Louis Keumayou : « des enfants de 14 ans sont employés par Bolloré »

Les journalistes qui enquêtent sur ses pratiques « ont très peu de chance d’être entendus », « même en France », a affirmé mercredi sur franceinfo Louis Keumayou, le président du club de l’information africaine.

Vincent Bolloré est en garde à vue depuis mardi 24 avril. Il est soupçonné de corruption et de trafic d’influence. Louis Keumayou, journaliste et président du club de l’information africaine, est revenu mercredi 25 avril sur franceinfo en détail sur l’empire de l’industriel français sur le continent africain. Il affirme que le groupe Bolloré emploie des « enfants de 14 ans » dans certains pays africains et que les journalistes qui enquêtent sur ses pratiques « ont très peu de chance d’être entendus », « même en France ».

Comment le groupe Bolloré est-il devenu si puissant ?

Louis Keumayou : En 1981, il n’a que 29 ans quand il rachète les affaires familiales, à l’époque spécialisées dans la vente de papier, destiné à la Bible et au papier à cigarettes. Il vient de la banque Rothschild. Il rachète une entreprise quasiment en faillite au franc symbolique et il en fait un grand groupe industriel. En 1981, 1995, 2005 et 2015, il acquiert de nombreuses entreprises, des banques notamment, le groupe Havas et Vivendi. Il a aujourd’hui un empire sur le continent africain qui ne se limite plus à l’industrie du bois mais également au réseau ferroviaire, la gestion des ports à conteneurs. Il est devenu quasi incontournable, même l’armée française, pour sa logistique, s’appuie sur les entreprises du groupe Bolloré pour transporter et acheminer son matériel.

Dans quels pays africains le groupe Bolloré est-il présent ?

Il n’est pas présent uniquement dans la zone francophone contrairement à ce qu’on pourrait penser. Il est bien sûr en Côte-d’Ivoire, au Cameroun et au Togo mais aussi au Libéria. Il est dans l’industrie du bois, il est dans la gestion des ports, dans la communication. Surtout, il est dans les médias avec Canal+. Même si Canal est en perte de vitesse en France, elle a une grande popularité sur le continent africain, notamment via la Ligue des champions, qui fait qu’aujourd’hui Canal+ est pratiquement le premier opérateur de télévision payante sur le continent.

Source : francetvinfo

Transport aérien : l’aéroport de Douala ne sera pas fermé

Assurance a été donnée dans un démenti rendu public par le directeur général des Aéroport du Cameroun, le 18 avril dernier.

« Des informations circulent dans certains journaux et télévisions, relayées par les réseaux sociaux » et « faisant état d’un audit de l’Organisation de l’aviation civile internationale (Oaci) recommandant la fermeture de l’aéroport international de Douala ». « Les mêmes sources affirment par ailleurs, que le prêt obtenu auprès de l’Agence Française de Développement pour la réhabilitation de l’aéroport international de Douala n’aurait pas été utilisé à cette fin ». Ainsi donc, tout ceci n’était que rumeur. Enfin, si l’on s’en tient aux clarifications apportées récemment par la Direction générale des Aéroports du Cameroun (ADC).

L’Oaci effectue depuis le 18 avril dernier un audit des aéroports internationaux de Yaoundé et de Douala, mais en aucun cas, il n’a été fait mention de ce que cet audit devrait déboucher sur la fermeture de la plateforme aéroportuaire de la capitale économique du Cameroun. « L’Organisation de l’aviation civile internationale est en mission d’audit de sûreté dans les aéroports de Yaoundé-Nsimalen et Douala, sous l’égide de l’Autorité Aéronautique, dans le cadre de son programme de surveillance universelle des Etats-membres dans la mise en œuvre des mesures de sûreté », explique Thomas Owona Assoumou, le directeur général des ADC.

