Cameroun – Football – MTN Elite one: Coton Sport réussit son premier test à Mbouda !

Coton Sport de Garoua a désormais le regard fixé sur le championnat. Avec trois matchs en retard, les poulains de Minkreo Birwe ont débuté avec un succès ce mardi à Mbouda face à Bamboutos (1-0) grâce à une réalisation de Daouda Kamilou. Les cotonculteurs ont désormais deux matchs en retard et comptent jouer les premiers rôles dans ce championnat après les faux pas du leader Eding.

Jean Morand Mbarga

HARA-KIRI: Mister No se détruit lui-même

Abdouraman Hamadou Babba vient probablement de se faire seppuku, à l’instar de ces samouraïs nippons qui décidaient d’en finir. La différence ? Pour eux, c’était dans l’honneur.

Avec lui, tout le monde y passe : la Fécafoot, l’Etat à travers le ministre des Sports et de l’Education physique, le chef du Gouvernement, la presse, et même la Fifa, qu’il qualifie de Mafia. « Tout le monde sait que la Fifa, c’est la Mafia !», s’est-il publiquement écrié. Ayant déclaré au préalable qu’ils avaient, son clan et lui, « les moyens de faire plier la Fifa ». Vantardises. Et questionnement : comment peut-il demander à la Mafia qu’il dénonce au demeurant, de permettre l’application d’une décision prise par un tribunal, et espérer avoir gain de cause ? Nos sources révèlent que cette accusation, on le comprend, a fait des vagues au siège de l’instance faîtière du football mondial, avec d’autant plus de prégnance que Gianni Infantino, le président de la Fifa, est d’origine italienne, berceau de cette association de dévoyés.

Il est vrai que de telles déclarations à l’emporte-pièce ne sont pas de nature à faire naître une franche collaboration entre les deux hommes, qui seraient appelés à collaborer, dans le cas où Abdouraman Hamadou Babba arrivait aux premières loges de la Fécafoot. Au présent déjà, elles ne contribuent pas à faire voir d’un bon œil, à Zürich, sa énième plainte, autre jérémiade qu’il sent sans doute vouée à l’échec. Et c’est sous ce prisme que l’on doit voir son refus de se rendre à Conakry ce 10 juillet 2017, afin de participer à la réunion visant à apaiser le climat dans le football camerounais. Assises convoquées par la Fifa. La moindre des convenances étant de ne guère boycotter une telle réunion, quitte à ce qu’elle accouche d’une souris. Mais Abdouraman en fait fi, et claironner qu’il ne s’y rendra pas montre combien il est irresponsable. Aussi devrait-il être traité comme tel. S’il était le républicain qu’il clame, le patriote qu’il dit être, il saluerait toute initiative tendant à normaliser le fonctionnement du sport-roi dans son pays, au lieu de rester celui qui continue de freiner des quatre fers  dans la malsaine intention d’empêcher les autres d’avancer. Tous les concernés qui pensent vraiment qu’il y a quelque chose à faire pour que le football camerounais aille mieux, ne peuvent qu’applaudir des deux mains une telle volonté de conciliation, et se rendre dans la capitale guinéenne. Saisissant la perche tendue par la Fifa, même en continuant de refuser la main de l’adversaire.  Repousser donc d’emblée une telle rencontre, refuser d’avance toute proposition de sortie définitive de crise, peuvent relever d’idées préconçues sur les contours et le contenu d’un tel conclave, pour certains. Mais pour Abdouraman Hamadou Babba, il ne peut que s’agir que d’éviter d’aller avoir honte en Afrique de l’Ouest, s’il persiste dans son refus de ce voyage.

