Développement : les cinq priorités de la BAD

Il s’agit de nourrir l’Afrique, l’éclairer, l’alimenter en énergie, l’intégrer  et améliorer les conditions de vie des populations.  

Eclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie  

L’Afrique centrale recèle d’abondantes ressources en biomasse provenant de l’agriculture et de la foresterie. La biomasse d’origine forestière représente la principale source d’énergie en Afrique subsaharienne. Près de 93 % des ménages ruraux et 58 % des ménages urbains en dépendent d’une façon ou d’une autre. Outre le fait de fournir des emplois aux plus pauvres, qui n’ont généralement pas accès à un emploi formel, le secteur de la biomasse d’origine forestière est essentiel pour la croissance économique nationale, et sa contribution au marché du travail pourrait être bien supérieure à celle des autres secteurs. À elle seule, la valeur économique de l’industrie du charbon de bois en Afrique subsaharienne pourrait dépasser les 12 milliards d’euros d’ici 2030, et fournir des emplois à près de 12 millions de personnes, indique la Banque africaine de développement. D’ailleurs l’énergie issue de la biomasse est renouvelable, neutre en carbone et rentable par rapport à celles provenant du charbon, de l’hydroélectricité, du vent et du gaz naturel. Les centrales biomasse pourraient contribuer à alimenter l’Afrique en électricité, et présentent également un potentiel économique pour le secteur énergétique mondial.

Nourrir l’Afrique

Outre la production de bois, la sylviculture peut renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages africains des communautés dépendantes des forêts de cinq façons : En contribuant directement à la production d’aliments de subsistance grâce à la richesse des sols forestiers et à la récolte de plantes sauvages comestibles, de noix, condiments, champignons, tubercules, feuilles et fruits, riches en nutriments essentiels ; en fournissant de l’énergie, en particulier pour cuisiner ; en complétant d’autres apports en protéines animales ; en générant des revenus et des emplois ; en fournissant des services écosystémiques (fertilité des sols, stockage de l’eau, pollinisation, brise-vent, abris) essentiels à la bonne santé et au bien-être. En plus de fournir du bois, de la nourriture et des services environnementaux et écosystémiques, les forêts sont une réserve de terres arables utiles pour l’expansion de l’agriculture et le développement d’infrastructures. Les arbres présentent un important potentiel d’amélioration de la fertilité des sols et d’accroissement de la productivité agricole en Afrique, notamment à travers la restauration des paysages.

Industrialiser l’Afrique

Les produits forestiers, bois ou autres, peuvent représenter un moteur d’industrialisation grâce à des liens établis entre les activités en amont et en aval de la chaîne logistique, à une accumulation de capital, à des investissements, à une valeur ajoutée, à une croissance verte et à la création d’emplois. En plus des industries forestières liées à des concessions dans les forêts naturelles, des plantations forestières commerciales privées exploitent de grands complexes industriels en Afrique de l’Est et en Afrique australe. Une grande quantité de bois est exportée d’Afrique sous forme de rondins ou de produits non transformés. L’ajout de valeur au bois récolté dans les forêts tropicales est un élément important dans la gestion durable des forêts : il participe à la création de nombreux emplois et permet d’accroître les recettes en devises. Le secteur forestier offre des opportunités de transformation du bois pour fabriquer des portes, des fenêtres, des meubles et des menuiseries, qui sont une importante source d’emploi.

Les avantages découlant de la valeur ajoutée aux produits forestiers en Afrique permettent de développer l’industrie, mais aussi de créer des emplois verts, d’assurer la sécurité alimentaire, de générer des revenus, d’augmenter les recettes d’exportation et d’améliorer les conditions de vie.

Intégrer l’Afrique

Les produits forestiers peuvent représenter une ressource stratégique pour le commerce et l’intégration régionale en Afrique, où certains pays sont riches en forêts et d’autres pas. Par exemple, la plupart des pays africains qui importent de grandes quantités de bois du Cameroun, du Congo, de la République démocratique du Congo et du Gabon disposent d’une couverture forestière inférieure à 10 % de la superficie de leur territoire.