Pour le cas d’espèce poursuit-il, il s’agit d’un audit de suivi des actions correctrices de la mission réalisée en 2015 par l’Oaci. Cette mission qui est à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen depuis le 18 avril s’achève le 21, avant de se rendre le lendemain à Douala, et ce, jusqu’au 27  avril. De plus, apprend-on, la société ADC S.A. a obtenu en 2015, un prêt non souverain de 46 millions d’Euros auprès de l’Agence Française de Développement, pour le financement du projet de modernisation de l’aéroport international de Douala. Ce projet comporte deux composantes. La première était consacrée à la réhabilitation des chaussées aéronautiques dont les travaux ont été entièrement réalisés en 2016. Et la deuxième composante concerne la rénovation et la reconfiguration de l’aérogare passagers. « Au stade actuel, le dossier de consultation d’entreprises a été transmis à l’Agence Française de Développement pour l’obtention de son avis de non objection, préalablement au lancement de l’appel d’offres international restreint prévu avant la fin du mois d’avril 2018 », assure le DG des ADC.

SZM

Filière bois : Rougier ne renouvellera pas son label FSC

Alors que la certification FSC de Rougier au Cameroun arrivera à échéance le 19 avril prochain, le groupe a déjà annoncé dans un communiqué son intention de ne pas renouveler cette labellisation sociale et environnementale.

Rougier a la gueule de bois ! Le groupe français traverse une zone de turbulence depuis de nombreux mois au Cameroun : il s’est déclaré en cessation de paiement le 2 mars dernier avant que le tribunal de commerce de Poitiers (France) ne fasse droit, le 12 mars, à sa demande de bénéficier d’une procédure de sauvegarde, tandis que sa filiale Rougier Afrique International était placée en redressement judiciaire. En 2017, son chiffre d’affaires a chuté de 7,5 % par rapport à 2016 du fait de l’érosion des prix de vente du bois, d’arriérés de paiement des crédits de TVA dans plusieurs pays, ou encore d’un investissement en Centrafrique que de nombreux observateurs jugent risqués. Le groupe pointe en outre l’étranglement du port de Douala : au Cameroun, « l’ensemble des employés [soit 700 personnes] est au chômage technique », précise le groupe.

C’est cette situation qui a poussé le groupe à ne pas reconduire sa labellisation FSC dans le pays. « La certification demande de lourds investissements. Or, au regard des difficultés locales, nous devons surveiller les coûts et ne pouvons pas investir alors que l’activité n’est pas opérationnelle », indique la communication de l’entreprise, jointe par Jeune Afrique. « Ce n’est pas un renoncement, c’est un non-renouvellement qui concerne seulement le Cameroun », martèle la source, qui tient à rappeler le maintien des certificats obtenus par les autres entités du groupe au Gabon, où l’ensemble de la production, soit 877 000 hectares, est certifiée.

Le label FSC, délivré par l’ONG Forest Stewardship Council, avait été obtenu par la SFID – la filiale de Rougier qui exploite les forêts de la Doumé, au Cameroun – en mars 2013 pour trois concessions représentant 285 667 hectares de forêts camerounaises. Il certifie que les « concessions forestières dont sont issus les bois commercialisés sont gérées de manière responsable selon des critères locaux et environnementaux stricts », annonçait à l’époque l’entreprise.

SZM

Développement : les cinq priorités de la BAD

Il s’agit de nourrir l’Afrique, l’éclairer, l’alimenter en énergie, l’intégrer  et améliorer les conditions de vie des populations.  

Eclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie  

L’Afrique centrale recèle d’abondantes ressources en biomasse provenant de l’agriculture et de la foresterie. La biomasse d’origine forestière représente la principale source d’énergie en Afrique subsaharienne. Près de 93 % des ménages ruraux et 58 % des ménages urbains en dépendent d’une façon ou d’une autre. Outre le fait de fournir des emplois aux plus pauvres, qui n’ont généralement pas accès à un emploi formel, le secteur de la biomasse d’origine forestière est essentiel pour la croissance économique nationale, et sa contribution au marché du travail pourrait être bien supérieure à celle des autres secteurs. À elle seule, la valeur économique de l’industrie du charbon de bois en Afrique subsaharienne pourrait dépasser les 12 milliards d’euros d’ici 2030, et fournir des emplois à près de 12 millions de personnes, indique la Banque africaine de développement. D’ailleurs l’énergie issue de la biomasse est renouvelable, neutre en carbone et rentable par rapport à celles provenant du charbon, de l’hydroélectricité, du vent et du gaz naturel. Les centrales biomasse pourraient contribuer à alimenter l’Afrique en électricité, et présentent également un potentiel économique pour le secteur énergétique mondial.