Florian Kuipou

BLAISE MOUSSA : « Le président Tombi est une chance pour le Cameroun »

 Hôtel  Béatrice, Kinshasa. Nous sommes le 07 juillet 2017. Une fébrilité certaine se lit sur les visages de différents officiels venus prendre part à l’Assemblée générale ordinaire dite de relance de l’UNIFFAC, l’Union des fédérations de football d’Afrique centrale, censée s’ouvrir le lendemain. Car elles sont toutes là, les délégations étrangères, accueillies par leurs hôtes de RDC : RCA, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad, Sao Tomé et Principe. Toutes, sauf le Cameroun. Eu égard au poids qui est le nôtre dans la sous-région en matière de football, l’inquiétude était tenace : et si le pays de Roger Milla et Samuel Eto’o n’était pas représenté ? Une telle absence suffirait à faire d’une telle rencontre un semi-échec, le pays concerné étant tout de même le champion d’Afrique en titre ! Certains journalistes présents n’hésitèrent pas à annoncer le désistement des Camerounais, qui empêtrés dans des problèmes vaseux de légitimité dans leur pays, auraient choisi de rester à la maison pour mieux préparer une importante réunion sous les auspices de la Fifa, pour résoudre ces litiges justement.

Et quel soulagement ce fut lorsque nos trois plénipotentiaires arrivèrent… M. Tombi à Roko Sidiki le président de la Fécafoot, M. Blaise Moussa son secrétaire général, accompagnés du point focal UNIFFAC pour le Cameroun, M. Sali Issa ! Tous trois ayant, au nom de notre pays, pris part des le début aux travaux de cette instance, apportant la voix du Cameroun avec brio et détermination. Et l’enjeu de la rencontre était de taille, avec au menu la réforme institutionnelle de l’organisme, suivie de la définition des plans d’actions de relance dont l’implémentation donnerait un nouveau souffle à l’UNIFFAC. D’après les éclairages du SG de la Fécafoot au directeur de publication de La Symbiose, l’UNIFFAC est résolue à opérer sa mutation, à se rénover afin de restaurer toutes ses lettres de noblesse sur l’échiquier des unions régionales de la CAF.

Engagement dans l’action

Pour lui, il convient de redonner du sens à l’existence de cette structure, par l’organisation notamment de compétitions sous-régionales dans les catégories jeunes et féminines. Autre ambition affichée, apprend-on, c’est traduire dans les faits la noble ambition d’être le moteur du renouvellement des talents pour le plus grand bénéfice des différentes sélections senior, pour contribuer de plus en plus à voir ces sélections accéder aux phases finales des compétitions continentales ou mondiales. A propos de ces assises « le Cameroun, bien représenté, contribue de façon très appréciée comme un vrai champion d’Afrique », dixit Blaise Moussa. Qui, visiblement satisfait de l’aura des Camerounais autant appréciés pour leurs compétences que leur maitrise des sujets abordés ou débattus en profondeur : « Le président Tombi est une chance pour le Cameroun. Grâce à lui, nul doute que l’on verra raviver le flambeau du football camerounais à l’international, car il a tous les atouts pour réussir… pour peu qu’on le laisse travailler ».

A l’en croire, nous devons nous débarrasser des vieilles querelles et nous mettre tous résolument au travail, et les résultats suivront, comme conséquence logiques des efforts de tous et de chacun. Pour mieux faire comprendre sa pensée, il prend une image en économie, expliquant que la famine est due au faible niveau de production de richesses. Car si on produit beaucoup, on n’a pas à se battre pour avoir de quoi subvenir à ses besoins. Et c’est là, continue-t-il, qu’intervient la notion culturelle dont on doit se munir, pour magnifier le travail qui, seul, permet d’atteindre les sommets. « Prenons le cas d’une entreprise. Alors qu’en français on parle de son chiffre d’affaires, dans la langue de Shakespeare on dit turn over, qui rappelle davantage le processus de réaliser du chiffre. Le plus important n’est pas le chiffre, mais le travail qui est une dynamique dans laquelle l’homme s’épanouit ».

