Les futurs élèves de l’EMIA sont connus

Voici la quintessence d’un communiqué de Joseph Beti Assomo, ministre de la défense :

« Le ministre délégué à la présidence chargé de la défense, informe le candidats au concours d’admission de 300 élèves officiers à l’école militaire interarmées,  Emia de Yaoundé, session 2017, que les listes des candidats admis aux épreuves écrites dudit concours, peuvent être consultées au tableau d’affichage à l’entrée du ministère de la défense » ; informe-t-il, avant d’ajouter que «Les visites médicales approfondies débuteront après demain jeudi 20 juillet 2017 à l’hôpital militaire de région numéro 1 à Yaoundé suivant le planning établi par le directeur de la santé militaire ».

Il ajoute en outre que les candidats admis aux épreuves écrites devront se présenter jeudi prochain à 7 h au plus tard munis de leur carte nationale d’identité, de l’original de l’acte de naissance, ainsi que de celui de l’original du diplôme académique, et d’une somme de 25 mille FCFA représentant les frais de visite.

Florian Kuipou

Des cadres d’UBA au TCS pour détournement de 573 millions de FCFA

Le 13 juillet 2017, deux agents en service à l’Union Bank of Cameroon (UBA) sont tour à tour passés dans le box des témoins du Tribunal Criminel Spécial (TCS) pour expliquer le mécanisme ayant conduit à la captation par deux entreprises « prestataires » de service au ministère de la Justice, de la somme de 573 millions FCFA destinés à la réalisation de 11 marchés publics. Les huit personnes qui sont accusées de  détournement et complicité de détournement dans cette affaire sont toutes détenues à la prison centrale de Yaoundé depuis 2015. Toutes clament leur non-culpabilité. Parme les personnes mises en cause : Njussah Pembora Annie, gestionnaire de compte, Tachoum Ngami Serge,  le chef des opérations, et le principal  accusé, Onongo Laurent Benjamin. Prochaine audience le 31 juillet prochain, pour réquisitions intermédiaires du ministère public.

Florian Kuipou

SURCHARGE DANS LES TAXIS: Un échec de Mebe Ngo’o

Le Mintrans n’a point réussi, sans doute pour des raisons politiques, à mettre fin à ce phénomène qui n’a que trop duré.

Un des scénarii classiques est le suivant : le  passager lambda est pris en surcharge à l’avant, les trois autres occupants du véhicule et le chauffeur étant de connivence. Toutes les vitres sont levées, et les personnes présentes à bord transpirent à grosses gouttes sous l’effet de la chaleur. C’est alors que de sa boîte à gants le conducteur sort un levier, le tends au dernier passager en lui demandant de relever sa vitre. Quand celui-ci s’exécute, pendant ses rudes efforts pour faire jouer un engrenage que les autres savent grippé, il est prestement fouillé, des poches intérieures et externes de sa veste, sa chemise, celles du pantalon, le sac à main des dames… Le taximan dévoyé, au badge illisible, l’encourage alors à persévérer, se mettant au besoin à lui raconter une histoire farfelue sur un précédent passager qui  aurait détraqué le système permettant de lever ou baisser cette vitre. Tout cela pour occuper l’esprit de la victime en train de se faire dépouiller. Une fois le coup accompli, incontinent le chauffeur se gare et dit au concerné : Vous allez à tel endroit ! Ah, je crois que nous allons plutôt passer par tel axe. Excusez-moi, prenez un autre taxi. C’est quand la victime descend, parfois contente de s’être vu raccourcir le trajet, qu’elle se rend compte du vol, alors que les autres fondent dans la circulation et disparaissent.

Même quand il ne s’agit pas de pickpocket, l’inconfort de la position du passager lui fait parfois se vider les poches du pantalon, du kaba, de la jupe. Objets divers, papiers, documents, argent, pièces officielles, sont parfois irrémédiablement perdus. Sans parler des courbatures, des crampes.