Nourrir l’Afrique

Outre la production de bois, la sylviculture peut renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages africains des communautés dépendantes des forêts de cinq façons : En contribuant directement à la production d’aliments de subsistance grâce à la richesse des sols forestiers et à la récolte de plantes sauvages comestibles, de noix, condiments, champignons, tubercules, feuilles et fruits, riches en nutriments essentiels ; en fournissant de l’énergie, en particulier pour cuisiner ; en complétant d’autres apports en protéines animales ; en générant des revenus et des emplois ; en fournissant des services écosystémiques (fertilité des sols, stockage de l’eau, pollinisation, brise-vent, abris) essentiels à la bonne santé et au bien-être. En plus de fournir du bois, de la nourriture et des services environnementaux et écosystémiques, les forêts sont une réserve de terres arables utiles pour l’expansion de l’agriculture et le développement d’infrastructures. Les arbres présentent un important potentiel d’amélioration de la fertilité des sols et d’accroissement de la productivité agricole en Afrique, notamment à travers la restauration des paysages.

Industrialiser l’Afrique

Les produits forestiers, bois ou autres, peuvent représenter un moteur d’industrialisation grâce à des liens établis entre les activités en amont et en aval de la chaîne logistique, à une accumulation de capital, à des investissements, à une valeur ajoutée, à une croissance verte et à la création d’emplois. En plus des industries forestières liées à des concessions dans les forêts naturelles, des plantations forestières commerciales privées exploitent de grands complexes industriels en Afrique de l’Est et en Afrique australe. Une grande quantité de bois est exportée d’Afrique sous forme de rondins ou de produits non transformés. L’ajout de valeur au bois récolté dans les forêts tropicales est un élément important dans la gestion durable des forêts : il participe à la création de nombreux emplois et permet d’accroître les recettes en devises. Le secteur forestier offre des opportunités de transformation du bois pour fabriquer des portes, des fenêtres, des meubles et des menuiseries, qui sont une importante source d’emploi.

Les avantages découlant de la valeur ajoutée aux produits forestiers en Afrique permettent de développer l’industrie, mais aussi de créer des emplois verts, d’assurer la sécurité alimentaire, de générer des revenus, d’augmenter les recettes d’exportation et d’améliorer les conditions de vie.

Intégrer l’Afrique

Les produits forestiers peuvent représenter une ressource stratégique pour le commerce et l’intégration régionale en Afrique, où certains pays sont riches en forêts et d’autres pas. Par exemple, la plupart des pays africains qui importent de grandes quantités de bois du Cameroun, du Congo, de la République démocratique du Congo et du Gabon disposent d’une couverture forestière inférieure à 10 % de la superficie de leur territoire.

Environ 26 % des Africains vivent dans les douze pays les moins boisés du continent, dont le couvert forestier représente environ 1,5 % du territoire. Par conséquent, une grande partie de la population africaine doit se procurer du bois ailleurs pour satisfaire ses besoins. La Côte d’Ivoire, le Ghana et l’Afrique du Sud exportent leur bois et ses produits dérivés vers 30 autres pays du continent, ce qui représente 13 à 30 % du commerce du bois intra-africain. Pour les pays d’Afrique centrale comme le Cameroun, la Centrafrique, la République démocratique du Congo et le Gabon, le nombre de partenaires africains et de parts de marché est plus réduit, mais il reste tout de même important. Les opportunités de développement du commerce du bois sont donc conséquentes dans les pays d’Afrique centrale riches en forêts.

Améliorer les conditions de vie des populations

Les produits et services forestiers renforcent le bien-être global des Africains en leur procurant des revenus, des logements, une intégrité culturelle, la préservation de la biodiversité, des installations sanitaires, des services de santé et des services écosystémiques (notamment des microclimats grâce aux ceintures boisées, la pollinisation des cultures agricoles, la protection des bassins versants et le contrôle de l’érosion et de la sédimentation). Les ressources forestières servent aussi de filets de sécurité en préservant une économie de subsistance – une solution de repli en cas de disette ou de mauvaise récolte et un complément de revenu pour les résidents à faible revenu, qui peuvent ainsi vendre des produits forestiers gérés ou cultivés dans le cadre d’une activité secondaire. Les ressources forestières peuvent aussi aider les ménages à sortir de la pauvreté en procurant une source permanente de revenus, de biens et de services (Mayers 2007).

