Fonction publique : pourquoi l’Etat fait la chasse aux sorcières

Le gouvernement espère réduire les dépenses de l’Etat qui perd plus de 50 milliards de francs CFA chaque année.

Le phénomène des fonctionnaires fictifs coûte plus de 50 milliards  à l’Etat, chaque année.  « Les effectifs du personnel de l’Etat sont passés de 163 000 fonctionnaires en 2006, à 322 000 en moins de 10 ans », confie un cadre du ministère de la Fonction publique. En 2017, l’Etat du Cameroun a dépensé 1100 milliards de francs CFA pour le règlement des salaires des fonctionnaires et des pensions. Pour l’exercice 2018, les pouvoirs publics ont prévu une enveloppe de 1185,5 milliards de francs CFA pour ces deux postes de dépenses, soit 1024 milliards pour les salaires et 161,5 milliards pour les pensions.

Le problème ? Une importante partie de cet argent va dans les poches d’agents fictifs de l’Etat. Mais la guerre est déclarée. Après les experts du Fonds monétaire international (FMI) qu’a suivi le président de la République au moment de dévoiler les grandes lignes de l’exercice budgétaire 2018, le 20 juin 2017, le gouvernement camerounais va procéder dès la fin de ce mois d’avril, à une « opération de comptage physique des personnels de l’Etat ». Cette opération qui se fera sur toute l’étendue du territoire et qui a pour but « d’identifier et d’expurger du fichier solde de l’Etat tous les agents publics y émargeant irrégulièrement » court jusqu’à la fin du mois de juin. Sont visés par cette initiative : les fonctionnaires fictifs, c’est-à-dire ces agents de l’Etat qui perçoivent des salaires sans pour autant travailler de façon régulière à leurs postes respectifs ; les fonctionnaires « fantômes » qui ont déserté leurs postes de travail depuis des années sans toutefois arrêter de percevoir leur salaire ; ceux déjà décédés mais dont les familles continuent de percevoir le salaire par procuration comme s’ils étaient toujours en vie et en fonction ; et enfin, les agents enregistrés dans plus d’une administration publique et qui bénéficient par conséquent de plusieurs salaires.

Assainir le fichier solde

De sources concordantes, des consignes ont été données aux différents ministres du gouvernement et patron de l’administration publique afin de travailler dans le sens d’assurer non seulement une bonne adéquation entre les ressources publiques et la performance des politiques publiques, mais également de décentraliser la gestion des personnels de l’Etat et de la solde à travers la déconcentration de la masse salariale. « L’assainissement du fichier solde devra être renforcé », avait déjà annoncé Paul Biya. Parce que l’argent est rare. Et comme la quasi-totalité des économies africaines, le Cameroun en souffre également du fait des coûts élevés de son engagement dans la guerre contre la secte islamiste nigériane Boko Haram, et le combat mené contre les partisans de sécession plaqués dans les régions anglophones du pays,  de la baisse des recettes non pétrolières due essentiellement à l’entrée en vigueur des Accords de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne en août 2016, du ralentissement de l’économie nationale, de la baisse des cours du baril de pétrole sur le marché international, de même que pour le cacao qui pèse de moins en moins.

Démenti : Mbarga Atangana répond à L’Anecdote

Le ministre du commerce a récemment publié une mise au point, suite aux « accusations » portées contre lui par le journal à capitaux privés.

L’affaire remonte au 12 avril dernier. Ce jour-là, le journal l’Anecdote publiait à la Une de son édition N°915 une information selon laquelle le ministre du Commerce (Mincommerce) serait au cœur d’une « grosse mafia » concernant l’importation du poisson au Cameroun. Faux, rétorque Luc Magloire Mbarga Atangana. Le Mincommerce en guise réponse, a publié une « mise au point » adressée au directeur de publication de cet organe de presse à capitaux privés. « Je voudrais simplement, par la présente, porter à votre connaissance que le Département ministériel que Son Excellence Monsieur le Président de la République a bien voulu me confier n’est pas en charge du secteur de la pêche ou de l’élevage et n’interfère par conséquent, de quelque manière que ce soit, dans la délivrance des autorisations d’importation du poisson ou des produits carnés. Cette compétence relève de la responsabilité exclusive du Ministère dédié. Il en a toujours été ainsi », lance Luc Magloire Atangana Mbarga dans la note.