De l’exception à la règle

Tout est parti de la grève des taximen du 28 février 2008, qui créa des désagréments et pertes économiques telles que, pour la première fois dans la capitale,  il y eut de la part de civils un mouvement insurrectionnel de jeunes qui s’en prirent aux institutions, aux symboles de l’Etat. Dans ce qu’on appela alors les émeutes de la faim. Une fois l’ordre ramené après quelques jours de flottement, et qu’une solution dut d’urgence être trouvée au problème initial ayant fait paralyser les villes (celui de la circulation des véhicules jaunes), les taximen mirent fin à leur cessation d’activités. Et en attendant que des concessions leur soient concédées par les pouvoirs publics  sur le prix du carburant, qui venait d’être augmenté et avait provoqué leur ire, les autorités commencèrent à tolérer qu’ils aient à bord un maximum non pas de quatre, mais cinq passagers. La place supplémentaire qu’on leur accordait ainsi devant leur permettre de combler le gap que créait, dans leurs comptes, l’augmentation imposée à la pompe. Pour des raisons de préservation de la paix sociale, les usagers furent donc les dindons de la farce. Mais une fois les prix du carburant revenus à la baisse, rien ne changea plus dans le nombre de passagers transportés en une seule fois, la brièveté relative des déplacements leur faisant avaler la pilule.

Lorsqu’il entra en fonctions courant octobre 2015 comme ministre en charge des Transports, Edgard Alain Mebe Ngo’o  prit la pleine mesure de cette incartade vis-à-vis de la réglementation en vigueur, pour ce qui est de la capacité humaine des véhicules de tourisme faisant le transport à titre onéreux dans nos périmètres urbains. Il voulut donc ramener les choses à l’endroit. Résolu à mener sa nouvelle mission au mieux des intérêts de l’Etat tel qu’il l’affirmait, pour mériter de cette autre charge reçue et de la haute confiance conservée auprès du Prince, M. Mebe Ngo’o fut conscient des problèmes que causaient ces surcharges « tiers-mondisant » davantage nos villes, elles qui inscrivaient dans les esprits la possibilité pour l’Etat de s’accommoder d’entorses aux textes, en certaines circonstances. Ce qui était grave.

Mais sa volonté d’instruire ses services et de saisir à la même fin ceux de la gendarmerie et la police en charge des contrôles routiers, sur la note de service qu’il préparait -nous assure une source proche de son cabinet-  aurait été bridée par le veto de la haute hiérarchie. Elle qui insista sur la nécessité  de ne point brusquer les choses. Une telle décision, sur le plan social, pouvant à l’occurrence être  assimilée à de la provocation. Provocation dont pourraient se servir des forces obscures pour faire resurgir le spectre de vieux démons porteurs de divisions et désordres, dans leur quête de déstabilisation du régime. En attendant, c’est l’usager qui en pâtit. Lui qui paye.

     Florian KUIPOU    

PATRIMOINES FAMILIAUX De la fourmi aux cigales

Des biens péniblement amassés à la sueur du front de certains pères sont dilapidés par leurs héritiers.

Significatif est l’exemple d’une famille qui n’a su faire fructifier une succession : les Noussi. M. Philippe Noussi, patriarche baleng depuis installé dans la capitale où il avait, au prix d’efforts incessants, finit par faire fortune, fut davantage connu par ce qui était le navire amiral de sa flottille d’activités, la menuiserie Noussi dont l’enseigne était une référence. En dehors de ce lourd investissement au quartier Anguissa, l’hôtel le Progrès du marché Mokolo, toujours dans la capitale, qui se voulait un des fleurons du déploiement économique de l’homme de Baleng. Aussi avait-il prévu, soucieux de l’extension et la modernisation de son infrastructure hôtelière, pensé à installer un ascenseur, après avoir augmenté le nombre d’étages pour lesquels des fondations conséquentes avaient été posées. Mais patatras ! Le destin frappa à sa porte, et vers ses ancêtres il partit, Dieu l’ayant rappelé à Lui. Nous sommes au début des années 1990.

A peine le corps enterré, avant même que le délai de viduité imposé par la loi aux veuves se soit écoulé, d’âpres batailles commencèrent à être livrées, certaines feutrées, en sourdine, d’autres ouvertement, déchainant des passions à la mesure du gâteau à partager.

Et des ayant-droits, le défunt en laissait ! En fait, plus d’une vingtaine. D’autres parlent de plus de trente. Polygame comme à l’époque tout bon Bamiléké arrivé, il avait tant d’enfants, qu’il aurait dit à un ami lors d’une soirée arrosée, que l’on pourrait se demander si ce n’était pas de l’élevage. Surtout qu’en plus de sa propre progéniture, il avait en charge les orphelins de son défunt frère aîné. Celui-là même qui lui avait fait quitter le village pour le retrouver à Yaoundé, où il était arrivé comme pionnier d’une fratrie comprenant en outre feu Bonjawo, le père de Jacques du même nom, connu pour avoir été un informaticien de génie à Microsoft, et reconnu en raison du projet de télémédecine qu’il a implémenté.