SZM

Le Cameroun, 2e bénéficiaire africain du financement chinois

L’empire du milieu est à l’heure actuelle, le premier partenaire commercial du Cameroun.

Depuis l’établissement des relations diplomatiques sino-camerounaises il y a 47 ans, les relations d’amitié et de coopération entre les deux pays se développent à pas sûrs et comptabilisent de nombreux acquis. Ainsi, outre les multiples dons en matériel ou sous forme de subventions et les nombreux crédits sans intérêts ou à des taux préférentiels, l’on relève des réalisations chinoises d’envergure qui garantissent à cette coopération une visibilité certaine. Il s’agit notamment du Palais des Congrès de Yaoundé (inauguré le 12 mai 1982, après sept ans de travaux, dans le cadre de ce qui était connu comme le projet Chine- Cameroun, ce bâtiment deviendra le Palais des Congrès à la faveur d’un décret Présidentiel du 6 décembre 1982, un mois seulement après l’accession de Paul Biya à la Magistrature Suprême) ; le barrage hydroélectrique de Lagdo (inauguré le 29 novembre 1986, il fournit l’électricité à la partie septentrionale du pays et permet l’irrigation des cultures en aval) ; l’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Yaoundé (inauguré le 28 mars 2002) ; l’école publique de Mvomeka’a d’une valeur d’environ 480 millions de francs CFA ; le Palais polyvalent des Sports de Yaoundé (inauguré le 19 juin 2009, l’ouvrage a coûté environ 17 milliards de francs CFA) et l’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Douala.

La Chine est à l’heure actuelle le premier partenaire commercial du Cameroun et le Cameroun est le deuxième grand bénéficiaire africain du financement chinois. En 2015, par exemple, le volume des échanges commerciaux bilatéraux a atteint 2,6 milliards de dollars américains, soit un peu plus de 1510,15 milliards de F CFA. Après avoir obtenu tous les projets d’infrastructures d’envergure dans le pays (construction du port en eau profonde de Kribi ; des barrages de Lom Pangar, Memve’élé et Mekin ; pose de la fibre optique ; travaux de construction des autoroutes Yaoundé-Douala et Yaoundé- Nsimalen), la Chine se renforce dans le secteur minier au Cameroun, où elle est présente depuis quelques années à travers Sinosteel, qui développe le projet de fer des Mamelles de Kribi, dans la région du Sud.

SZM

Cemac : la BAD table sur une hausse de la croissance économique

Selon un récent rapport de la Banque africaine de développement, la croissance moyenne de la région devrait atteindre les 2,4 % cette année, contre 3,4 % en 2019.

La Banque africaine de développement (BAD) a publié son premier rapport de l’année, sur les Perspectives économiques en Afrique centrale (Peac), à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Selon le document qui présente les prévisions économiques futures des huit pays de la région, le Cameroun a été la première économie en 2017, contribuant à environ 29 % du PIB régional, suivi de la RDC (24 %), du Gabon (13 %), de la Guinée équatoriale (11 %), du Congo (11 %) et du Tchad (11 %). Les économies les plus faibles étant celles de la Centrafrique qui a contribué à hauteur de 1,2 % à la croissance régionale, et « le petit Etat insulaire de São Tomé-et-Príncipe », avec une contribution de 0,3 %. Selon le rapport, l’Afrique centrale a connu une croissance économique très lente entre 2016 et 2017. Pour l’année écoulée concrètement, la croissance moyenne de la région était estimée à 0,9 % contre environ 0,1 % en 2016. Les auteurs de ce rapport situent les causes de cette situation dans la baisse des prix des matières premières (desquelles dépendent la majorité des économies de la région, Ndlr.), ainsi que dans la situation sécuritaire instable qui secoue plusieurs pays de la région.