Et pour davantage clarifier les choses, le Mincommerce cite quelques textes juridiques qui régissent l’activité commerciale au Cameroun. « Je relève par ailleurs qu’aux termes de la loi n° 2015/018 du 21 décembre 2015 régissant l’activité commerciale au Cameroun, il est parfaitement loisible à un opérateur-distributeur d’exercer son activité à la fois au stade de gros et à celui de détail, reprenant en cela les dispositions antérieures de la loi n° 90/031 du 10 août 1990 », dit-il encore. Pas sûr que le tabloïd, L’Anecdote en reste-là.

Samuel Ze Mendo

Filière bois : Rougier ne renouvellera pas son label FSC

Alors que la certification FSC de Rougier au Cameroun arrivera à échéance le 19 avril prochain, le groupe a déjà annoncé dans un communiqué son intention de ne pas renouveler cette labellisation sociale et environnementale.

Rougier a la gueule de bois ! Le groupe français traverse une zone de turbulence depuis de nombreux mois au Cameroun : il s’est déclaré en cessation de paiement le 2 mars dernier avant que le tribunal de commerce de Poitiers (France) ne fasse droit, le 12 mars, à sa demande de bénéficier d’une procédure de sauvegarde, tandis que sa filiale Rougier Afrique International était placée en redressement judiciaire. En 2017, son chiffre d’affaires a chuté de 7,5 % par rapport à 2016 du fait de l’érosion des prix de vente du bois, d’arriérés de paiement des crédits de TVA dans plusieurs pays, ou encore d’un investissement en Centrafrique que de nombreux observateurs jugent risqués. Le groupe pointe en outre l’étranglement du port de Douala : au Cameroun, « l’ensemble des employés [soit 700 personnes] est au chômage technique », précise le groupe.

C’est cette situation qui a poussé le groupe à ne pas reconduire sa labellisation FSC dans le pays. « La certification demande de lourds investissements. Or, au regard des difficultés locales, nous devons surveiller les coûts et ne pouvons pas investir alors que l’activité n’est pas opérationnelle », indique la communication de l’entreprise, jointe par Jeune Afrique. « Ce n’est pas un renoncement, c’est un non-renouvellement qui concerne seulement le Cameroun », martèle la source, qui tient à rappeler le maintien des certificats obtenus par les autres entités du groupe au Gabon, où l’ensemble de la production, soit 877 000 hectares, est certifiée.

Le label FSC, délivré par l’ONG Forest Stewardship Council, avait été obtenu par la SFID – la filiale de Rougier qui exploite les forêts de la Doumé, au Cameroun – en mars 2013 pour trois concessions représentant 285 667 hectares de forêts camerounaises. Il certifie que les « concessions forestières dont sont issus les bois commercialisés sont gérées de manière responsable selon des critères locaux et environnementaux stricts », annonçait à l’époque l’entreprise.

SZM

Barrage de Nachtigal : les travaux débutent en juillet

Assurance a été donnée lors d’un entretien entre le ministre camerounais des Finances, Louis Paul Motaze et la directrice exécutive du groupe EDF, Marianne Laigneau.

Les travaux e construction du barrage de Nachtigal débutent en juillet prochain. L’information a été révélée par la directrice exécutive du Groupe EDF (Electricité de France), Marianne Laigneau, lors d’une audience à elle accordée, par le ministre camerounais des Finances. «  Les partenaires au projet (EDF et SFI), le gouvernement camerounais et les bailleurs de fonds sont engagés en vue du bouclage du financement à bonne date, soit juin-juillet 2018, pour permettre le premier décaissement  et le démarrage des travaux de construction du barrage en juillet 2018 », a-t-elle indiqué. Et d’ajouter : « nous sommes très confiants quant à la réalisation ce projet essentiel pour la production de l’électricité au Cameroun. D’ailleurs, le groupe EDF y apporte toute son importance et tout son engagement ».

Selon la française, le barrage de Nachtigal est un projet extrêmement bien avancé grâce à l’excellente coopération entre les acteurs qui y participent à savoir : le gouvernement camerounais, SFI et EDF. Les études de conception du projet ont d’ores et déjà été finalisées, les plans d’action environnementaux et sociaux ont été validés, l’indemnisation des populations dans la zone impactée par le barrage a été effectuée, les contrats ainsi que la documentation financière sont en cours de finalisation. Il ne reste plus que l’indemnisation des populations affectées dans la zone de transmissions qui sera effectué d’ici juin 2018 pour lancer les travaux de construction de ce barrage. Or en dépit de la « bonne avancé » de ce projet,  la directrice exécutive du groupe EDF relève pour les déplorer, quelques difficultés liées à la concession de production d’électricité et du financement du projet. « Il reste des problèmes qui ont trait à la concession du groupe Eneo, qui va axer l’électricité produite et la finalisation des processus financiers entre l’ensemble des acteurs financiers de ce projet. Mais je vous assure que ces questions sont en train d’être traitées et résolues », rassure-t-elle.

