Sécurité : le Général René Meka en mission commandée à Bamenda

Sur instruction du président de la République, le chef de l’Etat-major des armées est allé évaluer le dispositif de sécurité dans cette région, cible d’attaques séparatistes.

Le Général René Claude Meka est en mission commandée à Bamenda. Mis en mission par le chef de l’Etat ce 11 avril, le chef de l’Etat-major s’est rendu dans la capitale de la région du Nord-Ouest à l’effet d’évaluer le dispositif sécuritaire mis en place dans cette zone, visée par des revendications sécessionnistes. L’officier supérieur a eu de longues séances de travail avec les forces de défense et de sécurité sur place. Il leur recommande d’impliquer les populations dans la lutte contre les partisans de la sécession à travers le renseignement et une meilleure organisation du dispositif sécuritaire.

« Les populations sont les grands bénéficiaires de notre travail, assure à la Crtv, le Général de Brigade Jules César Esso. Il est donc tout à fait normal qu’elles soient impliquées dans le processus. Le chef d’Etat-major nous a exhortés à maintenir le même dispositif, à maintenir le respect des instructions, avoir la maîtrise parfaite et totale de cette situation sécuritaire ».

SZM

Marches des chrétiens en RDC: la majorité dénonce une «manipulation»

En RDC, c’est la bataille des chiffres sur le bilan après la répression des marches de ce dimanche 25 février. La police assure avoir respecté son objectif de « zéro mort » mais les organisateurs, le Comité laïc de coordination, parlent de trois tués. La Monusco avance un bilan de 2 morts au moins, 47 blessés, plus de 100 arrestations. Dans une interview accordée à RFI, Marie-Ange Mushobekwa, ministre congolaise des droits humains, donne le bilan de deux morts à Kinshasa et à Mbandaka. De son côté, André-Alain Atundu, porte-parole de la majorité présidentielle, dénonce une manipulation.

« Les chrétiens catholiques sont dépités par cette manipulation d’un groupe, une manipulation confusionniste, estime André-Alain Atundu. Au début, les chrétiens étaient convaincus qu’il s’agissait d’une initiative des chrétiens catholiques mais après les déclarations sans ambages du secrétaire général de l’UDPS, cette connivence a mis à mal beaucoup de chrétiens. Et ils en sont arrivés à se demander pour qui travaille ce groupe, pourquoi ces manœuvres qui auront finalement comme résultat de retarder les élections. »

Selon le porte-parole de la majorité présidentielle, l’opposition « instrumentalise » les chrétiens pour servir leurs objectifs. « Pour nous, au sein de la majorité présidentielle, la conclusion est simple : les politiciens radicalisés du Rassemblement se cachent derrière les chrétiens, instrumentalisent ces chrétiens pour créer une atmosphère de chaos, de désordre politique, pour remettre à l’honneur leur plan initial de prise de pouvoir par des moyens non démocratiques, de préférence par la violence et la rue. »

Dans une interview accordée à RFI, Marie-Ange Mushobekwa, ministre congolaise des droits humains, donne le bilan de deux morts à Kinshasa et à Mbandaka, dimanche 25 février, en marge des marches initiées par le Comité laïc de coordination (CLC). Elle dit regretter que ces personnes soient mortes. Selon elle, les enquêtes sont en cours à l’issue desquelles les responsabilités seront établies et les sanctions prises.

Source: www.rfi.fr

Service public de l’eau potable: la nouvelle Camwater entre en scène

Le décret qui confie désormais toutes les activités liées au service public de l’eau à la Camwater est de nature à permettre à cette entreprise publique de répondre aux attentes des populations.

La Cameroon Water Utilities Corporation (Camwater) a été dotée hier de nouvelles attributions à la faveur d’un décret du président de la République. Le texte présidentiel constitué de neuf articles modifie la nature de l’objet social de cette entreprise publique qui est désormais chargée de la gestion de toutes les activités liées au service public de l’eau potable en milieu urbain et périurbain. En termes clairs, la Camwater gère désormais les activités de production, de transport et de distribution de l’eau potable au Cameroun dans le cadre des missions régaliennes de l’Etat en la matière. En procédant à cette réorganisation, le chef de l’Etat entend renforcer les missions de la Camwater en améliorant ainsi son efficacité afin de lui permettre de répondre aux attentes des populations en termes de fourniture d’une eau disponible et de qualité. Le faisant, Paul Biya prouve qu’il est parfaitement imprégné des difficultés observées ces dernières années dans la fourniture de l’eau potable dans les localités camerounaises. Raison pour laquelle, il confie désormais à une seule structure l’intégralité de la gestion du service public de l’eau. Créée par décret du 31 décembre 2005, la Camwater dans ses anciennes missions, faisait office jusqu’ici de société de gestion du patrimoine dans le secteur de l’eau potable. A sa création, elle était chargée de la mobilisation des ressources financières pour la réalisation des projets de développement dans le secteur de l’eau. Ses attributions consistaient également en la construction, la réhabilitation et la gestion financière et comptable des infrastructures d’eau potable. Les services de production, de transport, de distribution et de commercialisation de l’eau potable dans le périmètre urbain et périurbain, étaient alors confiés à la Camerounaise des Eaux (CDE), une société de droit camerounais créée en décembre 2007 par un groupement d’entreprises marocaines (ONEP, Delta Holding, Ingema et Medz), dans le cadre d’un contrat d’affermage. Le décret présidentiel d’hier matérialise la fin du contrat d’affermage avec la CDE et la reprise des activités y afférentes par la Camwater. Le texte transfère d’ailleurs à la Camwater la gestion physique, comptable et financière des biens et des droits immobiliers de son domaine public et privé, nécessaires au service public de l’eau potable en milieu urbain et périurbain. L’article 5 de ce texte précise les conditions et les modalités de sélection du personnel de la nouvelle Camwater. La priorité est accordée aux anciens employés affectés au service public d’alimentation en eau potable. La nouvelle Camwater ne va pas tarder à se déployer sur le terrain puisqu’un autre décret du chef de l’Etat signé hier a déjà approuvé ses statuts.

www.cameroon-tribune.com