Tiers payant généralisé : L’impact du gouvernement Macron

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Le gouvernement d’Emmanuel Macron a annoncé vouloir « évaluer » le dispositif du tiers payant généralisé, initiative mise en place au quinquennat précédent.

CONTENU :

Durant un entretien avec Le Parisien, le nouveau premier ministre Edouard Philippe a affirmé la volonté du gouvernement de réévaluer le dispositif de Tiers Payant généralisé instauré sous le quinquennat de François Hollande. Selon lui, cette réforme va dans le sens d’une « dématérialisation de ce que représente le coût de la santé ».

Principe et bénéficiaires du tiers payant

Le Tiers Payant est un dispositif qui permet à un assuré d’être dispensé de l’avance de ses frais de santé lors d’un passage en pharmacie ou chez un professionnel de santé (Médecin, pédiatre, …). Le professionnel de santé est alors directement payé par l’organisme d’Assurance Maladie rattaché au régime de l’assuré.

Avant cette éventuelle généralisation, il était déjà possible de profiter du Tiers Payant sous certaines conditions :

  • Être bénéficiaire de :
    • La Couverture Médicale Universelle Complémentaire (CMUC)
    • L’Aide à la Complémentaire Santé (ACS)
    • L’Aide Médicale aux Etrangers (AME)
  • Être victime d’un accident de travail ou d’une maladie professionnelle
  • Être hospitalisé dans un établissement conventionné par l’Assurance Maladie
  • Être mineur et consulter dans un but de contraception.

Le principe de la généralisation annoncée par le gouvernement de François Hollande repose sur l’application de ce Tiers Payant à l’ensemble des assurés sociaux sur la partie qui est normalement remboursée par la Sécurité Sociale. En clair, au 1er Décembre 2017, une consultation avec un médecin généraliste ne pourrait coûter que 6,90€ maximum (la part remboursée par votre mutuelle).

Comment avoir accès au Tiers Payant ?

Pour bénéficier de cet avantage, il faudra dans un premier temps vérifier que le généraliste ou le spécialiste en question a fait le choix de pratiquer le Tiers Payant. Si c’est le cas, il vous suffira simplement de vous munir de votre carte vitale et de la présenter à la fin de la consultation.

Attention toutefois à ne pas oublier de mettre votre carte à jour, car certains changements de situation et notamment la grossesse donnent lieu à de nouveaux droits. Pour mettre votre carte vitale à jour, vous devez vous rendre dans un établissement de la Sécurité Sociale, ou en pharmacie car la plupart d’entre elles sont équipées d’une borne dédiée.

Un dispositif remis en question par le nouveau gouvernement

Comme l’a indiqué le candidat du parti En Marche ! lors de sa campagne présidentielle, son intention était de rendre cette possibilité « généralisable » et non « généralisée ». Concrètement, il s’agirait de le rendre facultatif. En effet, la loi de 2016 ne prévoit pas de sanction pour un médecin qui refuserait d’appliquer cette mesure, ce serait donc au bon vouloir de chacun. La question reste donc en suspend et il faudra attendre le prochain communiqué officiel pour être fixés sur le sujet.

Source : bonne-assurance.com

Santé : Voici comment dégonfler votre ventre et nettoyer le colon

l est impératif de procéder au nettoyage du côlon régulièrement afin d’éliminer les déchets et les toxines qui y sont stockés. Ces substances, nocives sur le long terme, s’accumulent à cause d’une mauvaise alimentation, d’une hydratation insuffisante, d’un manque d’activité physique et du stress.

L’importance du nettoyage du côlon
Le côlon est le terminus du parcours effectué par les aliments ingérés. Organe primordial de la digestion, il facilite l’absorption des nutriments nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme et permet d’éliminer les toxines dans de bonnes conditions.
Il est divisé en cinq parties :
le caecum, qui se trouve en bas et à droite de l’abdomen
le côlon droit qui remonte vers le foie
le côlon transverse qui remonte un peu sous les côtes gauches
le côlon gauche qui redescend vers le bassin
le côlon sigmoïde qui pénètre dans le bassin
Le nettoyage du côlon est important pour éliminer les toxines et les bactéries déposées car si elles sont stockées trop longtemps elles risquent d’affecter la présence des bonnes bactéries et d’empêcher l’absorption des nutriments essentiels contenus dans les aliments qui ont été digérés. Les déchets présents dans l’organisme risquent d’entraîner une baisse d’énergie, de ralentir la perte de poids, de causer des maladies et de perturber le fonctionnement du système digestif.

