Affaire de famille : Fotso Victor traine une de ses épouses en justice

Le milliardaire camerounais l’accuse d’avoir a muté en son nom propre et ceux de ses enfants, un terrain du patrimoine lui appartenant.

Le 9 janvier 2018, le Tribunal Administratif du Centre, a fait droit au recours de Fotso Victor, en annulation de la mutation du titre foncier n°1770/Mfoundi, réalisé en 2013 par la conservation foncière du Mfoundi, au profit de Julienne Djuiga, l’une des épouses du plaignant, et de ses quatre enfants. Le milliardaire avait saisi la Chambre administrative de la Cour suprême pour se plaindre de son épouse, qui lui aurait volé un lopin de terre d’une superficie de 2543 m2, situé à Nkolo II, un quartier de Yaoundé.

Selon l’hebdomadaire Kalara du lundi 15 janvier 2018, c’est en 2010 que Fotso Victor aurait constaté la disparition du titre foncier en question. Et c’est en notifiant deux ans plus tard une ordonnance du Tribunal de Première instance qu’il va apprendre que le fameux titre foncier a fait l’objet d’une mutation au profit de son épouse Julienne Djuiga et de leurs quatre enfants. Bien mieux, à sa grande surprise, Fotso Victor apprend que c’est lui-même qui aurait « donné » à son épouse et leurs enfants la parcelle de terrain en question. Cette transaction est consignée dans les registres de Me Etienne Gérad Kack Kack, notaire. L’homme d’affaires qui ne va pas se reconnaitre dans une quelconque donation, va donc en déduire que la parcelle mutée par acte notarié a été frauduleusement sorti de son patrimoine. Et il ne compte pas se laisser faire.

SZM

La liste des victimes de l’hécatombe sur la falaise de Dschang

Parmi les 21 personnes qui ont péri lors de cet accident survenu samedi dernier, les forces de défense camerounaise ont pu identifier 18. Voici leurs noms.

1) Tsague Sabine, 45 ans

2) Dongmo Florence

3) Djiabeng Laurence Solange, née le 07 avril 1959

4) Youms Tala Jerry Landry, né le 19 juin 1983

5) Donfack Aristide Joel, le 28 décembre 1975

6) Ngoune Berthim, né le 05 septembre 1972

7) Tchuitie Wandji Alexis, né en 1963

8) Kezock Valerie, âgé de 42ans

9) Sobze Albert, âgé de 50 ans

10) Azakoh Steve Valdes, né le 28 février 1994

11) Towa William Raphael,

12) Kuazoh Marie, âgée de 44 ans

13) Lando Collins, né le 09 janvier 1980

14) Sopdjeu Albert

15) Djoumessi Oumbe Marie Pierre

16) Djoumessi Azazangue Florette, née en 1977

17) Donjo Ngumfack Clarisse, âgée de 42 ans

18) Mbome Lycel Marcel Célestin, 51 ans

Crise anglophone : l’arrestation des sécessionnistes divise la toile

Alors que les uns se réjouissent de l’interpellation de Sisiku Ayuk et d’une partie de son gouvernement, ses affidés, partisans de la sécession s’insurgent et promettent des représailles.

L’information révélée par la presse nigériane au sujet de l’arrestation de Sisiku Julius Ayuk Tabe le 5 janvier à Abuja joue les prolongations sur les réseaux sociaux. Les internautes sont partagés entre la joie et le dépit. Nombre d’entre eux ont célébré l’interpellation par les forces de défense nigériane et camerounaise, du président par intérim de l’Etat imaginaire d’« Ambazonie » et d’une partie de son gouvernement, alors qu’ils tenaient une réunion dans un hôtel de la place. « C’est la meilleure nouvelle de ce début d’année » ; « il n’y a pas mieux pour démarrer l’année 2018 » ; « Paul Biya 1 – 0 Ambazoniens » ; « 99 jours pour les Ambazoniens, un seul jour pour le Cameroun » ; « merci au Nigeria pour ce cadeau de nouvel an » ; « félicitations aux forces de défense et de sécurité… Bien joué », peut-on lire ici et là.