Des femmes d’origine bamiléké,  bamoun et béti, le défunt Noussi en avait, dont les enfants étaient tous éligibles à la jouissance de ses biens. Sans compter un autre qu’il reconnut, issu de ses œuvres avec une veuve de son défunt frère aîné. Qui en cette qualité, était autant que les autres rejetons Noussi admis à la succession.

Différentes péripéties émaillèrent alors l’administration de ces biens,  qui finirent par fondre comme du beurre au soleil, rétrécir comme une peau de chagrin, au gré de successives ventes auxquelles l’un des enfants dit s’être toujours opposé : Noussi Atangana Edy, qui tel que son nom l’indique est issu d’une des femmes béti laissées par le patriarche Noussi. Le problème pour lui, était que le fruit de ces différentes ventes était en grande partie dilapidé une fois réparti en de si nombreuses parts. « Il y en a qui ont tout mis dans les machines à sous », aurait-il confié.

Et c’est suite à son opposition de laisser vendre le dernier bien immeuble d’envergure, l’hôtel le Progrès, qu’il aurait été agressé par Alphonse Ntognia Kuize dit Cameroun Bébé, ce que nous relations dans notre dernière édition. Le mis en cause, contre qui une plainte en bonne et due forme a été déposée chez le procureur du tribunal de grande instance du Mfoundi pour « tentative d’assassinat et filouterie de loyer », le second motif lui aussi étant passible d’incarcération, devant déférer aux convocations de la gendarmerie à qui a été confiée l’affaire pour la conduite de l’enquête préliminaire.

Mais déjà, un des témoins clés se rétracte : « Je n’ai rien vu, ne me citez pas », implora-t-il quand on lui rappela sa comparution prochaine pour avoir assisté à l’agression. L’on réalise qu’il ne veut point incriminer son patron par son témoignage, sachant que ce dernier a tort dans cette affaire, puisqu’il travaille pour Cameroun Bébé.  D’après certaines rumeurs,  Alphonse Ntognia Kuize aurait eu un deal Avec le reste de la famille Noussi pour l’achat de ce building de Mokolo, dont il n’est jusqu’ici que locataire d’une partie. Et c’est fort du soutien des autres Noussi  qu’il veut se prévaloir du statut non de simple locataire, mais de potentiel acquéreur et même futur  propriétaire. Noussi Atangana Edy étant l’obstacle à éliminer pour parvenir à ses fins, assure un proche de la victime. Car un frère d’Atangana, né d’une femme bamoun, l’a même attrait au tribunal pour lui arracher tout pouvoir de décision dans l’administration de leurs biens. Procédure pour laquelle ils sont de nos jours au niveau de la Cour suprême.

L’âme du défunt Philippe Noussi, qui n’aspirait qu’à reposer en paix, pourrait bien être torturée par ce qui se passe après lui, au point que ses restes se retournent dans sa tombe. Lui dont la gestion de l’héritage est révélatrice de l’incapacité de certaines familles de pérenniser un héritage, ce qui ne peut que laisser une impression de gâchis.

ENGAGEMENT SOCIAL: La Dycodehn de nouveau sur le terrain

Depuis 2014 que Michel Ange Angouing l’a portée sur les fonts baptismaux, la Dynamique communautaire pour le développement du Haut-Nyong agit, comme on vient encore de le constater de la plus belle des façons.