Pour faciliter et accélérer ce processus, il est possible d’avoir recours à deux ingrédients naturels qui vont permettre de purifier le côlon, il s’agit du vinaigre de cidre et du miel.

La recette pour purifier le côlon
Ingrédients :
2 cuillères à soupe de vinaigre de cidre biologique
2 cuillères à soupe de miel organique
1 grand verre d’eau tiède
Préparation :
Dans un grand verre d’eau tiède, ajouter le vinaigre de cidre et le miel et mélanger jusqu’à ce que le miel se dissolve.
Tous les jours, boire un verre de cette boisson 100% naturelle.
Bienfaits des ingrédients :
Le vinaigre de cidre
Le vinaigre de cidre est riche en composants bioactifs, notamment l’acétobacter qui facilite la décomposition des morceaux d’aliments qui restent collés aux parois intestinales. Il diminue le taux de sucre dans le sang après un repas, réduit la tension artérielle et régule l’activité intestinale.
De plus, son action alcaline contribue au bon fonctionnement du système digestif et soulage les parois irritées du côlon.

Le miel
Reconnu comme étant une véritable panacée depuis la nuit des temps, le miel agit sur la constipation et régule le transit et les fonctions intestinales grâce à sa forte teneur en fructose. Celui-ci circule jusqu’au gros intestin sans avoir été digéré, donc quand les bactéries intestinales débutent la fermentation, il permet d’attirer une grande quantité d’eau dans l’intestin et assure ainsi un effet laxatif.

Le miel est un allié incontournable pour soulager naturellement les troubles liés au système digestif et au transit.

La combinaison des deux ingrédients
Combinés ensemble, ces deux éléments possèdent des vertus miraculeuses grâce aux nutriments essentiels qu’ils contiennent et aux propriétés médicinales qu’ils possèdent. Ils favorisent l’élimination des déchets et des toxines stockés dans le côlon et renforcent le système de défense de l’organisme. Tous deux riches en minéraux, en vitamines et en antioxydants, ils permettent de lutter contre les radicaux libres et l’oxydation des cellules.

De plus, leurs propriétés antibactériennes ont un effet équivalent à celui d’un antibiotique naturel pour purifier l’organisme et ralentir le vieillissement des organes.

Ces deux alliés santé agissent également dans la prévention du cancer du côlon et ralentissent la propagation des cellules cancéreuses lorsqu’elles se trouvent dans les poumons, la vessie et la prostate entre autres.

Ils interviennent aussi pour baisser le taux de mauvais cholestérol dans le sang (LDL), traiter les reflux acides, les douleurs aux articulations et l’eczéma, lutter contre les baisses d’énergie et les excès de fatigue, et combattre la mauvaise haleine.

Par la rédaction de bella.cm

FACE AUX GREVISTES: Encore des frasques de Mama Fouda

Lui-même malade, le ministère de la Santé publique est loin de prendre la voie de sa guérison, à la lumière des dernières décisions du titulaire de ce portefeuille qui viennent amplifier son état.

Bien souvent, André Mama Fouda fait les choux gras de la presse. Mais jamais pour des choses positives, tant on entend parler de lui seulement pour ses errements. L’ancien étudiant de l’Ecole nationale Polytechnique de Yaoundé, est ainsi davantage célèbre pour être le membre du gouvernement le plus volé… à domicile. C’est chaque fois des dizaines ou même centaines de millions de nos francs qui lui seraient ainsi dérobé dans ses pénates, par son personnel de maison. Jamais on ne lui a demandé la provenance de tout cet argent à l’origine douteuse, qu’il n’ose pas déposer en banque. Question de traçabilité, puisqu’il ne pourrait en justifier la provenance ?

Le voilà qui vient, pour tuer dans l’œuf les activités d’un syndicat et brider l’action de ses responsables, de procéder à des affectations pour le moins révoltantes. Comment en est-on arrivé là ? Il y a quelques semaines qu’un syndicat de professionnels de la santé, regroupant surtout des employés du service public, a lancé un mot d’ordre de grève pour amener le gouvernement à tenir compte de leurs doléances, celles-ci relevant de l’amélioration de leurs conditions de travail et d’existence. Quoi de plus normal, se dit-on. Mais le chef de département ayant en charge notre santé ne l’entendait pas de cette oreille, et au lieu de s’attaquer au problème il aura plutôt choisi de botter en touche, en excipant d’une argutie qui ne saurait tenir la route.