Mais l’annonce de l’arrestation des leaders sécessionnistes a suscité plus de réactions de Camerounais originaires des régions anglophones du pays. C’est le cas de Suh Remmy qui, sur facebook, s’est fait opposant de la partition du Cameroun et défenseur des droits des jeunes élèves et étudiants anglophones. « Si la lutte a échoué, c’est parce qu’elle a laissé la vérité triomphé objectivement face aux mensonges et aux hallucinations », a-t-il récemment écrit. « Tous les leaders de la lutte ont au moins un bon niveau d’études, ajoute-t-il. Certains sont des titulaires de Licences, d’autres sont même titulaires de doctorat Ph.D. C’est vraiment effrayant de voir des intellectuels combattre l’éducation des enfants ». En face, le camp des radicaux, partisans de la sécession est vindicatif. « Psychologiquement, ils (le Cameroun et son armée, Ndlr.) ne peuvent pas nous vaincre. Nous nous lèverons comme jamais auparavant. Toutes les communautés et les dirigeants locaux doivent se concerter. Les actions doivent commencer au pays et à l’étranger », propose Mark Bareta, un séparatiste autoproclamé. « Notre leader a été enlevé. C’est un coup. Nous devons nous lever comme des hommes, nous rassembler pour combattre ce mal. C’est le moment de l’action. Nous sommes attaqués, mais nous croyons en la révolution », poursuit-il. Son compagnon de lutte, Tapang Ivo lui, tranche : « ce n’est plus une crise anglophone. Officiellement, c’est un conflit anglophone. C’est un conflit interétatique militarisé ».

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Justice : l’ex-maire de Fotokol est sorti de prison

Interpellé en septembre 2014 pour complicité avec le groupe djihadiste nigérian Boko Haram et acquitté le 28 décembre dernier, Ramat Moussa a quitté la prison centrale de Kondengui à Yaoundé.

L’ancien maire de Fotokol (commune du Cameroun, située dans le Logone-et-Chari, région de l’Extrême-Nord) est en liberté. Ramat Moussa, accusé d’avoir fourni des armes à Boko Haram et aidé à la commercialisation du produit des pillages des combattants du groupe djihadiste qui attaque fréquemment des localités dans le Septentrion est sorti de prison. Acquitté le jeudi 28 décembre 2017 par le tribunal militaire de Yaoundé au bénéfice du doute, il a été libéré après trois ans et trois mois de détention.

Passé devant la barre à plus de 24 reprises, le procès de l’ex-maire de Fotokol a été présenté comme une manœuvre de règlement de comptes politiques visant l’incarcération de certaines personnalités au Cameroun. Parmi ceux qui soutiennent cette thèse, il y a maitre Abdoulaye Harissou, l’ex-notaire de Marafa Hamidou Yaya qui déclarait que l’ancien magistrat municipal de Fotokol était victime de sa popularité et des batailles de leadership au sein même du RDPC, parti politique au pouvoir. « A part les vrais Boko Haram qui se trouvent en prison, on y retrouve aussi un concentré des gens accusés d’infractions politiques. J’étais en prison avec le maire de Fotokol dans la région de l’Extrême-Nord. Il était aussi le président de la section Rdpc. C’est un monsieur qui est populaire aussi. Il a été inculpé pour complicité d’insurrection mais, il parait que, et tout le monde le dit, c’est un règlement politique entre les gens du Rdpc eux-mêmes », avait-il affirmé dans une interview avec nos confrères du journal Le Monde en début décembre.

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Miss Cameroun 2018 : une candidate réclame 30 millions

Mademoiselle Biloa Kounou Caroline, candidate malheureuse conteste les résultats de la finale et porte plainte contre le comité d’organisation à qui elle revendique un dédommagement.

Biloa Kounou Caroline a déposé une plainte le 3 janvier 2018 au Tribunal de première instance du Mfoundi contre le comité d’organisation du concours Miss Cameroun 2018. Elle réclame 30 millions de dédommagement. Selon nos informations en effet, la candidate malheureuse estime avoir subi un préjudice car, elle « aurait pu être élue Miss Cameroun 2018, si elle avait présenté son projet au même titre que les autres candidates, dans les mêmes conditions du direct ».

Elle accuse notamment le comité d’organisation du concours Miss Cameroun 2018, de « falsification » des résultats de la finale. Biloa Kounou Caroline « s’est vue frauduleusement remplacer par une autre candidate nommée Fokou Loriane arborant le brassard 19, dont le numéro n’a pas été appelé par le président du jury dans la liste des Tops 12 final » au cours de la soirée du 30 décembre 2017. Un comportement qu’elle juge « frauduleux et scandaleux ».

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UYI : les enseignants menacent de boycotter la rentrée de janvier

La coordination du syndicat national des enseignants du supérieur de l’Université de Yaoundé I est en colère et proteste contre les abus de l’administration.

La coordination du Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes) de l’Université de Yaoundé I, Ngoa-Ekéllé menace de boycotter la rentrée académique de janvier 2018. C’est une décision prise au terme d’une récente réunion tenue à Yaoundé. L’ordre du jour de ces travaux portait prioritairement sur la préparation du prochain Conseil national du Synes et les difficultés de payement des prestations académiques des enseignants pour le compte de l’année académique 2016-2017.