A le comprendre, on devrait donc crier haro sur ceux qui empêchent un tel mouvement vers le meilleur, les bonnes volontés devant regarder vers l’avant. Comme le fait le président Tombi, qui d’après son SG, s’inscrit dans la démarche de soutenir le président Hamad de la CAF, qui veut réformer de fond en comble l’organisation continentale. « Chez nous la personne idoine pouvant enrichir la réflexion, apporter son expertise et sa sagesse dans une telle opération, c’est bien le président Tombi », conclue-t-il.

Clarifions que contrairement à certaines allégations mensongères selon lesquelles les représentants de la Fécafoot seraient arrivés à Conakry pour prendre part à la rencontre de conciliation de la Fifa, bien avant la date de cette réunion, qu’il n’en est rien. Les travaux de l’UNIFFAC ayant toute leur importance pour le président Tombi, qui veut s’y investir pleinement, ce n’est que ce 10 juillet, jour de la cérémonie de clôture, que le président de la fédération camerounaise de football et son secrétaire général, arriveront dans la capitale guinéenne. Qu’ils quitteront certainement renforcés dans leurs pouvoirs, afin de pouvoir achever sereinement leur mandat.

S’ils voulaient faire preuve de juridisme comme leur contempteur Abdouraman, ils pourraient même demander que ne soient pas comptabilisées dans leur mandat toutes les années pendant lesquelles leurs adversaires ont bloqué leurs actions, et que les prochaines élections telles que statutairement prévues soient reportées d’autant. Car même l’opposition à un régime ne bloque pas le travail de l’équipe d’en face, mais doit se contenter de le critiquer. Avec une demande pareille, on ne pourrait même pas jeter la pierre à l’équipe de M. Tombi, qui pourrait légitimement alléguer n’avoir pas eu la possibilité de conduire son action tel que prévue. Et dire que par leurs élucubrations, certains vont jusqu’à avancer des hérésies du genre : la sortie de crise attendue de Conakry, c’est la mise sur pied d’un comité provisoire de gestion !

Bêtise, quand tu nous tiens…

    Florian KUIPOU

Cameroun – Football – MTN Elite one : Feutcheu surprend Eding, la Colombe retrouve ses ailes, Unisport ramène Lionblessé sur terre ; résultats partiels et bilan de la 21e journée !

La 21e journée du championnat national de première division MTN Elite one a livré sa copie partielle ce dimanche. La grosse surprise vient du stade militaire de Yaoundé où le leader Eding Sport a été battu par Feutcheu FC (0-1) enchainant ainsi sa deuxième victoire consécutive depuis la phase retour. Autre fait marquant, c’est la victoire de la Colombe Sportive du Dja et Lobo sur les Astres de Douala (1-0). Unisport du Haut-Nkam en mal depuis cette phase retour a remporté son derby face à Lionblessé voisin (2-0).

Par ailleurs, outre la victoire de Yong Sport Academy sur Union de Douala (2-0), il faut signaler le troisième match de Guy Bertin Djiepnang à la tête de UMS sans victoire. Au total, 08 buts ont été inscrits, 04 victoires dont 03 à domicile et 01 à l’extérieur.

Canon – Apejes (0-0)

UMS – Bamboutos (0-0)

Colombe – Astres (1-0)

Eding – Feutcheu (0-1)

YOSA – Union (2-0)

Newstars – Stade Renard (0-0)

Unisport – Lionblessé (2-0)

Aigle – Racing (1-1)

Match en retard

Coton – Dragon

Jean Morand Mbarga

Football – Lionnes U20 – Charles Kamdem (sélectionneur) : « Toutes les filles ont encore une chance » !