Estimé à environ 741 milliards de francs CFA  (EDFI 40 %, SFI 30 % et l’Etat 30 %) le barrage de Nachtigal va apporter une ressource additionnelle importante de production d’électricité stable de 420 Mégawatt à l’horizon 2020. Ainsi, la centrale hydroélectrique de Nachtigal assurera, indique le Minfi, environ un tiers des besoins de notre pays en électricité.  Ce projet est d’ailleurs, l’un des projets prioritaires du Programme de développement du secteur de l’électricité 2030 mis en place par le gouvernement.

SZM

Finance mobile : Nexttel se lance dans le Mobile Money

L’opérateur vietnamien des télécommunications a récemment présenté son nouveau service baptisé « Nexttel Possa ». Objectif : atteindre les 3,6 millions de clients.

Après Orange et MTN, Nexttel, un troisième opérateur de téléphonie mobile au Cameroun se lance dans le Mobile Money. En collaboration avec United Bank for Africa (UBA), la filiale camerounaise du groupe vietnamien Viettel, entre dans le marché à travers son service baptisé : « Nextell Possa ». Récemment présenté au public, le « Possa », mot en langue locale qui signifie en français « porte-monnaie » est, selon l’opérateur, « un service simple, accessible et sécurisé qui permet d’effectuer le transfert d’argent, la recharge du compte (cash in), le retrait d’argent (cash out), le paiement des factures, le paiement des marchandises, l’achat du crédit de communication ». Il donne également la possibilité de faire des paiements groupés. Ce nouveau service de Nexttel vise par ailleurs à favoriser l’inclusion financière à travers le téléphone mobile, en vue de faciliter l’accès aux services financiers de base aux populations non bancarisées du Cameroun.

Bien qu’opérationnelle, Nexttel Possa est encore à sa phase d’expérimentation. Selon la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac), l’entreprise et sa banque partenaire a un délai de six mois pour se conformer aux dispositions du cadre réglementaire et transmettre à l’institution, les statistiques de son activité. Nexttel vise 3,6 millions de clients dans un marché où la concurrence avec les opérateurs existants s’annonce très rude.

SZM

APE : la Douane perd 2,6 milliards en 19 mois

Confirmation a été faite lors d’une conférence organisée à Douala, dans le cadre de la Foire international des affaires et du commerce (Fiac).

Les effets des Accords de partenariat économique (APE) au 28 février 2018 ne font visiblement pas les affaires de la Douane camerounaise. En 19 mois de démantèlement tarifaire en effet, le pays a enregistré des pertes fiscales à hauteur de 2,6 milliards de francs CFA. D’après le rapport présenté récemment à Douala, dans le cadre de la Foire international des affaires et du commerce (Fiac), les marchandises ayant bénéficié de la préférence Union européenne (UE) sont estimées à une valeur de 96 milliards de francs CFA, alors que près de 301 opérateurs économiques camerounais ont pu bénéficier de ces facilités pour près de 2800 opérations douanières effectuées.

Selon des informations rapportées par le chargé d’études à la Division statistiques de la Direction générale des Douanes, la Douane camerounaise a collecté 732 milliards de francs CFA en 2017. Pour lui, les 2,6 milliards de perte enregistrée en 19 mois de démantèlement tarifaire dans le cadre de ces APE ne représentent pas grand-chose. « En plus, ces pertes, en termes de recettes douanières, sont rétrocédées mécaniquement aux opérateurs économiques qui font des importations et au consommateur final. C’est-à-dire qu’au lieu de payer 1,5 million de francs CFA à la Douane par exemple, un importateur va verser 1,2 million de francs CFA. Ce qui pourrait avoir un impact sur le prix de vente de la marchandise »,  a-t-il expliqué.

D’après certaines sources à la Direction générale des Douanes, les produits les plus importés d’Europe dans la deuxième phase de démantèlement tarifaire sont majoritairement constitués d’appareils mécaniques et de matières premières pour les industries. On peut y citer : les intrants pour l’industrie brassicole, du clinker pour l’industrie de la cimenterie, des engrais et pesticides pour l’industrie agricole, des papiers et cartons pour l’industrie de l’imprimerie. Mais aussi des produits pharmaceutiques.