Environ 26 % des Africains vivent dans les douze pays les moins boisés du continent, dont le couvert forestier représente environ 1,5 % du territoire. Par conséquent, une grande partie de la population africaine doit se procurer du bois ailleurs pour satisfaire ses besoins. La Côte d’Ivoire, le Ghana et l’Afrique du Sud exportent leur bois et ses produits dérivés vers 30 autres pays du continent, ce qui représente 13 à 30 % du commerce du bois intra-africain. Pour les pays d’Afrique centrale comme le Cameroun, la Centrafrique, la République démocratique du Congo et le Gabon, le nombre de partenaires africains et de parts de marché est plus réduit, mais il reste tout de même important. Les opportunités de développement du commerce du bois sont donc conséquentes dans les pays d’Afrique centrale riches en forêts.

Améliorer les conditions de vie des populations

Les produits et services forestiers renforcent le bien-être global des Africains en leur procurant des revenus, des logements, une intégrité culturelle, la préservation de la biodiversité, des installations sanitaires, des services de santé et des services écosystémiques (notamment des microclimats grâce aux ceintures boisées, la pollinisation des cultures agricoles, la protection des bassins versants et le contrôle de l’érosion et de la sédimentation). Les ressources forestières servent aussi de filets de sécurité en préservant une économie de subsistance – une solution de repli en cas de disette ou de mauvaise récolte et un complément de revenu pour les résidents à faible revenu, qui peuvent ainsi vendre des produits forestiers gérés ou cultivés dans le cadre d’une activité secondaire. Les ressources forestières peuvent aussi aider les ménages à sortir de la pauvreté en procurant une source permanente de revenus, de biens et de services (Mayers 2007).

SZM

Cemac : la BAD table sur une hausse de la croissance économique

Selon un récent rapport de la Banque africaine de développement, la croissance moyenne de la région devrait atteindre les 2,4 % cette année, contre 3,4 % en 2019.

La Banque africaine de développement (BAD) a publié son premier rapport de l’année, sur les Perspectives économiques en Afrique centrale (Peac), à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Selon le document qui présente les prévisions économiques futures des huit pays de la région, le Cameroun a été la première économie en 2017, contribuant à environ 29 % du PIB régional, suivi de la RDC (24 %), du Gabon (13 %), de la Guinée équatoriale (11 %), du Congo (11 %) et du Tchad (11 %). Les économies les plus faibles étant celles de la Centrafrique qui a contribué à hauteur de 1,2 % à la croissance régionale, et « le petit Etat insulaire de São Tomé-et-Príncipe », avec une contribution de 0,3 %. Selon le rapport, l’Afrique centrale a connu une croissance économique très lente entre 2016 et 2017. Pour l’année écoulée concrètement, la croissance moyenne de la région était estimée à 0,9 % contre environ 0,1 % en 2016. Les auteurs de ce rapport situent les causes de cette situation dans la baisse des prix des matières premières (desquelles dépendent la majorité des économies de la région, Ndlr.), ainsi que dans la situation sécuritaire instable qui secoue plusieurs pays de la région.

L’augmentation des investissements dans les infrastructures, la résilience des secteurs du service et la reprise du secteur agricole ont toutefois stimulé la hausse, quoique faible du PIB régional en 2017. Les perspectives sont toutefois positives pour la région, avec une tendance à la hausse des prix des matières premières et une croissance de la demande intérieure. Une gestion macroéconomique saine et un environnement institutionnel plus favorable devraient contribuer à maintenir une croissance résiliente.

Prévisions

En effet, la demande intérieure n’a cessé d’impulser la croissance dans plusieurs pays de la région. Pourtant, la demande extérieure elle, est restée modérée, en particulier dans les économies avancées, mais aussi dans les économies émergentes. Les valeurs à l’exportation des produits à base ont baissé en raison de la faiblesse des prix. Toutefois, les exportations de l’Afrique centrale devraient se renforcer en 2018 et 2019 suite au rebond de l’économie mondiale. En ce qui concerne les secteurs porteurs, c’est l’industrie qui participe le plus à l’économie de la région, avec 42 % de part du PIB de l’Afrique centrale, contre 41 % pour le secteur des services et 17 % pour l’agriculture. Pour 2018 et 2019, la région devrait enregistrer une montée en flèche de sa croissance économique. Ainsi, la BAD table sur une croissance à 2,4 % en 2018 et 3,4 % en 2019. Le renforcement prévu des exportations de la zone, impulsé par le rebond de l’économie mondiale, devrait permettre à la région de réaliser cette performance en 2018 et 2019. Les infrastructures, les services et l’agriculture quant à eux devraient également porter cette croissance. De même que l’institution panafricaine souligne une amélioration du déficit budgétaire global dans la région (2,1 % du PIB en 2017), qui devrait se poursuivre cette année et la prochaine.