« Le stage se passe dans de très bonnes conditions, nous avons commencé le 26 juin, et là nous sommes pratiquement à 12 jours de la préparation, il nous reste trois jours pour la fin. Les filles sont très appliquées et sérieuses. Nous avons rencontré quelques difficultés surtout liées à un manque sur le plan physique. Le stage consistait en lui-même à la détection des joueuses qui vont faire partie des U20, celles qui étaient là les années antérieures sont passées au niveau supérieur, elles n’ont plus l’âge et  il fallait un nouveau groupe. Maintenant, si le moment nous le permet de faire le tri pour avoir un bon groupe. Nous avons d’abord fait une évaluation sur le plan physique, ensuite, améliorer les qualités techniques des enfants, vous savez pour avoir un bon collectif, il faut avoir une bonne technique individuelle. Nous continuons la détection puisque nous avons des postes encore à pourvoir tels que le côté droit et surtout retrouver des perles rares puisqu’il y en a toujours dans le championnat, nous regardons les matchs avec beaucoup d’attention. » qu’est-ce qui explique la présence massive des anciennes mondialistes « Jordanie 2017 » ?  C’est une continuité, vous savez, lorsqu’on quitte les cadets, on retrouve les juniors. Ce n’est que logique si notre effectif est constitué à 80% des joueuses qui étaient en Jordanie, ce qui est une bonne chose pour nous. Il reste encore un deuxième regroupement pour la prospection et la détection et nous allons poursuivre dans tout le pays afin que d’ici deux semaines, on ait un bon groupe. Mais en faisant cette détection, il faut dire qu’il existe déjà un groupe que nous avons en main que nous continuons de suivre, de préparer parce qu’en même temps on commence déjà à préparer l’équipe qui va jouer le 16 septembre à Conakry. » A la question de savoir si les autres filles ont encore une chance, celui qui garde toujours une oreille attentive aux résultats de Fovu de Baham répond ; « Toutes les filles ont encore une chance » !

Jean Morand Mbarga

Coupe du Cameroun : ça passe pour Espoir de Mbalmayo, ça casse pour Poumie FC !

Destins croisés entre deux clubs partageant les mêmes installations d’entrainement. Poumie FC a vu son aventure s’arrêter précocement au 3e tour de la coupe du Cameroun, battue aux prolongations au à Mbalmayo par Derby de Mfou FC (1-2)

Au stade de la CNPS d’Emana à Yaoundé, les enfants de Jean Merlin Djomou viennent de valider leur ticket pour la suite en venant à bout de Bantou FC d’Obala (3-2). Déjà 8e de finaliste l’édition précédente (éliminés par Dragon FC), les camarades de Jean Louis Mounga (auteur d’un doublé) rêvent rééditer l’exploit.

Jean Morand Mbarga

ABDOURAMAN HAMADOU BABA: Pour qui ou quoi roule-t-il ?

En cherchant si hargneusement la déstabilisation de la Fécafoot, cheville ouvrière du sport-roi cher à nos cœurs, l’on ne doit pas seulement être vigilants vis-à-vis de cet activiste, mais méfiants !

« Cet homme est dangereux pour le Cameroun. Mais qu’il se méfie, car le football est tout ce qui nous reste. S’il veut continuer à foutre le bordel, on devrait s’occuper sérieusement de lui ! » Ainsi s’indigne un amoureux du ballon rond, qui comme l’immense majorité de ses compatriotes, trouve en la pratique du ballon rond leur exutoire. D’où le légitime courroux qui l’anime contre Abdouraman Hamadou Babba, qui fait de l’affaire Fécafoot un feuilleton interminable. Usant et abusant d’arguties, de dilatoire, d’arguments spécieux, pour perpétrer son forfait : empêcher Tombi à Roko et son équipe de travailler sereinement, de se consacrer à la tâche pour laquelle celui-ci a été élu. A l’évidence, le programme du président actuel de la Fécafoot, tel que contenu dans sa profession de foi alors qu’il était candidat, était des plus convaincants. Car la maison, M. Tombi la connait dans ses moindres arcanes, pour avoir été non moins que : footballeur amateur, président de club, trésorier de la ligue régionale de football du Littoral, président par intérim de cette même ligue, membre de la commission centrale des arbitres de la Fécafoot, président de ladite commission, membre du comité exécutif et secrétaire général de la fédération.