Après l’assemblée constitutive tenue à Abong-Mbang sous les auspices du ministre de la Fonction publique et de la réforme administrative, élite de Doumaintang cette association fait  « sonner les carillons de l’unité » entre filles et fils du département du Haut-Nyong, sans distinction ethnique ou politique. Déjà, le Minfopra annonçait la couleur : « œuvrer pour le développement économique et socioculturel du département du Haut-Nyong, par la promotion des valeurs d’amour, de fraternité et de solidarité ». Ce comité de développement se voulant alors « un cadre de retrouvailles et d’échanges entre ses membres, sur les thèmes afférents à son objet ». De façon concrète, il s’agit de susciter et de soutenir des projets de développement dans les champs inventoriés dans le plan stratégique de développement du département. Pour Michel Ange Angouing toujours, « les batailles de la vie ne sont pas gagnées par les plus forts, ni par les plus rapides, mais par ceux qui n’abandonnent jamais ». Rappelons que la Dycodehn est structurée en une assemblée générale (Ag) regroupant l’ensemble des membres, un conseil exécutif qui est l’organe chargé de l’exécution des décisions de l’Ag, un secrétariat permanant dont la tâche est d’assister le conseil exécutif dans la mise en œuvre de ses missions, et un collège des sages qui veille à la bonne marche des activités. Au conseil exécutif, Michel Ange Angouing avait fort logiquement été porté au poste de Président par l’assemblée générale pour un mandat de deux ans renouvelable deux fois. Vous avez dit démocratie ? La première activité de ce bureau avait consisté à planter des arbres à la place de la fraternité d’Abong-Mbang, le dimanche novembre 2014. Et depuis lors, l’on ne peut que se féliciter des actions menées par cette louable initiative. A l’instar de plusieurs remises de bourses aux nouveaux bacheliers, ceci pour leur permettre d’entreprendre sereinement leurs études universitaires,  accompagner  les  jeunes apprenants originaires du Haut-Nyong tout en leur offrant un meilleur suivi dans le domaine éducatif dans une région manquant de cadres parmi ses filles et ses fils.  Car, sous le prisme de sa devise qui est  Amour, Fraternité, Solidarité pour le Développement, la Dycodhn voudrait rassembler  toutes les forces vives du Haut-Nyong  afin que les élites et jeunes marchent main dans la main. Selon le Président Fondateur, la remise des bourses d’excellence académique joue un rôle important au sein de la Dycodhn. « Nous avons constaté que la plupart de nos enfants arrêtent l’école après le baccalauréat faute de moyens. Pour cela, nous avons mis cette initiative en marche dans l’optique de soutenir les enfants sortant des familles démunies » dixit Michel-Ange Angouing.

Florian KUIPOU

Côte d’Ivoire: Drame à Arrah, des employés d’une entreprise funéraire confondus avec des braqueurs, 6 morts

 Coup de froid sur Arrah. Samedi, alors qu’ils rentraient après avoir effectué une prestation, 6 employés d’une société funéraire (Sipofu, ndlr) venus d’Abidjan ont été confondus dans une affaire de braquage.

5 d’entre eux, N’to Kouamé, Glahou Alain, Taplehi Marc, Bio Guillaume Delon et Ke Patrice seront tués sur le chemin par les forces de l’ordre, des éléments de gendarmerie, au centre ville de la sous préfecture du département de Bongouanou, un autre, étranger à l’affaire prendra une balle mortelle dans la fusillade.

Selon les sources concordantes, ceux qui s’étaient déplacés dans le village de Andé  pour effectuer une prestation dans le cadre d’une cérémonie funéraire de la mère d’un adjudant de gendarmerie, ont été signalés par l’annexe de la gendarmerie d’Arrah située à Kotobi après qu’un opérateur économique eut été dépossédé de 32 millions de Fcfa par des braqueurs à Nzanfouenou.

La gendarmerie  d’Arrah alertée par leur confrères déplacés dans le village sur un véhicule de type 4*4 qui prenait la direction d’Abidjan, a alors entrepris un dispositif sécuritaire d’embuscade.

A l’approche du véhicule des employés de la société funéraire dans la ville sur le chemin de la capitale économique, des éléments ont ouvert le feu tuant 5 des six passagers sur le coup. Un seul, pris de panique, réussira à s’extraire du véhicule et s’échapper. Il réussira à appeler son entreprise à Abidjan pour avertir de la situation dramatique dans laquelle il se trouvait.

Les sources proches de cette affaire craignent qu’à des fins de masquer ce qui pourrait apparaitre comme une erreur fatale, que des armes ou autres éléments compromettant soient disposés dans le véhicule dans lequel, après la fouille, ni argent ni arme n’auront été retrouvés.

Contactée avant la mise en ligne de l’article pour être situé sur les circonstances qui ont engendré l’ouverture du feu, la gendarmerie d’Arrah indiquera être actuellement en réunion sur cette affaire avec la hiérarchie.

Source : www.koaci.com

Baccalauréat général: Demain,le jour-J

Des milliers de candidats vont à l’assaut de l’examen ce mardi.

