Présidentielle 2018 : Fru Ndi dit non à Maurice Kamto

Le SDF n’envisage aucune coalition avec le MRC qui a déjà son candidat à la présidentielle. Pour le leader de l’opposition, si un parti veut une alliance, ce sera pour soutenir la seule candidature de Joshua Osih.  

Pour affronter et espérer battre le candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) à la prochaine élection présidentielle, certains partis de l’opposition songent déjà à former des coalitions. Au Social democratic front (SDF), l’hypothèse a été barrée de deux traits. Le parti de Ni John Fru Ndi n’envisage aucune alliance. Au contraire, si un parti veut s’associer au leader de l’opposition camerounaise, ce sera pour soutenir Joshua Osih, le candidat du SDF.

C’est en effet l’une des résolutions prises au cours d’une session du Comité exécutif national (NEC) du SDF, le 21 avril dernier. Au cours de cette réunion élargie à l’ensemble des élus dudit parti, le SDF a écarté l’option d’une coalition avec le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), dont le candidat déclaré est Maurice Kamto. « Le SDF est la principale formation politique de l’opposition et il n’acceptera aucune coalition avec un candidat d’une autre formation politique qui viendrait avec l’intention d’être le candidat de la coalition. Et donc, c’est soit vous vous s’alliés au SDF et soutenez son candidat, soit vous ne demandez aucune coalition », dit-on dans les rangs du parti de Ni John Fru Ndi. Voilà qui est clair.

SZM

Présidence du sénat : Niat sera fixé sur son sort ce lundi

C’est aujourd’hui que le président sortant de la Chambre haute du Parlement saura s’il bénéficiera une nouvelle fois de la confiance du chef de l’Etat, pour être candidat à sa succession.

Niat Njifenji sera-t-il le candidat du RDPC à la présidence du sénat ? C’est ce lundi que l’homme de 84 ans sera fixé. Le sort du tout premier président de la Chambre haute du parlement camerounais sera en effet sur la table des discussions, à l’occasion de la réunion que la direction du parti qui va tenir avec les sénateurs RDPC au Palais des Congrès, en prélude à la première session ordinaire de plein droit qui va déboucher ce mardi, à l’élection du nouveau bureau de la Chambre. Selon la tradition, le candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) parti pour être plébiscité, doit au préalable être choisi par le président national du parti, par ailleurs chef de l’Etat. Dans l’entourage de Niat Njifenji, l’on croise les doigts.

SZM

Lutte contre les sécessionnistes : Biya offre une indemnité aux soldats

Selon l’Agence de presse africaine (APA), le chef de l’État camerounais, a décidé du paiement d’une « prime de soutien » d’un montant de 30.000 FCFA par personne et par mois, jusqu’aux plus petits échelons, au profit des soldats engagés dans les opérations de paix et de sécurité dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.  

Cette gratification, qui prend effet à compter de mars 2018, équivaut à la prime de guerre déjà versée aux personnels engagés dans la lutte contre la secte islamiste Boko Haram dans l’Extrême-Nord.

Depuis fin 2016, l’armée camerounaise est fortement déployée en zone anglophone, où des activistes de la sécession ont établi une forme de guérilla contre le pouvoir de Yaoundé, qu’ils accusent de marginaliser cette partie du pays qui représente quelque 20% des 25 millions de citoyens.

Selon le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, l’armée a depuis lors perdu 27 éléments tombés à la suite d’actes terroristes, avec en outre 18 cas de viol sur des filles âgées de 13 à 18 ans attribués auxdits indépendantistes.

APA

Présidentielle 2018 : Maurice Kamto candidat

Le président du MRC a été investi par son parti lors de la deuxième convention ordinaire qui s’est tenue du 13 au 15 avril à Yaoundé.

Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a son candidat pour l’élection présidentielle d’octobre prochain. Le parti  investi Maurice Kamto pour affronter le futur candidat du parti au pouvoir, Joshua Osih du SDF, Akere Muna et les autres candidats qui vont se déclarer dans les semaines à venir. Le président du MRC a été choisi par ses camarades à l’occasion de la deuxième convention ordinaire du parti qui s’est tenue du 13 au 15 avril à Yaoundé.

Sénat : les 30 sénateurs nommés par Paul Biya

Avec Niat, Mbombo Njoya, Mukete et Ngayap, le chef de l’Etat vient de compléter la Chambre haute du Parlement camerounais. Voici les 30  qu’il nomme.  