Ces différentes responsabilités assumées depuis 1978, lui ayant donné l’expertise la plus affûtée pour apporter des solutions aux multiples problèmes que connait notre football. En dehors de cette feuille de route alléchante qu’il se fixait, faite pour convaincre par porteuse du meilleur, un carnet d’adresse fourni tant au plan local qu’à l’international, M. Tombi pouvait s’en prévaloir, son entregent lui ayant permis de se constituer un vivier de relations dont une bonne frange se trouve parmi les membres de la Fécafoot chargés d’élire le président de la structure. C’est dire si, avant le dernier scrutin, tout était plié d’avance. Mais à la régulière, sans que les dés fussent pipés. Refusant le verdict démocratique issu des urnes,  il s’engagea dans sa croisade (le comble pour un musulman) pour gâter les choses, comme on  dit au quartier. Dans les réserves  qu’il n’a cessé de ressasser pour faire annuler l’élection de M. Tombi, ses recours, ses saisines d’instances juridictionnelles, il s’agite tant, sans regarder à la dépense, si bien que l’on commença à se demander où le petit débrouillard qu’on avait connu jusque là avait trouvé assez d’argent pour se permettre de telles dépenses. Certains analystes n’avaient alors pas hésité à évoquer la probabilité d’un financier tapi dans l’ombre, dont le jeune homme de Garoua ne serait que l’instrument.

Au cas où cette hypothèse serait vraie, se poserait la question essentielle  des motivations profondes de celui qui tire les ficelles ; et l’on peut d’ores et déjà subodorer que le champ du possible déborderait largement la sphère strictement sportive. Car déstabiliser notre football, perturber les possibles performances des Lions Indomptables en lesquels se reconnait tout Camerounais, peut saper les fondements mêmes de notre vivre-ensemble et engendrer le chaos.

Si notre ronchonneur de service n’était qu’animé du désir de servir le foot, il arrêterait avec ses procédures, et se et se consacrerait à sa préparation pour le prochain scrutin, avec à l’esprit cette pensée d’Henry Ford : « un échec n’est qu’une occasion pour renouveler avec plus d’expérience une tentative ». Il en serait sorti grandi, et aurait pu capitaliser cette posture de responsable privilégiant l’intérêt général à sa cause personnelle. Hélas il aura choisi la confrontation tous azimuts, l’opposition systématique et farouche, dont le moindre pervers ne fut pas, un temps, de priver la Fécafoot de l’utilisation de ses avoirs financiers, pour paralyser toute action.

En l’état actuel des choses, la paix des braves n’est pas possible à la Fécafoot, car les braves se trouvent d’un seul côté. Celui de Tombi à Roko Sidiki qui, déjà, proclamait alors qu’il briguait la présidence : « Ils ont choisi la dissidence, j’ai choisi la collaboration avec  les pouvoirs publics. Ils ont choisi l’exclusion, j’ai choisi le rassemblement de tous les acteurs du football soucieux d’œuvrer pour la renaissance de notre sport roi. Ils ont choisi les discours, j’ai choisi l’action ». Si le président de la Fécafoot avait insisté comme on le voit sur sa volonté de travailler avec tout le monde, il s’agissait bien comme il le disait clairement, de personnes de bonne volonté. Car pour ceux qui veulent s’auto exclure, il faut bien le leur permettre, puis les empêcher de nuire, s’ils ne veulent être amenés à résipiscence et s’amender.