Fuite en avant

Sans en effet se prononcer sur le bien-fondé ou non des revendications qui lui étaient brandies, André Mama Fouda déclara non recevable ce mouvement d’humeur en se basant sur le fait qu’il émanait d’un syndicat n’ayant pas une existence légale. Question de forme donc, et non de fond. Réponse du berger à la bergère, une autre structure prit le relais, celle-ci étant formellement reconnue par les autorités, qui appela au débrayage de ses membres et des autres : le syndicat des médecins du Cameroun. Pour s’attaquer au problème ainsi posé, le Minsanté aura pris le parti de jeter le bébé avec l’eau du bain, dans une maladroite tentative de décapiter ledit syndicat en dispersant aux quatre vents ses principaux responsables. Le cas le plus emblématique étant celui de son président, le Dr Pierre-Yves Bassong. Ce neurologue – le seul spécialiste de ce niveau dans toute la région du Nord-ouest – alors en service à Bamenda, où il enseignait à la faculté de médecine, se voit affecté dans un bled perdu de l’Est, à Somalomo. Patelin d’à peine 1 500 habitants, auquel on n’accède que par des pistes défoncées après avoir traversé des cours d’eau à gué ou dans des pirogues.

Pourtant, il est depuis établi chez nous que notre offre en soins de santé souffre de deux principales tares : le manque de personnel qualifié et l’absence de plateaux techniques de qualité. Prendre ainsi sur soi d’expédier une telle sommité comme le Dr Bessong dans un centre de santé pouvant être valablement tenu par le premier infirmier venu, relève ni plus ni moins que de la plus grands bêtise, aux conséquences préjudiciables pour les patients et l’intéressé. Car en dehors de l’exercice de sa profession, pour lequel il aura passé plus d’années dans les amphithéâtres de la faculté de médecine et de sciences biomédicales que M. Mama Fouda à Polytechnique, ce scientifique de haut von se livrait aussi à la recherche. Comment pourrait-il continuer avec ce volet de ses activités à Somalomo ? Ou est-ce que le Minsanté trouvera un autre neurochirurgien pour le remplacer à Bamenda ? Bamenda la frondeuse, qui a déjà beaucoup de problèmes comme cela ces derniers temps, et qui ne demande pas qu’on en rajoute ? Le Minsanté a-t-il raison de considérer les régions de l’Est, de l’Extrême-nord et de l’Adamaoua comme des sous zones du Cameroun, pour estimer qu’y détacher des personnels, c’est les punir ?

La mauvaise gestion de ce débrayage n’est point, disons-le, l’apanage de Mama Fouda, de par la propension qu’on a au Cameroun de traiter de type de problème en usant du seul bâton, là où la carotte serait plus indiquée. Puisque les problèmes soulevés par les uns et les autres sont bien réels, et exigent des solutions. Comment donc ne pas y voir une déliquescence de l’Etat, venant renforcer le sentiment largement partagé qu’il s’agit d’une fin de règne où chacun fait comme il l’entend, le président Paul Biya n’ayant plus prise sur les choses et les gens, même ceux qu’il a nommés ?  C’est en effet divers corps de métier qui crient au quotidien leur ras-le-bol,  sans être écoutés, malgré la pertinence de leurs doléances. Pourtant, c’est le chef de l’Etat en personne qui, au cours d’une allocution restée célèbre, clamait qu’au Cameroun, nul n’aurait plus besoin d’entrer dans le maquis pour exprimer ses idées…

Surtout quand il s’agit de réclamations matérielles et non de surenchères politiques, ces praticiens ne pouvant continuer à être les dindons d’une farce de bien mauvais goût. Ou il y a des moyens pour tous, ou il n’y en a pour personne. Surtout pas pour ceux qui n’y ont aucun droit, à l’instar de la fille de Mama Fouda, seulement âgée d’une vingtaine d’années. Qui récemment, afin de s’acheter un véhicule, avait à sa disposition la rondelette somme de 90 000 000 de F CFA. Pour faire cette acquisition, snobant les concessionnaires installés au pays, elle se sera rendue à Dubaï (pas moins) en compagnie d’un accompagnateur dont elle payait tous les frais !  Le pire est que malgré toutes ces dépenses, elle sera revenue à Yaoundé sans avoir rien acheté, pour n’avoir pas trouvé une marque à sa convenance, elle fille de ministre, d’ancien Directeur général de la MAETUR où il aura laissé de bruyantes casseroles pour lesquelles il devrait être, tôt ou tard, appelé à rendre compte. Et à rendre gorge, comme le veut le président de la République.

