Côte d’Ivoire: un millier d’artistes se retrouvent au Masa d’Abidjan

La Côte d’Ivoire fête la culture africaine jusqu’à 17 mars, avec la 10e édition du Marché des arts du spectacle d’Abidjan (Masa). Mais plus seulement à Abidjan puisque cette année des spectacles se tiennent aussi à Bouaké, Yamoussoukro et Korhogo entre autres. Un bon millier d’artistes de toute l’Afrique et de la diaspora se sont donné rendez-vous.

A l’intérieur, du conte et de la danse, à l’extérieur, de la musique et puis aussi du théâtre, des arts de rue, de l’humour et du slam… Il y en a pour tous les goûts ce dimanche soir au palais de la Culture de Treichville, à Abidjan. Avec pour thème : la nuit du patrimoine.

Et quel patrimoine puisqu’une cinquantaine de pays africains et quelques internationaux sont représentés. Un vrai marché des arts pour l’Ivoirienne Rita Djieka Legre, du groupe de chanteuses « les Femmes Battantes » : « C’est du plaisir parce que nous avons le temps de montrer ce qu’on a l’habitude de faire, ce qu’on fait tous les jours, les arts. C’est notre métier. On n’a pas d’autre métier. Donc c’est un plaisir pour nous de pouvoir montrer ce qu’on cultive tous les jours à ce public ivoirien et à tout ce public aussi du monde entier ».

Plus de mille artistes sont venus s’exprimer cette année, même ceux qu’on ne soupçonnait pas. Pour la première fois, le Togolais Hyacinthe Atta anime une partie des festivités et compte bien se faire une place dans le monde du spectacle : « Il est temps qu’on communique pour nous aussi. Nous devons maintenant nous considérer comme des artistes. L’entrée de scène, pour le lever du rideau, je me suis fait faire un direct sur Facebook pour montrer au monde entier : voilà, je suis sur la scène du Masa, la grande scène, je présente un spectacle ce soir ».

Source: www.rfi.fr

Cinéma: l’histoire de la Cinémathèque d’Alger racontée par Jacqueline Gozland

Quand une cinémathèque, le lieu dédié à la projection de films anciens ou oubliés, fait l’Histoire. C’est le cas de la cinémathèque d’Alger, fondée en 1965 et dont un documentaire retrace le parcours. Dans «Mon histoire n’est pas encore écrite» diffusé ce samedi à 19h25 sur la chaîne Ciné Plus Classic, Jacqueline Gozland revient sur ce lieu de formation de bon nombre de cinéastes algériens.

« Quand je suis arrivé en Algérie j’ai retrouvé quelque chose qui m’avait bouleversé dans ma petite enfance, c’est le climat qui a suivi la libération de la France en 1944. Ce climat où tout est possible… »

Ainsi parle Jean-Michel Arnold, l’un des créateurs de la Cinémathèque d’Alger. En 1964, il a alors 29 ans, ce disciple d’Henri Langlois, le fondateur de la Cinémathèque française, convainc les membres du FLN au pouvoir de la toute jeune République décolonisée, de se doter d’un lieu de mémoire du cinéma.

« Mohamed Fanek Moussaoui, qu’on appelait Maïedine, qui était un vrai génie politique et c’était quelque qui rendait tout possible », poursuit Jean-Michel Arnold.

La Cinémathèque d’Alger voit le jour le 23 janvier 1965. En quelques années, ce qui ressemble au départ à un ciné-club prend de l’ampleur, arrivant à faire venir de grands cinéastes, accompagnant les premières années de l’indépendance algérienne, et prenant sa part également au premier festival panafricain d’Alger en 1969.

« Il y avait des figures historiques, comme Paulin Soumanou Vieyra  qui était le premier cinéaste africain, Sembène Ousmane, Ababacar Samb... »

Jacqueline Gozland, déjà auteure de nombreux films dont un reportage biographique sur Reinette l’Oranaise, retrace cette époque en mêlant images d’archives et interviewes d’acteurs d’alors comme Jean-Michel Arnold donc ou les cinéastes Pascal Thomas et Merzak Allouache ainsi que des jeunes réalisateurs, comme le Franco-Algérien Lyes Salem, tous enfants de la cinémathèque d’Alger.

Source: www.rfi.fr