Depuis l’annonce de la candidature de Tombi à Roko Sidiki, comme tout au long de sa campagne électorale, il n’a donc cessé de prôner ce rassemblement qu’il appelait de tous ses vœux, et l’a mis en œuvre. Comme en apporte l’éclatante preuve son équipe de nos jours aux affaires, dont la composition est le subtil fruit d’un consensus ayant voulu ratisser le plus large possible, pour que nul ne se sente exclu. Par contre, c’est bien l’arme non conventionnelle de l’exclusion qu’ Abdouraman Hamadou Babba défouraille à tout-va. Invité à des tables de négociation, il refuse ici, claque la porte là et s’en gargarise, lorsque des initiatives sont prises pour ramener une saine collaboration.

Qu’il se rappelle qu’en fin février 2008, les émeutes dites de la faim prirent leur départ d’une grève des taximen, qui durent arrêter leur débrayage quand ils réalisèrent que ses conséquences pouvaient être autres que celles qu’ils avaient prévues, finissant par avoir une gravité qui leur en ferait porter le poids devant l’histoire. Abdouraman Hamadou aurait pu se tenir le même raisonnement, et non distraire l’équipe actuelle de la concrétisation de ses promesses. Qui va bon train, et pourrait aller encore mieux, n’eût été ce bâton dans les roues que doit endurer la Fécafoot du fait d’un extrémiste condamné à se retrouver bientôt tout seul.

Florian Kuipou

Football féminin – 11e journée avancée : AS Green City et Eclair régalent (3-2) !

L’un des matchs avancés de la 11e et dernière journée de la phase aller du championnat national de football féminin de première division opposait la formation de Green City à Eclair de Sa’a. Une rencontre riche en rebondissement qui a vu chaque équipe avoir sa mi-temps avant de tourner à l’avantage des filles d’Armand Bessala (3-2). Rosine Ngah et ses camarades sont passées par toutes les émotions ce samedi à Odza. Après avoir mené au score à la Mi-temps (2-0) sur des réalisations de Bénie Minfoumou et Rosine Ngah, les filles de Sa’a vont revenir au score après l’entrée en jeu de Takounda Alexandra qui va réduire le score avant que Ngah Manga ne vienne remettre les pendules à l’heure. Le coach de Green City est alors obligé de lancer Dolorès Tsadjia malgré la fatigue du stage avec les U20 pour stopper l’hémorragie. Pari gagnant puisque ce sont finalement les filles de la Cité Verte vont inscrire un dernier but au temps additionnel sur un corner de Daniella Ruphine Beyina qui retrouve Kameni Flora qui ne se pose pas de question et tue ainsi les espoirs des pouliches de Serge Biwole (3-2). Une victoire qui arrive après une série de trois matchs sans victoire.

Jean Morand Mbarga  

Mauvais perdant: Le kamikaze grille ses dernières cartouches…

Ses critiques acerbes contre Mutations montrent les limites d’une agitation à bout de souffle ne sachant plus où donner du dilatoire.

Son ADN aurait pu être : court les plateaux de radio et télévision, permanemment en quête d’une tribune où dégoiser,  déblatérer des poncifs éculés dont il veut faire des hadiths dignes de ceux du Prophète, dans une aspiration pathologique au positionnement. Mais quoiqu’on en dise, n’agir que par la voix, c’est ne faire que du vent. Surtout quand les propos  tenus sont fâchés avec le bon sens, dans une démarche dont Abdouraman Hamadou Babba mesure certainement lui-même tout le cynisme. Lui qui aime tant les médias lorsque ceux-ci lui ouvrent leurs portes, lui qui magnifiait l’action de la presse écrite toute fois que cette dernière lui accordait de l’espace dans ses colonnes,  le voilà tel Saint-Just qui s’en va pourfendre le quotidien Mutations. Le support utilisé pour sa diatribe étant… sa page facebook, sur laquelle notre attention a été attirée par un confrère pour la circonstance. Car n’allez surtout pas croire que nous puissions  être parme les followers d’un acteur jouant aussi mal un si mauvais rôle, s’en réjouissant et en jouissant  comme un goret s’ébattant avec délectation dans la fange.