Florian kuipou

Astuce Santé : Voici pourquoi vous devriez toujours placer une pièce de monnaie dans votre congélateur avant de quitter la maison

Cela vous est-il déjà arrivé de rentrer de vacances, d’un voyage d’affaires ou peut-être d’un weekend en famille, et de remarquer que vos horloges digitales sont toutes déréglées ?

Vous réalisez rapidement que vous avez eu une coupure de courant pendant que vous n’étiez pas à la maison, mais c’est quasiment impossible de savoir quand elle a eu lieu et pendant combien de temps elle a duré. Ce n’est également pas possible de dire si la nourriture se trouvant dans votre réfrigérateur s’est décongelée, s’est gâtée, puis s’est congelée de nouveau.
Mais il y a peut-être bien un moyen de le savoir…
Suite à l’ouragan Matthews qui s’est abattu sur les États-Unis, Sheila Pulanco Russell a partagé une astuce sur son mur Facebook destinée à tous ceux qui avaient dû évacuer leurs maisons.

Mais cette astuce peut aussi servir à tous ceux qui quittent leur maison pour une période prolongée – et cela vous permettra de savoir rapidement si la nourriture se trouvant dans votre congélateur peut toujours être consommée ou s’il vaut mieux la jeter.
Pour cette astuce, il suffit de combiner trois éléments que vous pouvez facilement trouver chez vous : une tasse, une pièce de monnaie et de l’eau du robinet.
Dans un post Facebook qui a rapidement reçu des centaines de milliers de réactions et de partages, Sheila explique comment procéder. Elle écrit :

 » Pour ceux d’entre vous qui évacuent les côtes, je viens tout juste de prendre connaissance d’une formidable astuce. Ça s’appelle l’astuce de la tasse. Vous placez une tasse d’eau dans votre congélateur. Quand elle est parfaitement congelée, placez une pièce de monnaie au-dessus et laissez-la dans votre congélateur. Ainsi, quand vous retournerez après l’évacuation, vous saurez si votre nourriture s’est gâtée et s’est recongelée ou si elle est restée congelée quand vous n’étiez pas là.
Si la pièce est tombée au fond de la tasse, cela veut dire que toute la nourriture s’est décongelée et vous devriez la jeter. Mais si la pièce est en haut ou au milieu de la tasse, alors la nourriture est probablement encore bonne. »

Ce serait aussi une formidable idée de laisser une tasse en permanence dans votre congélateur et si vous avez une panne d’électricité pour une quelconque raison, vous pourrez vous fier à cette astuce.
Si vous avez des doutes au sujet de votre nourriture, jetez-la. Le plus important c’est de ne pas vous mettre en danger.

Cameroun : Le SYMEC fait le bilan de la grève

Selon l’organisation syndicale, le mouvement entamé par les médecins produit des résultants sur toute l’étendue du territoire national.

Le Syndicat des Médecins du Cameroun (SYMEC) nous apprend que les consultations et les rendez-vous ont été annulés à l’Hôpital Régional de Maroua. La même situation s’est produite à l’Hôpital Régional de Garoua. Des sources internes de l’Hôpital Régional de Ngaoundéré soutiennent que le Service de Pédiatrie suit le mot d’ordre de grève. 70% des médecins de l’Hôpital Régional de Bertoua ont observé les consignes du Syndicat des Médecins du Cameroun. L’Hôpital Central de Yaoundé n’est pas épargné par le mouvement. Les Services de Maternité, d’Infectiologie, de Neurologie, de Diabétologie, de Chirurgie tournent au ralenti.