L’augmentation des investissements dans les infrastructures, la résilience des secteurs du service et la reprise du secteur agricole ont toutefois stimulé la hausse, quoique faible du PIB régional en 2017. Les perspectives sont toutefois positives pour la région, avec une tendance à la hausse des prix des matières premières et une croissance de la demande intérieure. Une gestion macroéconomique saine et un environnement institutionnel plus favorable devraient contribuer à maintenir une croissance résiliente.

Prévisions

En effet, la demande intérieure n’a cessé d’impulser la croissance dans plusieurs pays de la région. Pourtant, la demande extérieure elle, est restée modérée, en particulier dans les économies avancées, mais aussi dans les économies émergentes. Les valeurs à l’exportation des produits à base ont baissé en raison de la faiblesse des prix. Toutefois, les exportations de l’Afrique centrale devraient se renforcer en 2018 et 2019 suite au rebond de l’économie mondiale. En ce qui concerne les secteurs porteurs, c’est l’industrie qui participe le plus à l’économie de la région, avec 42 % de part du PIB de l’Afrique centrale, contre 41 % pour le secteur des services et 17 % pour l’agriculture. Pour 2018 et 2019, la région devrait enregistrer une montée en flèche de sa croissance économique. Ainsi, la BAD table sur une croissance à 2,4 % en 2018 et 3,4 % en 2019. Le renforcement prévu des exportations de la zone, impulsé par le rebond de l’économie mondiale, devrait permettre à la région de réaliser cette performance en 2018 et 2019. Les infrastructures, les services et l’agriculture quant à eux devraient également porter cette croissance. De même que l’institution panafricaine souligne une amélioration du déficit budgétaire global dans la région (2,1 % du PIB en 2017), qui devrait se poursuivre cette année et la prochaine.

SZM

Adèle Kamtchouang, la stagiaire devenue PDG

Arrivée pour un stage à Tropik Industries en 1995, la Camerounaise est désormais à la tête de cette société d’importation et de distribution qu’elle a réussi à redresser et à rentabiliser en quelques années.

Des femmes comme Adèle Kamtchouang, le Cameroun n’en compte pas certainement des centaines. Tellement son histoire semble particulière. Elle est à la tête de Tropik Industries, une société qui distribue des marques internationales dans son pays. Huile, mayonnaise, produits d’hygiène… L’entreprise approvisionne au total 43 magasins dans la ville de Douala et est aussi implantée auprès de 1 600 boutiques de quartier. Or, c’est en 1995 qu’Adèle Kamtchouang commence à travailler au sein de cette entreprise, alors filiale de la multinationale Unilever, spécialisée dans les produits alimentaires et cosmétiques à cette époque-là. Arrivée en tant que stagiaire, elle n’en est plus jamais repartie. Même pendant les années les plus difficiles de l’entreprise.

Ascension fulgurante

L’histoire commence pourtant quelques années en plus tôt. Après l’obtention de son Baccalauréat au Lycée Général Leclerc de Yaoundé, Adèle Kamtchouang réussit le concours d’entrée à l’Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec) pour des études de Marketing. Elle y obtient un Diplôme d’études supérieures de commerce (Desc) option Marketing en 1995. Or, pendant ses études, il se trouve qu’elle était également stagiaire à Unilever Cameroun où, à la fin de son stage, il lui a été proposé le poste de « Responsable transit en charge de l’approvisionnement des marchandises auprès des fournisseurs et dédouanement des conteneurs ». Un métier différent de celui qu’elle a appris à l’école. Mais compte tenu de la conjoncture en matière d’emploi à cette époque, Adèle Kamtchouang accepte l’offre et travaille pendant 4 ans à ce poste. Finalement, le transit devient sa passion.

En 2000, elle est promue cadre et devient la « Responsable logistique » à la tête de toute la chaîne logistique à savoir l’approvisionnement, le stockage, le calcul des coûts, la facturation et la livraison chez les clients. Et ce qu’elle ignore, c’est que, deux ans après, ses efforts sont récompensés par sa nomination au poste de Directrice logistique. Elle devient ainsi l’unique femme membre du Comité de Direction (Codir) qui décide de changer la dénomination de l’entreprise : Unilever Cameroun devient Tropik Industries S.A.