Le Synes de l’Université de Yaoundé I accuse l’administre de multiplier des abus. Les syndicalistes déclinent également toute responsabilité pour ce qui est de la détérioration du climat social au sein du campus. D ce fait, ils exigent non le paiement intégral de tous les dossiers en instance dans chaque établissement avant le 22 décembre 2017. Si cette échéance n’est pas respectée, soutient cette coordination du Synes, la rentrée académique annoncée pour janvier 2018 ne sera pas assurée. « Les enseignants sont invités à demeurer vigilants et à se mobiliser en vue de défendre leurs droits », indique le syndicat.

Samuel Ze Mendo

 

Hôpital Laquintinie : 3,5 millions pour rénover le service d’imagerie

Cette somme a été collectée au cours d’une prestation de Manu Dibango, invité à un dîner caritatif organisé par les « Amis de Laquintinie », vendredi dernier.

Trois jours après la célébration de ses 84 ans, Manu Dibango est monté sur scène le 15 décembre 2017 dans un hôtel huppé de Douala. Cette fois pour une cause caritative. Accompagné de son compère Toto Guillaume, les deux géants de la musique camerounaise ont presté lors d’une soirée de collecte de fonds organisée par les « Amis de Laquintinie ». Au total, plus de 3,5 millions de francs CFA ont été récoltés au cours de cette cérémonie. Les fonds ainsi collectés devraient servir à la rénovation du service d’imagerie dudit hôpital, dont le coût est évalué à 234 millions de francs CFA. Devant un gratin de personnalités dont Dieudonné Ivaha Diboua, gouverneur de la région du Littoral, et des autorités traditionnelle et religieuse, Manu Dibango et Toto Guillaume ont mis leur saxophone et guitare à contribution pour mobiliser les bonnes volontés.

Le projet à terme, devra permettre réparer une table télécommandée en panne depuis 7 ans, acheter un mammographe, ainsi qu’un appareil d’imagerie par résonnance magnétique et refaire l’architecture du service d’imagerie. Une rénovation qui, apprend-on, se veut urgente pour l’amélioration de la prise en charge des malades et de rentabilité.

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Douala : la CUD vote son budget 2018 à 52 milliards

Le montant de l’enveloppe budgétaire ainsi arrêté sera prioritairement consacré à l’embellissement de la capitale économique du pays en vue de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019.

La Communauté urbaine de Douala (CUD) a voté son budget pour l’année 2018. Evalué à 52,620 milliards de francs CFA, soit une baisse de 7,9% par rapport à l’année qui s’achève (57,153 milliards de francs CFA), le montant de cette enveloppe budgétaire sera prioritairement consacré à l’embellissement de la capitale économique du pays en vue de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019, et à l’élargissement de l’assiette fiscale. « La ville de Douala accueillera la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football en 2019. Nous devons plus que par le passé préparer la ville pour que l’accueil soit agréable en termes d’infrastructures, d’éclairage public, d’embellissement, etc. », a annoncé Fritz Ntone Ntone, délégué du gouvernement auprès de la CUD.

L’autre priorité de ce budget, c’est aussi la gestion des ordures ménagères. Parce qu’à Douala en effet, ce sont plus de 2 000 tonnes de déchets ménagers qui sont produits chaque jour. La CUD a un plan d’action pour rendre davantage la ville propre. « Nous avons créé en plus de la collecte, le transport et le traitement, une nouvelle rubrique qui est la pré-collecte. Elle nous coûtera plus de 1,2 milliard de francs CFA par exercice », a précisé Fritz Ntone Ntone qui annonce également : la création d’une société d’économie mixte locale de gestion du patrimoine et d’une agence d’urbanisme de la capitale économique. Conséquence, le budget 2018 imposera la réduction du train de vie de la CUD.

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Le drapeau du Cameroun hissé à Dadi, QG des forces de l’Ambazonie

Les forces nationales de défense du Cameroun ont repris les commandes de cette localité située dans la région du Sud-Ouest. Un important stock d’armes et de munitions auraient été saisis en ces lieux.

C’était devenu le quartier général de l’armée de l’Etat imaginaire d’Ambazonie. Mais ça, c’était avant la descente des forces nationales de défense du Cameroun qui y ont hissé le drapeau du pays en guise de victoire.

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Hommage à Benjamin Massing: séance de rattrapage !

Mieux vaut tard que jamais ! Alors que le public sportif s’attendait à vivre l’hommage à Benjamin Massing, ancien lion indomptable, décédé le jour même de la finale de la Coupe du Cameroun, même la simple minute de silence n’a pas été respectée. Encore moins le brassard noir qu’auraient dû porter les joueurs. Il a fallu attendre le lendemain pour vivre la séance de rattrapage du Ministère des Sports et de la Fédération Camerounaise de Football lors de la cérémonie de remise du trophée de l’homme du match de la coupe du Cameroun à Nandjou Nganle Alain Roland, joueur de New Stars de Douala. Ainsi que lors de la cérémonie de clôture du séminaire de renforcement des capacités, des chefs de pôles de l’Anafoot, au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé.

Jean Morand Mbarga