SZM

Adèle Kamtchouang, la stagiaire devenue PDG

Arrivée pour un stage à Tropik Industries en 1995, la Camerounaise est désormais à la tête de cette société d’importation et de distribution qu’elle a réussi à redresser et à rentabiliser en quelques années.

Des femmes comme Adèle Kamtchouang, le Cameroun n’en compte pas certainement des centaines. Tellement son histoire semble particulière. Elle est à la tête de Tropik Industries, une société qui distribue des marques internationales dans son pays. Huile, mayonnaise, produits d’hygiène… L’entreprise approvisionne au total 43 magasins dans la ville de Douala et est aussi implantée auprès de 1 600 boutiques de quartier. Or, c’est en 1995 qu’Adèle Kamtchouang commence à travailler au sein de cette entreprise, alors filiale de la multinationale Unilever, spécialisée dans les produits alimentaires et cosmétiques à cette époque-là. Arrivée en tant que stagiaire, elle n’en est plus jamais repartie. Même pendant les années les plus difficiles de l’entreprise.

Ascension fulgurante

L’histoire commence pourtant quelques années en plus tôt. Après l’obtention de son Baccalauréat au Lycée Général Leclerc de Yaoundé, Adèle Kamtchouang réussit le concours d’entrée à l’Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec) pour des études de Marketing. Elle y obtient un Diplôme d’études supérieures de commerce (Desc) option Marketing en 1995. Or, pendant ses études, il se trouve qu’elle était également stagiaire à Unilever Cameroun où, à la fin de son stage, il lui a été proposé le poste de « Responsable transit en charge de l’approvisionnement des marchandises auprès des fournisseurs et dédouanement des conteneurs ». Un métier différent de celui qu’elle a appris à l’école. Mais compte tenu de la conjoncture en matière d’emploi à cette époque, Adèle Kamtchouang accepte l’offre et travaille pendant 4 ans à ce poste. Finalement, le transit devient sa passion.

En 2000, elle est promue cadre et devient la « Responsable logistique » à la tête de toute la chaîne logistique à savoir l’approvisionnement, le stockage, le calcul des coûts, la facturation et la livraison chez les clients. Et ce qu’elle ignore, c’est que, deux ans après, ses efforts sont récompensés par sa nomination au poste de Directrice logistique. Elle devient ainsi l’unique femme membre du Comité de Direction (Codir) qui décide de changer la dénomination de l’entreprise : Unilever Cameroun devient Tropik Industries S.A.

Dans le même temps, le Président Directeur Général (PDG) nomme Adèle Kamtchouang au poste de Directrice générale adjointe en charge de la Supply Chain. Les deux années qui suivent ne sont pourtant pas facile. Adèle Kamtchouang résiste au vent, alors que deux des membres du Comité de Direction parmi lesquels le PDG décident d’abandonner le navire. Le Conseil d’administration s’est réuni à cet effet et a décidé d’installer Adèle Kamtchouang sur le fauteuil de PDG. Tout de suite, la nouvelle Présidente Directrice Générale entame un certain nombre de réformes. Elle commence par se lancer dans une politique de réduction des coûts et cela passe par une baisse des salaires et des négociations avec les banques. « Mon bailleur, par exemple, a accepté de réduire le coût du loyer de moitié », confie-t-elle. Avant d’ajouter : « tous les partenaires ont accepté de faire des efforts pour nous sortir du gouffre ». Au bout de deux ans, la stratégie du top management est payante. Tropik Industries renoue avec les bénéfices, qu’elle réinvesti immédiatement dans l’entreprise. En 2017, elle s’est offert de nouveaux entrepôts pour ses produits et a multiplié ses espaces de stockage par cinq. « Au départ, nous avions un entrepôt de 1 000 m² environ. Aujourd’hui, nous avons trois entrepôts avec une superficie de plus de 3 000 m². C’est véritablement un magasin de futur pour nous », se réjouit la femme d’affaires.