Adamaoua

Mohamadou Gabdo

Moussa Sabo

Djaratou Mohamadou

Centre

Laurent Nkodo

Jean Marie Pongmoni

Albert Laurent Mbida

Est

René Ze Nguele

Hilarion Diwala

Marlyse Abui

Extrême nord

Mahamat Bahar Manouf

Dakole Daïssala

Ngwabaya Tchef-Tchef (orthographe à revoir)

Littoral

SM Madiba Songue

David Etame Massoma Massoma

Pierre Flambeau Ngayap

Nord

Aboubakary Abdoulaye

Mme Hayatou Aïcha Pierrette

Boubakari Ousmanou

Nord-ouest

Fon Doh Gah Nyonga III

Fon Chafa Isaac

Regina Mundi

Ouest

Ibrahim Mbombo Njoya

SM Djomo Kamga Honoré

Marcel Niat Njifenji

Sud

Henry Ngali Ngoua Pierre

Menye Ondoa François-Xavier

Paulette Bisseck

Sud-ouest

Fon Mukete Victor

Anja Simon

Leke Akumfor Phillip

Election Miss « Nguon2018 »: les enregistrements sont ouverts !

Qui sera la Miss « Nguon 2018 » ? La réponse à cette interrogation sera donnée avec assurance pendant la célébration de la 547e édition du Nguon du 02 au 09 décembre prochain à Foumban.

L’appel a néanmoins été lancé par le comité d’organisation sur la page facebook Election Miss Nguon:

« ELECTION MISS NGUON 2018: BIENTÔT LE CASTING !

Vous êtes une jeune femme d’origine Bamoun âgée entre 18 et 28 ans, d’une taille 1,70m minimum (pieds nus) , n’ayant subi aucune chirurgie esthétique et ne fumant pas, vous voulez devenir une Miss ?
Inscrivez-vous dès maintenant, envoyez-nous votre nom, lieu de résidence, numéro de téléphone (de préférence WhatsApp) et une photo entière par les canaux suivants :
• WhatsApp +237 6 91 20 61 56
• Facebook (inbox)
missnguon@nguonevent.com »

Il n’y a plus qu’à souhaiter bonne chance aux filles qui seront retenues après le casting.

La Rédaction

Sénatoriales 2018 : la liste des 70 sénateurs élus

Les résultats de ce premier scrutin camerounais de l’année ont été proclamés jeudi par le Conseil Constitutionnel. Les 30 sénateurs restants seront nommés par le chef de l’Etat en raison de 3 par région, dans les dix jours qui viennent.  

Adamaoua (Rdpc)

Nana Ismaila

Hamadou Paul

Rougayatou Asta Djoulde

Oumarou Issa

Souadatou Djallo Epse Kalkaba

Baroua Nyakeu

Mamoudou Mazadou

Centre (Rdpc)

Naah Ondoa Sylvestre

Essomba Tsoungui Elie Victor

Anong Adibime Pascal

Bell Luc René

Okala Bilai Epse Ahandjena

Sm Mama Jean  Marie

Koungou Edima Eliane Didier

Est (Rdpc)

Sale Charles

Mme Djole Assouho Epse   Tokpanou

Mme Ouli Ndongo Monique

Ndanga Ndinga Badel

Amama Amama Benjamin

Mme Moampea Mbio Née Ngbangako Marie Claire

Mboundjo Jean

Extrême-Nord (Rdpc)

Mahamat Abdoul Karim

Abdoulaye  Wouyack Marava

Mme Zakiatou Epse Sale

Amrakaye Martin

Foutchou Epse Djakaou

Alioum Alhadji Hamadou

Bladi Abba

Littoral (Rdpc)

Hanglog Géneviève Epse Tjoues

Tobbo Eyoum Thomas

Din Bell Marie Armande

Kingue Simon

Minyem Endene Patience Félicité Epse Eboumbou

Kemayou Claude

Bile Jean David

Nord (Rdpc)

Amidou Maurice

Namio Pierre

Amadou Alim

Asta Yvonne

Bebnone Payounni

Mme Doudou Epse Adamou

Hama Djabou

Nord-Ouest (Sdf)

Nkeze Emilia Kalebong

Vanigansen Mochiggle

Henry Gamsey Kemende

Buh Sule Tegha

Ajuoh Ngam Honoré

Kinyang Nyang Georges

Kumbongsi Dyx Meten Alim

Ouest (Rdpc)