La plus ancienne formation hospitalière de la capitale camerounaise  bénéficie de deux consultants en externe.  Au Centre Hospitalier Universitaire tous les médecins généralistes observent le mot d’ordre de grève. 50% des médecins de l’Hôpital Gynéco de Yaoundé suivent la logique du SYMEC. Le Centre des Urgences de Yaoundé est éloigné de son fonctionnement habituel.  60% des médecins de l’Hôpital Général de Yaoundé suivent le mot d’ordre de grève. Les effets de la grève sont ressentis à l’Hôpital Laquintinie (Services de Cardiologie et Pédiatrie). L’Hôpital de District de Bonassama et l’Hôpital de District de Nkongsamba suivent la grève. Tous les médecins de l’Hôpital Régional d’Ebolowa, l’Hôpital Régional de Bamenda et l’Hôpital de District de Bagangté observent la grève.

Le mouvement est suivi par 20% des médecins de l’Hôpital Régional de Bafoussam. Toutes ces informations sont du SYMEC. L’organisation compte aller jusqu’au bout de sa logique,  si ses revendications ne sont pas satisfaites. Le Syndicat des Médecins souhaite la revalorisation salariale des médecins du sous-secteur public. Il exige le versement direct des subventions de l’Etat aux médecins du sous-secteur privé sous forme de primes mensuelles. Le Syndicat demande la suppression de l’affectation des médecins sans salaire et la mise en place d’une procédure de traitement accéléré des dossiers d’intégration des médecins.

Lucien Embom

Cameroun : 4.000 décès liés au paludisme chaque année

Ces chiffres ont été communiqués à l’occasion de la conférence de presse du 17 avril 2017, marquant le lancement de la semaine de lutte contre la malaria.

Lors de la rencontre avec la presse à Yaoundé, le Secrétaire Permanent du Programme National de Lutte contre le Paludisme, Docteur Dorothy Achu s’est voulue rassurante. D’après cette dernière, l’action gouvernementale vise l’éradication du paludisme au Cameroun. Les défis à relever sont nombreux et il faut revisiter les stratégies de lutte contre la fièvre des marais. 70% des décès surviennent chez les enfants de moins de 5 ans.

La communauté internationale célèbre le 25 avril 2017 la dixième Journée Mondiale de Lutte contre le Paludisme. Le thème de cette année est : « En finir avec le paludisme pour de bon. » Le slogan qui agrémente cette journée est : « Nous sommes la génération qui peut éliminer le paludisme. » Ce thème et ce slogan reflètent l’engagement des acteurs pour un monde exempt de paludisme conformément à la stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme 2016-2030. L’actuel Plan Stratégique National aligné sur ladite stratégie mondiale vise à réduire le nombre de décès de 75% d’ici 2018 comparé à la situation de 2010.

D’importantes ressources ont été mobilisées par l’Etat du Cameroun et ses partenaires en vue d’atteindre rapidement ces objectifs. Ceci a permis le déploiement des services préventifs et curatifs en faveur de la population. Les résultats commencent à être visibles et les efforts doivent être soutenus pour atteindre le but final. La morbidité hospitalière est passée de 27,6% en 2012 à 23,6% en 2016. Environ 2.000.000 de ces cas sont reçus dans les formations sanitaires chaque année. La mortalité est passée de 17,6% en 2012 à 12,4% en 2016. Soit une réduction de 29,4%. 11.837.295 MILDA (Moustiquaires Imprégnées à Longue Durée d’Action) ont été distribuées à la population générale en 2015 et 2016. Le taux de possession par les ménages après la campagne est de 70%. Le taux d’utilisation des MILDA dans la population générale est de 56%.

1.326.366 enfants ont été complètement traités en 2016 dans les régions du l’Extrême-Nord et du Nord. Ce qui a permis de réduire de 58% les décès liés au paludisme chez les enfants de moins de 5 ans. 5.816 Agents de Santé Communautaires mènent les activités dans 84 districts de santé dont 4.892 depuis janvier 2017. 73,8% de cas suspects de paludisme ont été testés par les tests de diagnostic rapide. 161.625 enfants de moins de 5 ans ont été traités gratuitement pour le paludisme simple. 167.605 autres enfants ont été pris en charge gratuitement pour le paludisme grave. 101.124 femmes enceintes ont été prises en charge.