SZM

Finance publique : la dette du Cameroun en légère hausse

Estimé à 6156 milliards de francs CFA au 31 janvier 2018, le chiffre de la dette correspond à 30 % du Produit intérieur brut (PIB) du pays.

La dette du Cameroun se chiffre désormais à 6156 milliards de francs CFA, au 31 janvier 2018. Ce qui représente, selon le nouveau ministre des Finances, près de 30 % du Produit intérieur brut (PIB) du pays. Le chiffre connait une hausse de 773 milliards de francs CFA, comparativement à la situation en mai 2017, période du dernier pointage de la Caisse autonome d’amortissement (CAA), gestionnaire de la dette publique du Cameroun. A cette période justement, la CAA avait annoncé que l’encours de la créance publique était estimé à environ 5383 milliards de francs CFA.

Selon les données disponibles au ministère des finances, l’encours de la dette publique du Cameroun s’accroît en fonction du PIB. Tenez, au 31 décembre 2016, il était de 4725 milliards de francs CFA (26,3 % du PIB), contre 4488 milliards de francs CFA (26,7 % du PIB) au 31 décembre 2015. A la fin de l’année 2020, la dette publique camerounaise devrait atteindre les 33 % du PIB, selon les prévisions de Standard & Poor’s (S&P), l’agence de notation américaine. Mais, rassure le ministre des Finances, « l’endettement du Cameroun en relation avec son PIB est soutenable par rapport au plafond de 70 % fixé par la Cemac ».

SZM

Performance : les PME gagnent 86 milliards de contrats en 2017

Cet exploit a été réalisé grâce à la Bourse de sous-traitance et du partenariat du Cameroun.

L’année 2017 a été fructueuse pour les Petites et Moyennes Entreprises (PME) en termes de contrats gagnés dans le  domaine de la sous-traitance. Elles ont précisément empoché 86 milliards de francs CFA dans le cadre des différentes prestations effectuées au cours de l’année écoulée.  Ce montant représente ainsi le double de la performance réalisée en 2016, a-t-on appris d’une source à la Chambre de Commerce, d’Industrie, des Mines et de l’Artisanat (Ccima). La même source confirme que ce résultat a été atteint grâce à la Bourse de sous-traitance et du partenariat  du Cameroun (Bstp), une structure spécialisée dans le recensement des PME. Elle se déploie dans les secteurs d’activité tels que le  génie mécanique, le génie électrique, le génie civil, le  traitement des surfaces, etc.

Au cours de la 9ème session  du Cameroon Business  Forum (CBF), le ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa) a indiqué que le vœu du gouvernement est que la barre de 100 milliards de francs CFA soit atteinte cette année.  Toutefois, cet objectif ne sera atteint estiment certains spécialistes, que si les PME gagnent de plus en plus de marchés. A ce propos, s’adressant à Louis Paul Motaze, Célestin Tawamba, président du Groupement Inter patronal du Cameroun (Gicam) déplorait, lors de la rentrée économique du 20 février 2018, le fait que les multinationales remportent la majorité des marchés au Cameroun. « Nous saluons le  lancement, sous la direction  de votre département ministériel  de projets, notamment  d’infrastructures, qui intéressent  les entreprises à la fois comme utilisateurs et comme maîtres d’œuvre potentiels. Ces projets sont nombreux et mobilisent des capitaux importants. Mais nous ne disposons d’aucune visibilité tant sur leur élaboration que sur  leur mise en œuvre. Nous  pensons que les entreprises locales ont à y jouer un rôle, raison pour laquelle nous apprécierons des mesures qui pourraient être prises pour aider les entreprises à saisir ces opportunités de marchés qui, pour l’instant, sont très souvent gagnés par les firmes étrangères », avait-il confié.

SZM

Port de Douala: On prévient la congestion

Une récente baisse de fluidité des opérations à l’export impose la prise de mesures correctrices.

C’est une « situation inhabituelle », explique un membre de la communauté portuaire de Douala. De fait, depuis « bientôt trois mois », admet une source officielle au Port autonome de Douala (Pad), les opérations sont moins fluides.

Un transitaire joint au téléphone par CT confirme cet état de fait, et pointe du doigt de nouvelles procédures d’embarquement à l’export.

