisan, non récupéré, citoyen et revendicatif », les manifestants ont brandit des pancartes qui pour l’essentiel, visait François Fillon selon nos confrères de Actu Orange. « Il n’y a pas d’exemplarité sans exemplarité : Fillon 18 novembre 2016″, « Touche pas au grisbi Penelope… », « Fillon en prison, la corruption est un poison » pouvait-on lire sur les pancartes. Selon BFMTV, les mêmes manifestations ont eu lieu dans d’autres villes françaises notamment Lyon, Lille, Toulouse, Saint-Omer et Anger. Les manifestants ont exprimé dans le calme leur ras-le-bol avec les slogans comme « au trou les corrompus » et « à bas les privilèges ».

Les deux initiatives contre la corruption des élus ont achevé leur manifestation par une assemblée générale pour réfléchir sur la suite à donner au mouvement. Pour Camille, de la coordination Nuit debout, il faut maintenant fédérer les actions et continuer la mobilisation : « Il faut avoir un agenda commun, partagé. C’était déjà l’idée l’an dernier, c’est-à-dire la convergence des luttes. Les luttes sont divisées, sont coupées en petits bouts, elles ne sont pas coordonnées, et c’est ce qui fait qu’une poignée de milliardaires, d’industriels et de banquiers arrivent à tenir des peuples de millions de personnes. Ils savent nous diviser et surtout je crois qu’on sait se diviser nous-mêmes, malheureusement »

André Baudouin Edimo