Dès demain, 285 539 candidats affronteront les épreuves du baccalauréat général contre 74 219 candidats au bac technique la semaine dernière. La forme actuelle de l’examen est le produit de plusieurs améliorations. Depuis 1995, l’oral est supprimé au baccalauréat général. Avant, l’examen se déroulait en deux phases : l’écrit et l’oral. Marie Solange Mengue, 18 ans, candidate, refuse d’imaginer la peine de ceux qui ont composé le bac en deux phases. « L’examen est tellement stressant que s’il fallait vivre ce stress en plusieurs temps, j’en sortirais malade », croit-elle. « A notre époque, se rappelle Eric-Joël Menam, un ancien bachelier, les élèves n’avaient pas de choix. Nous étions bien préparés ». Jusqu’aujourd’hui, la majorité des enseignants et examinateurs justifient le bien-fondé de la suppression de l’oral au bac. « C’était devenu une porte ouverte à la corruption. Les examinateurs rançonnaient, très peu résistaient à la pression des parents », explique Pierre Atangana, chef de la division des examens à l’Office du baccalauréat du Cameroun. Pourtant, l’intention était celle de réveiller l’éloquence du candidat face à son examinateur. Il était question d’apprécier la force de son argumentaire sur un sujet d’actualité ou du cours », se souvient Nama Essomba, proviseur de lycée. Mais, il reconnaît que les notes de l’oral étaient trop suggestives et ne reflétaient pas toujours la prestation du candidat.

L’autre réforme de l’examen concerne le tirage au sort entre l’histoire et la géographie pour toutes les séries, le français et la philosophie pour les séries scientifiques. Il ne s’agit point d’une dévaluation de ces disciplines dans la mesure où elles sont toutes enseignées durant l’année scolaire avec des contrôles de connaissances, précise Pierre Atangana. On a voulu simplement alléger la composition aux élèves dont ces disciplines ne constituent pas des matières de base. Avant 1994, l’histoire ou la géographie ne venaient qu’à l’oral, rappelle Daniel Armand Mouzong, censeur. En les ramenant à l’écrit, on leur a donné toute leur valeur en tant que disciplines ouvertes et transversales. La forme actuelle de l’examen n’enlève rien à la rigueur de la sélection des lauréats. Lors d’un point de presse, il y a deux semaines, Zacharie Mbatsogo, directeur de l’office du baccalauréat du Cameroun (OBC), affirmait que les lauréats camerounais demeurent les meilleurs dans plusieurs écoles occidentales. La preuve que le bac se mérite au Cameroun. D’ailleurs, contrairement aux autres examens de l’enseignement secondaire, le bac est le seul examen organisé par un décret présidentiel.

Source: www.cameroon-tribune.cm

SECURITE ROUTIERE: Le CFOPMEG veut jouer sa partition

Une structure vient d’être créée à Yaoundé pour contribuer à lutter contre les accidents de la circulation

A la manœuvre, se trouve M. Adolphe Tezong Mouafo, ci-devant promoteur d’un réseau d’auto-écoles très présent dans la capitale et opérant aussi à Douala, La Gloire. C’est sous même label qu’il vient de porter sur les fonts baptismaux le Centre de Formation Professionnelle des Métiers de l’Emergence la Gloire, en abrégé CFOPMEG.  Enseigne ayant vocation à assurer des cours de qualité en conduite automobile classique ou défensive, et réparation automobile. Ceci en vue de faire obtenir un diplôme d’Etat délivré par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, duquel il a obtenu un agrément à cet effet. Le jeune homme est parti d’un constat : celui du besoin observé en termes  d’instituts de formation dans l’optique de passer le Certificat d’Aptitude Professionnelle à l’Enseignement de la Conduite (CAPEC).   Parchemin dont il est (entre autres) titulaire depuis belle lurette. En effet, lorsqu’il voulut recruter du personnel enseignant pour l’auto-école La Gloire quand il la fit naître, M. Tezong Mouafo réalisa que la plupart des postulants moniteurs n’avaient reçu qu’une formation sur le tas. Et  que beaucoup d’autres auto-écoles   intervenant dans le secteur ont des enseignants ne disposant même pas de ce sésame pourtant requis pour exercer.

Aussi a-t-il donc dernièrement entrepris les démarches nécessaires pour mettre sur pied le CFOPMEG, qu’il a basé à Biyem-Assi Rond-point  Express au lieu-dit Superette, dans l’enceinte de l’auto-école La Gloire. Sa cible ? Les jeunes diplômés, chercheurs d’emploi, travailleurs en reconversion, conducteurs et autres, qui sont invités à venir s’y former sans se ruiner. Tellement les frais exigés sont bas, surtout en comparaison avec l’excellence des cours proposés, assurés par des experts et spécialistes de haut vol, des plus qualifiés. Aidés en cela par des outils didactiques de pointe ainsi qu’un matériel performant.