Ngouchinghe Sylvestre

Ngoubeyou François Xavier

Fomethe Anaclet

Ngangoube Aminatou

Pokam Max

Dsamou Micheline

Teingnidetio Joseph

Sud (Rdpc)

Mbita Mvaebeme Lippert D.R

Zang Oyono Calvin

Obam Assam Samuel

Mba Mba Grégoire

Eloumba Therese

Amougou Bernard

Afane Gisele Solange

Sud-Ouest (Rdpc)

Chief Tabe Tando Ndieb-Nso

Otte Andrew Mofa

Mbella Moki Charles

Ntube Agnès Ndode Epse Ndjock

Ankie Affiong Rébeccaamah

Lekunze Andreas Membo

Lionel Papianatu Fonderson

Gestion des documents confidentiels : le PM hausse le ton

Dans une circulaire signée le 28 mars dernier, Philemon Yang interpelle les autorités publiques à plus de discrétion professionnelle.  

A mesdames et messieurs :

– le vice-Premier ministre ;

– les ministres d’Etat ;

– les ministres ;

– les ministres délégués ;

– les secrétaires d’Etat ;

– les chefs de missions diplomatiques ;

– les chefs de circonscriptions administratives ;

– les chefs des exécutifs des collectivités territoriales décentralisées ;

– les directeurs généraux des établissements et entreprises publics.

Il m’a été donné de constater qu’au mépris des lois et règlements en vigueur, les documents et informations confidentiels des institutions de l’Etat et des organismes du secteur public, sont régulièrement divulgués auprès d’un public non autorisé. Ce phénomène prend de l’ampleur, à la faveur de la vulgarisation d’Internet et de ses dérivés et de l’apparition de nouveaux outils de communications électroniques, qui accentuent la propagation des informations. C’est ainsi que l’on observe la diffusion récurrente, notamment sur les «réseaux sociaux» ou autres moyens de communication de masse, de documents présentant un caractère sensible et souvent revêtus de la mention «CONFIDENTIEL», «SECRET» ou «TRES SECRET», selon le cas.

Il en est également de la diffusion des informations relatives aux opérations menées dans le domaine de la sécurité et de la défense, et aux procédures pendantes devant les juridictions.

Au-delà du fait que ces pratiques répréhensibles sont de nature à compromettre l’efficacité de l’action publique, elles constituent également des atteintes graves à la sûreté de l’Etat, de plus en plus en proie à des menaces sécuritaires multiformes.

Aussi, afin de mettre un terme à cette situation, et en attendant la finalisation des plateformes et chartes de gestion des données de l’Etat, je vous demande dorénavant de :

1- vous assurer, mieux que par le passé, du respect de l’obligation de discrétion professionnelle incombant aux agents publics placés sous votre responsabilité, telle que consacrée par le Statut Général de la Fonction Publique;

2-veiller au respect scrupuleux des textes en vigueur en matière de gestion des documents confidentiels de l’Etat, en particulier des dispositions de l’Instruction N°13/CAB/PRF du 06 août 1968 sur la protection du secret, en ce qui concerne notamment la manipulation, la détention, la diffusion et la conservation des documents secrets et informations à caractère secret ou confidentiel ;

3- traduire systématiquement devant les instances disciplinaires compétentes les agents publics présumés coupables de violation de l’obligation de discrétion professionnelle;

4-n’affecter à la chaîne de gestion du courrier de vos services que des personnes justifiant d’une probité indiscutable;

5- mettre en place, en liaison avec les organismes publics compétents, à l’instar de l’Agence Nationale des Technologies de l’Information (ANTIC) et du Centre National de Développement de l’Informatique (CENADI), des canaux de communications électroniques sécurisés pour les transactions électroniques de l’Administration.

J’attache le plus grand prix à l’application rigoureuse des présentes prescriptions dont vous voudrez bien assurer la plus large diffusion auprès de vos collaborateurs.

Yaoundé, le 28 mars 2018

Le Premier ministre, chef du gouvernement

(é) Philemon YANG

Justice : le film de l’arrestation d’Atangana Kouna

Dans un récit qu’il vient de rendre public, notre confrère, Thierry Ngongang raconte la mésaventure de l’ancien ministre de l’Eau et de l’Energie, arrêté au Nigeria le 22 mars dernier, alors qu’il était en fuite.