SZM

Côte d’Ivoire: Le nom de la monnaie unique de la Cedeao pourrait être connu en 2018

Cinq chefs d’Etat de la communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), dont l’ivoirien, Alassane Ouattara, se sont réunis en milieu de semaine à Accra (Ghana) pour se pencher sur la monnaie  unique communautaire annoncée pour 2020.
Le nom de cette monnaie  pourrait être connu en 2018 si l’on en croit , le ministre de l’économie et des finances , Adama Koné qui a participé aux travaux préparatoires ayant précédé la 5e réunion de la Task force présidentielle.
« On ne connaît pas encore le nom  de la monnaie  unique de la Cedeao. Notre Président a donné quelques orientations pour que, dans la mesure du possible, en décembre 2018, on puisse donner le nom  de la nouvelle monnaie  communautaire », a t-il indiqué dans un entretien accordé au média d’Etat, « Fraternité Matin ».
L’argentier du pays est aussi revenu sur les avantages de la Cedeao d’aller à la monnaie unique.
Selon lui, « avec la monnaie  unique, la région sera plus forte économiquement et les populations verront leurs conditions de vie s’améliorer. »
Adama Koné, a souligné que la future monnaie de la Cedeao  ne sera pas arrimée à l’euro.
« La monnaie  unique de la Cedeao  ne sera pas arrimée à une autre monnaie. Ce sera notre monnaie  à nous au sein de la Cedeao. Toutes les discussions autour de l’arrimage du CFA à l’Euro seront dissipées. Nous aurons notre monnaie unique au sein de notre espace ouest-africain », a précisé le ministre.

Source:www.koaci.com

Business : le Top 10 des pays où investir en Afrique en 2018

Dans ce classement effectué par Rand Merchant Bank (RMB), l’Egypte, considérée comme la destination des investissements les  plus attrayants de l’Afrique mène la danse, alors que le Cameroun n’y figure pas.

La septième édition du « Où investir en Afrique » de Rand Merchant Bank (RMB) a mis en évidence le Top 10 des pays qui ont compris la nécessité de s’adapter au ralentissement prolongé des prix des matières premières et à la faiblesse de la croissance de la production. Un classement effectué sur la base des sources de revenus en dollars en Afrique, permettant de mesurer les principaux générateurs de revenus et d’identifier les opportunités d’investissement. Dans ce numéro, l’Indice d’attractivité des investissements du RMB, qui équilibre l’activité économique et la relative facilité des affaires, illustre comment les niveaux d’activité économique modérés ont atténué plusieurs scores sur l’indice par rapport à l’année dernière.

Aisni donc, le changement le plus notable qui a été enregistré est la chute de l’Afrique du Sud qui perd son fauteuil de leader pour la première fois depuis la création du rapport. Le pays de Nelson Mandela cède sa place à l’Egypte, aujourd’hui considérée comme la destination des investissements les plus attrayants de l’Afrique. L’Egypte a en effet progressé grâce à son score supérieur d’activités économiques et les taux de croissance lents en Afrique du Sud, qui se sont nettement détériorés au cours des sept dernières années. L’Etat arc-en-ciel, deuxième dans ce classement, est également confronté à des préoccupations croissantes sur les questions de solidité institutionnelle et de gouvernance, bien que ses marchés des devises, des actions et des capitaux restent encore en bonne position.

Si le Maroc conserve la troisième position pour la troisième année consécutive après avoir bénéficié d’un environnement opérationnel grandement amélioré depuis le Printemps arabe qui a débuté en 2010, l’Ethiopie, pays marqué par l’instabilité sociopolitique, a déplacé le Ghana à la quatrième place, avec une croissance économique rapide, devançant le Kenya jusque-là considéré comme la plus grande économie en Afrique de l’Est. Mais la chute du Ghana à la cinquième position est principalement due aux perceptions de l’aggravation de la corruption et de la faiblesse de la liberté économique.

Le Cameron non-classé

Quant au Kenya, il se maintient dans le top 10 au sixième rang. Les investisseurs sont toujours attirés par la structure économique diversifiée du pays, ses politiques favorables au marché et la croissance soutenue de ses dépenses de consommation. Une série de réformes favorables aux entreprises visant à éradiquer la corruption et une croissance économique soutenue ont permis à la Tanzanie de grimper de deux places pour s’installer au septième rang. Quant au Rwanda, le pays est rentré dans ce Top 10 après avoir passé deux ans à la périphérie, boostée par l’une des économies les plus réformées au monde, les taux de croissance réels élevés et sa tentative continuelle de diversifier son économie.