Coûts abordables

C’est parce que son intention première, confie-t-il , n’est point de gagner de l’argent, mais plutôt contribuer à l’assainissement d’un secteur qui en a bien besoin, comme l’ont relevé à juste titre les principaux responsables en charge des transports : le ministre Edgard Alain Mebe Ngo’o en personne, le Directeur des Transports routiers  Divine  Mbamone  Nkendong   ; et dans le Centre Mme le Délégué régional Rose Nancy Ngatounou épouse Bela, épaulée par son chef de service des Affaires générales (SAG) M. Meke Meke sans oublier Philippe Fernand Mbala, ci-devant Délégué départemental   pour le Mfoundi. Tous dont les efforts et la détermination  à normaliser le fonctionnement de ce domaine d’activités en suivant les canons de l’Emergence sont à saluer et encourager, ce qui l’aura amené à les accompagner dans ce noble et salutaire combat.

D’après ce manager, il se révélait d’autant plus impérieux d’investir et s’investir dans la formation des formateurs qu’il n’a cessé de faire le constat, alors qu’il officiait  comme membre du jury de l’examen du permis de conduire, des lacunes criardes de certains candidats, ce qui ne peut qu’être la résultante de la faiblesse des cours qu’ils auront reçus, tant du point de vue pratique que théorique. Et même si certains d’entre eux finissent tant bien que mal par réussir à cet examen, les professionnels comme lui ne peuvent s’empêcher de ressentir un certain malaise.

Au CFOPMEG, souligne M. Tezong  Mouafo, en dehors de compétences opérationnelles à acquérir, l’accent est mis sur le civisme et la citoyenneté responsable, puisqu’il ne suffit pas seulement d’apprendre à conduire, mais qu’il faut aussi bien se conduire. Nombreux étant les chauffeurs qui sur la route se comportent en véritables chauffards. Raison pour laquelle il exhorte  les promoteurs des autres auto-écoles à faire-en cas de besoin- recycler  leurs moniteurs chez lui, à propos de ceux qui sont déjà détenteurs du CAPEC. Et quant aux autres qui n’en disposent pas encore, de venir se former pour acquérir cette qualification, afin de se mettre en conformité avec les textes. La cerise sur le gâteau au CFOPMEG étant la filière Réparation automobile, car une bonne circulation routière requiert non seulement  des chauffeurs compétents, mais aussi des voitures en bon état de marche.  Ce département permettant aux apprenants des autres branches du centre et même aux autres élèves inscrits dans son auto-école, de mieux se familiariser avec le volet connaissance du véhicule, qui est un des modules de l’examen du  permis de conduire.

TRANSPORTS: La nouvelle dynamique en marche !

La nomination de nouveaux responsables au ministère des Transports, intervenue il y a moins d’un an, préfigurait du mieux et produit déjà de beaux fruits tel que  le révèle un acteur de ce secteur dans le Centre.

Serge Léopold  Lete Tchouate, dans la cité capitale, est le promoteur d’une auto-école tenant le haut du pavé en matière de formation à la conduite automobile.  Celle-ci disposant de locaux fonctionnels, d’un matériel didactique de pointe (vidéo projecteur, etc.), d’un parc automobile dernier cri, et d’enseignants hautement qualifiés. Il est en outre reconnu pour ses multiples interventions dans les médias tant dans les journaux, à la télé ou la radio, où son expérience et son expertise font autorité. Et  il est désormais décidé de s’affirmer  davantage par le truchement d’une association qu’il vient de porter sur les fonts baptismaux, les Amis de la Bonne Conduite (ABC). C’est dans ce cadre qu’il décrypte ici les contours et le contenu du salutaire apport qu’on doit à certains responsables, appelés aux affaires pour jouer leur partition dans le domaine des Transports. Afin de remettre les pendules à l’heure, en phase avec les améliorations voulues et apportées par le l’actuel patron de ce département ministériel.