L’opérateur économique craint un sérieux engorgement portuaire si rien n’est fait. Surtout que, d’après d’autres informations obtenues par votre journal, cette baisse de fluidité se fait notamment ressentir au niveau des deux principaux terminaux, « bois » et « conteneurs », par lesquels transite plus de la moitié du trafic portuaire.

Le port de Douala n’est certes pas retombé dans la saturation enregistrée entre 2013 et 2015, mais déjà, la situation préoccupe. Elle a, relève notre source du Pad, « un impact négatif, notamment sur la cadence de manutention à l’export des principaux produits de rente du Cameroun que sont le café, le cacao et le bois. »

Une question s’impose : d’où vient le problème ? Pour le savoir, les principaux acteurs de la place portuaire, plus précisément ceux impliqués dans les procédures d’exportation, se sont réunis il y a peu autour du Dg du Pad. Des informations ayant filtré de la rencontre indiquent que, outre les sources du problème, les participants ont planché sur ses conséquences et des solutions à court, moyen et long termes.

Comme causes donc, on relève, entre autres : les problèmes liés à la mise en œuvre de la procédure dite du tout-scanning des conteneurs à l’export ; les difficultés d’interconnexion entre le système informatique de la douane et celui de la Sgs ; le difficile couplage des images de scanning aux déclarations en douane ; les difficultés dans l’obtention du Bon à embarquer (Bae) douane, du fait notamment du dysfonctionnement de la dématérialisation des procédures ; l’instauration, par Dit, de quotas d’entrée des conteneurs à l’export pour réguler les stocks ; les insuffisances opérationnelles constatées des équipements bord de certains navires grumiers…

Autant de constats qui appelaient des réponses, en urgence. D’où les engagements pris par les opérateurs portuaires concernés – dans le prolongement des actions palliatives préconisées en décembre 2017 – pour un retour durable aux fondamentaux de performance opérationnelle du port.

Selon leurs domaines de compétences respectifs, vont donc monter au créneau le Pad, la douane, la Sgs, Dit, le Parc à bois et la police phytosanitaire du port (Minader).

Source:www.cameroon-tribune.cm

Pisciculture: Bientôt 183 tonnes de plus par an

L’agropole de production et commercialisation du poisson, lancé vendredi dernier à Abong-Mbang va contribuer à booster la production nationale.

C’est par la visite des étangs de Thierry Mbane à Zoguela qu’a démarré la descente des responsables du programme Agropoles dans la région de l’Est vendredi dernier.

En compagnie des autorités de cette région dont le gouverneur Grégoire Mvongo, ils ont pu visiter les nombreux étangs de silures, carpes et tilapias qui s’étendent à perte de vue.

Cet entrepreneur sera désormais appuyé en équipements dans le cadre du programme Agropoles. C’est ensuite à l’Hôtel de ville d’Abong-Mbang que la vingtaine de producteurs se sont retrouvés pour l’échange des cahiers de charges.

L’on apprendra là-bas qu’avec le lancement de cet agropole de production et de commercialisation de poisson d’eau douce du Haut-Nyong, la production actuelle de poissons qui est de 37 tonnes passera à 183 tonnes.

Les alevins et les aliments dont la production est actuellement de 80 000 et 20 tonnes seront désormais de 1 200 000 alevins et 500 tonnes d’aliments. Il sera question de construire des étangs, des stations d’alevinage, la chaîne de fabrique d’aliments, mais aussi d’acquérir des intrants sans parler de la formation des producteurs.

«C’est l’aboutissement d’un long processus. Donc, grande est notre satisfaction de voir que notre agropole peut prendre corps. Mais il faut bien le relever, les activités ont débuté il y a un certain nombre d’années.

En termes de perspectives, c’est l’extension de l’activité dans le département pour en faire un grand bassin de production », a indiqué Louis Marie Nkoum-me Ntseny, promoteur de l’agropole du Haut-Nyong.

Il ajoutera par ailleurs qu’étant donné que certaines activités dangereuses n’ont pas encore prospéré dans le Nyong, il faut anticiper pour positionner le bassin de production du Haut-Nyong comme un bassin productif.

« Pour le programme Agropoles, l’élevage de poisson est l’une des priorités des années 2017 et 2018. Le Nyong est l’un des cours d’eau les plus poissonneux au Cameroun, et nous nous sommes donc dit qu’on pourrait s’intéresser à la mise en place d’un agropole dans la localité puisque l’élite en a manifesté l’intérêt », a indiqué Adrian Ngo’o Bitomo, coordonnateur national du programme agropoles.

Source: www.cameroon-tribune.cm