ECONOMIE, ECONOMIE CAMEROUNAISE

Au cœur des finances nationales: Difficile mais exaltante mission

L’ancien étudiant d’électronique à l’Université technique de Rhénanie-Westphalie à Aix-la-Chapelle (Allemagne), qui aura aussi étudié en Belgique et en Turquie, n’aura guère tardé à imprimer sa marque, dans les clous de la feuille de route reçue, une fois installé au Minfi. Avec de grands dossiers l’y attendant. En matière budgétaire, lui était ainsi confié le soin : de l’élaboration de la loi de règlement et de loi de finances ; de la préparation, du suivi et du contrôle de l’exécution du budget de fonctionnement de l’Etat, ainsi que de l’exécution du budget d’investissement en relation avec le Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat) ; de l’exécution du budget d’investissement, en liaison avec le Minepat ; des opérations de dévolution du patrimoine immobilier, mobilier de l’Etat, des Etablissements Publics Administratifs (Epa) et des sociétés à capital public, en liaison avec le Ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières ; du contrôle financier des organismes dotés d’un budget annexe et des établissements publics autonomes suivant les règlements propres à chaque organisme ou établissement ; de la mise en œuvre des privatisations et de la réhabilitation des entreprises publiques ; du suivi et du contrôle de la gestion des créances et des participations publiques, de l’endettement des personnes morales de droit public et de l’emploi des subventions ; de la prévision à court terme dans le cadre de l’élaboration du budget de l’Etat.

En matière fiscale, lui revenait de s’occuper du sensible domaine des impôts et des douanes. En matière monétaire et financière, il devenait responsable : de la gestion de la dette publique intérieure et extérieure ; de la gestion du trésor public ; de l’élaboration de la balance des paiements ; du contrôle des finances extérieures, de la monnaie et de la réglementation des changes ; de la promotion de l’épargne et de son emploi pour le développement économique ; du suivi de la coopération monétaire et financière, en liaison avec le Ministère des Relations Extérieurs ; du suivi et du contrôle des établissements de crédits, des compagnies d’assurances et des marchés financiers ; du suivi des affaires du Fonds Monétaire International, en liaison avec le Ministère des Relations Extérieures.

Toujours parmi les attributions du Minefi : la tutelle sur l’institut d’émission, des établissements de crédit, des compagnies d’assurances, de structures comme la Caisse Autonome d’Amortissement, la Caisse des Dépôts et Consignations, et la Société de Recouvrement des Créances du Cameroun. Avec en outre, comme structures rattachées à son ministère, le Centre National de Développement de l’Informatique (Cenadi), la Commission Technique de Privatisation et de Liquidation des Entreprises Publiques (Ctpl), la Commission Technique de Réhabilitation des Entreprises Publiques (Ctr) et l’Agence Nationale d’Investigations Financières (Anif).

Autant de missions auxquelles s’attelle au quotidien,  avec les résultats que l’on sait, qui ne devraient qu’être encouragés, celui qui en 1993, entra à la banque Ccei (qui deviendra Afriland First Bank), avant d’en être promu directeur général 10 ans plus tard. Lui qui, en 2004, avait piloté le lancement de I-Card, le premier porte-monnaie électronique dans la sous-région d’Afrique centrale. C’est sous sa férule comme ministre des finances que le pipeline Lom Pangar est achevé, que notre pays a passé le cap des 5% de croissance dans un contexte financier international moribond. Encore à son actif, le fait d’avoir mené des réformes de simplification des procédures et de modernisation des administrations. Sous son impulsion, le premier site internet du ministère des finances camerounais a été lancé, jeune et moderne qu’est ce désormais grand commis de l’Etat. Toujours parmi ses principaux faits d’armes, on peut relever en décembre 2012 le point d’honneur qu’il mit à défendre et réguler le secteur de la microfinance, par lui identifié comme un excellent vecteur de croissance du pays. En février 2014, il avait fait fermer 84 établissements de microfinance illégaux au Cameroun, et rappelé à l’ordre les autres l’année suivante, ceci pour faire respecter scrupuleusement les règles en vigueur.

L’une des plus grandes innovations de cet homme très apprécié des milieux d’affaires,  reste le concept de budget-programme qui planifie les recettes et les dépenses, permettant ainsi au Cameroun de devenir le premier pays d’Afrique subsaharienne francophone à basculer totalement dans un système de budgétisation programmée.

Léopold T. Yamdjeu

contact@lasymbiose-news.com
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