On l’a compris, il s’agit d’Edgard Alain Mebe Ngo’o, qui pour M. Lete Tchouate, conserve certainement sur l’échiquier du chef de l’Etat Paul Biya une place de premier plan. En effet, nombreux sont ceux qui s’étaient gargarisés du départ de ce haut commis de l’Etat du ministère de la Défense, laissant subodorer qu’il s’agissait là d’une  déchéance. Pire, d’un désaveu. Le PDG de l’auto-école La Gloire Divine Lete Tchouate a, pour sa part, une autre lecture de cet acte présidentiel, dont le substrat est qu’on ferait erreur en estimant que les Transports relèvent d’un domaine secondaire, comme le prouve l’importance des projets qui y sont liés pour l’atteinte de l’Emergence. Surtout, ajoute-t-il mi-figue mi-raisin, que les desseins secrets du magistrat suprême ont probablement été de soustraire cet homme en qui il a toute confiance, aux tirs groupés des prétendants à la succession qui, voyant en lui un dauphin putatif ou présomptif, en faisaient une cible à abattre. Usant et abusant d’armes plus ou moins conventionnelles.

Revenant sur les dernières nominations  d’envergure intervenues aux Transports, M. Lete marque d’une pierre blanche celles du 11 juillet dernier, qui sur le plan national ont porté au pinacle M. Divine Mbamone  Nkendong   en qualité de Directeur des Transports Routiers ; et pour la région du Centre siège des institutions, l’adoubement de Rose Nancy Ngatounou épouse Bela, à la tête de la délégation régionale des Transports du Centre.

Cap sur le futur

Pour le premier, M. Lete se défend de magnifier son incommensurable apport sur le seul fait que son prénom est Divine comme l’appellation de son auto-école. « L’on ne peut qu’être très content de lui. Il a ouvert les portes à tout le monde, dans le milieu des auto-écoles, contrairement à d’autres qui s’étaient laissé suborner par les syndicalistes. M. Mbamone Nkendong, lui, reçoit et écoute tout le monde ; syndiqués ou non, prêtant une oreille attentive et avertie aux doléances des uns et des autres, car son credo est d’asseoir une franche collaboration avec tous les intervenants des filières  dont il a la charge ». A propos  des auto-écoles, microcosme dans lequel il exerce, M. Lete poursuit : « Ce monsieur n’a pour seul souci que d’améliorer le fonctionnement des auto-écoles, et m’a personnellement dit que ceux qui ont investi  (et se sont investis) véritablement dans ce créneau, vont rentrer dans leurs fonds. Car il fera en sorte que les brebis galeuses s’écartent d’elles-mêmes, pour laisser les professionnels sérieux occuper le terrain ».  Voilà pourquoi, ajoute M. Lete sur ce chapitre, « bien que je ne dispose pas de statistiques, il est certain que depuis son arrivée, la courbe des accidents de la route  a  vraiment baissé ! » Il poursuit dans la même veine : « L’actuel Directeur des Transports Routiers m’a donné le courage de réinvestir dans cette activité, aussi tous ceux qui les prochains jours arriveront à La Gloire Divine pour apprendre à conduire, ne devraient pas être surpris d’être formés en phase pratique dans nos véhicules et aussi grâce à des simulateurs de conduite, car le Cameroun se doit d’épouser les nouvelles donnes ».  Et de conclure : « M. Divine Mbamone Nkendong, qui est Administrateur du Travail, aime vraiment le… travail bien fait ».

Quant à la seconde personnalité, la Régionale des Transports pour le Centre Rose Nancy Ngatounou épouse Bela, le Président national de l’association des Amis de la Bonne Conduite apprécie le fait que tout le monde ait loué le jacobinisme dont elle fait preuve depuis qu’elle en fonction, le Centre étant devenu une région pilote telle que même le Littoral le copie, essayant d’imiter ce qui s’y fait. Il suffit pour s’en convaincre, explique-t-il, de voir avec quelle détermination elle tient à faire appliquer les textes ; en l’occurrence pour ce qui est de l’acquisition du Permis de conduire dont l’obtention était devenue n’importe quoi !  Et c’est bien dans ce canevas, pour M. Lete, qu’on doit comprendre le pourquoi du déplacement du site de la phase pratique de l’examen du Permis de conduire, que cette jeune responsable (30 ans), Administrateur Civil de formation diplômée de l’ENAM, a tenu à transférer à l’esplanade du stade Omnisports de Yaoundé. Car avec les caméras qui balayent tout ce secteur, à partir d’un écran de contrôle, elle peut s’assurer de la régularité du passage des candidats, ainsi que de la note à eux attribuée. Assurément, voilà des exemples à suivre !

F.K.

FONDS NATIONAL DE L’EMPLOI: Une batterie d’initiatives pour le plein emploi

A travers cette structure, le gouvernement de la République  veut que la lutte contre le chômage ne soit  pas seulement une mission, mais une préoccupation.