Dans le même temps, le Président Directeur Général (PDG) nomme Adèle Kamtchouang au poste de Directrice générale adjointe en charge de la Supply Chain. Les deux années qui suivent ne sont pourtant pas facile. Adèle Kamtchouang résiste au vent, alors que deux des membres du Comité de Direction parmi lesquels le PDG décident d’abandonner le navire. Le Conseil d’administration s’est réuni à cet effet et a décidé d’installer Adèle Kamtchouang sur le fauteuil de PDG. Tout de suite, la nouvelle Présidente Directrice Générale entame un certain nombre de réformes. Elle commence par se lancer dans une politique de réduction des coûts et cela passe par une baisse des salaires et des négociations avec les banques. « Mon bailleur, par exemple, a accepté de réduire le coût du loyer de moitié », confie-t-elle. Avant d’ajouter : « tous les partenaires ont accepté de faire des efforts pour nous sortir du gouffre ». Au bout de deux ans, la stratégie du top management est payante. Tropik Industries renoue avec les bénéfices, qu’elle réinvesti immédiatement dans l’entreprise. En 2017, elle s’est offert de nouveaux entrepôts pour ses produits et a multiplié ses espaces de stockage par cinq. « Au départ, nous avions un entrepôt de 1 000 m² environ. Aujourd’hui, nous avons trois entrepôts avec une superficie de plus de 3 000 m². C’est véritablement un magasin de futur pour nous », se réjouit la femme d’affaires.

SZM

Port de Douala: On prévient la congestion

Une récente baisse de fluidité des opérations à l’export impose la prise de mesures correctrices.

C’est une « situation inhabituelle », explique un membre de la communauté portuaire de Douala. De fait, depuis « bientôt trois mois », admet une source officielle au Port autonome de Douala (Pad), les opérations sont moins fluides.

Un transitaire joint au téléphone par CT confirme cet état de fait, et pointe du doigt de nouvelles procédures d’embarquement à l’export.

L’opérateur économique craint un sérieux engorgement portuaire si rien n’est fait. Surtout que, d’après d’autres informations obtenues par votre journal, cette baisse de fluidité se fait notamment ressentir au niveau des deux principaux terminaux, « bois » et « conteneurs », par lesquels transite plus de la moitié du trafic portuaire.

Le port de Douala n’est certes pas retombé dans la saturation enregistrée entre 2013 et 2015, mais déjà, la situation préoccupe. Elle a, relève notre source du Pad, « un impact négatif, notamment sur la cadence de manutention à l’export des principaux produits de rente du Cameroun que sont le café, le cacao et le bois. »

Une question s’impose : d’où vient le problème ? Pour le savoir, les principaux acteurs de la place portuaire, plus précisément ceux impliqués dans les procédures d’exportation, se sont réunis il y a peu autour du Dg du Pad. Des informations ayant filtré de la rencontre indiquent que, outre les sources du problème, les participants ont planché sur ses conséquences et des solutions à court, moyen et long termes.

Comme causes donc, on relève, entre autres : les problèmes liés à la mise en œuvre de la procédure dite du tout-scanning des conteneurs à l’export ; les difficultés d’interconnexion entre le système informatique de la douane et celui de la Sgs ; le difficile couplage des images de scanning aux déclarations en douane ; les difficultés dans l’obtention du Bon à embarquer (Bae) douane, du fait notamment du dysfonctionnement de la dématérialisation des procédures ; l’instauration, par Dit, de quotas d’entrée des conteneurs à l’export pour réguler les stocks ; les insuffisances opérationnelles constatées des équipements bord de certains navires grumiers…

Autant de constats qui appelaient des réponses, en urgence. D’où les engagements pris par les opérateurs portuaires concernés – dans le prolongement des actions palliatives préconisées en décembre 2017 – pour un retour durable aux fondamentaux de performance opérationnelle du port.

Selon leurs domaines de compétences respectifs, vont donc monter au créneau le Pad, la douane, la Sgs, Dit, le Parc à bois et la police phytosanitaire du port (Minader).

