ECONOMIE, ECONOMIE CAMEROUNAISE

Filière bois : Rougier ne renouvellera pas son label FSC

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Alors que la certification FSC de Rougier au Cameroun arrivera à échéance le 19 avril prochain, le groupe a déjà annoncé dans un communiqué son intention de ne pas renouveler cette labellisation sociale et environnementale.

Rougier a la gueule de bois ! Le groupe français traverse une zone de turbulence depuis de nombreux mois au Cameroun : il s’est déclaré en cessation de paiement le 2 mars dernier avant que le tribunal de commerce de Poitiers (France) ne fasse droit, le 12 mars, à sa demande de bénéficier d’une procédure de sauvegarde, tandis que sa filiale Rougier Afrique International était placée en redressement judiciaire. En 2017, son chiffre d’affaires a chuté de 7,5 % par rapport à 2016 du fait de l’érosion des prix de vente du bois, d’arriérés de paiement des crédits de TVA dans plusieurs pays, ou encore d’un investissement en Centrafrique que de nombreux observateurs jugent risqués. Le groupe pointe en outre l’étranglement du port de Douala : au Cameroun, « l’ensemble des employés [soit 700 personnes] est au chômage technique », précise le groupe.

C’est cette situation qui a poussé le groupe à ne pas reconduire sa labellisation FSC dans le pays. « La certification demande de lourds investissements. Or, au regard des difficultés locales, nous devons surveiller les coûts et ne pouvons pas investir alors que l’activité n’est pas opérationnelle », indique la communication de l’entreprise, jointe par Jeune Afrique. « Ce n’est pas un renoncement, c’est un non-renouvellement qui concerne seulement le Cameroun », martèle la source, qui tient à rappeler le maintien des certificats obtenus par les autres entités du groupe au Gabon, où l’ensemble de la production, soit 877 000 hectares, est certifiée.

Le label FSC, délivré par l’ONG Forest Stewardship Council, avait été obtenu par la SFID – la filiale de Rougier qui exploite les forêts de la Doumé, au Cameroun – en mars 2013 pour trois concessions représentant 285 667 hectares de forêts camerounaises. Il certifie que les « concessions forestières dont sont issus les bois commercialisés sont gérées de manière responsable selon des critères locaux et environnementaux stricts », annonçait à l’époque l’entreprise.

SZM

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