Véritable « Sabitou » coupant les cheveux en quatre, d’où son association (momentanée ?) avec Joseph Antoine Bell qui en est un autre champion, Abdouraman Hamadou Babba ratiocine à l’envi, émettant des jugements qu’il veut infaillibles, lui qui éclaire nos ténèbres de ses lumières. Aussi sommes-nous surpris que dans ses vastes connaissances, n’existe point celle relevant du droit de réponse qu’il aurait pu adresser à ce quotidien sur le sérieux duquel l’on n’a plus à épiloguer. La faute de ce journal ? Avoir, dans son édition N°4408 du mercredi 05 juillet dernier, pris Abdouraman Hamadou pour en faire sa Une principale, en révélant à ses lecteurs comment cet homme « défie l’Etat et la Fifa ». Notre consœur Priscilla G. Moadougou signataire des articles concernés, n’ayant fait que  rapporter les propres propos de l’intéressé, et ayant retracé tout le cheminement des batailles d’ Abdouraman. En matière de communication sociale, notre « clairvoyant visionnaire » devrait au moins maîtriser cet aspect des choses, et répondre à l’auteure des papiers l’ayant présenté sous un jour qu’il estime peu flatteur. Les Chinois disent pourtant : «  si vous ne voulez pas qu’on en parle, ne le faites pas ». Mais en évitant ainsi d’écrire à Mutations, et en ne s’épanchant que sur son compte électronique, peut-être qu’il ne s’est agi que d’une bravade, son intention profonde étant qu’il ne veut pas être lu par le maximum de personnes, puisque conscient de la faiblesse de son argumentaire.

Florian Kuipou

FECAFOOT: Abdouraman fatigue la République

 Le jusqu’au-boutisme de celui qui s’oppose à tout compromis en fait un chantre de la division là où les Camerounais veulent voir enfin accordés les violons.

Il y a des faits probants qui se passent de tout commentaire, comme la retentissante victoire de nos Lions  Indomptables à la dernière CAN, sacre inattendu pouvant montrer que même la providence  accompagne la nouvelle équipe dirigeante de la Fécafoot. Car cette structure, depuis un décret du chef de l’Etat signé le 24 septembre 2014, s’est vu rétrocéder la gestion administrative et technique des sélections nationales. Pourtant, ce haut fait d’armes n’a point édulcoré  les velléités déstabilisatrices d’un individu qui se vante d’être l’empêcheur de tourner en rond à la Fécafoot, se bombant le torse au demeurant d’avoir balayé du revers de la main, entre autres, l’implication du chef du Gouvernement en personne qui s’était essayé à arrondir les angles, à trouver un modus vivendi  pour que tout revienne enfin à la normale.  Vous avez dit respect à l’autorité ?

« Cet Abdouraman Hamadou Babba qui vocifère depuis-là, que représente-t-il au juste ? On le dit président d’Etoile Filante de Garoua. Donc ce club existe encore ? On sait que par le passé, il a eu à animer notre football. Mais depuis, il a bel et bien disparu des écrans radar ! Même les présidents du club qui animent véritablement nos championnats ne s’agitent pas ainsi. Tous les efforts ainsi inutilement dépensés par cet homme, ne peuvent-ils pas être utilisés pour remettre l’Etoile Filante parmi les clubs qui comptent ? » Ainsi s’exprime un ancien joueur, qui considère volontiers Abdouraman Hamadou Babba à la Corée du Nord. Elle qui, s’opposant à la communauté internationale, veut envers et contre tous poursuivre son programme d’armes nucléaires. Mais il arrive qu’on en ait assez, et comme le fasse vertement savoir. Le sieur Abdouraman ne mérite pas autre chose, et devrait être neutralisé pour ne plus continuer à distiller son poison qui n’a déjà que trop fait de mal. L’on veut voir tournée cette triste page, sans autres atermoiements.

Florian KUIPOU