Source:www.cameroon-tribune.cm

Pisciculture: Bientôt 183 tonnes de plus par an

L’agropole de production et commercialisation du poisson, lancé vendredi dernier à Abong-Mbang va contribuer à booster la production nationale.

C’est par la visite des étangs de Thierry Mbane à Zoguela qu’a démarré la descente des responsables du programme Agropoles dans la région de l’Est vendredi dernier.

En compagnie des autorités de cette région dont le gouverneur Grégoire Mvongo, ils ont pu visiter les nombreux étangs de silures, carpes et tilapias qui s’étendent à perte de vue.

Cet entrepreneur sera désormais appuyé en équipements dans le cadre du programme Agropoles. C’est ensuite à l’Hôtel de ville d’Abong-Mbang que la vingtaine de producteurs se sont retrouvés pour l’échange des cahiers de charges.

L’on apprendra là-bas qu’avec le lancement de cet agropole de production et de commercialisation de poisson d’eau douce du Haut-Nyong, la production actuelle de poissons qui est de 37 tonnes passera à 183 tonnes.

Les alevins et les aliments dont la production est actuellement de 80 000 et 20 tonnes seront désormais de 1 200 000 alevins et 500 tonnes d’aliments. Il sera question de construire des étangs, des stations d’alevinage, la chaîne de fabrique d’aliments, mais aussi d’acquérir des intrants sans parler de la formation des producteurs.

«C’est l’aboutissement d’un long processus. Donc, grande est notre satisfaction de voir que notre agropole peut prendre corps. Mais il faut bien le relever, les activités ont débuté il y a un certain nombre d’années.

En termes de perspectives, c’est l’extension de l’activité dans le département pour en faire un grand bassin de production », a indiqué Louis Marie Nkoum-me Ntseny, promoteur de l’agropole du Haut-Nyong.

Il ajoutera par ailleurs qu’étant donné que certaines activités dangereuses n’ont pas encore prospéré dans le Nyong, il faut anticiper pour positionner le bassin de production du Haut-Nyong comme un bassin productif.

« Pour le programme Agropoles, l’élevage de poisson est l’une des priorités des années 2017 et 2018. Le Nyong est l’un des cours d’eau les plus poissonneux au Cameroun, et nous nous sommes donc dit qu’on pourrait s’intéresser à la mise en place d’un agropole dans la localité puisque l’élite en a manifesté l’intérêt », a indiqué Adrian Ngo’o Bitomo, coordonnateur national du programme agropoles.

Source: www.cameroon-tribune.cm

Côte d’Ivoire: Le nom de la monnaie unique de la Cedeao pourrait être connu en 2018

Cinq chefs d’Etat de la communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), dont l’ivoirien, Alassane Ouattara, se sont réunis en milieu de semaine à Accra (Ghana) pour se pencher sur la monnaie  unique communautaire annoncée pour 2020.
Le nom de cette monnaie  pourrait être connu en 2018 si l’on en croit , le ministre de l’économie et des finances , Adama Koné qui a participé aux travaux préparatoires ayant précédé la 5e réunion de la Task force présidentielle.
« On ne connaît pas encore le nom  de la monnaie  unique de la Cedeao. Notre Président a donné quelques orientations pour que, dans la mesure du possible, en décembre 2018, on puisse donner le nom  de la nouvelle monnaie  communautaire », a t-il indiqué dans un entretien accordé au média d’Etat, « Fraternité Matin ».
L’argentier du pays est aussi revenu sur les avantages de la Cedeao d’aller à la monnaie unique.
Selon lui, « avec la monnaie  unique, la région sera plus forte économiquement et les populations verront leurs conditions de vie s’améliorer. »
Adama Koné, a souligné que la future monnaie de la Cedeao  ne sera pas arrimée à l’euro.
« La monnaie  unique de la Cedeao  ne sera pas arrimée à une autre monnaie. Ce sera notre monnaie  à nous au sein de la Cedeao. Toutes les discussions autour de l’arrimage du CFA à l’Euro seront dissipées. Nous aurons notre monnaie unique au sein de notre espace ouest-africain », a précisé le ministre.

Source:www.koaci.com