Au numéro neuf, la Tunisie a fait de grands progrès dans la promotion de la transition politique, tandis que l’amélioration du climat des affaires a été réalisée par des réformes structurelles, une sécurité accrue et la stabilité sociale. La Côte d’Ivoire qui perd deux places, referme le classement en prenant la dixième place. Bien que sa notation de l’environnement des affaires soit encore relativement faible, son gouvernement a fait des progrès importants en invitant des investisseurs dans le pays.

Samuel Ze Mendo

Monnaie : la Cedeao veut faire disparaitre le Franc CFA d’ici 2020

Les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) a annoncé, la création de leur monnaie en 2020. C’était à l’issue du 52e Sommet des chefs d’Etats et de gouvernements de cette zone.

La « Cedeao ». C’est ainsi que les Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) comptent appeler la monnaie qu’ils ambitionnent de créer et de mettre en circulation d’ici 2020. « 2020 doit être la création de la monnaie de la Cedeao » assure Roch Kaboré. C’est à cette date que le président du Burkina Faso et ses paires, réunis en décembre dernier à Abuja dans le cadre de la 52e session du Sommet des chefs d’Etat de la Cedeao prévoient de faire disparaitre le Franc CFA, une monnaie commune utilisée par 15 pays francophones d’Afrique de l’ouest et du centre avec en moyenne 155 millions d’habitants. « La conception de la monnaie Cedeao se fera de manière progressive de sorte que tous les pays qui pourront répondre aux critères de convergences puissent commencer à battre cette monnaie en attendant que les autres pays se conforment et intègrent le processus », a-t-il laissé entendre.

Ainsi donc, cette décision actée par les chefs d’Etats et de gouvernements membres de la Cedeao africains vient relancer le débat sur l’impact du Franc CFA sur l’économie des Etats qui l’ont en partage. Si l’Afrique de l’ouest est d’ores et déjà résolue à se séparer de cette monnaie liée à l’euro, reste attendue, la réaction des Etats membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) dont fait partie le Cameroun.

SZM  

Performance : les 10 pays les plus riches d’Afrique, selon la BAD

La Banque africaine de déplacement vient de rendre public son classements des Etats les plus riches du continent, sur la base notamment de leur Produit intérieur brut (PIB).

Dans ce classement des 10 pays les plus riches d’Afrique, la Banque africaine de développement place le Nigéria à la première position. Parce qu’en matière de PIB, le pays devance de loin tous les autres Etats du continent. Aidé par une forte production pétrolière et le redressement des cours mondiaux des matières premières, le PIB aux prix courants du Nigeria qui  représente plus de 72 % de l’ensemble des économies de l’Afrique de l’Ouest, devrait atteindre 581 milliards $ cette année contre 519 milliards $, en 2016.

Derrière le Nigéria pointe l’Afrique du Sud qui est sortie de récession au second trimestre. La richesse créée au cours de cette année civile par les résidents sud-africains, pourrait passer la barre des 276 milliards $. Reléguée au troisième rang par la nation arc-en-ciel, l’Egypte dont l’économie est encore convalescente, marque la présence du premier pays nord-africain dans ce classement, grâce à un volume d’activité qui pourrait avoisiner les 264 milliards $. L’Algérie qui  pourrait totaliser 170 milliards $, complète le quatuor de tête, suivie de l’économie soudanaise qui pèsera au bout de cette année à 124 milliards $. Cette dernière surclasse ainsi le Maroc qui, malgré le dynamisme de son économie marquée par un début accentué de diversification, se retrouve à la sixième place. Porté par une croissance de 4 % au moins, le Pib du Royaume chérifien devrait franchir la barre des 121 milliards $ au terme de cette année. Le Maroc doublerait ainsi la taille de son économie en 12 ans, selon les chiffres consultés par l’Agence Ecofin.

Avec 104 milliards $, l’Angola restera le septième pays le plus riche en Afrique en 2017, devant l’Ethiopie, locomotive de la croissance africaine avec 93 milliards $ contre 84 milliards en 2016. Un bond qui confirme les prévisions des institutions internationales. Le pays qui, en 12 ans, a presque sextuplé son PIB, devrait enregistrer cette année la plus forte croissance à l’échelle mondiale. Enfin, le Kenya (77 milliards $) et la Tanzanie (52 milliards), tous de la sous-région la plus dynamique d’Afrique (l’Est), en termes de Pib, complètent le top 10. Aucune trace donc du Cameroun.

SZM