Le calendrier des activités de la dixième Journée Mondiale de Lutte contre le Paludisme comporte plusieurs articulations. L’agenda prévoit un symposium, l’inauguration de la peinture murale de sensibilisation, un plaidoyer, des causeries éducatives, une campagne de sensibilisation, des journées portes ouvertes, un atelier de formation, des tables rondes, une marche sportive, une caravane motorisée, une marche de sensibilisation  et une cérémonie officielle de commémoration.

Lucien Embom

Cameroun : Les autorités militent en faveur de la lutte contre la dépression

Le Ministre de la Santé, André Mama Fouda a présidé un dîner débat au cours duquel, il a invité l’assistance à promouvoir le dialogue, l’écoute et le soutien aux dépressifs.

Environ 200 invités au compteur. Piplomates, représentants des agences des Nations Unies, partenaires au développement, députés, associations et ONG ont participé au dîner-débat présidé par le Ministre de la Santé Publique,  André Mama Fouda, entouré du Ministre de la Communication, du Secrétaire d’Etat à la Santé Publique, et du Secrétaire Général du Ministère de la Santé Publique.

Autour du thème « dépression parlons-en », des exposés et discours se sont succédés, édifiant l’assemblée sur le thème en exergue à l’occasion de la Journée Mondiale de la Santé.

Le Ministre de la Santé Publique a utilisé un langage clair et imagé pour décrire la dépression, dont il faut savoir reconnaître les signes avant-coureurs. André Mama Fouda  a invité l’assistance à s’approprier la lutte contre la dépression qui peut souvent être résolue par l’écoute, le dialogue et le soutien aux dépressifs.  Le Représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Jean Baptiste Roungou a délivré le message de Madame le Directeur Régional de l’OMS, le Docteur Matshidiso Moeti, en invitant les pays à consacrer plus de ressources à la santé mentale.

Le Docteur Félicien Ntone, Médecin Psychiatre a présenté dans le détail les facettes de la dépression, les incidences, les interactions, la prévention, les soins, avant de formuler plusieurs recommandations. La rencontre a également permis de faire un focus sur l’action de l’OMS au Cameroun en 2016, ainsi que les défis et perspectives pour 2017. Une phase tout aussi appréciée par les invités, dont les questions ont permis de clarifier davantage les sujets discutés. Une semaine de manifestations a précédé la commémoration avec notamment des interventions d’experts dans les radios et télévisions pour sensibiliser le public, qui a abondamment réagi, signe de l’importance grandissante que prend la dépression au Cameroun.

Lucien Embom

 

 

 

 

 

 

 

Cameroun : Maintien de la grève des médecins

Le Syndicat des Médecins du Cameroun (SYMEC) met les autorités publiques en garde contre le risque de radicalisation en cas de violence faite aux Médecins.

 Selon l’organisation syndicale la grève du 17 au 19 avril 2017 a tout son sens. Elle ne devrait souffrir d’aucune reprogrammation car elle traduirait le mécontentement des médecins. Le Syndicat des Médecins du Cameroun invite tous les médecins du triangle national dans tous les hôpitaux à observer fidèlement la grève en assurant le service minimum.

Les médecins du Cameroun ont décidé de rester républicains malgré les menaces. Car ils ont un profond respect et une grande considération pour le Cameroun et ses institutions. Les médecins précisent qu’ils ont une grande considération envers le Chef de l’Etat et son gouvernement.

D’après le SYMEC, la liberté syndicale et le droit de grève sont garantis dans les conditions fixées par la loi. Les médecins croient que leurs revendications sont salutaires pour un meilleur capital humain en vue de l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035. Sans minimiser la capacité de répression de la machine gouvernementale, sans chercher à manquer de respect, ni à défier quelques autorités que ce soient, les médecins croient fermement, même au prix des libertés individuelles à la légalité et la légitimité du SYMEC.

Pour le Syndicat des Médecins du Cameroun, rester sans agir, c’est être complice des milliers de morts évitables chaque année, dans les hôpitaux du fait du manque de financement des soins de santé. Rester sans agir, c’est aussi continuer de supporter l’insulte faite aux médecins qui gagnent 105.000 FCFA par mois au bout de 13 années d’études universitaires.

Rester sans agir, c’est être complice de la misère de ces nombreux médecins du public sur le terrain affectés depuis des années sans salaire. Rester sans agir, c’est enfin être complice de la misère de ces nombreux médecins du privé, en sous emploi qui gagnent 60.000 FCFA par mois.