Le Vendredi 09 mars dernier, alors qu’il est convoqué au Tcs pour le vendredi de la semaine suivante, Basile Atangana Kouna alias Don Basilio (déjà frappé d’une interdiction de sortie du territoire deux jours avant) décide de prendre la fuite. Il est accompagné de 04 personnes: son petit frère Prêtre en service à Yaoundé, son chauffeur, un adjudant-chef de l’armée de l’air dénommé Sakpam travaillant à la Semil et son maître d’hôtel. L’Adjudant-chef prend au préalable le soin de récupérer des plaques d’immatriculations de l’armée qu’il place sur le véhicule tout terrain de l’ex-ministre qui servira pour exfiltration.

Muni de cette immatriculation militaire, le groupe prend la direction du Nord du pays, l’Adjudant-chef, placé à l’avant, servant de gage pour la traversée des barrages routiers. Ils arrivent à Guider, dans le département du Mayo Louti, région du Nord, prennent la direction du département du Mayo Oulo et traversent la frontière avec le Nigeria.

Sa mission accomplie, une partie du groupe, en l’occurrence le militaire et le prêtre, regagne Yaoundé. Le ministre fugitif poursuit son aventure en compagnie de son chauffeur et son maître d’hôtel. Ils se rendent dans la ville de Bauchi, capitale de l’Etat du même nom. Le premier hôtel déniché ne plaît pas à Don Basilio. Habitué au luxe et aux fastes ministériels, il ne s’y sent pas à l’aise. Il demande donc le meilleur établissement de la place. Ça tombe bien, il y en a à profusion dans la ville. Sauf que celui dans lequel il est conduit est géré par l’armée nigériane. Malheureusement pour lui, il ne le sait pas.

A la réception de l’hôtel en question, il décline comme identité le patronyme: « Amougou ». Le réceptionniste (militaire) lui demande une pièce d’identité comme il est de coutume pour confirmer ses dires. Décontenancé, l’ex-ministre lui remet alors un passeport diplomatique au nom…d’Atangana Kouna. Surpris, le réceptionniste lui demande des explications, il peine à en fournir. Au final, l’attitude suspecte des nouveaux arrivants leur vaudra d’être interpellés par les forces de l’ordre qui veulent y voir plus clair. Nous sommes alors le 11 mars.

Au fil des jours, des investigations sont menées. L’ambassade du Cameroun au Nigeria est avisée qu’un groupe suspect à la tête duquel trône un certain Atangana Kouna alias Amougou se trouve entre les mains de la police. Les responsables de l’ambassade confirment aux services de sécurité nigérians que le dénommé Atangana Kouna est bel et bien recherché par la justice camerounaise. Le groupe est conduit à Abuja le 20 mars et remis aux forces de l’ordre camerounais le lendemain. Le rapatriement se fera le 22 mars.

Affaire Atangana Kouna : l’Abbe Nkodo libéré

Grâce à une intervention de l’Eglise catholique, le prêtre a été remis en liberté. Il restera disponible pour l’enquête qui va suivre.

Entendu puis gardé à vue au Secrétariat d’Etat à la défense (Sed) de Yaoundé en début de semaine, l’Abbe Alain Nkodo a été remis en liberté mardi « aux environs de 23 heures », a-t-on appris. L’homme de Dieu a été interrogé dans le cadre de l’enquête sur la « tentative de fuite » de l’ex-ministre de l’Eau et de l’Energie, Basile Atangana Kouna. Selon le Quotidien Mutations, l’Abbe Alain Nkodo doit sa libération à l’archevêque métropolitain de Yaoundé et tous les responsables du sanctuaire Sacré-cœur de Mokolo qui, après une réunion le même mardi, jour de sa libération, ont dépêché Mgr Jean Mbarga au Sed. « L’archevêque s’est rendu au Sed où il a échangé avec le Secrétaire d’Etat à la défense chargé de la gendarmerie. Il l’a prié de libérer sous caution morale le prêtre qui y était détenu. Il a promis que l’homme de Dieu ne peut pas s’en fuir ; qu’il se présentera à chaque fois que la justice aura besoin de lui », confie au journal, un proche de l’Abbe Nkodo.

Un autre imminent personnage de l’Eglise catholique camerounaise a également plaider en faveur du concerné : Mgr Victor Tonye Bakot, parrain de l’Abbe Nkodo. Consacré il y a trois ans, ce prêtre qui est par ailleurs le frère consanguin de l’ancien ministre Atangana Kouna est présenté au sein de sa paroisse comme un homme qui est entré dans le sacerdoce par vocation. Un argument qui ne sera en tout cas pas pris en compte dans le cadre de l’enquête dont il fait également l’objet.

SZM