Instrument privilégié du gouvernement dans la lutte contre le chômage, le FNE s’est depuis positionné parmi  les têtes de proue des services publics d’emploi sur le continent.  L’on ne devrait donc pas être surpris que son dynamique Directeur général ait pendant plusieurs années occupé le poste de 1er Vice-président de l’Association mondiale des services d’emplois publics (AMSEP), et de Président de l’Association africaine des services d’emplois publics. La structure a lui confiée par le président de la République a une feuille de route clairement définie, qu’il suit avec efficacité : faire l’intermédiation entre employeurs et chercheurs d’emploi ; concevoir, financer et suivre des programmes ayant trait la formation sur le tas et à l’apprentissage, la formation formelle, l’autocréation d’emploi, l’appui à la création des micro-entreprises, et éventuellement tout autre programme, en fonction des exigences du marché de l’emploi. Avec un effectif de presque un demi-millier de salariés travaillant à la direction générale ainsi que les agences régionales et locales, il dispose de ressources financières provenant principalement de 1 %  de la taxe patronale prélevée auprès de l’ensemble des entreprises opérant dans notre pays, ce qui tourne autour de 8 milliards de F CFA.

C’est à travers différents canevas qu’il poursuit l’atteinte de ses objectifs. Notamment :

  • Le Programme d’Appui au Développement des Emplois Ruraux (PADER) qui est un instrument de lutte contre la pauvreté développant et renforçant les emplois en milieu rural, par la formation et le développement des techniques de production et de commercialisation de spéculations choisies ;
  • Le Programme Emploi Diplômé (PED) qui dans le cadre du pré-emploi apporte aux jeunes diplômés sans expérience professionnelle une qualification en même temps qu’une expérience professionnelle pratique, afin de faciliter leur insertion dans le circuit de production ;
  • Le Programme Retraite Emploi Jeune (PREJ) qui permet aux entreprises d’assurer un transfert de compétences en plaçant un jeune durant un an auprès d’un employé appelé à la retraite ;
  • Le Programme de Parrainage des Micro Entreprises (MICROPAR) dont le but est d’aider les promoteurs de micro entreprises à mieux assurer leur développement, grâce à leur prise en charge (assistance, conseil) par un parrain chef d’entreprise ;
  • Le Programme Spécial du Chef de l’Etat (Programme PME/FNE) qui a bénéficié d’une dotation spéciale du Président Paul Biya et qui vise la promotion de l’auto emploi et de la micro entreprise en faveur des jeunes ;
  • Le Programme d’Appui au Retour des Immigrés Camerounais (PARIC) dont la quintessence est l’assistance et la réinsertion socioprofessionnelle des Camerounais ayant étudié ou travaillé à l’étranger ;
  • Le Programme d’Appui à l’Insertion des Diplômés de l’Enseignement Supérieur (PRAIDES° visant à appuyer l’insertion professionnelle des diplômés de l’enseignement supérieur, ce qui lui aura amené le FNE à participer à la réflexion sur l’orientation des programmes universitaires  pour une plus grande professionnalisation des enseignements ;
  • Le Programme d’Orientation Professionnelle en Milieu Public (OPP) qui informe le public sur la recherche d’emploi, notamment à travers des espaces d’affichage dans les lieux publics (sous-préfectures et mairies) ;
  • Le Programme d’Appui à l’Insertion et à la Réinsertion des Personnes Vulnérables (PAIRPEV) dont la finalité est de lutter contre l’exclusion et la pauvreté par le biais de l’insertion professionnelle des personnes vulnérables ;
  • Le Programme de Captage des Compétences Nationales(PROCCON) qui détecte et enregistre les compétences dont dispose notre pays y compris dans les zones les plus reculées ;
  • Le Programme Spécial d’Emploi Urbain (USEP selon l’acronyme en anglais de Urban Special Employment Program) qui a pour objet la création, des emplois de proximité à traces des activités de Haute intensité de main d’œuvre (HIMO) dans nos villes, en contribuant à l’assainissement et à l’amélioration du cadre de vie publique de ces cités, et en luttant contre le chômage ;
  • Le Programme FNE/CERAC mené en partenariat avec le Cercle des Amis du Cameroun pour promouvoir de très petits projets en faveur des couches défavorisées.

Il convient de noter que le PED, le PREJ et le MICROPAR sont un triptyque constituant le Pacte pour l’Emploi jeunes (PEJ).