Lucien Embom

 

 

 

 

 Cameroun : La maladie de Parkinson ignorée du grand public

Initialement journée européenne, le 11 avril est devenue depuis 1997, une Journée Mondiale destinée à la lutte contre la terrible pathologie.

La maladie de Parkinson est une affection dégénérative, rare avant 45 ans. Elle touche 1,5 % de la population de plus de 65 ans. Cette pathologie atteint autant les hommes que les femmes. La lésion fondamentale est la dégénérescence d’un certain type de neurones par exemple les neurones dopaminergiques. Ces neurones produisent de la dopamine, une substance neurotransmettrice du système nerveux. Des dysfonctionnements se manifestent chez le malade au niveau des neurones responsables du contrôle des mouvements du corps. La maladie de Parkinson se traduit par un déficit en dopamine dans le cerveau.

Le patient éprouve  des troubles de mouvements. La cause de la maladie de Parkinson est inconnue. De très rares cas sont héréditaires. Peu de cas surviennent chez des sujets très jeunes. De même aucun facteur de risque n’est connu avec certitude, notamment aucun facteur alimentaire ou infectieux n’a été reconnu. Le début de la maladie est insidieux. On observe chez le malade, réduction de l’activité, fatigabilité anormale, douleurs mal localisées, difficultés d’écriture, tremblement d’une main, raideur fluctuante, et progressivement d’autres signes de la maladie vont apparaître.

Au Cameroun, la maladie de Parkinson est mal connue du grand public. Les malades ne cessent de se bousculer dans les services de neurologie. Des cas ont été détectés mais les patients ne reçoivent pas une prise en charge adéquate. Des personnes affirment qu’elles traînent pendant de semaines avant d’être reçues au Service de Neurologie de l’Hôpital Central de Yaoundé. Le traitement est long et coûteux. Il n’y a aucune information concernant le taux de prévalence de la maladie de Parkinson au Cameroun. La prévalence de la maladie de Parkinson dans les pays occidentaux est estimée entre 100 et 200 cas pour 100 000 habitants.

Lucien Embom

 

Cameroun : Grève annoncée par le Syndicat des Médecins

L’organisation a l’intention d’observer un mouvement d’humeur à partir du 17 avril  2017 parce que des solutions concrètes et dignes ne sont pas apportées à leurs revendications.

Dans un communiqué datant du 08 avril 2017, le Syndicat des Médecins du Cameroun (SYMEC) appelle à la grève, tous les médecins sur toute l’étendue du territoire national dès le 17 avril 2017, jusqu’à ce que leurs revendications soient satisfaites.  Le SYMEC exige la mise en place dans un délai court d’une assurance maladie de base à couverture universelle (sans catégorisation et pas au rabais), pour améliorer l’offre en soins et permettre l’accès aux soins à tous les Camerounais de toutes les couches sociales. Les médecins demandent au gouvernement de revoir à la hausse l’âge du départ à la retraite en le passant de 55 à 65 ans.

Le Syndicat des Médecins du Cameroun souhaite la revalorisation salariale des médecins du sous-secteur public. L’organisation syndicale exige le versement direct des subventions de l’Etat aux médecins du sous-secteur privé sous forme de primes mensuelles. Le Syndicat demande aussi une suspension pure et simple des médecins sans salaire et la mise en place d’une procédure de traitement accéléré des dossiers d’intégration des médecins. Selon les termes du communiqué, la grève va se dérouler comme suit après arrêt de travail. Du 17 au 19 avril 2017 ; du 15 au 17 mai 2017 ; du 12 au 14 juin 2017 et  grève illimitée dès le 17 juillet 2017.

Une palette de modalités va animer la grève. Les rendez-vous et les nouvelles consultations externes seront annulés. Les interventions chirurgicales électives (sauf les césariennes) seront suspendues. Les urgences (médicales, chirurgicales, obstétricales et pédiatriques) seront prises en charge. Les actes radiologiques et les examens de laboratoires seront suspendus, pour les patients hospitalisés et ceux présentant les urgences suscitées. Les malades hospitalisés auront droit au suivi habituel. Les services de garde et d’astreinte seront maintenus. Les médecins seront tenus d’être présents à leurs postes, dans les limites des horaires de travail pour observer la grève.

Lucien Embom